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juif antisioniste

  • Michel Warschawski, itinéraire d'un Juif renégat - 1ere partie

    Apres Shlomo Sand et Guy Sorman, je poursuis mon analyse du discours des Juifs antisionistes et/ou antisémites avec le cas Warschawski, en mettant en ligne cet article paru dans la revue Controverses, dans un numéro spécial consacré aux "Alterjuifs". L'article, écrit en 2005 et paru initialement en 2007, n'a rien perdu de son actualité... Michel Warschawski, fils juif de bonne famille, est devenu un militant antisioniste radical (condamné pour soutien au mouvement terroriste FPLP). Si je me permets d'insister sur l'origine familiale de Warschawski - dont le pere, le rabbin Max Warschawski z.l. était une figure bien connue du judaisme en France - c'est parce que cet élément est important pour comprendre la fonction que remplit Warschawski dans la propagande palestinienne en France. Ce n'est pas un hasard s'il accompagne Leila Shahid dans ses tournées de conférences dans tout l'Hexagone, et s'il est ainsi devenu une sorte d'ambassadeur itinérant de la cause palestinienne en France... En tant que juif renégat (au sens propre, c.a.d un Juif qui a renié sa famille, sa religion et son peuple) il représente un capital inestimable pour la propagande palestinienne... Raison de plus pour analyser son discours et son engagement politique radical. P.I.L.

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    Le rabbin Max Warschawski z.l.

    Michel Warschawski est né à Strasbourg en 1949. Son grand-père paternel, originaire de Lodz en Pologne, s'était installé à Francfort-sur-le-Main, puis à Strasbourg, où son père occupa la fonction de grand rabbin. Sa mère appartenait à une vieille famille judéo-alsacienne. A l'âge de 16 ans, il part en Israël pour étudier dans la yeshiva Mercaz ha-Rav de Jérusalem, de tendance sioniste religieuse. En octobre 1967, étudiant à l'Université hébraïque de Jérusalem, il rejoint le Matzpen, groupuscule dissident du Parti communiste israélien. Matzpen, qui veut dire « boussole » en hébreu, est l'autre nom de l'Organisation socialiste israélienne, groupuscule trotskyste qui milite pour la « désionisation » d'Israël et pour son « intégration dans le Moyen Orient arabe », et qui prône un « soutien inconditionnel au combat de libération nationale palestinien ».

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    Warshawski en action

     

    A partir de cette date, Warschawski va devenir un infatigable militant antisioniste, aux côtés de l'avocate Lea Tsemel, rencontrée sur les bancs de l'université. Longtemps correspondant en Israël du journal d'extrême-gauche Rouge (organe de la Ligue communiste révolutionnaire), il crée en 1984 le Centre d'Information alternative, destiné à « donner une visibilité aux nouvelles organisations palestiniennes de résistance ». En octobre 1989, Warschawski est condamné à 30 mois de prison pour « prestation de services à des organisations palestiniennes illégales ». Depuis 2000, Warschawski a publié quatre livres en français 1.

     

    L'idéologie

     

    L'idéologie du Matzpen, dont s'inspire largement le discours de Michel Warschawski, se caractérise par un rejet total et sans appel du projet sioniste et de l'Etat d'Israël. Selon cette conception, Israël est un Etat raciste fondé sur l'apartheid (ou « philosophie de la séparation »), qui s'est construit par l'expropriation des terres arabes et l'épuration ethnique. Le sionisme, dernier rejeton du colonialisme européen, s'est défini par la négation du judaïsme de la diaspora, en prétendant créer un « Juif nouveau, viril, blond, aux yeux bleus, européen, travailleur et guerrier ». Ce modèle du Juif nouveau exalté par le sionisme est, on l'aura reconnu, le « type aryen des affiches de propagande nazie 2 ». Paradoxalement, ce rejet du judaïsme de la diaspora et l'hostilité des pères fondateurs de l'Etat hébreu envers la religion s'accompagnent d'une « interprétation religieuse de l'histoire juive » et d'un recours à la Bible comme « texte fondateur et légitimation ultime de l'entreprise sioniste ». C'est pourquoi « le régime israélien ne connaît pas la séparation de l'Eglise et de l'Etat 3 ». Le sionisme est ainsi caractérisé selon Warschawski par une double négation : celle du judaïsme diasporique, et celle de la laïcité occidentale. La nostalgie de Warschawski pour un judaïsme diasporique idyllique antérieur au sionisme est un leitmotiv du discours antisioniste sous ses diverses formes, qui exalte tantôt la figure du « révolutionnaire juif du Yiddishland », tantôt celle du « juif-arabe » du Maghreb vivant sous la bienveillante domination de l'Islam…

