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john henry patterson

  • Héros israéliens d’hier et d’aujourd’hui : le colonel John Henry Patterson, parrain de Yoni Nétanyahou

    book.jpgIl y a quarante ans, le 4 juillet 1976, quatre avions Hercules C-130 de l’armée de l’air israélienne décollaient secrètement d’Israël et atterrissaient sur l’aéroport d’Entebbe, en Ouganda, où un avion Airbus d’Air France avait été détourné quelques jours plus tôt par des terroristes palestiniens. L’opération Entebbe venait de commencer. Au cours du raid mené par une centaine de soldats appartenant à plusieurs unités d’élites de Tsahal, 100 otages furent libérés et 3 autres furent malheureusement tués, tandis que le commandant de l’unité Sayeret Matkal, Yonathan (Yoni) Nétanyahou, était tué par les terroristes durant l’assaut.

     

    Si tout le monde connaît le nom de Yoni, le héros d’Entebbe, peu de gens savent qu’il porte son prénom en souvenir d’un autre héros, le colonel John Henry Patterson, grand soldat et ami du peuple juif dont le nom est largement méconnu aujourd’hui. Ami personnel du professeur Bentsion Nétanyahou et de son épouse, il fut le parrain de leur fils aîné, auquel ses parents donnèrent le prénom de Yonathan en son honneur. Dans sa belle autobiographie, que j’ai eu le plaisir de traduire en français *, le dirigeant sioniste Vladimir Zeev Jabotinsky dresse le portrait suivant du colonel Patterson :

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    “Il était né à Dublin, mais était protestant et ne se considérait pas comme Irlandais au sens national. Il était auparavant ingénieur de profession. En 1896, il était occupé à édifier un pont pour le chemin de fer dans la partie de l’Afrique orientale qui s’appelle aujourd’hui le Kenya, pas très loin de “notre” Ouganda (vous trouverez ce pont à proximité du Kilimandjaro, au Nord-Est, à l’endroit où la voie ferrée reliant le port de Mombasa à Nairobi traverse le fleuve Tsavo). Et c’est là qu’il acquit sa réputation, parmi les grands chasseurs du monde entier, car tout seul, et seul blanc au milieu de centaines de porteurs noirs de la tribu des Swahili, qui ne connaissaient pas l’usage du fusil, il tua un couple de lions mangeurs d’hommes qui avaient dévoré plusieurs de ses ouvriers…

     

    Cette action et ses autres exploits de chasseur, Patterson les a racontés dans un livre, Les mangeurs d’homme du fleuve Tsavo, qui est devenu une Bible, un guide pour les héritiers de Nemrod dans tout le monde anglophone… C’est de là que vient son amitié avec Theodor Roosevelt - le premier Roosevelt dans la liste des présidents américains - qui est lui aussi considéré comme un des plus fameux chasseurs de lions..

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    C’était un homme de grande taille, mince, élancé, aux yeux intelligents et rieurs et je compris immédiatement son accent anglais, la “magie irlandaise” et avec cela, une qualité caractéristique d’un protestant fils de protestants : ce chrétien se sentait chez lui dans le monde de la Bible hébraïque. Ehoud et Ifta’h, Gideon et Shimshon, David et Avner - à ses yeux étaient vivants, ils étaient des amis personnels, presque ses camarades et ses voisins du club de cavalerie de la rue Piccadilly. Je m’en réjouis, l’illusion biblique permet parfois de masquer l’absence de beauté de l’existence galoutique…”

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