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Tsahal

  • De l’affaire Shalit à l’affaire Azaria : Quelles valeurs pour l’armée israélienne face au terrorisme djihadiste ?

    L’affaire Elor Azaria, ce jeune soldat qui vient d’être condamné par le tribunal militaire de Tel-Aviv pour homicide après avoir liquidé un terroriste palestinien, divise et déchire la société israélienne. Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas d’une affaire purement intérieure à Israël, car ses implications concernent l’ensemble des pays confrontés à la menace terroriste.

     

    Le verdict de culpabilité prononcé à l’encontre du soldat Elor Azaria a des répercussions qui vont bien au-delà du simple cas d’espèce jugé par le tribunal. Cette affaire, qui défraie la chronique depuis des mois en Israël, n’oppose pas seulement deux conceptions de l’éthique militaire. Elle divise aussi le pays, en ravivant de vieilles blessures mal cicatrisées au sein de la société. Issu d’une famille modeste de Ramlah, d’origine séfarade et en partie française, Azaria n’a pas bénéficié du soutien unanime des médias israéliens, à la différence d’un autre jeune soldat israélien ayant lui aussi des origines françaises, Guilad Shalit.

     

    Dans des circonstances fort différentes, les deux soldats au visage d’enfant se sont tous les deux trouvés au coeur d’une affaire dont l’enjeu les dépassait très largement. Shalit, qui vient d’une famille aisée d’origine ashkénaze, a d’emblée été perçu comme une victime par l’ensemble de la société israélienne et adopté par les médias israéliens comme “l’enfant de tout le monde”, statut qui a été refusé à Elor Azaria. Il a été libéré après cinq longues années de captivité, grâce à une intense campagne médiatique et en échange de centaines de terroristes palestiniens, dans le cadre d’une transaction soutenue par plusieurs pays, dont la France qui est intervenue en faveur de sa libération.

     

    Comme le rappelle le professeur Udi Lebel, du Centre Begin-Sadate, le traitement différent dont ont bénéficié les soldats Shalit et Azaria de la part des médias israéliens, mais aussi de leur hiérarchie militaire, atteste d’un changement de valeurs au sein de l’armée israélienne. Il fut un temps où le fait d’avoir la “gâchette facile” n’était pas considéré comme un crime au sein de Tsahal, mais plutôt comme un défaut excusable, voire comme une qualité de ses soldats. Meir Har-Tsion, combattant de la légendaire unité 101, fut qualifié en son temps de “meilleur soldat de Tsahal” par Moshé Dayan. Cette unité avait pour objet et pour principale fonction de mener des représailles contre les incursions des fedayin palestiniens, le long de la ligne de démarcation israélo-jordanienne.

     

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