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  • Le "Musée du Goush Katif" à Jérusalem, un témoignage pour l'histoire

    Le musée du Goush Katif, qui vient d'ouvrir ses portes à Jérusalem, en haut de la rue Agrippas, est un musée unique en son genre. D'abord parce qu'il commémore un événement presque jamais vu dans l'Histoire : l'expulsion d'hommes, femmes et enfants de leurs maisons, par le gouvernement démocratique de leur propre pays... Ensuite par le fait que ce musée est une initiative purement privée, prise par l'efficace Rabbin Wolpe, qui dirige le "comité pour le sauvetage du peuple et de la terre". Je m'y suis rendu pendant Hol Hamoed Soukkot, et il était rempli de visiteurs, presque tous des Juifs religieux, dont beaucoup de Haredim, ce qui est heureux. La visite est instructive et bouleversante. On en ressort les larmes aux yeux et aussi plein de colere pour le gouvernement Sharon qui a commis ce crime, et pour les gouvernements suivants, qui en commettraient d'autres si nous les laissons faire... Visite guidée.

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    Explications d'une jeune ex-habitante du Goush Katif
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    Tableau réaliste
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    Film de la destruction
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    Visiteurs Haredim
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    Une jeunesse extraordinaire
    Malgré les larmes et la colere, ce musée est aussi une leçon d'espoir :
    on y voit (dans les films) le combat acharné des jeunes Israéliens contre l'expulsion, l'organisation de manifestations et la lutte pour tenter jusqu'au dernier moment d'empêcher la machine monstrueuse d'exécuter son travail de destruction.
    Jeunesse admirable qui représente l'espoir de jours meilleurs pour notre pays, quand tous les actuels dirigeants auront rejoint les poubelles de l'histoire juive.
    Un musée à visiter de toute urgence! (téléphone 02-6255456)
  • Après Olmert : mettre fin à l’hégémonie des élites corrompues, P.Lurcat

    Alors que l’Etat d’Israël vient de célébrer son soixantième anniversaire, le système politique et le pays se trouvent à la croisée des chemins. Israël n’a jamais été confronté, depuis la guerre d’Indépendance, à de si nombreuses menaces concomitantes : Iran, Syrie, Hamas, Autorité palestinienne, Al-Qaida… Pourtant, de manière paradoxale, la principale menace qui pèse aujourd’hui sur l’Etat juif n’est pas celle des ennemis extérieurs, surarmés et rendus plus déterminés par le spectacle de notre déroute, mais bien celle des ennemis intérieurs. Et l’ennemi intérieur, aujourd’hui, ce n’est pas la « cinquième colonne » que constituent les Arabes israéliens – dont les députés à la Knesset affichent ouvertement leur soutien aux ennemis d’Israël – mais ce sont les dirigeants corrompus du système politique.

    La corruption politique en Israël, hier et aujourd’hui

     

    Une erreur fréquente pour l’observateur de la politique israélienne, lorsqu’il veut mettre en perspective les événements actuels, consiste à embellir le passé. A cet égard, il est évident que la corruption politique n’est pas quelque chose de nouveau en Israël. Elle existe depuis les débuts de l’Etat – et existait même dans le Yishouv préétatique – et elle existe aussi dans tous les pays démocratiques. Ce qui rend la corruption actuelle particulièrement préoccupante, et qui en fait une véritable menace stratégique, c’est d’une part son ampleur, et d’autre part son imbrication au cœur du processus de décision politique.

     

    La classe politique israélienne dans les premières années de l’Etat était déjà touchée par la corruption, et le système du parti unique Mapaï, qui a régné sans partage jusqu’au « Mahapa’h » de 1977, a favorisé la corruption. Mais les dirigeants d’alors avaient tout de même pour principale préoccupation l’intérêt public. Ni David Ben Gourion, ni Golda Meir, ni même Menahem Begin n’étaient exempts de défauts, certes, mais tous les trois étaient animés principalement par la volonté de défendre l’Etat contre ses ennemis et d’assurer sa pérennité. Ben Gourion, notamment, malgré son manque de sens démocratique et sa haine tenace envers la droite (de Jabotinsky à Begin), a toujours placé l’intérêt supérieur du pays en tête de ses préoccupations.

