Avertir le modérateur

palestiniens

  • Histoire d'un mot : Comment le KGB a inventé les «Palestiniens», par Pierre I. Lurçat

    koenig.jpgL'Association France-Palestine, fondée en 1926 pour défendre les « droits imprescriptibles de la nation juive sur son Foyer National », réunissait des personnalités politiques aussi prestigieuses que Paul Painlevé, Raymond Poincaré ou Aristide Briand. En 1948, elle devient l'Association France-Israël. Ce changement de nom illustre une réalité historique que beaucoup ignorent aujourd’hui : pendant des décennies, les « Palestiniens » étaient les Juifs et la cause palestinienne était la cause sioniste !

     

    L'émergence du nationalisme arabe palestinien est étroitement liée aux trois grands totalitarismes du vingtième siècle : le mouvement islamiste des Frères musulmans (qui ont exploité la cause de la Palestine arabe avec l'aide du père fondateur du mouvement national palestinien, le grand mufti Amin al-Husseini) ; l'Allemagne nazie, qui s'est servie du nationalisme arabe pour combattre ses deux ennemis irréductibles, l'Angleterre et les Juifs ; et enfin l'URSS et ses satellites.

    hitler_mufti.jpg

    Al Husseini et Hitler

     

    C'est toutefois cette dernière qui a joué un rôle décisif pour promouvoir la cause palestinienne et transformer l'OLP, organisation relativement marginale dirigée par Ahmed Choukairy, en représentant « légitime » du peuple palestinien sur la scène internationale. Comme le relate Ion Pacepa, ancien conseiller de Ceaucescu qui fit défection en 1978, c'est en effet le KGB qui fut à l'origine de la création de l'OLP et du personnage même de Yasser Arafat...

    Lire la suite

  • Les deux visages du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas

    Docteur Mazen et Mister Abbas :

    [Article paru en janvier 2011 qui reste d'actualité...]

    abbas-mahmoud-2.jpg

    Quand Alain Finkielkraut se disait "impressionné par la sincérité du leader palestinien Mahmoud Abbas" et par sa "culture de la paix", lors de la récente visite de celui-ci en France, il ne faisait que reprendre un poncif véhiculé par les médias occidentaux depuis de nombreuses années. On peut bien entendu déplorer qu'un intellectuel comme Finkielkraut ne fasse pas preuve d'un minimum d'esprit critique, mais il faut dire à sa décharge qu'il est loin d'être le seul… Récemment encore, on a ainsi pu entendre l'écrivain et Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel expliquer, sur les ondes d'une radio juive parisienne, que Mahmoud Abbas incarnait "l'aile modérée" palestinienne, avec laquelle Israël pouvait parvenir à la paix. Et même un spécialiste de géopolitique averti comme Frédéric Encel répète doctement, depuis plusieurs années, qu'Abbas est un "dirigeant courageux" qui a choisi la voix des négociations…. Mais, derrière ce langage convenu et ces clichés, quelle est la réalité ?

     

     

    Un négationniste Premier ministre de la 'Palestine' ?

     

    A la veille de la constitution du gouvernement palestinien dirigé par Mahmoud Abbas, en mars 2003, le docteur Rafael Medoff, spécialiste de l'histoire de la Shoah, publiait un article intitulé "Un négationniste Premier ministre de la 'Palestine' ?" Il y rappelait des faits bien connus (mais peu souvent mentionnés) concernant la formation universitaire de Mahmoud Abbas. Celui-ci a en effet achevé un doctorat à l'université Patrice Lumumba de Moscou, en 1982, portant sur le sujet "La connexion entre les nazis et les dirigeants sionistes, 1933-1945". Dans cette thèse, Abbas soutenait l'idée d'une collusion entre le sionisme et le nazisme et d'une responsabilité conjointe des sionistes et des nazis dans la Shoah.

     

    Mais Abbas ne s'arrêtait pas là… Il contestait également le nombre de 6 millions de victimes juives de la Shoah, en citant notamment les travaux de "l'historien" Robert Faurisson ! Dans ces circonstances, on comprend pourquoi le docteur Medoff concluait son article de 2003 par ces mots : "Si Abbas est promu au poste de Premier ministre de l'Autorité palestinienne, la communauté internationale tout entière sera confrontée à la question de savoir si Abbas mérite d'être traité différemment de Tudjman, de Haider et de Le Pen". >>>

    Lire la suite

  • La barrière de sécurité, les pacifistes juives et les violeurs arabes : une fable israélienne

    David Shahar, photo de Yehoshua Glotman.JPGDans un volume de sa grande fresque, Le Palais des Vases brisés, qui se déroule à Jérusalem dans les années 1920-1930, le romancier israélien David Shahar décrit le personnage ridicule mais très réaliste de Léa Himmelsach, Juive allemande pacifiste pétrie de bonnes intentions, qui harangue les foules arabes et tente vainement de leur inculquer les rudiments de la théorie marxiste de la "lutte des classes". Un jour, croisant une jeune paysanne Arabe enceinte, suivant son père monté sur un âne, elle tente de leur expliquer que c'est à l'homme de marcher à pied pour laisser sa fille se reposer… Mal lui en prend : elle est insultée et rouée de coups par la jeune femme, indignée que cette Juive maudite ait porté atteinte à l'honneur de son père !