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    Israël n'est pourtant pas une théocratie, concède Warschawski. Mais il « n'est pas pour autant une démocratie ». Pour décrire la réalité politique israélienne, Warschawski emprunte aux « nouveaux sociologues 4 » israéliens le concept d'ethnocratie. Ce concept - créé par Oren Yiftachel, géographe de l'université Ben Gourion de Beer-Sheva - désigne un « type de régime dont l'objectif principal est de faciliter l'expansion et la domination d'une nation-ethnie sur un territoire et un Etat contestés ». Selon Yiftachel,

     

    l'ethnocratie procède de la combinaison de trois principales forces historiques et politiques : (a) la colonisation, (b) l'ethno-nationalisme, et (c) la "logique ethnique" du capital… L'ethnocratie est un type de régime très répandu à travers le monde, mais il est rarement un objet d'étude dans le champ des sciences sociales. On trouve des exemples récents de régimes ethnocratiques au Sri Lanka, en Malaisie, Israël/Palestine, Estonie, Serbie ou Irlande du Nord 5.

     

    Warschawski reprend à son compte l'analyse d'Oren Yiftachel, non seulement pour contester le caractère démocratique de l'Etat d'Israël, mais aussi pour sous-entendre que le sionisme est une forme de racisme (l'ethnocratie tenant lieu de « mot codé » pour insinuer l'accusation de racisme…). Ainsi, le jargon d'Yiftachel permet de donner un aspect plus « scientifique » à la vieille équation sionisme = racisme, remise au goût du jour depuis la conférence de Durban…Warschawski qualifie également Israël de « fausse démocratie » :

     

    la conception israélienne de la démocratie a toujours été très particulière. Pour les Israéliens, la démocratie se limite à deux éléments : la suprématie de la majorité sur la minorité par le biais d'élections et le fait que les actes du pouvoir exécutif s'appuient sur des lois votées par la majorité parlementaire 6.

     

    Cette description du régime politique d'Israël rappelle la distinction marxiste classique entre libertés « formelles » et libertés « réelles ». Pourtant, dans son livre Sur la Frontière, Warschawski reconnaît que « le régime politique [israélien] nous garantit, à nous Juifs israéliens, une liberté d'action [et] des droits démocratiques…7» Cette contradiction apparente n'est pas innocente : la contestation du caractère démocratique de l'Etat d'Israël est en effet un élément essentiel de l'argumentation antisioniste. Le discours de Warschawski repose sur le syllogisme suivant : « Israël a certes les apparences d'un Etat démocratique, mais il n'offre pas les mêmes droits à tous ses citoyens. Conclusion : ce n'est pas un Etat démocratique ». Ce raisonnement pourrait tout aussi bien s'appliquer à la France d'avant 1945, qui n'accordait pas le droit de vote aux femmes, ou aux Etats-Unis de la période de la ségrégation. Mais c'est dans le cas d'Israël, et d'Israël seulement, que la critique du régime politique aboutit à contester la légitimité de l'Etat. Nous touchons ici au cœur de l'idéologie antisioniste, fondée sur la discrimination envers l'Etat juif, tout comme l'antisémitisme est fondé sur la discrimination envers les individus juifs.

     

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    Le "péché originel" d'Israël

     

    La guerre qui a fait naître Israël a été une guerre d'épuration ethnique. Des villes entières, comme Jaffa, Lydda, Ramleh ont été vidées de leur population… L'historien Benny Morris a compté pas moins de 80 massacres entre 1947 et fin 1948. Pendant près de quatre décennies, Israël a unanimement nié la réalité de cette guerre : les massacres, l'expulsion, le concept même de réfugié. (…) Rarement, au XXe siècle, un mythe a été si tenace, rarement un complot du mensonge aussi efficace 8.

     

    Warschawski reprend ainsi à son compte la réécriture de l'histoire d'Israël par les « nouveaux historiens » 9, tout en leur contestant la paternité de leurs « découvertes ».

     

    C'est parce qu'il est l'objet du travail d'historiens que ce discours devient légitime ; les milliers de témoignages de victimes, les recherches d'historiens arabes, la réalité empirique elle-même n'avaient aucune chance de briser le monopole du narratif sioniste tant que des chercheurs israéliens ne joignaient pas leur recherche au discours des victimes 10.

     

    En effet, pour Warschawski, les « nouveaux historiens » eux-mêmes ne vont pas assez loin dans la mise en accusation d'Israël et du sionisme.

     

    La nouvelle histoire israélienne est prête à admettre les faits, mais elle refuse de plaider coupable. L'auteur de L'origine du problème des réfugiés palestiniens [Benny Morris] nie l'existence d'un plan préétabli et met l'épuration ethnique sur le compte d'un concours malheureux de circonstances, voir d'initiatives locales prises par des officiers trop zélés 11.

