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  • Un Yom Hazikaron pas comme les autres : Sur les traces de Victor Soskice-Lurçat à Valençay

    La sonnerie du Yom Hazikaron vient de retentir en Israël, unissant dans la prière et la douleur toute une nation, autour du souvenir sacré de ses soldats, morts pour qu’elle vive. De Paris, j’ai écouté moi aussi cette sonnerie lancinante et j’ai relié par la pensée la mémoire des héros d’Israël à celle d’un autre jeune soldat mort à 20 ans, Victor Soskice-Lurçat, assassiné par les nazis à Flossenburg en mars 1945.

     

    victor soskice,jean lurçat,soe,résistance Victor était le cousin de mon père. J’ai relaté ici comment j’avais découvert il y a quelques années un visage méconnu de mon grand-oncle, Jean Lurçat, à travers le témoignage de son élève, Georges Goldstein, qui m’avait raconté comment Lurçat s’était rendu à plusieurs reprises en Israël, et avait participé aux débuts de la tapisserie israélienne, avec l’aide de Haïm Gamzu, directeur du musée de Tel-Aviv. Celui-ci organisa l’exposition des Tapisseries de France en présence de l'artiste français, et avec le soutien financier de l’industriel Ephraim Ilin. Cette aventure aboutit à la création du premier atelier de tapisserie, à Nazareth-Ilit, dont l’existence fut éphémère (1964-1966) en raison de la crise économique précédant la guerre des Six Jours…

     

    La publication de ce récit sur mon blog m’a permis d’entrer en contact, de manière presque miraculeuse, avec André Simon z.l., ami de jeunesse du fils adoptif de Jean Lurçat, Victor. André m’a raconté leur rencontre à Aubusson, en 1940, et m’a donné envie de découvrir le parcours tragique de Victor Soskice-Lurçat, jeune homme promis à un avenir brillant, qui avait renoncé à des études prometteuses à l’université Georgetown pour s’engager dans les services secrets américains, avant d’être parachuté en France dans les rangs du SOE britannique (Special Operations Executive). Capturé par les Allemands, il a fini sa trop brève existence dans le sinistre camp de Flossenburg, le 29 mars 1945, à quelques semaines de la libération par les soldats de l’US Army.

     

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    Le mémorial de Valençay

    La semaine dernière, le 7 mai exactement, je me suis rendu à Valençay, pour participer à la cérémonie d’hommage annuelle au mémorial de la Section F du SOE. J’y ai rencontré d’anciens résistants - parmi lesquels Nooreen Riols, dernière survivante des agents féminins du SOE - et l’historien Paul McCue, spécialiste du SOE, qui m’a communiqué de précieuses informations sur le destin de Victor Soskice Lurçat. Par un ‘hasard’ du calendrier, la cérémonie de Valençay a eu lieu quelques jours seulement avant le Yom Hazikaron, jour du souvenir des soldats tombés dans les guerres d’Israël.

    Victor Soskice, Jean Lurçat, SOE, résistance

    Avec Noreen Riols

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  • Une résistance juive, Grenoble 1943-1945, de Paul Giniewski z.l.

    Un ami m'apprend à l'instant la disparition de Paul Giniewski dont j'avais fait la connaissance à Paris il y a plus de 20 ans. Je mets en ligne - en guise d'hommage modeste - ce compte-rendu d'un de ses derniers livres. Que son souvenir soit bénédiction. P.I.L

    CouvResistanceJuive1ok.jpgAuteur d'une trentaine d'ouvrages consacrés presque tous à Israël, à son histoire et à ses combats, Paul Giniewski nous livre aujourd'hui son livre le plus personnel, et sans doute le plus attachant. Intitulé "Une Résistance juive" et sous-titré "Grenoble 1943-1945", ce livre relate la Résistance juive à Grenoble, vécue par un de ses acteurs. Giniewski a en effet fait partie du MJS (Mouvement de la Jeunesse sioniste), réseau de résistance né à Lyon en 1941, sous l'impulsion de Joseph Fisher, secrétaire de la section française du KKL. Le mouvement se structura en 1942, à Montpellier, sous la direction de trois hommes : Dika Jefroykin, représentant du Joint américain, Simon Levitte des EEIF (Eclaireurs israélites de France) et Otto ("Toto") Giniewski, frère aîné de l'auteur. Parmi les principales activités du MJS figuraient la fabrique de faux papiers destinés aux Juifs, et la cache d'enfants et de familles juives entières, promis à la déportation. L'originalité de ce mouvement était aussi de donner à ses membres une formation sioniste et de les préparer activement à l'alyah.

