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  • Rencontres israéliennes - Le rav Yehouda Ben-Ishaï : une leçon de Émounah, par Pierre I. Lurçat

    Rav-Ben-Ishai-3-photo-P-I-Lurcat.jpgLe rav Yehouda Ben-Ishaï me reçoit dans son petit bureau, aménagé au rez-de-chaussée de l’immeuble où il habite, dans le quartier de Talpiot ha-yéshana, à Jérusalem. Rabbin bien connu du public francophone et enseignant respecté depuis 30 ans au Mahon Meir, il est devenu un personnage public dans des circonstances tragiques, après le terrible attentat d’Itamar au cours duquel ont été assassinés, il y aura bientôt trois ans, sa fille Ruth, son gendre Udi et trois de leurs enfants. Je le connais depuis longtemps, ayant suivi ses cours au sein de la communauté Émounah, mais c’est aujourd’hui en tant que journaliste que je le rencontre, pour aborder les sujets les plus brûlants et les plus personnels.

    Je l’interroge tout d’abord sur sa famille et son enfance en Algérie. « Mes parents sont originaires d’Oran. Mon grand-père paternel venait de Tlemcen ; je porte son nom. La famille de ma mère habitait le sud de l’Algérie. J’étais très lié, dans mon enfance, à mon grand-père maternel ; c’est lui qui m’a enseigné les fondements de la foi juive. Des émissaires d’Israël se rendaient dans son village. Je me souviens qu’il m’emmenait à la synagogue, et des longs séjours chez lui, pendant les vacances.

    Lorsque mes grands-parents ont quitté l’Algérie pour la France, avant 1962, je suis parti avec eux et mes parents nous ont rejoints plus tard. C’est ainsi que je suis arrivé en France, à l’âge de 11 ans. De manière presque miraculeuse, j’ai rejoint les rangs du mouvement de jeunesse sioniste, le Bné-Akiva, à Nice où nous habitions alors. Mon ‘madri’h’ était le rav Aviner.

    Plus tard j’ai fait la ha’hchara (année de préparation) en Israël dans le cadre du Bné-Akiva, au kibboutz Ein Hanatsiv, puis deux ans de service militaire dans l’unité du Nahal. Je suis ensuite rentré en France, toujours dans le cadre du Bné-Akiva, pour être le responsable du groupe local parisien. C’est à cette époque que j’ai connu le rav Manitou (Léon Ashkénazi), et que j’ai suivi son enseignement.

    Je suis revenu en Israël en 1972, à 22 ans et j’ai terminé mes études universitaires, en sciences sociales. Je me suis marié en pleine guerre de Kippour. J’ai participé à la guerre, d’abord sur le canal de Suez, puis dans le Nord. Lorsque la guerre a éclaté, je me trouvais dans la synagogue du rav Mordehai Eliahou, mon maître ». (Sa photo est accrochée au-dessus du bureau).

    « Après la guerre, j’ai commencé à étudier dans le Kollel qui se réunissait dans la maison du rav Kook, à Jérusalem. Mais c’est seulement après avoir achevé mes études générales que j’ai entrepris d’étudier la Torah de manière systématique, à Mevasseret Tsion, puis auprès du rav Tsvi Yehouda Kook. Il entretenait avec ses élèves des rapports presque paternels… Ses opinions étaient très tranchées, tant en matière de Émounah (P.I.L Mot difficilement traduisible, généralement traduit par « foi ») que sur les questions brûlantes. C’était un véritable guide spirituel… »

     

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    Le rav Tzvi Yehouda Kook entre le rav Ovadia Yossef et le rav Neriah



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  • Le rabbin Avi'haï Rontski déclare: "Il faut tuer les terroristes dans leur lit"

