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pierre lurçat

  • Le droit de la consommation en Israël : pourquoi cela vous concerne ? Pierre I. Lurçat, avocat

    embleme_israel.gifQue vous soyez Israélien de naissance, « ancien immigrant » installé en Israël depuis plusieurs années, nouvel immigrant fraîchement arrivé, ou même simplement immigrant potentiel, vous êtes concerné par le sujet de cet article… Pourquoi ? Lors de mes études à l’ESSEC, mon professeur de droit disait qu’on « fait des contrats sans le savoir », par exemple lorsqu’on monte dans un autobus (ce qui équivaut à la conclusion tacite d’un contrat de transport [1]). Cela est d’autant plus vrai, s’agissant des contrats qui relèvent du droit de la consommation : on est consommateur à tout moment, parfois sans le savoir, et on devient consommateur israélien dès le jour où on pose le pied sur notre Terre, parfois même avant (si vous achetez un appartement neuf sur plan lors d’un salon de l’immobilier en France, sujet sur lequel nous reviendrons dans un article à part). C’est la raison pour laquelle tout nouvel immigrant français devrait acquérir des notions de droit de la consommation israélien, avant même de faire son alyah… C’est l’objet du présent article.

     

    Qu’est-ce que le droit de la consommation ?

    Le droit de la consommation est une branche du droit assez récente, qui s’est développée dans les pays occidentaux après la Deuxième Guerre mondiale, et surtout à partir des années 1970. En Israël, les principales lois en la matière ont été édictées dans les années 1980. Le droit de la consommation regroupe les dispositions légales et règlementaires visant à protéger le « consommateur » lorsqu’il contracte avec un « professionnel », pour acquérir un bien ou un service, ces expressions étant définies dans la loi.

    De manière générale, le consommateur est considéré comme étant en situation de « faiblesse » face au professionnel (même lorsque ce dernier est honnête et de bonne foi), du fait de son ignorance des éléments techniques, plus ou moins complexes, relatifs à la transaction conclue. Ainsi, il est évident qu’un consommateur se trouve très souvent démuni face à un garagiste, lorsque sa voiture est en panne, ou face à un professionnel de la finance, lorsqu’il acquiert un produit d’épargne élaboré, pour ne prendre que deux exemples.

    Pratiquement, le droit de la consommation recouvre toutes sortes de contrats conclus dans tous les domaines de la vie courante, tels que l’achat de biens de consommation et autres, meubles ou immeubles (allant des appareils électroménagers et produits alimentaires, à l’automobile et la maison d’habitation…) et le recours à des services de la part de prestataires dans les domaines les plus variés (banque, assurance, loisirs, abonnements divers, dépannages, etc.)

     



    [1] Je prends souvent cet exemple pour expliquer à mes élèves qu’un contrat n’est pas toujours matérialisé par un document écrit, mais qu’il peut être conclu oralement, voire par un simple comportement (monter dans l’autobus).

     

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    Vous êtes avocat en France ou étudiant en droit, titulaire d’un master, et souhaitez passer les équivalences du barreau israélien.

    Vous devez pour cela passer les « examens du Barreau pour juristes de l’étranger », qui portent sur 8 matières ;

    - Hébreu juridique

    - Droit et procédure pénale

    - Droit de la propriété

    - Procédure civile et éthique professionnelle

    - Droit constitutionnel et administratif

    - Droit des obligations et droit du travail

    - Droit commercial

    - Droit de la famille et des successions

     

    Pour vous préparer avec succès à ces examens, je vous propose des cours et un accompagnement personnalisé, fondés sur une expérience de plusieurs années de la formation au droit israélien et de la traduction juridique. Contactez-moi par courriel à pierre22@012.net.il

    Les cours ont lieu à Paris. Possibilité de cours à votre cabinet.

     

    Pierre Lurçat

    Avocat au Barreau de Tel-Aviv

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  • Toutes les musiques de Jour de Sharav à Jérusalem, de Pierre I. Lurçat

    COUVERTURE.jpgAvec son livre si poétique, Pierre Itshak Lurçat nous offre toute une palette de couleurs d’émotions. Parfois, c’est la musique que l’on entend presque tant sa présence revient comme une nostalgie lancinante de ses années de jeunesse, mais aussi comme la résonance de son intégration en Israël.

     

    Dans ce très beau recueil de nouvelles, plusieurs amours transparaissent au fil des pages. Outre l’amour de la ville de Jérusalem et de celui d’Israël, l’auteur partage avec le lecteur celui de la musique, qu’il offre à ses sens comme une œuvre impressionniste, par touches successives.  Même les cordes du pont sur la photo de Marc Israël Sellem peuvent nous faire penser à des cordes à piano.