     

    La critique des nouveaux historiens faite par Warschawski montre que ce n'est nullement la recherche de la vérité historique qui le préoccupe, mais bien la mise en accusation d'Israël et du sionisme. Le reproche que fait Warschawski aux nouveaux historiens est de mettre la Naqba - (la « catastrophe », terme par lequel les Palestiniens désignent l'exode des populations arabes en 1948) sur le compte d'un « concours de circonstances » et non pas d'un projet préétabli. Pour Warschawski, il est clair que l'exode des Palestiniens, qu'il préfère appeler « épuration ethnique », s'inscrivait dans un plan sioniste préétabli.

     

     

    Le dossier de la Naqba est pourtant solide : il y a un mobile - la volonté exprimée de créer un Etat juif et non pas binational ; il y a une victime - plus de 600 000 réfugiés, auxquels Israël refuse depuis 1949 le droit de retour ; il y a le témoignage des victimes et de nombreuses preuves circonstanciées - les différents plans de "transfert" discutés dans les instances sionistes ainsi que des témoignages, des aveux et des documents qui démontrent la participation d'unités israéliennes à l'épuration de dizaines de villes et de villages, ainsi qu'à des massacres 12.

     

    Pour Warschawski, le débat entre historiens israéliens traditionnels, « nouveaux historiens » et historiens palestiniens n'est pas un simple débat universitaire théorique, une confrontation d'idées et de thèses historiques. Il s'agit d'un affrontement entre deux versions subjectives de l'histoire : le « narratif sioniste » et le « narratif palestinien ». Son rejet de l'historiographie « officielle » sioniste n'est pas justifié par la recherche de la vérité historique, d'un récit historique objectif, mais par l'adoption d'une autre version « officielle » et subjective de l'histoire, celle des Palestiniens. Cette adoption de la subjectivité de l'ennemi est lourde de conséquences, comme nous le verrons. L'attitude de Warschawski à l'égard des nouveaux historiens est révélatrice du regard qu'il porte sur la société israélienne : en bon révolutionnaire, il voit dans ce phénomène un symptôme positif de l'état de dégradation de la société israélienne, de la « crise du projet sioniste » (thème largement développé dans ses livres 13) et l'espoir de voir l'Etat d'Israël disparaître de lui-même, se déchirer et se désintégrer sous l'effet des pressions internes, conjuguées aux coups de boutoir des ennemis extérieurs…

     

    Les colons de gauche

     

    La critique radicale du sionisme entreprise par Warschawski est encore plus féroce à l'endroit des sionistes de gauche (qu'il qualifie de « colons de gauche »). « Le sioniste de gauche veut qu'on l'admire pour les larmes qu'il verse, non sur le sort de la victime, mais sur sa conscience souillée, et sa jeunesse privée d'innocence » 14. L'attitude de Warschawski envers les sionistes de gauche est à bien des égards surprenante. L'hostilité qu'il leur voue confine parfois à la haine. (Cette attitude n'est pas sans rappeler la manière dont les communistes allemands exécraient la gauche social-démocrate, au point de lui préférer les nazis…). A de nombreuses reprises, Warschawski s'en prend aux intellectuels de gauche israéliens, coupables à ses yeux de ne pas dénoncer avec suffisamment de vigueur les « crimes » de l'armée, et de faire preuve de tiédeur envers Arafat.

     

    En cessant de penser, la majorité des intellectuels israéliens ont perdu la capacité de distinguer le bien du mal. Alors que je lui demandais d'user de son autorité morale pour faire cesser les tirs sur les ambulances palestiniennes, un grand écrivain-de-gauche israélien m'a répondu, il y a quelques mois, lors d'un débat sur France Culture, "cessez de faire de la morale. La situation exige des positions politiques, pas des leçons de morale " 15.

     

    La description du sioniste de gauche par Warschawski emprunte très largement à celle du colonisateur faite par Albert Memmi dans son Portrait du colonisé.

     

    Dans une attitude typiquement coloniale, le sioniste de gauche sait à l'avance ce qu'est l'Arabe, ce qui le motive, ce qui caractérise sa conduite et ses réactions. Puisqu'il sait, il n'aura donc jamais besoin d'écouter, de chercher à comprendre : il crée l'Arabe… 16 

     

    Ce portrait du « colon de gauche » illustre la nature foncièrement criminelle du projet sioniste aux yeux de Warschawski. Selon sa conception, l'attitude sioniste est viciée dès l'origine (le « péché originel ») et il débusque les traces et les réflexes de ce péché originel chez les militants les plus engagés dans le camp pacifiste israélien. Même le militant antisioniste (comme Warschawski lui-même) n'est pas exempt d'une attitude de « colonisateur » envers les Palestiniens.

