Avertir le modérateur

netanyahou

  • « Dam yehoudi eino hefker » : les implications morales et politiques de la libération d'assassins par Israël, Pierre Itshak Lurçat

    puah rakovski.jpg

    N.B. Je remets en ligne cet article alors que Nétanyaou s'apprête à libérer une nouvelle fournée d'assassins. P.I.L.

    Dans des pages émouvantes de sa belle autobiographie, la militante sioniste et pionnière de l’éducation des femmes, Puah Rakovski, relate les événements tragiques au cours desquels l’écrivain Yossef-Haim Brenner fut assassiné à Tel-Aviv, en 1921. « Je me sentais absolument incapable, écrit-elle, d’accepter l’idée que je venais de vivre  un pogrome en terre d’Israël et de trouver en moi la force, après cela, de reprendre mon activité comme si de rien n’était. J’en avais vu de nombreux dans ma vie, plus d’un dans ma ville natale de Bialystok, et à Varsovie et à Siedlce ; mais un pogrome qui se déroulait ici, en Eretz-Israël ? Comment était-ce possible ? Il ne pouvait rien arriver de pire ! C’était le massacre de nos années d’effort et du mouvement sioniste dans son entier que ce pogrome ».

    Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts du Jourdain depuis les émeutes arabes de 1921 et de nombreux autres pogromes ont hélas endeuillé le Yishouv, puis l’Etat juif renaissant en terre d’Israël. Et l’impression de désespoir ressentie par Puah Rakovski est encore plus légitime aujourd’hui, s’agissant de pogromes antijuifs perpétrés par nos ennemis dans l’Etat juif souverain… Pourtant, nous avons vécu encore pire que cela : oui, nous vivons aujourd’hui quelque chose de plus révoltant encore que l’assassinat de Juifs en Eretz-Israël : la libération de leurs assassins par un gouvernement juif !

    Il est important de garder dans l’esprit et dans le cœur le sentiment de désespoir et de révolte exprimé par Rakovski en 1921, et de ne jamais nous habituer à l’inacceptable : l’assassinat de Juifs et la libération de leurs assassins… « Dam yehoudi eino hefker ! » « Le sang Juif ne coulera pas impunément ! » Cette injonction qui est un des fondements moraux et politiques du projet sioniste est remise en cause et trahie, chaque fois que des Juifs sont assassinés en Eretz-Israël et chaque fois que, comble de l’ignominie, un gouvernement juif décide, quel qu’en soit le prétexte, de libérer leurs assassins !

     

    terrorisme,libération,nétanyahou

    Les familles des victimes d'attentats manifestent contre la libération des assassins

     

    **********************************************************************************************************************

     

    בשעה טובה ומוצלחת אני מבשר על הוצאה לאור של ספרי החדש...."יום שרב בירושלים"
    J’ai le grand plaisir d’annoncer la parution de mon nouveau livre, « Jour de Sharav à Jérusalem » (éditions L’Eléphant – Jérusalem). Il est pour l’instant disponible sur Amazon uniquement. P.I.L

    lustiger,crif,christianisme,dialogue judéo-chrétien

    _______________________________________________________________________________________

     

     

    Lire la suite

  • Etat juif ou monstre froid (II) : Grandeur et déchéance d’Ariel Sharon, par Pierre Itshak Lurçat

    ARiel Sharon, Gaza, Goush Katif, hamas, sionisme, Netanyahou

    לתמר היקרה, עלי והצליחי!

    Si l’itinéraire d’Ariel Sharon a quelque chose à nous enseigner, au-delà des discours convenus et simplistes, et de la nostalgie pour le héros des guerres d’Israël, c’est que « la roche tarpéienne est proche du Capitole », ou en d’autres termes, que la voie est courte qui mène de la construction de yishouvim en Judée-Samarie à la destruction de ceux de Gaza, par le même homme, bâtisseur * devenu un destructeur, soldat intrépide, puis homme politique indomptable et ambitieux, transformé en « bulldozer fou », à la fin de son glorieux parcours.