     

    Différentes musiques traversent les récits de Pierre Lurçat. La musique classique ouvre à l’auteur le chemin de la mémoire de ses émotions de jeunesse, tandis que les chansons modernes d’Israël accompagnent sa vie sur la Terre d’Israël. Enfin, d’autres musiques savent consoler, rendre joyeux ou apaiser l’âme des différents personnages de ces  nouvelles.

     

    jour de sharav à jérusalem,pierre lurçatL’auteur espère rompre avec son passé en renonçant à écouter de la musique classique. Il abandonne le piano, oublie même les vers appris par cœur à Paris, Automne malade ou le pont Mirabeau d’Apollinaire et les œuvres des compositeurs de musique classique, allemands ou russes.

    Mais la musique a le pouvoir de raviver les souvenirs et les absences. Bien après son installation en Israël, dans « Chopin à Jérusalem », à l’écoute de la « grande valse brillante » il se demande où sont « passés ses rêves de jeunesse ».  Au son d’un impromptu de Schubert, il retrouve ses souvenirs, en particulier celui de son professeur de piano, Mme Chargorovski.  Les notes d’une valse de Chopin lui font éprouver « un sentiment de bonheur » ou retrouver de lointains souvenirs, comme à l’écoute d’une sonate de Beethoven (dans « Jour de Sharav » et dans « Célébrations d’automne »).

     

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  • En lisant ‟Jour de Sharav à Jérusalem” de Pierre I. Lurçat, par Olivier Ypsilantis

    COUVERTURE.jpgJ’ai devant moi le livre de Pierre I. Lurçat, ‟Jour de Sharav à Jérusalem”. C’est un livre agréable à regarder : le format, la mise en page, la police de caractères et le corps, le papier, sa tonalité et son grammage, la couverture pelliculée mat, une couverture à dominante bleue ou plutôt bleu-gris car la photographie de Marc Israël Sellem montre un ciel nuageux structuré par une construction qui évoque le mât d’un puissant voilier ultra-moderne. Il me semble que cet élément du pont de Santiago Calatrava est devenu l’un des symboles de Jérusalem.

    ‟Jour de Sharav à Jérusalem” est dédicacé au père de l’auteur, François Lurçat (1927-2012). En fin de livre, dans les Remerciements, le père revient : il fut son premier et son plus fidèle lecteur ; l’auteur nous confie qu’il n’aurait jamais persévéré dans l’écriture sans ses encouragements et sa lecture bienveillante. Le quatrième de couverture commence ainsi : ‟Les personnages réels ou imaginaires de ces chroniques sont, à l’instar du narrateur, partagés entre passé et présent, entre leur pays natal et la Terre d’Israël — le “pays ancien-nouveau” rêvé par Herzl et devenu une réalité, par le sang et la sueur des ‛Haloutsim, les pionniers qui ont défriché la terre et pavé les routes. “Pouvait-on aimer deux langues, deux cultures, deux pays en même temps ?” A travers les pages de ce livre, imprégné de réminiscences des auteurs classiques de la littérature française et hébraïque moderne, apparaît en filigrane la ville de Jérusalem, qui est en quelque sorte le personnage principal de ces chroniques.”

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    Le "pont à cordes" de Santiago Calatrava


    On l’a compris, l’auteur nous invite à une promenade dans l’espace et le temps. Il marche dans une ville et ausculte des mémoires, autant d’activités pour lesquelles j’ai une prédilection. Ce petit livre est divisé en vingt-et-un chapitres. Le premier intitulé “Célébrations d’automne” s’ouvre sur ces mots : “Chaque année, avec le retour de l’automne, il sentait monter en lui un sentiment de nostalgie mêlé de joie, comme lorsque dans son enfance, il voyait arriver la rentrée des classes.” Je recopie ces lignes tout en regardant par la fenêtre de ma chambre à Versailles. Je détaille le branchage des grands arbres du jardin, m’efforçant d’imaginer tout ce qui a pu en déterminer le tracé. Mais j’en reviens au livre. L’auteur évoque les marronniers et le jardin du Luxembourg, des arbres et un jardin emblématiques de mon enfance. “Pouvait-on aimer deux langues, deux cultures, deux pays en même temps ?” Je sais déjà que je vais aimer ce livre.

     

    jardin-luxembourg-3.jpg


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