     

    Tout comme le sioniste de gauche, le militant antisioniste sait souvent mieux que le Palestinien ce qui est bon pour lui. Il a lu Lénine et Bauer, parfois aussi Fanon et Césaire… Il n'a, en revanche, rien lu de la littérature politique du mouvement national arabe… 17

     

    Dans sa volonté de se défaire de toute attitude « colonisatrice » et de connaître le mouvement national arabe de l'intérieur, Warschawski est conduit à une identification toujours plus grande à la cause palestinienne. C'est ainsi qu'il décrit l'avocate Léa Tsemel, rencontrée à l'université hébraïque de Jérusalem en 1968 et devenue sa compagne :

     

    Petite jeune femme en bottes et minijupe [qui] éloignait les contre-manifestants en faisant tournoyer un impressionnant trousseau de clés attaché à une longue chaînette d'acier, en hurlant des injures qui auraient fait rougir tout un corps de garde. J'étais fasciné 18.

     

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    Lea Tsemel, l'avocate des terroristes (photo de 1978)

    Léa Tsemel est bientôt devenue une avocate très engagée, spécialisée dans la défense des terroristes palestiniens. Comme le relate Warschawski, non sans fierté,

     

    c'est Léa qui plaidait dans presque tous les procès liés aux grands attentats des années 70 et 80. A travers ces procès, nous avons appréhendé les récits contradictoires qui se confrontent à la frontière des deux communautés. Massacres d'innocents pour les uns, opérations militaires courageuses pour les autres - ceux qui étaient des terroristes assassins aux yeux des Israéliens étaient des héros pour les Palestiniens. Très souvent ils l'étaient aussi à nos yeux 19.

     

    Ce passage traduit l'identification totale et sans aucune réserve de Warschawski à la cause de l'ennemi palestinien. Dans sa conception purement subjective de la réalité, Warschawski a choisi d'adopter le point de vue palestinien.

     

    A SUIVRE...

     

    Pierre Itshak Lurçat

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    1  Israël - Palestine, le défi binational, Textuel 2001 ; Sur la frontière, Stock 2002, réédité en poche, Hachette 2004 et traduit en allemand ; A tombeau ouvert, la crise de la société israélienne, Editions La Fabrique 2003 et traduit en allemand ; A Contre-chœur, les voix dissidentes d'Israël, Textuel 2003 (en collaboration avec Michèle Sibony).

    2 Israël - Palestine, le défi binational, p. 52.

    3  id. p. 54.

     4 Les « nouveaux sociologues » font partie de ces « nombreux et talentueux enseignants » des départements d'histoire, de sociologie, d'archéologie et de géographie de l'université Ben Gourion, « dont les recherches remettent régulièrement en question les idées reçues sur le sionisme et Israël » (A Contre-chœur, p.273). Les « nouveaux archéologues » contestent l'authenticité des vestiges archéologiques juifs et ont créé de toutes pièces une « archéologie palestinienne » pour démontrer l'ancienneté et l'enracinement du peuple palestinien en terre de Palestine… Quant aux « nouveaux géographes », on a peine à imaginer quelles sont les « idées reçues » qu'ils remettent en question… Peut-être affirment-ils, preuve à l'appui, que le Jourdain coule vers le Nord, ou bien que l'eau de la Mer morte n'est pas salée ?

    5 Cité dans « L'horreur ethnocratique », www.melior.univ-montp3.fr/ra_forum/en/ world/israel/ethnocratie.html.

    6 A tombeau ouvert, p. 100.

    7 Sur la frontière, p. 18.

    8 Le Défi binational, p. 41.

    9 Pour un exposé favorable aux thèses des « nouveaux historiens », voir Dominique Vidal, Le péché originel d'Israël, Editions de l'Atelier 2002. Pour un exposé critique, voir Efraim Karsh, Fabricating israeli History, Frank Cass, Londres 1997.

    10 Le défi binational, p. 43.

    11 Id. p. 44. D'après Dominique Vidal, op. cit. p. 202, Matzpen a publié en Israël, entre 1973 et 1976, une liste de 384 villages arabes qui auraient été détruits par Israël en 1948 ainsi qu'une liste des agglomérations juives construites sur leurs décombres.

    12 Le défi binational, p.44

    13 Voir notamment A tombeau ouvert, la crise de la société israélienne.

    14 Sur la frontière, p. 193.

    15 A contre-choeur p.11

    16 Sur la Frontière. p. 193

    16 Id. p. 195

    17 Id. p.107

    18 Id. p. 107

    19 Id p. 107 C'est moi qui souligne.

     

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    Warschawski et Leila Shahid
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