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  • Yair Stern, le poète combattant du Lehi, par Pierre Itshak Lurçat

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    Le 25 Shevat marque le "Yarhzeit" d'Avraham Stern, dit "Yaïr", un des plus grands héros de la Renaissance nationale juive en Eretz-Israël, tombé sous les balles anglaises. Je remets en ligne ce compte-rendu publié l'an dernier du beau film réalisé par son fils. Le lecteur  francophone qui veut en savoir plus sur le LEHI ("groupe Stern") pourra lire le beau livre de Gerold Frank, "Le groupe Stern attaque", paru chez Robert Laffont en 1964. יהיה זכרו בּרוך Que la mémoire de ce grand combattant soit bénie! P.I.L

    A l’occasion du 70e anniversaire de la mort d’Avraham (Yair) Stern, assassiné par la police britannique à Tel-Aviv le 12 février 1942, la 1e chaîne de télévision israélienne a diffusé hier soir un documentaire exceptionnel sur la figure légendaire du combattant de l’ombre, fondateur et dirigeant du Lehi, réalisé par son fils. Ce dernier, qui porte le prénom de guerre de Yair, a voulu à travers ce film suivre les traces de ce père qu’il n’a pas connu. Ancien directeur général de la télévision israélienne, Stern est en effet né en 1942, quelques mois seulement après la disparition tragique du chef du Lehi. Cet élément confère à son film une dimension supplémentaire : plus qu’un documentaire historique, il s’agit d’un film initiatique relatant la recherche par un fils des traces de son père, illustre combattant qu’il n’a connu qu’à travers les témoignages de ceux qui l’ont côtoyé, et au premier plan, de sa mère, Roni.

     

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    Récépissé d'inscription de Yair Stern à l'université de Florence, 1934

    Le film nous emmène de Pologne en Eretz-Israël, puis en Italie, jusqu’au dénouement tragique, dans une petite rue du quartier de Florentine à Tel-Aviv. Né en Pologne en 1907, le jeune Avraham Stern monte en Israël à l’âge de 17 ans et étudie, d’abord au lycée Gymnasia Ivrit de Jérusalem, puis à l’université hébraïque (qui est à l’époque une institution encore modeste). Très vite, il se révèle un étudiant doué, passionné de littérature, de poésie et de lettres classiques. 

     

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  • Itshak Shamir (1915-2012) : le dernier des géants, Pierre Itshak Lurçat

     

    itshak shamir,israel,sionisme,lehi,sternL’homme qui s’est éteint samedi soir dans sa 96e année n’était pas seulement le 7e Premier ministre de l’Etat d’Israël, ancien dirigeant du Léhi et membre du Mossad, dont une large partie de la vie demeure encore secrète : il était avant tout le témoin d’une époque révolue et l’acteur d’une grande partie des événements qui ont façonné l’histoire et le destin du peuple Juif au vingtième siècle. Itshak Shamir était en effet l’un des derniers représentants de cette génération qu’on appelle en Israël « Dor ha-Shoah vé ha-Tékouma » - la génération de la Shoah et de la Renaissance. Il était aussi, à bien des égards, comme le reconnaissent aujourd’hui beaucoup de ceux dont il fut l’adversaire résolu pendant plusieurs décennies, le "dernier des géants"... Dans ce portrait succinct, nous nous attacherons essentiellement à décrire la jeunesse et les années de formation de ce grand dirigeant.

     

    Itshak Yzernitsky est né en 1915 à Ruzinoy, un shtetl de Pologne qu’il décrit ainsi dans ses mémoires : « Ruzinoy, une de ces bourgades d’Europe orientale qui ont été ballotées entre la Pologne et la Russie, était tellement modeste qu’aucun train ne s’y arrêtait. Lorsqu’on voulait en sortir, il fallait voyager en carriole. Elle comptait 5000 habitants, dont 3000 Juifs, qui subsistaient par des moyens divers, mais dont aucun ne méritait d’être qualifié de riche… » Son père, Shlomo, possédait une petite entreprise de tannerie et était un des dirigeants de la communauté juive.

     

    Itshak Shamir, Israel, sionisme, Lehi, SternDans de belles pages de son autobiographie, Sikoumo shel Davar (« En fin de compte ») *, Itshak Shamir évoque ses parents et ses deux sœurs, tous assassinés par les nazis et leurs complices polonais (devenu Premier ministre, il dira un jour que « les Polonais boivent l’antisémitisme avec le lait de leur mère »). Parmi les personnes qui ont laissé leur empreinte sur la personnalité du jeune Itshak, la figure de son père, apprécié tant des Juifs que des chrétiens, est la plus marquante. Il mentionne aussi les héros bibliques avec lesquels il « s’identifiait de toutes les fibres de son cœur ».

     

    Ses parents sont des Juifs traditionnalistes, et son père l’emmène à la synagogue le shabbat. Mais, plus encore que la tradition juive, c’est la culture hébraïque dans laquelle il grandit qui va décider de son destin : Itshak Yzernitsky fréquente en effet l’école Tarbout, réseau d’enseignement hébraïque dont il décrit ainsi les principales caractéristiques : on y inculquait « des conceptions sionistes et laïques par des méthodes d’enseignement modernes ». Comme il le dira lui-même, « je ne sais pas quelle aurait été ma destinée si je n’avais pas reçu un enseignement strictement hébraïque… A l’âge de six ans, j’ai réalisé que j’appartenais à la nation juive et cette identité forte et sans équivoque m’a guidé et encouragé dans l’action tout au long de ma vie ».

     

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