26.07.2011
"Ceux qui nient Eurabia sont ceux qui y participent" - Bat Ye'or
L'attentat d'Oslo est l'occasion pour Le Monde de ressortir le refrain de la "nouvelle extrême droite" et de tenter de disqualifier ses adversaires idéologiques en leur attribuant l'acte d'un psychopathe - un peu comme la gauche israélienne avait à l'époque voulu disqualifier ses adversaires en leur imputant l'acte d'Igal Amir...
Au passage, l'article du Monde qualifie Eurabia de "théorie du complot"...
Bat Yeor avait répondu à cette accusation dans une interview en 2009 dont je reproduis ci-dessous un extrait :
http://www.juif.org/le-mag/247,bat-ye-or-le-referendum-suisse-est-une-defaite-d-eurabia.php
Que répondez-vous à ceux qui crient à la "théorie du complot" dès que l'on prononce le mot d'Eurabia ? (comme par exemple Caroline Fourest)
B. Ye'or : Il y a aussi des gens qui nient la Shoah et les camps d’extermination même quand ils les voient sous leurs yeux. Et je ne parle pas ici de Caroline Fourest.
Ceux qui nient Eurabia sont ceux qui y participent. Car Eurabia se passe de démonstration. Elle est là en nous et autour de nous, ce n’est pas la réalité de demain mais celle d’aujourd’hui. Quand les synagogues et les cimetières juifs nécessitent une protection, comme l’exigent les églises dans les pays musulmans, c’est Eurabia. Quand des musulmans apostats ou libres penseurs et des intellectuels ou des politiciens doivent se cacher ou vivre avec des gardes du corps parce qu’ils offensent l’islam, ce n’est plus l’Europe des droits de l’homme mais Eurabia. Quand des manifestations massives inondent les capitales d’Europe, en appelant à l’extermination d’Israël, ponctuées par des prières de milliers de musulmans sur le parvis des églises et dans les rues, c’est Eurabia. Les tribunaux de la charia fonctionnent en Angleterre et influencent l’enseignement de nombreuses universités. L’UE s’est déjà soumise à la loi de la charia concernant le blasphème, l’apostasie, la sujétion des femmes, la polygamie, les crimes d’honneur. Elle s’est jointe avec joie à l’exécration d’Israël et à la haine antisémite. Quel est le journal qui se hasarderait à donner une vision positive d’Israël ? Il n’y en a pas. D’ailleurs on ne peut même plus parler de l’Europe chrétienne ou de l'Europe des Lumières. Nous ne sommes plus dans un régime qui assure à chacun le libre exercice du culte et la liberté de pensée et d’expression, puisque des policiers et des gardes du corps sont nécessaires. Comme les dhimmis, nous devons observer un certain langage et nier notre identité.
Eurabia existe dans les villes peuplées de femmes voilées, dans les lieux où s’applique la charia, quand les idéologies politiques islamiques et la haine d’Israël fleurissent et quand les solides institutions démocratiques ne sont plus qu’un vague souvenir du passé. Elle se manifeste dans l’insécurité contrebalancée par les courbettes des leaders occidentaux, proclamant que l’islam féconda la civilisation occidentale. Comme si Jérusalem, Athènes et Rome qui en sont les sources vitales, se situaient en Arabie – comme si Gutenberg, Newton, Darwin, Louis Pasteur, Henri Dunant, Einstein s’étaient nourris du Coran.
Paul Landau : Quelles sont les racines historiques d'Eurabia ?