    Je me suis souvenu de Léa Himmelsach en lisant ce matin dans Makor Rishon un article intitulé "Stage confidentiel pour les manifestantes gauchistes de Biliin : comment affronter les agressions sexuelles de leurs camarades palestiniens". L'article, signé Ishai Friedmann, décrit les multiples agressions sexuelles (incluant des tentatives de viol) subies par les militantes de gauche, qui participent chaque vendredi aux manifestations contre "l'occupation" aux côtés de jeunes Palestiniens, aux yeux desquels les Israéliennes légèrement vêtues qui viennent les soutenir sont des femmes de mœurs légères, en un mot : des catins. Dans certains cas, les notables arabes du lieu ont prié instamment les manifestantes de venir dans une tenue "décente" pour ne pas porter atteinte aux valeurs de l'islam et entraîner la jeunesse musulmane dans la "débauche"… Dans d'autres cas, ce sont les jeunes Arabes eux-mêmes qui ont profité de la foule et des gaz fumigènes au milieu desquels se déroulent les manifestations pour voir de plus près ce que les manifestantes israéliennes cachaient sous leurs courtes jupes…

     

    bilin 2009.jpg

    Cet épisode illustre le fossé culturel qui sépare la société arabe de la société juive en Eretz-Israel, fossé qui existe depuis le début du sionisme politique et qui a été souvent décrit par des reporters et des écrivains. Ce qui est nouveau et intéressant – et presque amusant, n'ayons pas honte de le dire – dans l'affaire de Biliin, comme dans le roman de Shahar, c'est que ce sont précisément les militantes de la gauche radicale, venues sympathiser avec les Arabes et les soutenir dans leur "juste combat contre l'occupation", qui sont victimes à leur tour des agressions sexuelles de leurs camarades et qui découvrent le sexisme et le mépris des femmes qui règnent dans la société arabe.

    Cette histoire qui ressemble à une fable pourrait bien servir de parabole pour illustrer la situation d'Israël au Moyen-Orient et l'attitude des gauchistes israéliens, prêts à subir toutes les humiliations pour venir en aide aux "pauvres Palestiniens"… Lorsque les femmes de la gauche radicale tel-avivienne arrivent à Biliin, avec leur minijupe et leurs bons sentiments, pour manifester contre le "mur" (la barrière de sécurité, qui empêche les terroristes kamikazes de rentrer en Israël, comparée par la propagande propalestinienne au mur de Berlin), elles se heurtent à un mur bien plus haut et infranchissable : celui du statut de la femme dans la société arabo-musulmane.

    ehud-barak.jpgDe la même manière, à une autre échelle et avec des conséquences bien plus graves, lorsque nos hommes politiques et nos dirigeants viennent, munis de leurs intentions pacifiques et de leur mauvaise conscience occidentale, offrir aux Palestiniens sur un plateau la moitié de notre pays, ils se heurtent (et c'est une chance pour Israël) au mur du refus et de l'intransigeance arabe. Car aux yeux des Arabes palestiniens, du Hamas comme du Fata'h, les Barak, les Pérès et même les Netanyahou qui multiplient les concessions unilatérales et sont prêts à tous les renoncements pour obtenir un "accord de paix" ne valent guère mieux que les "sharmoutot" juives [sic] de Biliin et d'ailleurs…

    Nos voisins arabes n'ont aucun respect pour la femme qui montre ses cuisses, ni pour l'homme politique qui dévoile sa faiblesse et renonce à sa propre terre en vue d'une paix hypothétique. Je ne sais pas si les manifestantes gauchistes de Biliin retiendront quelque chose du stage organisé par des assistantes sociales pour leur apprendre à affronter les violeurs arabes. Mais j'espère que nos dirigeants, eux, apprendront un jour à se comporter face à nos ennemis, et retiendront la leçon. Car nos voisins arabes, malgré leurs mœurs cruelles et primitives, leur mépris de la femme, leur haine des Juifs et de l'occident, ont sans doute quelque chose à nous apprendre sur la manière de mener des négociations et de défendre l'honneur national.

     

    Pierre Itshak Lurçat

     

    **************************************************************************************************


    Emouna55.jpg


Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu