Avertir le modérateur

jerusalem

  • Les pères fondateurs du sionisme et la Reconstruction du Temple : Théodor Herzl

    לשרה, גיבורת הר הבית!

    images.jpg

    La recrudescence de violences anti-juives à Jérusalem et en Israël remet au coeur de l'actualité le Mont du Temple et la place qu'il occupe dans la pensée politique juive moderne. Face à la tentation (inhérente à la vie politique juive et israélienne depuis les débuts du sionisme) de vouloir occulter, voire renoncer à Jérusalem, qui procède à la fois d'un rejet de nos racines et d'une réaction inappropriée aux accusations délirantes de nos ennemis (affirmant qu'Israël voudrait détruire les mosquées sur le Mont du Temple), il est utile de redonner au Temple et à Jérusalem la place qu'ils occupent au sein de notre histoire récente.

    Une des idées fausses les plus répandues au sujet du sionisme politique consiste à croire que les pères fondateurs du sionisme et de l’Etat d’Israël auraient été des Juifs totalement assimilés, voire des ennemis déclarés du judaïsme, voulant créer un Etat coupé de tout élément juif, purement laïc et occidental. (Ces fausses conceptions ont été propagées notamment par des rabbins antisionistes, y compris, malheureusement, au sein du public francophone, où la jeune génération est souvent ignorante des réalités historiques du sionisme et prend pour argent comptant les calomnies au sujet de nos grands hommes.)

    Or, rien n’est plus éloigné de la réalité, si l’on prend la peine de se pencher sur les textes et sur la vie des fondateurs du mouvement de libération nationale du peuple Juif.  Non seulement ceux-ci n’étaient pas hostiles au judaïsme en tant que tel, mais ils ont presque tous mis l’accent sur un élément essentiel de la Renaissance nationale juive : la Reconstruction du Temple de Jérusalem. Le présent article donne un aperçu de la question du Temple chez trois penseurs et acteurs importants de la Renaissance nationale juive : Theodor Herzl, Zeev Jabotinsky et Avraham Stern.

    1. Theodor Herzl, le Visionnaire de l’Etat

    Comme l’a montré le Dr Georges Weisz dans son ouvrage essentiel, Herzl, une nouvelle lecture, la figure du fondateur du sionisme politique a été malheureusement déformée et parfois caricaturée par une historiographie souvent idéologiquement orientée, tendant à faire de Herzl un Juif entièrement coupé de la Tradition.

    La lecture de son roman de politique fiction écrit en 1902, Altneuland, montre que l’Etat juif envisagé par Herzl était marqué par une double influence occidentale et juive, qui s’exprime notamment dans les deux édifices qu’il envisage au cœur de la Nouvelle Jérusalem, capitale du futur Etat juif : le Palais de la paix et le Temple.

     

    herzl62034.jpg

    _______________________________________________________________________________________

    PROCHAINE FORMATION A L'EXAMEN D'AGENT IMMOBILIER A TEL-AVIV

    du 13 au 20 décembre 2015

    Inscriptions dès maintenant par email, pierrelurcat@orange.fr

    ______________________________________________________________________________

    Lire la suite

  • « Al Aqsa en danger ! » : une calomnie nazie palestinienne, par Pierre Lurçat

    לפני, באהבה

    On ne saurait comprendre les événements actuels en Israël, que les médias s’obstinent à qualifier de « troisième Intifada », sans les relier aux événements fondateurs survenus dans notre région il y a presque quatre-vingt-dix ans, époque où ont été posées les bases idéologiques de l’affrontement israélo-arabe. C’est en effet au début des années 1930 que la mosquée Al-Aqsa et Jérusalem deviennent des éléments centraux de l’opposition arabe au sionisme, et qu’apparaît un slogan mensonger qui a fait couler depuis des rivières de sang : « Al Aqsa est en danger ! »

    Ce slogan a été entendu à de nombreuses reprises ces dernières semaines, tant dans la bouche des prédicateurs et chefs radicaux du Hamas et du mouvement islamiste arabo-palestinien, que dans celle des dirigeants du Fatah et de l’Autorité palestinienne, tous unis dans la même détestation d’Israël et du peuple juif. Mais son invention remonte à une époque déjà lointaine *, où se sont mis en place les principaux acteurs et paramètres de l’affrontement actuel.

