26/09/2008
Sternhell: Questions sur un attentat
Il est encore trop tot pour savoir exactement qui se cache derrière l'attentat contre le professeur Sternhell. Alors que les grands medias et certains dirigeants politiques dénoncent, de manière quasi-pavlovienne, "l'extreme-droite" juive, beaucoup de questions demeurent encore sans réponse. Aurait-on cherché a maquiller en crime politique un règlement de compte privé, comme le suggere mon ami E. Chemla? Ou bien s'agirait-il d'une provocation du Shin-Beth, et de sa fameuse "section juive", rappelant les plus sinistres jours d'Oslo et de l'assassinat de Rabin?
Le livre de B. Chamish sur l'assassinat de Rabin
Dans les colonnes de Makor Rishon, l'ancien membre du Shin Beth Menahem Landau s'interroge, faisant remarquer que les groupes d'extreme-droite utilisent en général des explosifs authentiques, et pas des bombes improvisées comme celle qui visait Sternhell. D'autre part, les tracts laissés sur les lieux ressemblent, dans leur conception et leur style appuyé, au fameux "poster de Rabin en SS" fabriqué a l'époque par le groupe "Eyal", dirigé par l'agent du Shin-Beth Avishai Raviv...
Affaire a suivre...
Zeev Sternhell, historien du fascisme
NB Voici ce que j'écrivais ici meme la semaine derniere au sujet de Chalom Archav, dont le professeur Sternhell se flatte d'etre un des membres fondateurs...
"A cet égard, le phénomène Kadima procède de la même motivation psychologique que le phénomène Shalom Archav. Dans les deux cas, c'est le ressentiment qui est le moteur principal de leur combat politique, dirigé contre "l'ennemi intérieur", qui est désigné à la vindicte du peuple, y compris en s'alliant objectivement avec les ennemis extérieurs.
Shmuel Trigano avait décrit il y a déjà plusieurs années ce phénomène politique et sociologique, à propos du fameux "camp de la paix" : "Le 'camp de la paix' n'a cessé d'en appeler au monde, de le solliciter, de l'interpeller, pour s'imposer du dehors à ceux qu'il excluait de ses rangs distingués, en les diabolisant au passage et en attirant sur eux une vindicte et un mépris de l'opinion publique internationale... A l'époque de l'élection de Begin, les sépharades, qu'on rendait responsables de sa venue au pouvoir, s'étaient vus fustigés de la sorte et accusés d'être tout simplement des 'fascistes'... Plus tard, ce fut une autre catégorie qui fut bannie en bloc, les Juifs religieux. Puis, aujourd'hui, les 'colons'. Le 'camp de la paix' a toujours ainsi un 'mauvais Israël' contre lequel s'affirmer, une exclusion d'autrui à travers laquelle il s'identifie lui-même. Son identité est fondamentalement une identité du ressentiment".
15:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sternhell, la paix maintenant, shin-beth, provocation