B. Ye'or : Eurabia c’est l’enfant né de l’union de la Palestine avec le nazisme survivant après 1945 qui, étalé sur toute l'Europe, étreint et porte la Palestine, y enfouissant sa nostalgie lancinante de détruire Israël. Le pacte monstrueux d’Hitler et du Mufti de Jérusalem utilisa la passerelle ‘Palestine’ pour se poursuivre dans l’après-guerre. Quand Paul Dickopf, ancien officier SS de l’Abwehr, accède à la présidence d’Interpol en 1968 grâce aux votes arabes et laisse filer les terroristes palestiniens sous prétexte que le terrorisme n’est pas un crime mais un problème politique, c’est déjà Eurabia. ** Comme le dit une brochure de l’Association parlementaire pour la coopération euro-arabe (APCEA) publiée en 1994, la Palestine représentait l’une de ses causes essentielles; elle la défendit si bien que sa participation au financement de l’Intifada de 1987 contre Israël draîna ses fonds. Dans cette brochure, l’Association reconnaît « le caractère discret de son travail, qui s’effectue en grande partie dans les couloirs des assemblées ». Elle se targue néanmoins de nombreux succès : le retour de la résolution 181 des Nations Unies de 1947 sur le devant de la scène, et l’adoption de ses propositions en 1980 par le Conseil des Ministres de la Communauté Européenne dans la ‘Déclaration de Venise’ qui entérinait la position de l’OLP et du monde arabe contre Israël. Elle en avoue encore d’autres dont l’émigration, tout en invoquant le devoir de discrétion.
Mon livre Eurabia s’appuie sur un nombre considérable de sources concernant les divers promoteurs et financements de cette politique menée dans la discrétion et qui conduit à cette situation qui n’est pas née par hasard. Je ne serais pas étonnée lorsque sous la bannière palestinienne d’Eurabia, les soldats eurabiens, passant du service d’Hitler à celui de la Palestine, et conduits par le calife de Malmö, se précipiteront pour ajouter à leurs trophées européens gagnés dans la Shoah, les restes du patrimoine d’Israël. Cette monstruosité s’appellera : ‘Paix, Justice et Amour de la Palestine’ et pour satisfaire Mgr Tutu : ‘Libération de l’Apartheid.’ Eurabia s’apprête à offrir Jérusalem à l’OCI pour qu’elle en fasse le siège du Califat Universel et pour que s’éteignent à jamais les lumières de l’Occident.
19:49 Publié dans Islamisation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islamisation, eurabia, bat yeor, propagande islamiste
05.10.2010
Paul Landau : "Face à l’islamisation, nous assistons à un réveil des peuples européens"
PARU SUR LE SITE RIPOSTE LAIQUE
Paul Landau est un écrivain et chercheur franco-israélien, spécialiste des mouvements islamistes, auteur d’un Rapport sur l’Union des Organisations islamiques de France intitulé "Le vrai visage de l’UOIF, remis par le Centre Simon Wiesenthal en octobre 2004 au Ministre de l’Intérieur Dominique de Villepin.
En 2005 est publié aux éditions du Rocher "Le Sabre et le Coran, Tariq Ramadan et les frères musulmans à la conquête de l’Europe", dont il dira dans une interview donnée à Roger Heurtebise le 21.10.08 : "Je me suis intéressé à l’islamisme après le 11 septembre 2001. J’ai voulu comprendre la genèse du phénomène Al-Qaïda, ce qui m’a conduit à étudier le mouvement des frères musulmans, leur histoire, leur stratégie et leur implantation en Europe …"
En 2007, les éditions du Rocher publient un second essai "Pour Allah jusqu’à la mort", dans lequel Paul Landau ouvrira" des pistes de compréhension sur les causes de l’engagement" (article de J.F Chabot du 09.09.08) de plusieurs jeunes convertis à un islam radical à travers l’Europe, les Etats-Unis et l’Australie. Essai dont il fera une présentation détaillée lors d’une conférence donnée à l’Association France Israël le 16.06.09.
Dans la présente interview, Paul Landau nous livre ses analyses sur l’actualité de ces derniers mois en France et en Israël.
Riposte Laïque : Le 31 mai 2010, la marine israélienne a abordé l’un des six bateaux de la flottille qualifiée par Guy Millière de "Flottille de la propagande terroriste". Israël a dès lors été mis au banc des accusés par la communauté internationale, y compris en France où l’ensemble de la classe politique mais aussi les médias et un certain nombre de commentateurs ont violemment condamné l’intervention de l’armée israélienne sur le Marmara. J’imagine que les Israéliens doivent se sentir incompris, voire humiliés devant la violence des réactions de la communauté internationale. Que regard portez-vous sur l’épisode de "La Flottille de Gaza" ?