    170px-Muslim_Brotherhood_Emblem.jpgJ’ai décrit dans mon livre Le Sabre et le Coran ** l’implication des Frères musulmans égyptiens dans la question palestinienne, par l’intermédiaire du Mufti de Jérusalem, Hadj Amin Al-Husseini. Celui-ci a joué un rôle clé dans l’établissement d’une « alliance germano-islamique », qui n’était pas de pure circonstance : le père fondateur du mouvement national palestinien était en effet un nazi convaincu, qui a passé plusieurs années à Berlin pendant la Deuxième Guerre mondiale, diffusant des émissions de propagande à destination des pays musulmans et œuvrant avec acharnement pour convaincre le régime nazi d’inclure les Juifs de Palestine dans la « Solution finale ».

    Lire la suite

  • Une visite sur le Mont du Temple, par Sarah Yachdav

    har habayit, Mont du Temple, jérusalemCe matin, j’ai eu le privilège de monter sur le Mont du Temple – l’endroit le plus sacré pour les Juifs. Ce n’était certes pas la première fois que je m’y rendais, mais l’expérience a été très différente des fois précédentes.

    A une heure matinale, je me suis présentée devant l’entrée du mont du Temple, à la porte des Mougrabim. Il est important de préciser que la porte n’est ouverte que pendant deux heures par jour aux visiteurs juifs. Une file de touristes et de Juifs attendait, et les ennuis ont commencé. Il y a en effet deux files d’entrée : une pour les touristes et l’autre pour les Juifs. Comme j’ai la « chance » d’avoir une apparence européenne, j’ai réussi à me glisser dans la file réservée aux touristes. Mais tous les autres visiteurs Juifs ont dû subir la « sélection », incluant des questions personnelles et un contrôle tatillon de leurs objets personnels (de crainte qu’ils ne veuillent faire du mal aux « propriétaires des lieux » arabes…) Le jeune homme qui m’accompagnait, Noam, a lui aussi réussi à échapper à la file réservée aux Juifs.

    Nous sommes arrivés sur le Mont du Temple, heureux et émus, mais très vite nous avons dû déchanter car les ennuis ne faisaient que commencer. Sur le chemin, Noam a décidé de mettre sa kippa en signe de respect du Lieu saint, mais en arrivant sur le mont nous avons réalisé que l’entrée avec une kippa était problématique, et même indésirable. Deux policiers nous attendaient, qui ont demandé à Noam d’enlever sa kippa, sous prétexte que cela risquait d’attiser la colère… Les policiers ont insisté et dit que, s’il ne retirait pas sa kippa, nous serions obligés d’être accompagnés par la police et les représentants du Waqf, et que nous ne pourrions déambuler que dans certains endroits délimités. Noam a décidé d’enlever sa kippa, pour éviter toute discussion inutile.

    Un peu plus tard, il a décidé de remettre sa kippa et j’ai sorti mon appareil photo pour photographier les nombreuses destructions commises par les Arabes des antiquités remontant à l’époque du Temple. Soudain, nous avons entendu des cris derrière nous : « Arrêtez-vous immédiatement ! » Les hommes du Waqf couraient vers nous en criant et en désignant la tête de Noam. « Enlève immédiatement ta kippa ! C’est interdit ! » Noam a voulu s’enquérir de la raison pour laquelle la kippa leur faisait tellement peur mais la seule réponse qu’il a obtenue était que s’il n’obtempérait pas, il serait expulsé du Har Habayit.

     

    har habayit,mont du temple,jérusalem

    Travaux du Waqf sur le Har Habayit

    Lire la suite

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu