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  • Honte aux idiots utiles de l’islamofascisme !, Roger Heurtebise

    Honte aux idiots utiles de l’islamofascisme !

    lundi 12 janvier 2009, par Roger Heurtebise


    Alors que se préparait la manifestation pro-palestinienne de Paris, l’AFP chapeautait son premier communiqué sur celle de Toulouse : « Entre 1.600 et 4.000 personnes défilent dans les rues de Toulouse aux cris de « Israël assassin », à l’appel du « collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens », a constaté un journaliste de l’AFP. »

    Toute l’ambiguïté de ces manifestations est résumée dans cette phrase. Ce curieux « collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens » a organisé la plupart des rassemblements. Or ce « collectif » intègre localement des organisations comme l’UOIF ou ses filiales qui ne reconnaissent pas l’Etat d’Israël et qui soutiennent ouvertement le Hamas sur leurs sites internet. Dès lors, comment peut-on demander la paix entre Palestiniens et Israéliens si on dénie le droit à Israël d’exister ?

    Il y a une autre contradiction flagrante dans ce « collectif » et ses slogans : on ne peut à la fois reconnaître les Israéliens comme capables de pacifisme en les appelant à la paix, et traiter d’« assassin » Israël tout entier, donc le peuple de cette nation. Toujours à Toulouse, selon l’AFP, d’autres slogans et banderoles étaient du même acabit : « Etat d’Israël, Etat criminel », « Israël = crime contre l’humanité ». A Paris, des drapeaux israéliens étaient brûlés, tandis que d’autres étaient recouverts d’une croix gammée.

    Etrangement, ces appels ouvertement racistes ne semblaient pas gêner des représentants de la gauche ou de l’extrême gauche française qui défilaient en leur compagnie, ni les professionnels de l’« antiracisme » du Mrap ou de la Ligue des Droits de l’Homme qui se sont joints au « collectif » et aux appels aux manifestions. Mais comment peut-on « stigmatiser » tout un peuple comme criminel de par son appartenance nationale, et par ailleurs prétendre lutter contre toute forme de racisme ? C’est ubuesque.

    Le surréalisme de ces défilés ne gênait guère Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, qui déclarait au micro de France-Info au départ de la manifestation parisienne : « Nous sommes là parce qu’il est extrêmement important de ne pas laisser croire que les gens qui s’intéressent à ce qui se passe à Gaza ne le font que sur une base communautaire. C’est totalement faux. Il y a une émotion grandissante dans l’opinion. »

    C’est l’une des déclarations parmi les plus idiotes que j’ai entendues ce samedi. D’une part, « les gens qui s’intéressent à ce qui se passe à Gaza », ça veut dire quoi ? Il n’y a pas que les manifestants de samedi qui se préoccupent de la situation au Proche-Orient ! Jean-Pierre Dubois prend ses désirs pour des réalités en pensant que les Français qui sont inquiets de cette situation sont tous de son avis partisan.

    D’autre part, il se met également le doigt dans l’œil en prétendant également que ces manifestions ne seraient pas « communautaires ». Non seulement on vit fleurir les cris de guerre « Allah Akbar ! » et les prières islamiques dans les défilés, mais également, à Paris, des slogans qui affirmaient ouvertement le caractère ethnique et religieux de ceux-ci, comme : « Israël, t’est foutu, les musulmans sont dans la rue ! ». Et il suffisait de voir les images télévisées pour constater que la quasi-totalité des manifestants étaient d’origine nord-africaine, alors que les « Français de souche » se réduisaient aux permanents de la protestation gauchiste. Le peuple de France n’est pas descendu dans la rue.

    Parmi ces professionnels de la contestation, il y avait évidemment Olivier Besancenot et Marie-George Buffet, et quelques représentants de leurs faméliques mouvements respectifs : la LCR et le PCF. Le parti qui est largement majoritaire à gauche, à savoir le Parti Socialiste, a su éviter le piège islamique. Seuls quelques personnalités locales du P.S. se sont jointes aux rassemblements, mais à titre individuel.

