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Voyage

  • “Mir seinen Do” : Des combattants du ghetto aux soldats de Tsahal

    IMG_20160420_101441.jpgEntre Acco et Nahariya, sur la côte de la Méditerranée, à quelques kilomètres de la frontière nord d’Israël, se trouve le kibboutz Lohamei Hagetaot (Les combattants des ghettos). Fondé en 1949, le kibboutz abrite aussi le Musée des Combattants des ghettos, qui a pour particularité d’être le premier musée de la Shoah fondé en Israël, la même année que le kibboutz, et d’avoir été créé par des survivants de la Shoah, parmi lesquels plusieurs anciens combattants du ghetto de Varsovie.

     

    Venus passer trois jours en Galilée quelques jours avant Pessah, nous avons entamé notre tiyoul par une visite du Musée de Lohamei Hagetaot. Quand on arrive par la route venant de Haïfa, on remarque tout d’abord l’aqueduc romain qui longe le kibboutz sur son côté Ouest. Le musée, dont la structure impressionnante est due à l’architecte Samuel Bickels, est presque vide, en ce début d’après-midi.

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    Sculpture de Samuel Willenberg z.l

    Samuel_Willenberg_Paweł_Śpiewak_70th_anniversary_of_Treblinka_revolt.jpgNous parcourons les salles consacrées aux Justes des Nations et à la Résistance juive, avant de tomber en arrêt devant les sculptures réalisées par Samuel Willenberg, survivant de Treblinka (photo ci-contre). (Je l’ai souvent croisé, étant adolescent, chez mon oncle Menahem Giladi z.l dont il était le “mehoutan” - sa fille ayant épousé mon cousin). Willenberg était le dernier survivant de Treblinka ; il est décédé en février 2016. Un petit film émouvant le montre évoquant, la voix tremblante, la révolte de Tréblinka et ses compagnons d’infortune, dont les images n’ont cessé de le hanter jusqu’à son dernier jour, comme il l’explique, 70 ans plus tard : “Tréblinka zeh Ani!” (Treblinka, c’est moi!)

     

    Nous prenons la route de Safed pour aller chercher ma fille, qui vit au kibboutz Moran. Ensemble, nous continuons en direction du lac de Tibériade (la “mer de Kinneret” en hébreu) pour rejoindre Ein Gev, sur la rive orientale du Kinneret. En chemin, nous prenons en stop une jeune fille qui vient tout juste d’achever la traversée d’Israël depuis Eilat, à pied, par le Chvil Israël (le “Sentier d’Israël”). Elle nous raconte son périple et nous parle des “mala’hé ha-shvil”, ces ‘“anges gardiens” qui accueillent les marcheurs et leur offrent le gîte et le couvert. L’hospitalité juive n’est pas un vain mot, aujourd’hui comme à l’époque d’Avraham…

     

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  • Sur les traces de mon grand-oncle, Jean Lurçat

    jean lurçat,rossane thimoteef,victor soskice,tapisserie française

    NB Je remets en ligne cet article à la mémoire d'André Simon, dont j'apprends le décès survenu il y a quinze jours. Sa rencontre, au crépuscule de sa vie, aura été pour moi un moment béni et inespéré. A sa soeur, Jacqueline Simon-Moncorgé, et à sa famille, j'adresse mes sincères condoléances. יהיה זכרו ברוך

    Je me suis rendu cet été à Saint-Laurent les Tours, dans le Lot, pour visiter l’atelier où a vécu et travaillé mon grand-oncle, l’artiste Jean Lurçat, entre 1945 et son décès en 1966. Mais avant de relater cette visite, je voudrais raconter comment j’ai récemment découvert des aspects ignorés de la vie de Jean.

    Il y a quelques semaines, un internaute postait un commentaire sous un article que j’avais publié sur le site Terre d’Israël, en demandant si l’auteur était apparenté avec Jean Lurçat, « qu’il avait bien connu… » Intrigué, je demandais au responsable du site de me communiquer les coordonnées de cet internaute, en me demandant quel âge pouvait bien avoir ce monsieur qui disait avoir connu mon grand-oncle, décédé il y a presque un demi-siècle…

     

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    Portrait de Jean Lurçat par André Kertesz

    Ayant obtenu son adresse, j’écrivais à cet internaute, et j’eus la surprise de recevoir un long message, sympathique et émouvant, de Monsieur André Simon, âgé de 90 ans, qui partage sa vie entre Paris et le kibboutz Ein Gedi, et que je reproduis ici en partie :

    « J’ai bien connu Jean Lurçat et sa femme Rossane, et le fils de Rossane, Victor, mon camarade de collège à Aubusson en 1939-1940… J’avais 16 ans. Je suis Juif. J’étais réfugié avec ma sœur à Aubusson, où  nos parents nous avaient installés, craignant les bombardements à Paris… Nous étions au collège avec Victor et avec François Gromaire…

     

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    Jean Lurçat nous impressionnait, nous racontant tous ses engagements, aussi bien en politique que dans le domaine de l’art. Bien entendu, la tapisserie était son sujet favori. Nous visitions tous les ateliers et nous avons vu Jean travailler dans sa cuisine sur un carton de trois mètres carrés qui représentait son chien, un lévrier afghan nommé Ugli…

     

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    Rossane et l'un des lévriers

     

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  • Recommencer ailleurs, un beau roman d’alyah de Sophie Stern

    rahels to,b.jpgL’alyah – la « montée » ou l’immigration en Israël – a certes bien changé depuis l’époque héroïque des pionniers des première, deuxième et troisième alyah ! En ces temps-là, le candidat à l’installation en Eretz-Israël abandonnait derrière lui sa famille et ses proches, sans être certain de jamais les revoir, comme ce fut le cas de l’écrivain Samuel-Joseph Agnon, qui laissa sa vieille mère en Galicie, comme le relate son biographe Dan Laor. L’alyah était alors synonyme de pauvreté, de privations, de maladies parfois fatales pour ceux qui, à l’instar de la poétesse Rahel, se consacraient corps et âme au travail de la terre.

    Aujourd’hui, l’alyah est plus confortable et moins risquée : Israël est un pays développé où rien ne manque (malgré les inégalités économiques) et où la qualité de vie n’a rien à envier à celle des pays occidentaux… Mais le choix de refaire sa vie ailleurs demeure une aventure pleine de surprises, comme en témoigne le roman de Sophie Stern, Recommencer ailleurs, récit d’alyah plein d’humour et de finesse.

    L’auteur, née en 1969, a grandi à Paris et s’est installée en 2008 en Israël. Son livre appartient au genre bien particulier des « romans d’alyah » ; en partie autobiographique, et mêlant avec bonheur fiction et introspection, il tente de répondre à la question fondamentale et mystérieuse : « pourquoi suis-je partie ? ».

     

    9917-pionniers-juifs-galillee-1913.jpg

    Pionniers Juifs en Galilée, 1913

    (Photo : site à Contre courant)

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