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politique

  • Interview de Philippe Karsenty par Véronique Chemla

    http://www.veroniquechemla.info/2011/05/interview-de-philippe-karsenty.html

    Philippe Karsenty est un intellectuel Juif et un élu francilien. C'est un analyste des médias et le fondateur/directeur de Media-Ratings qui épingle les partis pris des médias français. En 2004, il a écrit que France 2 et Charles Enderlin avaient mis en scène l'incident al-Dura en 2000, dans la bande de Gaza. Il a été poursuivi pour diffamation. Il a perdu le procès en première instance en 2006, mais il a gagné devant la Cour d'appel de Paris en 2008. Grâce à lui, une partie des rushes de France ont été rendus publics. Philippe Karsenty a aussi gagné un procès pour diffamation contre la chaine française Canal +, en 2010. En 2008, il a été élu sur une liste de centre-droit comme conseiller municipal, adjoint au Maire de Neuilly-sur-Seine. Il est candidat pour l'élection des députés représentant les Français de l'étranger au sein de l'Assemblée nationale, une des deux chambres du Parlement français.


    Cet article a été publié en américain par Ami magazine.
    That article was published in American by Ami magazine.




    Quelles sont les circonstances de votre candidature ?
    Je mène une campagne électorale dans une circonscription nouvellement créée qui comprend les citoyens français vivant à l'étranger, principalement en Israël, en Italie, en Grèce et en Turquie. Les Israéliens représentent la part la plus importante de la population de cette circonscription.

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  • Max Nordau, les Juifs et la Politique, Pierre Itshak Lurçat

    Réflexions sur l'anniversaire des accords d'Oslo

     

     

    "Le Juif n'apprend pas par des raisonnements rationnels : il apprend par les catastrophes. Il n'achètera pas un parapluie simplement parce que des nuages s'amoncellent à l'horizon : il attendra d'être trempé et d'être atteint de pneumonie..."

    Max Nordau *

     

    Jabotinsky.jpgDans des pages inédites en français de son Autobiographie, le grand leader sioniste Jabotinsky faisait cette réflexion : les Juifs sont des gens très intelligents et capables de comprendre toute chose en profondeur, pourvu qu'elle ne concerne pas leurs intérêts nationaux en tant que Juifs... L'observation de la vie politique israélienne au cours des dernières années ne peut malheureusement que confirmer ce diagnostic : notre peuple peut se flatter de compter une proportion exceptionnellement élevée de savants et de Prix Nobel dans tous les domaines, sauf dans celui, crucial pour notre existence, de la science politique et de l'art de diriger une nation. Même s'il existait un Prix Nobel dans cette branche, je doute que nous y excellerions autant qu'en médecine ou en physique (il existe bien, il est vrai, un Prix Nobel de la Paix, mais le simple fait qu'il ait été décerné à l'architerroriste Yasser Arafat montre qu'il ne s'agit que d'une sinistre farce....

     

    Depuis le jour fatidique où Itshak Rabin a serré la main d'Arafat sur la pelouse de la Maison Blanche, Israël a mis le doigt dans un engrenage fatal, qui s'est traduit par une litanie d'accords politiques ne valant pas le papier sur lequel ils étaient signés, accompagnée d'un cortège d'attentats, de sang et de larmes. L'aspect le plus tragique du "processus d'Oslo" est qu'il a créé un paradigme mensonger ("les territoires contre la paix") dont nous ne sommes pas sortis à ce jour, aucun dirigeant israélien, de gauche comme de droite (sauf peut-être Avigdor Lieberman) n'ayant eu le courage de dire "Stop ! Nous n'avons aucun territoire à donner, ni même à échanger contre une paix illusoire et hypothétique !"

     

    accords oslo.jpg

    Les accords d'Oslo, 13 septembre 1993 : un paradigme mensonger

     

    Le paroxysme de la stupidité et de l'aveuglement a été atteint il y a cinq ans, avec le "retrait unilatéral" de Gaza dont le génial architecte, Ariel Sharon, nous avait promis qu'il apporterait le calme et redorerait le blason d'Israël sur la scène internationale... C'est tout le contraire qui s'est produit. Ce qui n'empêche pas aujourd'hui notre ministre de la Défense, Ehoud Barak, de poursuivre sa guerre contre les habitants juifs de Judée-Samarie et de préparer un nouveau retrait, qui aurait pour conséquence de transformer la rive Ouest du Jourdain en un nouvel Etat arabe palestinien "judenrein", lequel deviendrait rapidement un second Hamastan.