    Agé de 16 ans seulement lors de la création du MJS, Paul Giniewski est recruté par son frère, et devient un membre à part entière de ce réseau de résistance juive. Dans les villages de la région de Grenoble, il passe ses journées à sillonner la campagne, pour trouver des maires ou des curés sympathisants, qui acceptent de fournir des caches ou des papiers authentiques (extraits d'état civil, certificats de baptême, etc.) qui serviront de modèle pour la fabrication des faux papiers. A travers ce récit autobiographique, Giniewski nous livre un témoignage important sur cet épisode encore trop mal connu de la Deuxième Guerre mondiale, que constitue la Résistance juive. En effet, si beaucoup connaissent les noms des grands réseaux de la Résistance française et de ses héros, peu de gens savent qu'il y eut une autre Résistance, spécifiquement juive. Celle-ci est née de la nécessité impérieuse de protéger les enfants et les adultes juifs, comme l'explique l'auteur : "L'ensemble des enfants français a été exposé à la faim, au froid et aux dangers. Mais seuls les enfants juifs étaient voués à l'extermination, traqués comme des criminels, raflés par les nazis et par la police française".

     

    Un témoignage important sur la Résistance juive

    Outre son intérêt historique, ce livre est aussi un récit vivant, plein de saveur et de justesse dans la description des faits, malgré la distance temporelle. L'auteur reconnaît le caractère subjectif de son récit, et invoque – avec sa modestie coutumière – l'absence de documents écrits, tous détruits pendant la guerre, pour justifier le manque de précision de ses souvenirs. En réalité, on est au contraire frappé en lisant ce livre par la mémoire vivace de son auteur, qui parvient à nous faire partager sa vie quotidienne de résistant juif dans la zone libre, puis occupée, et à faire revivre ses camarades, pour la plupart disparus, comme Marianne Cohn, Robert Gamzon ou Jacques Lazarus. Le récit ne s'arrête pas avec la Libération, car le combat de l'auteur au sein de la Résistance se poursuit après la guerre dans son combat pour Israël. Son frère "Toto" devient Israélien, tandis que lui choisit de rester en France et de défendre Israël par la plume. Giniewski montre aussi comment le combat juif contre le nazisme se prolonge à l'époque actuelle par le combat pour Israël et contre l'islamisme, sujet auquel il a consacré de nombreux ouvrages.

    Fort bien écrit, ce livre est agrémenté de nombreuses photographies de l'époque, dont plusieurs sont tirées de ses archives personnelles et de celles de son frère. Fidèle lecteur des livres de Paul Giniewski, depuis une vingtaine d'années, j'ai découvert en lisant celui-ci un visage de l'auteur que j'ignorais, et le rôle important qu'il a rempli dans cette page glorieuse de l'histoire juive contemporaine. Ce livre est une pièce importante à verser au dossier de la Résistance juive, et il est aussi un témoignage personnel dont la lecture est à la fois instructive, enchissante et émouvante.

    Pierre Itshak Lurçat

    Paul Giniewski, Une résistance juive, Grenoble 1943-1945, éditions Cheminements, 295 pages, 22 euros.

    (Article paru dans ISRAEL MAGAZINE)

    Paul Giniewski z''l

    historien, écrivain, journaliste
    auteur de soixante-dix ouvrages
    défenseur exceptionnel du peuple juif et d'Israël
    incarnation de l'intelligence et du courage intellectuel
    maître et exemple pour des générations de sionistes français


    vient de nous quitter à l'âge de 85 ans


    Ses obsèques se dérouleront
    ce lundi 18 juillet 2011
    à 15 heures 15
    au Cimetière parisien de Bagneux

    On se réunira à l'entrée principale
    45 avenue Marx-Dormoy, Bagneux

    Ni fleurs, ni couronnes

    contact avec la famille : blochmichel@hotmail.com

  • Paul Landau : "Face à l’islamisation, nous assistons à un réveil des peuples européens"

    PARU SUR LE SITE RIPOSTE LAIQUE

    pour allah.jpgPaul Landau est un écrivain et chercheur franco-israélien, spécialiste des mouvements islamistes, auteur d’un Rapport sur l’Union des Organisations islamiques de France intitulé "Le vrai visage de l’UOIF, remis par le Centre Simon Wiesenthal en octobre 2004 au Ministre de l’Intérieur Dominique de Villepin.

    En 2005 est publié aux éditions du Rocher "Le Sabre et le Coran, Tariq Ramadan et les frères musulmans à la conquête de l’Europe", dont il dira dans une interview donnée à Roger Heurtebise le 21.10.08 : "Je me suis intéressé à l’islamisme après le 11 septembre 2001. J’ai voulu comprendre la genèse du phénomène Al-Qaïda, ce qui m’a conduit à étudier le mouvement des frères musulmans, leur histoire, leur stratégie et leur implantation en Europe …"

    En 2007, les éditions du Rocher publient un second essai "Pour Allah jusqu’à la mort", dans lequel Paul Landau ouvrira" des pistes de compréhension sur les causes de l’engagement" (article de J.F Chabot du 09.09.08) de plusieurs jeunes convertis à un islam radical à travers l’Europe, les Etats-Unis et l’Australie. Essai dont il fera une présentation détaillée lors d’une conférence donnée à l’Association France Israël le 16.06.09.