    Mais le plus surprenant dans le quarteron de politiciens en tête la manifestation parisienne, c’était la présence de Jean-Luc Mélenchon. Son Parti de Gauche avait également appelé aux rassemblements, sans être aucunement gêné de le faire aux côtés de l’UOIF ou des groupuscules de voilées-barbus créés par Tariq Ramadan. Je pensais pourtant que Jean-Luc Mélenchon défendait la laïcité et pourfendait les religieux, et d’ailleurs il ne manque jamais une occasion de taper sur les cathos ou sur le Dalaï-Lama. On peut donc constater que les fous d’Allah ne font pas partie de ses cibles dans son combat laïque et anticlérical.

    Comment en est-on arrivé à toutes ces contradictions ?

    Je ne vais pas revenir à l’histoire de l’alliance islamo-gauchiste contre-nature, mais plutôt au conflit actuel qui justifie ces manifestations partisanes. Comme beaucoup de Français qui sont ni Juifs ni Arabo-musulmans, je tente de m’en faire une idée dépassionnée. Et je constate que cela est quasiment impossible, car les informations dont nous disposons ne proviennent que de parties prenantes au conflit, et par conséquent sont noyées dans les opérations de propagande respectives. A Gaza même, Israël interdit l’entrée aux journalistes étrangers. On peut évidemment le condamner, mais l’effet de cette censure est que les rares correspondants sur place qui fournissent des témoignages ou des images sont des Palestiniens, et par conséquent leur objectivité est plus que relative. Et même les organisations internationales peinent à faire croire à leur neutralité.

    Prenons par exemple l’affaire du bombardement d’une école gérée par l’UNRWA (l’agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés), qui a fait de 30 à 40 victimes. Les autorités israéliennes prétendent que des « terroristes » du Hamas y étaient réfugiés et citent le nom de deux d’entre eux. L’ONU dit qu’il n’y avait aucun « combattant » dans cette école. On peut penser naturellement que l’ONU, organisation internationale, a ici une version plus objective qu’Israël qui est l’un des belligérants. Mais le fait même que cette école soit gérée par l’ONU rend celle-ci partie prenante dans l’affaire, et donc sa thèse devient un plaidoyer de défense pro domo. En effet, on voit mal l’ONU avouer que ses établissements abriteraient des « terroristes », car elle se discréditerait automatiquement. On ne peut donc pas savoir qui a raison dans cette affaire d’école bombardée, et pourtant les manifestants de samedi ont largement évoqué cette « horreur ».

    Les mêmes manifestants brandissaient des photos du quotidien l’Humanité, qui avait fait un dossier spécial regroupant des images insoutenables. En particulier, on pouvait voir en couverture du journal communiste la photo d’une tête livide d’enfant mort qui émergeait de décombres. Interviewé sur RMC, le journaliste qui a fait ce dossier était interrogé sur l’authenticité de cette image de couverture : provenait-elle réellement du conflit actuel à Gaza, et comment l’Humanité vérifie-t-elle ses sources, alors qu’aucun journaliste étranger n’est admis sur place ? Le journaliste communiste ne put répondre précisément à ces questions, mais on comprit que ses seules sources étaient des correspondants palestiniens, donc certainement peu objectifs, et que les photos de l’Humanité n’étaient aucunement recoupées. Ce qui n’empêche pas ces images peu sûres de fleurir dans les manifestations pro-palestiniennes de samedi.

    France 2 se fit piéger également, en diffusant des images d’horreur qu’elle disait prises le jour même à Gaza, alors qu’elles y avaient été tournées en 2005… et suite à une explosion accidentelle d’une roquette islamiste. La chaîne publique s’excusa, mais sans expliquer que les victimes étaient dues non pas à Israël, mais à une bavure terroriste. Le mal était donc fait, et l’association entre les images et Israël n’était pas effacée. Lors de la dernière guerre au Liban, il y eut d’autres « erreurs » dans ce sens, comme cette chaîne belge qui présentait comme libanaise une blogueuse qui se plaignait de bombardements, alors qu’il s’agissait d’une internaute israélienne victime de roquettes du Hezbollah. Qui peut vérifier s’il y a des erreurs de ce type dans les informations que nous recevons de Gaza, et dans quelle mesure ?