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    La clique corrompue de Kadima

     

    La situation a changé radicalement avec les accords d’Olso en 1993, et de manière plus dramatique encore, lors de la « Hitnatkout » décidée par le gouvernement d’Ariel Sharon en 2005. S’il est un homme politique israélien qui incarne au plus haut point le niveau de déchéance morale auquel Israël est parvenu ces dernières années, c’est bien Sharon. Le héros des guerres d’Israël est devenu le symbole le plus criant de la décadence et de l’enlisement de la classe politique israélienne après Oslo et après Goush Katif. Ariel Sharon est aussi celui qui a le plus contribué à faire de la corruption une maladie endémique qui touche aujourd’hui tous les centres névralgiques du pouvoir en Israël.

     

    Etre un « peuple comme les autres » ?

     

    Eliezer Shraga, qui dirige l’association pour la qualité du gouvernement et lutte depuis de nombreuses années contre la corruption politique, a déclaré récemment que la corruption était devenue un danger tel, qu’elle menaçait de nous « ramener aux fours crématoires »… Ce qu’il voulait dire, c’est que la corruption politique met en péril les fondements mêmes de l’Etat, et qu’elle risque de mettre fin à notre indépendance nationale. Cette corruption touche tous les secteurs et tous les partis politiques, comme en atteste le fait que la nouvelle affaire Olmert ait été rendue publique quelques jours après la condamnation du député du parti orthodoxe sépharade Shas, Shlomo Benizri.

     

    Comment sortir de cette situation ? Une des réponses se trouve dans le retour aux valeurs fondamentales de notre Tradition. Il apparaît en effet de plus en plus clairement que le rêve du sionisme laïc de devenir un « peuple comme les autres » est voué à l’échec et qu’il représente aussi un danger mortel.

    488636196.2.jpgBen Gourion, dirigeant pragmatique et visionnaire à la fois, avait prédit un jour que le sionisme aurait atteint son but le jour où nous aurions nous aussi « nos bandits et nos prostituées »… Il ne pouvait toutefois pas imaginer, même dans ses pires cauchemars, que nos bandits et nos prostituées seraient un jour les dirigeants au pouvoir, comme c’est le cas aujourd’hui !

    Ehoud Olmert, Avraham Hirschson, Haïm Ramon et le parti Kadima dans son ensemble incarnent au plus haut point la déchéance morale dans laquelle est enfoncée aujourd’hui la classe politique israélienne. Même si les racines de cette situation sont anciennes, elles sont aussi très largement le fruit de la décision criminelle de détruire les communautés juives florissantes du Goush Katif et du nord de la Samarie, décision dont nous n’avons pas fini de payer le prix. Le fait que le principal artisan de cette politique suicidaire soit aujourd’hui plongé dans un coma interminable, entre la vie et la mort, revêt un caractère symbolique qui n’échappe à personne, quelle que soit l’interprétation – religieuse ou non – que l’on donne à cet événement.

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    Roy Klein z.l

     

    La réponse à cette situation se trouve sans doute au sein de notre peuple et de la jeune génération, qui a prouvé qu’elle était encore largement immunisée contre la maladie qui frappe les dirigeants et les élites actuelles. Du Goush Katif à la deuxième guerre du Liban, notre jeunesse a montré qu’elle incarnait encore les valeurs juives et sionistes qui ont permis notre renaissance nationale. Si cette génération parvient à chasser du pouvoir les élites corrompues qui nous mènent tout droit à notre perte, si elle réussit à surmonter les obstacles politiques et les mécanismes nombreux qui maintiennent aux postes clés la clique d’Oslo et de Kadima, alors tout espoir n’est pas perdu de voir Israël retrouver sa force et guérir de la maladie terrible qui menace notre survie nationale.

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