Paul Landau : Guy Millière a raison de parler de "flottille de la propagande terroriste". Tout le problème est que cette propagande, aussi énorme et monstrueuse soit-elle, fonctionne. Israël a été accusé par les médias et a même accepté (à tort à mon avis) de constituer une commission d’enquête, alors que les faits parlaient d’eux-mêmes. En réalité, nous avons eu affaire à une opération de djihad déguisée en opération humanitaire ….
Le plus humiliant pour les citoyens israéliens n’était toutefois pas tant la réaction internationale, qui était prévisible (nous avons une certaine expérience en la matière) que le fait que les échelons supérieurs de l’armée et du gouvernement aient envoyé les soldats de Tsahal affronter à mains nues des terroristes du djihad, dont on savait parfaitement qu’ils étaient armés et prêts à mourir … Je pense qu’il y a eu, plus qu’une négligence des Renseignements militaires, une erreur de conception, ce qui est encore plus grave.
Riposte Laïque : L’organisation JCall a lancé un "Appel à la raison" en vue, affirme-t-elle, de "promouvoir la paix au Proche-Orient". Sous couvert de nobles intentions, JCall n’alimente-t-elle pas en réalité les discours caricaturaux de ceux qui, en France, n’ont de cesse de dénigrer Israël ainsi que la politique de l’actuel gouvernement israélien ?
Paul Landau : Absolument, JCall rend un bien mauvais service à Israël et à la démocratie en général, en prétendant imposer une "solution" à l’Etat hébreu, sous couvert de promouvoir la paix. Le discours de JCall, qui qualifie de "faute morale" la présence juive en Judée-Samarie (Cisjordanie), n’est pas tellement éloigné de celui des ennemis d’Israël. J’en donnerai pour preuve les divagations anti-israéliennes d’un Mohamed Sifaoui, signataire de JCall, qui reprend à son compte les accusations lancées par JCall contre le gouvernement de M. Nétanyahou, dans un style, il est vrai, beaucoup moins policé que celui des initiateurs de JCall.
De même, lorsque Bernard-Henri Lévy laisse entendre, dans les colonnes de Ha’aretz (quotidien israélien de la "gauche caviar" équivalent du Monde), que les dirigeants actuels ne sont pas intelligents et leur distribue des "notes" avec le mépris dédaigneux propre à l’intellectuel de Saint-Germain, Mohamed Sifaoui, lui, va encore plus loin en insultant Nétanyahou et Liebermann ainsi que tous ceux qui les soutiennent, dans un style qui rappelle un peu celui de Gringoire ou de Je suis partout ….
Bien entendu, on ne peut comparer les propos, encore relativement mesurés, de Bernard-Henri Lévy aux insultes de Mohamed Sifaoui qui s’exprime comme une "racaille" de banlieue, mais dans le fond, leur discours est identique. Il exprime un mépris fondamental pour le gouvernement israélien et surtout pour le peuple d’Israël.
Riposte Laïque : Nous assistons depuis un certain nombre d’années à une progression exponentielle d’un antisémitisme et d’un antisionisme à l’échelle mondiale : l’Affaire Al-Doura, le Rapport Goldstone, le boycott des produits israéliens, la "Semaine de l’Apartheid d’Israël". Barcelone a de son côté accueilli "le Tribunal Russel". En France, les chiffres de l’antisémitisme progressent de nouveau et notre école laïque et républicaine observe également une recrudescence constante des comportements antisémites chez certains élèves. Comment expliquez-vous ce que Gilles-William Goldnadel appelait dans un remarquable article publié sur son blog le 08 mars 2010 "Les silences du monde" face aux vagues d’antisémitisme et d’antisionisme observées à l’échelon planétaire ?