    Dans la présente interview, Paul Landau nous livre ses analyses sur l’actualité de ces derniers mois en France et en Israël.

    Riposte Laïque : Le 31 mai 2010, la marine israélienne a abordé l’un des six bateaux de la flottille qualifiée par Guy Millière de "Flottille de la propagande terroriste". Israël a dès lors été mis au banc des accusés par la communauté internationale, y compris en France où l’ensemble de la classe politique mais aussi les médias et un certain nombre de commentateurs ont violemment condamné l’intervention de l’armée israélienne sur le Marmara. J’imagine que les Israéliens doivent se sentir incompris, voire humiliés devant la violence des réactions de la communauté internationale. Que regard portez-vous sur l’épisode de "La Flottille de Gaza" ?

    Paul Landau : Guy Millière a raison de parler de "flottille de la propagande terroriste". Tout le problème est que cette propagande, aussi énorme et monstrueuse soit-elle, fonctionne. Israël a été accusé par les médias et a même accepté (à tort à mon avis) de constituer une commission d’enquête, alors que les faits parlaient d’eux-mêmes. En réalité, nous avons eu affaire à une opération de djihad déguisée en opération humanitaire ….

    Le plus humiliant pour les citoyens israéliens n’était toutefois pas tant la réaction internationale, qui était prévisible (nous avons une certaine expérience en la matière) que le fait que les échelons supérieurs de l’armée et du gouvernement aient envoyé les soldats de Tsahal affronter à mains nues des terroristes du djihad, dont on savait parfaitement qu’ils étaient armés et prêts à mourir … Je pense qu’il y a eu, plus qu’une négligence des Renseignements militaires, une erreur de conception, ce qui est encore plus grave.

    Riposte Laïque : L’organisation JCall a lancé un "Appel à la raison" en vue, affirme-t-elle, de "promouvoir la paix au Proche-Orient". Sous couvert de nobles intentions, JCall n’alimente-t-elle pas en réalité les discours caricaturaux de ceux qui, en France, n’ont de cesse de dénigrer Israël ainsi que la politique de l’actuel gouvernement israélien ?

    Paul Landau : Absolument, JCall rend un bien mauvais service à Israël et à la démocratie en général, en prétendant imposer une "solution" à l’Etat hébreu, sous couvert de promouvoir la paix. Le discours de JCall, qui qualifie de "faute morale" la présence juive en Judée-Samarie (Cisjordanie), n’est pas tellement éloigné de celui des ennemis d’Israël. J’en donnerai pour preuve les divagations anti-israéliennes d’un Mohamed Sifaoui, signataire de JCall, qui reprend à son compte les accusations lancées par JCall contre le gouvernement de M. Nétanyahou, dans un style, il est vrai, beaucoup moins policé que celui des initiateurs de JCall.

    De même, lorsque Bernard-Henri Lévy laisse entendre, dans les colonnes de Ha’aretz (quotidien israélien de la "gauche caviar" équivalent du Monde), que les dirigeants actuels ne sont pas intelligents et leur distribue des "notes" avec le mépris dédaigneux propre à l’intellectuel de Saint-Germain, Mohamed Sifaoui, lui, va encore plus loin en insultant Nétanyahou et Liebermann ainsi que tous ceux qui les soutiennent, dans un style qui rappelle un peu celui de Gringoire ou de Je suis partout ….

    Bien entendu, on ne peut comparer les propos, encore relativement mesurés, de Bernard-Henri Lévy aux insultes de Mohamed Sifaoui qui s’exprime comme une "racaille" de banlieue, mais dans le fond, leur discours est identique. Il exprime un mépris fondamental pour le gouvernement israélien et surtout pour le peuple d’Israël.

    Riposte Laïque : Nous assistons depuis un certain nombre d’années à une progression exponentielle d’un antisémitisme et d’un antisionisme à l’échelle mondiale : l’Affaire Al-Doura, le Rapport Goldstone, le boycott des produits israéliens, la "Semaine de l’Apartheid d’Israël". Barcelone a de son côté accueilli "le Tribunal Russel". En France, les chiffres de l’antisémitisme progressent de nouveau et notre école laïque et républicaine observe également une recrudescence constante des comportements antisémites chez certains élèves. Comment expliquez-vous ce que Gilles-William Goldnadel appelait dans un remarquable article publié sur son blog le 08 mars 2010 "Les silences du monde" face aux vagues d’antisémitisme et d’antisionisme observées à l’échelon planétaire ?