    Pour sa défense, Israël nous présente des vidéos anciennes d’écoles de Gaza servant de base de tir de roquettes du Hamas, ou de Palestiniens en armes utilisant des camionnettes de la Croix-Rouge. Cela ne prouve pas qu’il en est de même dans le conflit actuel, et rien ne dit le contraire non plus. Les responsables de la Croix-Rouge reconnaissent que sur place, ils utilisent principalement des employés palestiniens du Croissant Rouge, dont évidemment certains peuvent être sympathisants ou militants du Hamas. Là encore, on n’a guère de moyen de distinguer information et prosélytisme.

    Ainsi, les manifestations de samedi sont principalement basées sur une « émotion », pour reprendre le terme du président de la LDH, et non sur des faits vérifiés ou même vérifiables. Les militants antiracistes ou gauchistes qui y ont participé ont été doublement manipulés par une propagande islamique, car non seulement les mouvements musulmans ont exploité des images et des informations peu fiables et à sens unique, mais ils ont piégé certains laïques sincères sous les cris « Allah Akbar ! »

    Certains manifestants prétendent que leur combat humaniste a été détourné. Mais quand on voit la liste des signataires des appels aux défilés, largement relayées dans les mosquées et sur les sites musulmans radicaux comme celui de l’UOIF ou oumma.com, ils n’ont aucune excuse. Et la nature même du conflit aurait dû les avertir, car ce n’est pas une guerre entre deux peuples belligérants mais entre l’Etat d’Israël et le Hamas qui est un mouvement islamiste, jihadiste et terroriste, qui impose par ailleurs une charia sanglante à Gaza. Or curieusement, seul Israël était vilipendé violemment dans les manifestations de samedi, et pas du tout le Hamas.

    Ces manifestants auraient pu également écouter le double langage de Tariq Ramadan, qui prétendait aux côtés d’Amar Lasfar de l’UOIF dans une mosquée de Lille que « la question israélo-palestinienne n’est pas religieuse, elle est politique », en appelant paradoxalement les musulmans à se montrer « solidaires » de leurs coreligionnaires de Gaza, et à légitimer - sans le nommer - le Hamas en disant que « la résistance palestinienne est légitime ».

    Evidemment, Tariq Ramadan se défend de tout « antisémitisme » et de toute importation du conflit du Proche-Orient en France. Même son de cloche chez son allié en islamogauchisme Mouloud Aounit, président du Mrap. On se demande alors pourquoi la manifestation parisienne de samedi a mobilisé 3800 policiers, pour éviter tout « débordement », et que les commerces juifs étaient sous haute surveillance. La mobilisation des forces de l’ordre était également importante lors des manifestions pro-israéliennes à Paris, Marseille et Lyon, mais curieusement, ce n’était pas pour les mêmes raisons, puisqu’il s’agissait alors de protéger les manifestants majoritairement juifs contre les agressions extérieures. On ne saurait mieux illustrer non seulement l’« importation » du conflit, mais également son asymétrie, à savoir une hostilité jihadiste contre les Israéliens et les Juifs d’un côté, alors que ceux qui défendent Israël de l’autre côté se sont abstenus de crier « Palestine assassin ! » et de brûler des drapeaux palestiniens.

    A la manifestation pro-israélienne de dimanche du Crif à Marseille, un début de slogan jeta un vent de panique : « Solidarité avec le peuple palestinien… » S’agissait-il d’une provocation de contre-manifestants ? La suite de la phrase dissipa le trouble : « Solidarité avec le peuple palestinien otage du Hamas ! » Sans approuver cette manifestation où des religieux intégristes voisinaient curieusement avec des pancartes « Le progrès contre l’obcurantisme », on aurait aimé voir la même dénonciation du terrorisme dans les défilés islamogauchistes.

    Ca a été tout le contraire, mais comment s’en étonner ? Quand le Hamas a établi la charia islamique à Gaza, avec amputation des mains des voleurs et lapidation des personnes qui consomment de l’alcool, quand ce mouvement a liquidé des centaines de civils palestiniens trop laïques à ses yeux, ni Jean-Luc Mélenchon ni Mouloud Aounit ne s’en sont indignés. Tant pis pour les victimes de l’islam radical à Gaza ou dans les banlieues françaises. Elles seront passées par pertes et profits par le Parti de Gauche et la Ligue des Droits de l’Homme. Il ne faut pas désespérer le nouveau prolétariat de Saint-Denis !