Paul Landau : La vague actuelle d’antisémitisme s’inscrit dans le droit fil de celle qui a commencé il y a près d’une décennie, environ un an avant le 11 septembre, à Durban. Le silence des médias et d’une large partie de la classe politique (même si le ministre de l’Intérieur Hortefeux se distingue à mon avis par son attitude assez combattive sur la question) s’explique par la même configuration que le sociologue Shmuel Trigano avait dénoncée à l’époque, quand il avait été un des premiers à attirer l’attention sur ce phénomène. Les Juifs et Israël éprouvent aujourd’hui une terrible solitude, car non seulement ils ne sont pas soutenus (avec de rares exceptions) mais en outre, ils sont accusés d’être les responsables des maux qui les frappent.
Il y a là une inversion caractéristique qui n’est pas nouvelle : les Juifs, on le sait, ont toujours été accusés d’être coupables des crimes de leurs ennemis. Ce processus d’inversion remonte au Moyen-Age et il a été finalement analysé par Pierre-André Taguieff dans "La nouvelle propagande antijuive" (parue aux éditions PUF), étude dans laquelle il montre que les accusations actuelles (comme l’affaire Al-Dura) remettent au goût du jour des thématiques anciennes comme celle du Juif assassin d’enfants. Taguieff a d’ailleurs qualifié l’affaire Al-Dura de "premier crime rituel" contemporain …
Riposte Laïque : Le 18 juin 2010, Riposte Laïque a organisé un "Apéro saucisson pinard" interdit ensuite par la Préfecture de police qui le considérait "créateur de risques graves à l’ordre public". Après avoir suscité des réactions dans le monde entier, cette initiative a provoqué notamment en France un tollé politico-médiatique d’une violence inouïe. Que pensez-vous de cette initiative et des réactions souvent outrancières qu’elle a déclenchées ?
Paul Landau : Je pense que cette initiative était tout à fait légitime et que ceux qui l’ont condamnée ont oublié le sens du mot démocratie. Mais votre question me permet de clarifier un point important. Nous devons lutter bec et ongle contre l’islam radical, contre l’islamisation de la société et contre tout discours islamiste anti-occidental ou antijuif. Je ne pense pas, comme Daniel Pipes, qu’on puisse affirmer que "l’islam radical est le problème et l’islam modéré la solution". Car l’islam modéré, pour autant qu’il existe, tarde à se manifester … Mais je pense, par contre, qu’il faut toujours restreindre la cible de notre combat pour ne pas faire le jeu des islamistes qui utilisent le sentiment de victimisation que peuvent éprouver certains musulmans. Exigeons des musulmans de France ce que le judaïsme et le christianisme ont accepté depuis longtemps : que la pratique de l’islam soit confinée à l’espace privé et non ostentatoire. C’est pourquoi je soutiens sans la moindre réserve le combat de Riposte Laïque contre les prières musulmanes dans les rues de Paris.
Riposte Laïque : Le 16.06.09, vous aviez donné une conférence à l’Association France Israël sur le thème de l’islamisation de l’Europe et vous y aviez présenté votre essai "Pour Allah jusqu’à la mort". A la fin de la conférence, je me souviens que vous étiez relativement optimiste sur la capacité de l’Europe à résister à l’islamisme. Aujourd’hui, afficheriez-vous le même optimisme ou diriez-vous, pour ne prendre que l’exemple de la France, que les élites françaises ont ou semblent avoir capitulé face à l’islamisme ? Et si oui, pourquoi ?
Paul Landau : Je maintiens mon appréciation relativement optimiste et je m’en explique. Il me semble qu’on assiste aujourd’hui à un réveil des peuples européens et des citoyens face à la vague d’islamisme conquérant et au silence des élites (lorsqu’elles ne sont pas complices). Riposte Laïque en est un exemple frappant mais il n’est pas le seul. Une grande partie des élites ont certes capitulé, mais elles se sont ce faisant coupées de la majorité des populations européennes, qui subissent quotidiennement les effets de l’islamisation de l’espace public. Dans ces circonstances, je pense que les réactions de rejet et de résistance vont se multiplier et que l’enjeu capital est de parvenir à leur donner une expression politique durable.