    Avec le rav Rontsky.jpgJe mets en ligne l'article que j'avais consacré il y a deux ans au grand-rabbin de Tsahal, Avi'hai RONTSKI, qui vient de défrayer la chronique en déclarant que Tsahal devait tuer les terroristes dans leur lit au lieu de les capturer pour qu'ils soient ensuite libérés de prison comme dans l'affaire Shalit. Accompagnant la semaine dernière le candidat de la 8e circonscription Edward Amiach en Samarie, nous avons eu l'honneur de rencontrer à Itamar le rav RONTSKI (photo ci-contre). Cet homme remarquable dirige la yéshiva où enseignait le rav Ehoud VOGEL hyd assassiné avec sa femme et trois de ses enfants par ces mêmes terroristes arabes que des voix de plus en plus nombreuses en Israël appellent aujourd'hui à condamner à mort au lieu de les envoyer séjourner en prison dans des conditions de luxe indécentes... P.I.L

     

    Rencontre avec des Israéliens extraordinaires :

     

    Le grand rabbin de Tsahal Avi'haï Rontski
     

     

    Parmi les images fortes et émouvantes de la guerre contre le Hamas à Gaza, en janvier dernier, beaucoup d'Israéliens gardent en mémoire celles du grand rabbin de Tsahal, le général de brigade Avi'hai Rontski, bénissant les soldats, juste avant qu'ils entrent en territoire ennemi. A cette occasion, les téléspectateurs ont découvert le visage du "Ravtsar" [aumônier militaire en chef, en abrégé], visage qui tranche avec l'image traditionnelle des aumôniers militaires de Tsahal. Rontski a en effet un profil très différent de celui de ses prédécesseurs : combattant, portant presque toujours son arme, il est aussi un habitant d'une implantation (Itamar) et, surtout, un 'hozer bitéchouva', c.-à-d. un Juif revenu à la pratique religieuse... Ce profil bien particulier, on s'en doute, ne plaît pas à tout le monde, au point que le grand rabbin de Tsahal est devenu depuis quelques mois la "bête noire" du journal des élites israéliennes, Ha'aretz, qui mène une véritable campagne contre lui... Pourquoi, et qui se cache derrière cette campagne ? Enquête d'Israël Magazine.

     

    Rav Rontski (Photo Dover Tsahal).jpgLe rabbin Avi'hai Rontski, âgé de 54 ans, a grandi dans une famille non pratiquante et a étudié à l'internat militaire de Haïfa. Il a débuté son service militaire dans les commandos marins (la fameuse "Shayetet"), avant de rejoindre une autre unité d'élite, l'unité Shaked. Il a pris part à la guerre de Kippour, qui a été pour lui – comme pour beaucoup d'Israéliens – un moment traumatisant et un tournant. Dans une interview au journal de l'armée, Bama'hané, il a raconté qu'il avait compris après la guerre que les valeurs dans lesquelles il avait grandi étaient en faillite. Ce fut le début de son retour au judaïsme, qu'il a effectué conjointement avec sa femme, une soldate de son unité. En 1984, tous deux font partie des fondateurs de la localité juive d'Itamar, en Samarie, et c'est là qu'ils élèveront leurs six enfants.

     

     

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  • Visite en Samarie, au coeur d'Eretz Israël

    Pierre Itshak Lurçat

     

    Après le tragique assassinat de 5 membres de la famille Vogel à Itamar par des monstres ‘palestiniens’, je mets en ligne ce reportage en Samarie publié dans Israël Magazine en octobre 2008. Que le souvenir des victimes de la barbarie arabe soit béni.

     

    Avec David Haivri.JPGPendant les fêtes de Souccot, je me suis rendu en Samarie, avec un groupe de touristes américains. Notre guide, David Haivri [photo ci-contre], habitant de Tapoua'h, dirige le "bureau des relations extérieures du Shomron" – organisme créé récemment pour tenter d'améliorer l'image des localités juives de la région et de leurs habitants dans les médias israéliens et internationaux – tache qui n'a rien d'évident quand on connaît l'hostilité de la presse, en Israël comme à l'étranger, envers les habitants des "implantations"...