     

     

    Apprendre des catastrophes

     

    max-nordau.jpgRencontrant Jabotinsky à Madrid pendant la Première Guerre mondiale, Nordau lui fit cette réflexion : les Juifs n'apprennent pas par des raisonnements rationnels, mais uniquement par des catastrophes. L'expérience amère des quinze dernières années montre pourtant que Max Nordau se trompait : les Juifs n'apprennent même pas par les catastrophes! Nos dirigeants actuels ne sont pas capables de tirer les leçons de leurs échecs catastrophiques – depuis Oslo jusqu'à Goush Katif – et d'empêcher la répétition des malheurs qui nous frappent, les mêmes causes produisant immanquablement les mêmes effets. Pourquoi ?

     

    Les raisons de cette situation tragique sont multiples : corruption politique et morale, pressions étrangères et intérieures (par le biais d'organismes comme le New Israel Fund), trahison des élites intellectuelles... Une autre raison, plus fondamentale, tient sans doute au manque d'expérience politique des Juifs : pendant les siècles de la galout, nous avons eu des Juifs conseillers des Princes, ministres et dirigeants de communautés, souvent fort intelligents et parfois brillants. Mais aucun Juif n'a eu la lourde responsabilité de veiller au destin de l'ensemble du peuple d'Israël, celui-ci étant dispersé et privé de direction politique. Aujourd'hui, alors que nous avons retrouvé notre Indépendance nationale après deux mille ans d'exil, notre plus grand problème est de trouver des dirigeants à la hauteur des tâches immenses qui leur incombent. Des dirigeants qui sachent assumer leurs responsabilités sans se bercer d'illusions et sans promettre vainement la paix et la sécurité, mais en faisant tout leur possible pour veiller aux destinées du Klal Israël.

     

     

    * Citation extraite de l'Autobiographie de Jabotinsky, en cours de traduction en français.

    [Article paru dans Jérusalem Aujourd'hui, publication du groupe ISRAEL MAGAZINE]

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  • Trois livres politiques français : Mennessier, Griotteray, Taguieff

     

    Pierre I. Lurçat

     

    AZF, Un silence d'Etat de Marc Mennessier

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    Toulouse, 21 septembre 2001 : L'usine AZF explose, provoquant la mort de 30 personnes, en blessant 3000 autres, endommageant des milliers d'habitations. Accident ou attentat ? Très rapidement, la thèse de l'accident s'impose comme une vérité officielle, malgré les nombreux faits troublants et incohérences. Deux journalistes français, Anne-Marie Casteret de L'Express et Marc Mennessier du Figaro, vont mener une enquête minutieuse, pendant plusieurs années, en bravant l'hostilité de la police, de la justice et de leurs propres confrères. Ce livre présente leurs conclusions et relate quatre ans d'investigations. Il montre comment les autorités françaises ont délibérément écarté tous les éléments de preuve accréditant la thèse d'un attentat islamiste, alors même qu'un ouvrier intérimaire d'origine tunisienne, Hassan J., avait été retrouvé mort sur les lieux de l'explosion, portant sur lui 5 slips ou caleçons superposés, conformément au rituel des kamikazes islamistes. Par lâcheté et par une hypocrisie bien française, les plus hautes autorités de la République ont ainsi voulu étouffer ce qui semble bien avoir été le "11 septembre français", préférant dissimuler cette réalité dérangeante... Marc Mennessier n'est pas tendre avec ses collègues journalistes et avec les médias en général. Son livre montre que l'opinion est manipulée et que le "quatrième pouvoir", au lieu de jouer son rôle de recherche de la vérité, se rend souvent complice du pouvoir politique. On comprend mieux, en lisant ce livre important, la désinformation qui règne dans les médias français au sujet du Moyen-Orient et d'Israël, lorsqu'on constate qu'elle concerne tout autant l'actualité intérieure à l'Hexagone.

     

    AZF, Un silence d'Etat, Seuil 2008, 271 pages, 20 euros.