Ce que les médias et les intellectuels bien-pensants (comme Caroline Fourest) appellent le "populisme" n’est que l’expression légitime du peuple, bâillonné par les grands médias et privé de ses droits fondamentaux par le recul de la démocratie concomitant à la construction européenne, qui favorise l’expansion de l’islamisme en Europe. C’est ce phénomène que dénonce Bat Ye’or dans son dernier livre, Le spectre du Califat (qui sort ces jours-ci aux éditions Les Provinciales). Je pense que le travail de Riposte Laïque et d’organisations similaires dans d’autres pays est en train de porter ses fruits.
Propos recueillis par Bonapartine
12:46 Publié dans Islamisation | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paul landau, islamisation, resistance, sifaoui
29.06.2010
Le peuple de France doit se préparer à un nouveau 1789
Les politiciens de gauche et de droite ont amené notre France à une impasse apocalyptique.
Les exemples ne manquent pas. Chaque jour nous livre son lot de scandales inacceptables, et pourtant nos dirigeants font comme si de rien n’était. Un exemple parmi des milliers d’autres : vendredi dernier, le criminologue Xavier Raufer nous apprenait, dans l’émission C dans l’Air sur France 5, que dans des cités de la région parisienne, des voyous issus de la « diversité » avec cagoules et armes de guerre bouclaient des cités pour protéger les trafics de leurs congénères, interdisant l’accès à toute personne « étrangère » aux lieux et terrorisant la population locale (1). Un ancien policier du « 9-3 » présent sur le plateau a confirmé ces propos : il est aussi dangereux de se promener dans ces « cités » que dans les pires zones de Bagdad ou dans les vallées afghanes aux mains des jihadistes.
Monsieur Sarkozy, Madame Aubry, Messieurs et Mesdames les élus, les journalistes perroquets, les sociologues autoproclamés, les nouveaux curés et abbesses du catéchisme bien-pensant déguisés en antiracistes ou en politologues, ont-ils parlé de cela ? Jamais ! Quand une dizaines de milliers de Chinois défilent à Belleville pour dénoncer les vols et les agressions dont ils sont victimes, le reporter de France 3 évite soigneusement de désigner l’origine des voyous et dénonce principalement non pas ceux-ci, mais ceux qui pourraient « récupérer politiquement », selon ses dires, ces actes de terrorisme (2). Quant à la mairesse du 20ème arrondissement, son principal souci est de faire taire ceux qui dénoncent ces violences racistes et non ceux de combattre ceux qui les commettent.
10:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : riposte laique, france, islamisation
03.12.2009
Les Juifs pro-minarets, hier et aujourd'hui
Réponse au rabbin Bernheim et à Richard Prasquier
Pierre Itshak Lurçat
Pourquoi donc ces juifs et ces ex-juifs se rallient-ils aux Turcs ou aux musulmans, à tel point qu'en Europe, sinon en Turquie, leur attitude pro-turque passe pour un fait avéré ?
B. Lewis, Les Juifs pro-islamiques *
Dans un article écrit il y a plus de quarante ans, l'historien de l'islam Bernard Lewis analysait un phénomène curieux et peu connu, celui de l'attirance que de nombreux Juifs éprouvaient au dix-neuvième siècle pour les études islamiques, pour l'islam en général et pour l'islam turc en particulier. Cette attirance concernait principalement des intellectuels et des érudits, parmi lesquels on peut citer Gustav Weil (auteur d'une biographie de Mahomet), James Darmesteter, Evariste Levi-Provençal, ou Ignaz Goldhizer – le plus fameux de tous – au sujet duquel un historien turc disait, de retour d'Europe, que ce qu'il y avait vu de plus étonnant était "un professeur juif expliquant le Coran à une classe d'élèves chrétiens..."