    Beaucoup a déjà été écrit au sujet d’Ariel Sharon, depuis qu’il est tombé dans un coma profond, et les médias israéliens ont commencé à faire son éloge funèbre bien avant qu’il soit mort et enterré. Pourtant, il est certain que « l’examen de conscience » auquel la société israélienne s’était engagée, après l’expulsion du Goush Katif, n’a pas été réalisé depuis 8 ans. On peut même se demander si l’excès de mansuétude dont font preuve les médias israéliens envers celui qui était jadis honni et vilipendé par la gauche, ne vise pas à préparer l’opinion à un nouvel épisode destructeur d’expulsion, similaire à celui de Gaza, en Judée-Samarie cette fois et sur l’ordre de Nétanyahou… (Certains observateurs avertis évoquent la possibilité que Bibi crée un nouveau parti-coquille, comme le fit Sharon avec Kadima, pour échapper à l’opposition interne au Likoud.)

    ARiel Sharon, Gaza, Goush Katif, hamas, sionisme, Netanyahou

    Ariel Sharon et Tsippi Livni, fondateurs du parti Kadima en 2005


    Si l’expression nietzschéenne de « monstre froid » (voir notre article « Etat juif ou monstre froid ») a un sens à propos de l’Etat d’Israël, c’est bien à la période où Ariel Sharon dirigeait notre pays qu’elle peut s’appliquer. Jamais, en effet, l’Etat juif ne s’est conduit avec une telle froideur criminelle que lors du « désengagement » de Gaza (ce terme faisant partie de ce novlangue spécialement inventé pour l’occasion, dont on retrouve des échos aujourd’hui avec la libération de terroristes assassins par le gouvernement de Bibi Nétanyahou, délicatement requalifiée de « battement » ou péima en hébreu…) et de la destruction des localités juives du Goush Katif.

    Non pas, certes, que notre Etat ait été un modèle d’humanité dans ses premières décennies… Il n’a jamais été « tallith shé-koulo tehélet », un tallith sans tache : rappelons, à titre d’exemple, l’affaire des enfants du Yémen… Mais à l’époque, l’Etat juif avait au moins l’excuse d’être encore jeune et soumis à des menaces existentielles constantes, qui pouvaient parfois faire passer au second plan les exigences de l’éthique et de la justice sociale !

     

    ariel sharon,gaza,goush katif,hamas,sionisme,netanyahou

    Sharon en 1973, au temps de sa grandeur


    Lire la suite

  • Israël 2014 : pour qui sonne le glas ? Nétanyahou et la prochaine guerre israélo-arabe

    BIBI3.jpg

    And therefore never send to know for whom the bell tolls; It tolls for thee” (John Donne)

    Je me trouvais hier soir devant la résidence du Premier ministre, Binyamin Nétanyahou, aux côtés d’une poignée de manifestants venus protester contre la décision du gouvernement israélien de libérer certains des terroristes auteurs d’attentats meurtriers les plus abjects commis au cours des 25 dernières années, pour « relancer le processus de paix… » Mise à part la satisfaction de retrouver Meir Indor, un homme remarquable qui dirige l’association Almagor, et celle d’écouter ma fille s’adresser aux médias – avec une ardeur et une fougue qui m’ont rappelé celles de mes vingt ans – il n’y avait rien de très réjouissant dans cette manifestation.

    Le plus déprimant était sans doute de voir que nous étions si peu : quelques membres des familles endeuillées par le terrorisme, des étudiants de l’association Im Tirtsou, et quelques passants… L’indifférence et la résignation avec laquelle le peuple d’Israël accepte cette décision inique et immorale est tout aussi désolante que l’absence quasi-totale de protestation au sein du gouvernement, de la Knesset et des grands médias.

    Si Itshak Rabin avait, en son temps, pris une telle décision, il aurait été qualifié de tous les noms et la droite toute entière, Nétanyahou en tête, serait descendue dans les rues pour le conspuer et pour protester contre la libération d’assassins de Juifs en Eretz-Israël… J’ai moi-même manifesté autrefois à de nombreuses reprises contre les accords d’Oslo et contre leurs instigateurs et je n’ai jamais eu la moindre sympathie pour Rabin et Pérès. Mais il faut reconnaître qu’Itshak Rabin avait au moins « l’excuse » de faire un pari, certes risqué et insensé, sur l’avenir… Nétanyahou n’a même pas cette excuse. Il a été le premier à dénoncer jadis les concessions faites au terrorisme, dans son livre sur le sujet, et il fait aujourd’hui exactement le contraire de ce qu’il écrivait et proclamait hier.

     

    sarah manif.jpg

    Manifestation contre la libération de terroristes


    Lire la suite

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu