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  • « Aujourd’hui j’écris avec la plume, demain j’écrirai avec mon sang» : Le sionisme révolutionnaire d’Avraham Stern

    lehi,avraham yair stern,sionismeLe petit musée de la rue Stern à Tel-Aviv est un bâtiment modeste, un petit immeuble dans le quartier de Florentine que rien ne destinait à abriter la mémoire d’un des plus grands héros juifs de la Renaissance nationale d’Israël : le fondateur et chef du Lehi, Avraham (Yaïr) Stern. C’est là, il y a 74 ans jour pour jour, dans sa petite chambre au mobilier spartiate, que Stern a été lâchement assassiné d’une balle dans le dos par des policiers anglais, qui avaient lancé une impitoyable chasse à l’homme contre celui qui était devenu « l’ennemi public numéro 1 » de la Puissance mandataire occupant Eretz-Israël.

    Dans le petit appartement de la rue Stern, dont le mobilier est resté intact à sa place, on peut voir le lit où Yaïr a passé ses dernières nuits, la table où il a rédigé ses ultimes lettres à sa mère et à sa femme, Roni, et l’armoire où il s’est caché en entendant les coups frappés à la porte. La femme courageuse qui l’hébergeait, Tova Savoraï, s’est vainement interposée entre lui et les policiers anglais, pour tenter de protéger Yaïr contre les balles de ses assassins.

    « Aujourd’hui j’écris avec la plume, demain j’écrirai avec mon sang ». Ces mots prémonitoires figurent dans le poème Soldats anonymes, rédigé par Yaïr et devenu l’hymne de l’Irgoun, puis celle du Lehi après la scission entre les deux mouvements de lutte nationale, le premier ayant fait le choix stratégique de ne pas poursuivre le combat contre l’occupant anglais après le début de la Deuxième Guerre mondiale.

    Yaïr n’avait pourtant, comme la plupart des pères fondateurs de l’Etat juif, aucune prédisposition pour la violence et aucun goût pour la guerre et le sang. Il était avant tout un homme épris de liberté et un esprit assoiffé de connaissance. Il avait, comme on peut le voir dans le musée de la rue Stern, entamé de brillantes études à l’université hébraïque de Jérusalem, avant de les poursuivre à Florence, passionné de lettres classiques.

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  • Yair Stern, le poète combattant du Lehi, par Pierre Itshak Lurçat

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    Le 25 Shevat marque le "Yarhzeit" d'Avraham Stern, dit "Yaïr", un des plus grands héros de la Renaissance nationale juive en Eretz-Israël, tombé sous les balles anglaises. Je remets en ligne ce compte-rendu publié l'an dernier du beau film réalisé par son fils. Le lecteur  francophone qui veut en savoir plus sur le LEHI ("groupe Stern") pourra lire le beau livre de Gerold Frank, "Le groupe Stern attaque", paru chez Robert Laffont en 1964. יהיה זכרו בּרוך Que la mémoire de ce grand combattant soit bénie! P.I.L

    A l’occasion du 70e anniversaire de la mort d’Avraham (Yair) Stern, assassiné par la police britannique à Tel-Aviv le 12 février 1942, la 1e chaîne de télévision israélienne a diffusé hier soir un documentaire exceptionnel sur la figure légendaire du combattant de l’ombre, fondateur et dirigeant du Lehi, réalisé par son fils. Ce dernier, qui porte le prénom de guerre de Yair, a voulu à travers ce film suivre les traces de ce père qu’il n’a pas connu. Ancien directeur général de la télévision israélienne, Stern est en effet né en 1942, quelques mois seulement après la disparition tragique du chef du Lehi. Cet élément confère à son film une dimension supplémentaire : plus qu’un documentaire historique, il s’agit d’un film initiatique relatant la recherche par un fils des traces de son père, illustre combattant qu’il n’a connu qu’à travers les témoignages de ceux qui l’ont côtoyé, et au premier plan, de sa mère, Roni.

     

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    Récépissé d'inscription de Yair Stern à l'université de Florence, 1934

    Le film nous emmène de Pologne en Eretz-Israël, puis en Italie, jusqu’au dénouement tragique, dans une petite rue du quartier de Florentine à Tel-Aviv. Né en Pologne en 1907, le jeune Avraham Stern monte en Israël à l’âge de 17 ans et étudie, d’abord au lycée Gymnasia Ivrit de Jérusalem, puis à l’université hébraïque (qui est à l’époque une institution encore modeste). Très vite, il se révèle un étudiant doué, passionné de littérature, de poésie et de lettres classiques. 

     

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  • Itshak Shamir, les combattants du LEHI et l'assassinat de Lord Moyne

    groupe stern,lehi,shamirDans l'extrait du beau livre de Gerold Frank qu'on lira ci-dessous, le sergent Galili, chef du LEHI (Lohamé Hérout Israel = "les Combattants pour la Liberté d'Israël") en Egypte, rencontre Itshak Shamir à Jérusalem et celui-ci évoque le projet d'assassiner Lord Moyne, pour "secouer le monde", comme il le lui explique...

    Je publie ces lignes à titre d'hommage au grand dirigeant d'Israël qui est disparu la semaine dernière, et aussi pour rappeler cette page d'histoire souvent méconnue: l'Etat d'Israël n'est pas né, comme on l'entend dire trop souvent, d'une décision de l'ONU, mais il est né dans le feu et le sang de la lutte des héros du LEHI et de l'IRGOUN, poignée de combattants qui ont réussi à vaincre l'Empire britannique, parfois au sacrifice de leur vie. P.I.L

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    Yair STERN, fondateur du LEHI

    "Le sergent Galili avait vu Shamir à Jérusalem. Shamir l'avait convoqué un mois auparavant; à l'heure convenue, la fiancée de Shamir, Shulamit, l'attendait en face du cinéma Orion au coeur de Jérusalem, pour le conduire à la dernière cachette de Shamir. Celui-ci était pourchassé avec tant d'acharnement qu'il changeait de logement tous les deux ou trois jours. Quand Galili le vit, Shamir était pâle et jaunâtre: il manquait d'air et de soleil. Il avait une barbe maintenant longue et noire, et il avait pris l'habitude de porter des lunettes cerclées d'or: elles accentuaient son allur de rabbin perdu dans ses méditations. Dans sa maison de pierre, Shamir était en train d'organiser la série d'attentats contre le Haut-Commissaire MacMichael...

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    Le "rabbin" Shamir à l'époque du LEHI

    Shaluamith [NB la future femme de Shamir], une Bulgare, lui apportait de quoi manger et s'occupait de lui. En sus de son courrier, elle lui sevait de contact avec le monde extérieur. Les chefs des Combattants pour la Liberté d'Israël ne vivaient jamais seuls, car ils pouvaient être jetés en prison sans que personne en le sût, et il suffisait qu'un détachement de policiers installât une souricière dans la cachette du chef démasqué pour que tout visiteur fût immédiatement appréhendé...

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