     

    La première étape de notre périple en Samarie est la localité d'Amona. Pour nous y rendre, nous sortons de Jérusalem en passant par le quartier de Pisgat Zeev, banlieue-dortoir au nord de la capitale, et franchissons le barrage de Tsahal qui indique que nous entrons dans les "Territoires" – euphémisme désignant les régions bibliques de Judée et de Samarie. En arrivant à Amona, nous grimpons au sommet d'une tour d'observation qui domine les alentours et permet de comprendre la situation géographique et stratégique des lieux. Un habitant du village, la Bible à la main, nous explique que nous nous trouvons sur un axe important, emprunté à l'époque de la Torah par les voyageurs qui se rendaient de Beit El à Jérusalem et à Hébron – et notamment par les Patriarches Avraham, Itshak et Yaakov...

     

    Une famille d'Amona nous offre l'hospitalité dans sa soucca, à peine plus petite que la caravane où elle habite, et nous allons ensuite voir les ruines des maisons détruites en janvier 2006, sur ordre du gouvernement israélien. Ce sont des monceaux de pierres et de bois, bordant une route, qui ne laissent pas deviner la violence des événements qui se sont déroulés ici, lorsque des manifestants juifs ont voulu s'opposer à la destruction de leurs habitations et que la police les a réprimés sans ménagement... Un drapeau israélien flotte sur les ruines d'une maison, de manière presque ironique, comme pour dire : "voilà ce dont est capable un Etat qui retourne ses armes contre ses propres citoyens...".

     

     

    Givot Olam, la première ferme biologique d'Israël

     

    Givot Olam - la ferme.JPGProchaine étape, après Amona, celle de Givot Olam, une implantation agricole spécialisée dans la fabrication de produits "bio". Peu de gens savent en effet que beaucoup des produits biologiques israéliens proviennent de cet endroit bucolique, juché sur une colline de Samarie. Nous visitons l'élevage de chèvres et achetons des produits laitiers. Dans l'autobus, David Haivri m'a raconté l'histoire de la ferme biologique et de son fondateur, Avri Ran, figure bien connue du monde des "implantations" et des "jeunes des collines". Ran, né dans un kibboutz, est venu vivre en Samarie par amour de la terre et de l'agriculture, pas par idéologie. Son grand-père, Natan Rabinovitch, était lui aussi un agriculteur, et sa grand-mère était une actrice du théâtre Habima. Ran a servi dans une unité d'élite de Tsahal, a été blessé, puis a travaillé comme entrepreneur à Tel-Aviv. Avant de tout quitter pour aller cultiver la terre en Samarie.

     

    Il y a quelques années, un conflit de voisinage avec des Arabes s'est conclu par une décision du tribunal lui interdisant d'habiter sa ferme. Pendant plusieurs mois, il est devenu un fugitif, se cachant dans des grottes pour ne pas être contraint de quitter sa maison. En fin de compte, la cour suprême lui a donné raison et il a regagné sa ferme. Avri Ran a été surnomé par les médias israéliens le "père des jeunes des collines" [c.-à-d. les jeunes Juifs qui vivent dans des localités juives non autorisées en Judée-Samarie]. Mais il s'élève contre les stéréotypes utilisés par les médias – israéliens ou étrangers – pour décrire cette jeunesse idéaliste qui habite les "ma'ahazim", les avants-postes créés aux alentours des localités juives bien établies. "Ces jeunes sont souvent des pères de famille, des soldats d'unités d'élite, parfois des pilotes de l'armée de l'air. Contrairement à ce que racontent les médias, ils ne sont pas des extrémistes, mais des jeunes gens qui ont appris à élever des animaux, à aimer et à aider leur prochain", explique Ran. Une chose est certaine : les produits biologiques de Givot Olam ont conquis le marché israélien, au point que certains sont vendus par Tnuva, la coopérative laitière, sous un autre nom...

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