     

    Qui furent les premiers résistants ? d'Alain Griotteray

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    Homme politique, écrivain et journaliste français récemment disparu, Alain Griotteray était aussi un des plus jeunes résistants et l'instigateur de la fameuse manifestation du 11 novembre 1940, au cours de laquelle des étudiants défièrent l'occupant nazi en commémorant l'armistice, devant le tombeau du soldat inconnu. Dans son beau livre Qui furent les premiers résistants ?, paru initialement en 1985 (sous le titre "1940, la droite était au rendez-vous") et plusieurs fois réédité, Griotteray s'attaque au mythe de la "gauche résistante" et de la "droite collaboratrice", qui obscurcit trop souvent la vision de cette époque charnière de l'histoire française contemporaine. Dans son avant-propos, l'auteur rappelle ainsi les négociations secrètes entre le parti communiste et l'occupant nazi, en juin 1940, pour obtenir la réapparition de L'Humanité. Il ne s'agit pourtant pas d'un essai, ni même d'un récit historique à proprement parler, mais de l'évocation de vingt-trois héros de la Résistance, hommes et femmes, civils et militaires, dont le point commun est d'être tous issus de la droite, à travers ses différentes familles : catholique, maurrassienne, royaliste ou républicaine. Les portaits de ces résistants souvent oubliés des livres d'histoire sont d'autant plus parlants que l'auteur les a personnellement connus, et qu'il décrit – derrière les héros risquant leur vie et leur liberté – les hommes et femmes ordinaires.

     

    Ce livre qui se lit comme un véritable roman remet en cause bien des a priori et des idées reçues, y compris pour le lecteur juif. Ainsi, on s'aperçoit que beaucoup de résistants étaient d'anciens cagoulards ou militants de l'Action française. Le clivage véritable, à cette époque comme aujourd'hui, n'était pas entre la droite et la gauche, mais entre les hommes de courage et les lâches. Outre son intérêt historique, le livre d'Alain Griotteray a également une portée très actuelle. Ainsi, lorsqu'un officier français vient avertir un membre du cabinet Daladier de l'insuffisance de la ligne Maginot pour faire face à une attaque allemande, il est éconduit par le politicien, qui lui déclare "nous n'y pouvons rien".  "Ils n'y pouvaient rien, parce que les majorités parlementaires avaient l'œil sur les congrès de partis, pas sur les frontières", commente l'auteur, et sa réflexion pourrait tout autant s'appliquer à beaucoup des parlementaires et dirigeants israéliens aujourd'hui.

     

    Qui furent les premiers résistants, nouvelle édition, Alphée 2008, 258 p. 21,90 euros.

     

    La Judéophobie des Modernes, Des Lumières au Jihad mondial de Pierre-André Taguieff

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    Historien des idées, philosophe et politologue, Pierre-André Taguieff est l'auteur de nombreux ouvrages portant sur des sujets tels que le racisme, le populisme ou la théorie du complot. Dans un ouvrage pionnier, paru en pleine "Intifada des banlieues", La nouvelle Judéophobie, Taguieff avait analysé la nouvelle vague d'antisémitisme planétaire apparue à l'automne 2000 (et qui se poursuit jusqu'à nos jours), en montrant comment cette nouvelle haine des Juifs n'était plus un racisme antijuif, mais consistait à retourner contre les Juifs l'accusation de racisme. Son dernier livre, La Judéophobie des Modernes, sous-titré "Des Lumières au Jihad mondial", poursuit, développe et approfondit cette analyse.

     

    Quoi de commun entre l'antisémitisme d'un Voltaire et celui d'un Ben Laden ? Entre le discours antijuif des Lumières et celui de l'islamisme radical ? Le livre montre comment les mêmes thèmes d'accusation contre les Juifs réapparaissent régulièrement, sous des formes et dans des contextes différents. L'auteur les dénombre et les regroupe en six mythes antijuifs principaux : la "haine du genre humain" ; le déicide ; le meurtre et le cannibalisme rituels ; l'usure et la domination financière ; le complot mondial et le racisme. Cette perspective originale permet à l'auteur de saisir le phénomène judéophobe dans sa globalité et de comprendre, notamment, la situation actuelle de l'Europe, face à la vague antijuive nourrie par la propagande islamiste. Fondé sur des années de réflexion et de recherches sur le sujet, l'ouvrage de Taguieff constitue une véritable somme et sans doute un jalon dans l'historiographie de l'antisémitisme. Erudit sans être pédant, Taguieff montre une fois de plus le visage d'un intellectuel engagé, digne héritier de Léon Poliakov, qui ne craint pas d'aborder l'actualité la plus controversée, comme par exemple l'affaire Al-Dura dont il fait une analyse magistrale, en la rattachant au mythe du Juif tueur d'enfant, que l'on trouve tant chez Drumont que chez les nazis, les islamistes, et jusqu'au fameux reportage de France 2 et Enderlin.

     

    Editions Odile Jacob, 2008, 683 pages, 35 euros.

    Article paru dans VISION D'ISRAEL, premier magazine culturel francophone israelien.

     

     

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