    Saint-Denis, où justement une synagogue vient d’être attaquée à coup de cocktail Molotov. Les actes anti-juifs se multiplient depuis le début du conflit à Gaza. Même si l’on ne peut encore en connaître les véritables auteurs, il est évident que le fait de brûler des drapeaux israéliens dans des manifestations en France sans que cela ne choque les « antiracistes » qui y participent, est de nature à favoriser une « paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens » et à rassurer les juifs de France. Tout au contraire, ces manifestations prétendument pacifistes, où les drapeaux du Hamas et du Hezbollah voisinent avec ceux du Mrap et de la LCR, ne font que risquer d’attiser la haine et la violence. Pourtant, à ma connaissance, aucune plainte n’a été déposée contre ces actes racistes anti-israéliens.

    Heureusement, la grande majorité des Français ne tombent pas dans ce piège, ni dans la propagande médiatique de part et d’autre. Selon un sondage CSA publié lundi par le quotidien Aujourd’hui en France/Le Parisien, 28% estiment que le gouvernement israélien et le Hamas sont aussi responsables l’un que l’autre, 23% désignent le Hamas, 18% jugent Israël premier responsable, et 31% ne se prononce pas. Et s’il y a « une émotion grandissante dans l’opinion », ce n’est sans doute pas celle qu’espère le président de la LDH. C’est plutôt l’indignation de constater à la télévision – et là sans censure aucune – qu’on ose appeler au jihad islamique dans des manifestations majoritairement religieuses et ethniques en France, à l’instar des défilés hystériques dans les pays musulmans. Non seulement la grande manipulation islamiste du conflit est un échec, mais elle s’avère contre-productive.

    Il ne faudrait cependant pas s’en réjouir, car le danger est désormais devant nos yeux. La faute n’en est pas seulement aux islamogauchistes qui mettent de l’huile sur le feu, mais également aux politiciens de droite et de gauche qui ont fermé pendant trente ans les yeux sur une communautarisation des populations issues de l’immigration musulmane, et qui continuent à financer avec nos impôts des mosquées où Tariq Ramadan lance ces appels à la « résistance », et où Hassan Iquioussen vient cracher sa haine des Juifs.

    Les enfants de Gaza ne sont pas seulement otages du Hamas, ils sont aujourd’hui l’instrument de « fascislamistes » auxquels notre République a abandonné des « territoires perdus », et, depuis deux semaines, a abandonné les rues de nos villes. Honte à ces élus drapés de l’écharpe tricolore qu’on a vu en tête de manifestations où l’on a traité le peuple israélien de « criminels » et de « nazis », et où on vénérait Allah et les terroristes antijuifs ! Honte aux autorités de l’Etat qui n’intentent aucune action judiciaire contre ces slogans et ces banderoles racistes, haineuses et guerrières !

    Honte au maire de Saint-Denis qui vient de condamner l’attaque contre la synagogue de sa ville, et qui pourtant appelait la semaine dernière à une manifestation pro-palestinienne organisée… par la municipalité ! Des associations juives avaient alors demandé à la Préfecture l’interdiction de ce rassemblement « à haut risque ». Ce qu’elles redoutaient est arrivé. La mairie appelle à un rassemblement de condamnation de l’« antisémitisme », et « demande que les mesures de protection nécessaires soient mises en place par le Ministère de l’Intérieur ». De qui se moque-t-on ?

    Evidemment, il ne faut pas assimiler tous les manifestants pro-palestiniens avec ceux d’entre eux qui veulent nous rejouer l’intifada dans nos villes et nos banlieues. Et encore moins en rendre responsable tous les musulmans ou les personnes d’origine musulmane en France. Mais en tolérant, voire en encourageant le communautarisme islamique, on déplace dangereusement le curseur vers la guerre civile. Les irresponsables politiques de tous bords ne peuvent dire « nous ne savions pas ». En effet, cela fait des années que, depuis le rapport Obin jusqu’aux arrestations d’« islamistes parfaitement intégrés », en passant par l’échec du CFCM noyauté par les Frères Musulmans de l’UOIF, tous les indicateurs allaient dans le même sens : l’islam est le terreau de l’islamisme. Encourager le premier ne fait donc qu’encourager le second, à Gaza comme à Saint-Denis.

    Roger Heurtebise

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