    Paul Landau : La vague actuelle d’antisémitisme s’inscrit dans le droit fil de celle qui a commencé il y a près d’une décennie, environ un an avant le 11 septembre, à Durban. Le silence des médias et d’une large partie de la classe politique (même si le ministre de l’Intérieur Hortefeux se distingue à mon avis par son attitude assez combattive sur la question) s’explique par la même configuration que le sociologue Shmuel Trigano avait dénoncée à l’époque, quand il avait été un des premiers à attirer l’attention sur ce phénomène. Les Juifs et Israël éprouvent aujourd’hui une terrible solitude, car non seulement ils ne sont pas soutenus (avec de rares exceptions) mais en outre, ils sont accusés d’être les responsables des maux qui les frappent.

    Il y a là une inversion caractéristique qui n’est pas nouvelle : les Juifs, on le sait, ont toujours été accusés d’être coupables des crimes de leurs ennemis. Ce processus d’inversion remonte au Moyen-Age et il a été finalement analysé par Pierre-André Taguieff dans "La nouvelle propagande antijuive" (parue aux éditions PUF), étude dans laquelle il montre que les accusations actuelles (comme l’affaire Al-Dura) remettent au goût du jour des thématiques anciennes comme celle du Juif assassin d’enfants. Taguieff a d’ailleurs qualifié l’affaire Al-Dura de "premier crime rituel" contemporain …

    Riposte Laïque : Le 18 juin 2010, Riposte Laïque a organisé un "Apéro saucisson pinard" interdit ensuite par la Préfecture de police qui le considérait "créateur de risques graves à l’ordre public". Après avoir suscité des réactions dans le monde entier, cette initiative a provoqué notamment en France un tollé politico-médiatique d’une violence inouïe. Que pensez-vous de cette initiative et des réactions souvent outrancières qu’elle a déclenchées ?

    Paul Landau : Je pense que cette initiative était tout à fait légitime et que ceux qui l’ont condamnée ont oublié le sens du mot démocratie. Mais votre question me permet de clarifier un point important. Nous devons lutter bec et ongle contre l’islam radical, contre l’islamisation de la société et contre tout discours islamiste anti-occidental ou antijuif. Je ne pense pas, comme Daniel Pipes, qu’on puisse affirmer que "l’islam radical est le problème et l’islam modéré la solution". Car l’islam modéré, pour autant qu’il existe, tarde à se manifester … Mais je pense, par contre, qu’il faut toujours restreindre la cible de notre combat pour ne pas faire le jeu des islamistes qui utilisent le sentiment de victimisation que peuvent éprouver certains musulmans. Exigeons des musulmans de France ce que le judaïsme et le christianisme ont accepté depuis longtemps : que la pratique de l’islam soit confinée à l’espace privé et non ostentatoire. C’est pourquoi je soutiens sans la moindre réserve le combat de Riposte Laïque contre les prières musulmanes dans les rues de Paris.

    Riposte Laïque : Le 16.06.09, vous aviez donné une conférence à l’Association France Israël sur le thème de l’islamisation de l’Europe et vous y aviez présenté votre essai "Pour Allah jusqu’à la mort". A la fin de la conférence, je me souviens que vous étiez relativement optimiste sur la capacité de l’Europe à résister à l’islamisme. Aujourd’hui, afficheriez-vous le même optimisme ou diriez-vous, pour ne prendre que l’exemple de la France, que les élites françaises ont ou semblent avoir capitulé face à l’islamisme ? Et si oui, pourquoi ?

    Paul Landau : Je maintiens mon appréciation relativement optimiste et je m’en explique. Il me semble qu’on assiste aujourd’hui à un réveil des peuples européens et des citoyens face à la vague d’islamisme conquérant et au silence des élites (lorsqu’elles ne sont pas complices). Riposte Laïque en est un exemple frappant mais il n’est pas le seul. Une grande partie des élites ont certes capitulé, mais elles se sont ce faisant coupées de la majorité des populations européennes, qui subissent quotidiennement les effets de l’islamisation de l’espace public. Dans ces circonstances, je pense que les réactions de rejet et de résistance vont se multiplier et que l’enjeu capital est de parvenir à leur donner une expression politique durable.

    Ce que les médias et les intellectuels bien-pensants (comme Caroline Fourest) appellent le "populisme" n’est que l’expression légitime du peuple, bâillonné par les grands médias et privé de ses droits fondamentaux par le recul de la démocratie concomitant à la construction européenne, qui favorise l’expansion de l’islamisme en Europe. C’est ce phénomène que dénonce Bat Ye’or dans son dernier livre, Le spectre du Califat (qui sort ces jours-ci aux éditions Les Provinciales). Je pense que le travail de Riposte Laïque et d’organisations similaires dans d’autres pays est en train de porter ses fruits.

    Propos recueillis par Bonapartine

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