Cette anecdote racontée par Lewis m'est revenue à l'esprit, en lisant les déclarations stupéfiantes (et consternantes) de plusieurs dirigeants juifs français au sujet du référendum suisse sur les minarets. Les circonstances ne sont évidemment plus les mêmes, et les motivations qui conduisent Richard Prasquier (au nom du CRIF) et le grand rabbin Bernheim à "déplorer" le résultat de la votation suisse sont avant tout politiques, alors que l'attrait d'un Darmesteter ou d'un Goldhizer pour l'islam était avant tout intellectuel. La comparaison n'est pourtant pas dénuée de sens, car il subsiste sans doute chez Prasquier et chez Bernheim, comme chez Goldhizer, les traces de ce vieil atavisme juif achkénaze qui amenait nos ancêtres de Pologne et d'ailleurs – ayant beaucoup souffert sous le joug d'Esau – à porter un regard empli d'une naïve bienveillance sur notre cousin Ishmaël, réputé plus tolérant...
Dans son article cité plus haut, Lewis aborde brièvement le thème du mythe andalou – c'est-à-dire de la coexistence pacifique entre le judaïsme et l'islam et de la soi-disant tolérance dont bénéficiaient les Juifs et les chrétiens en terre d'islam – mythe auquel succombèrent plusieurs savants juifs au dix-neuvième siècle. Cette croyance romantique était partagée par beaucoup d'écrivains et d'intellectuels non Juifs, qui portaient sur l'islam un regard plein d'intérêt, voire de fascination (contrairement à la thèse mensongère d'Edward Said, qui a connu le succès que l'on sait). Or ce mythe andalou a perduré jusqu'à nos jours et il est aujourd'hui au cœur de la construction politique euroméditerranéenne, à laquelle l'historienne Bat Ye'or a donné le nom d'Eurabia.

On en trouve le lointain écho dans le propos convenu du grand rabbin de France, qui parle de "notre mission de dialogue, de lutte contre les préjugés et de construction d'un avenir commun". Le président du CRIF est plus insidieux, lorsqu'il attribue le résultat de la votation suisse à une "réaction populiste"... Je dois avouer que je ne suis guère surpris d'une telle réaction – avec tout le mépris qu'elle renferme pour l'expression démocratique d'une nation et l'ignorance des motivations véritables qui ont amené les Suisses à interdire la construction de minarets sur leur sol. Dans un livre paru il y a quelques années, Shmuel Trigano avait montré comment le CRIF avait – depuis l'époque Mitterrand – été instrumentalisé par le pouvoir politique français, dans le combat contre l'extrême-droite qui permit au président d'alors de laminer la droite républicaine. Cette instrumentalisation se poursuit aujourd'hui dans le "dialogue judéo-musulman", dont un des épisodes les plus lamentables fut la rencontre CRIF-UOIF, erreur monumentale sur laquelle le CRIF accepta de revenir (du bout des lèvres), lorsqu'il finit par comprendre qu'il était inutile et illogique de dialoguer avec les Frères musulmans en France, tout en approuvant (avec raison) le refus israélien de dialoguer avec le Hamas, branche palestinienne des mêmes Frères musulmans...

Le propos du grand rabbin est certes plus nuancé, puisqu'il convient que "l'opinion des Suisses doit être entendue". Mais il conclut cependant en affirmant qu'il "nous faut agir pour que les Européens changent d'opinion sur l'islam". Cette idée que les Juifs (ou les hommes de religion) auraient un rôle à assumer pour "changer l'image de l'islam" en Europe peut paraître saugrenue, voire scandaleuse. On peut y voir une résurgence de l'attitude de ces Juifs pro-islamiques dont parlait Lewis, qui "firent beaucoup pour inculquer aux esprits d'Occident une appréhension de l'islam ou entraient moins de préjugé et plus de sympathie". Mais ces savants juifs parlaient, eux, du fond de leur bibliothèque, à une époque qui n'avait pas encore connu le réveil de l'islam, sous ses formes les plus radicales et les plus guerrières, du Mufti pronazi al-Husseini jusqu'aux attentats du 11 septembre **.
L'attitude du rabbin Bernheim est d'autant plus incongrue qu'il incarne au plus haut point la survivance de cette idéologie aujourd'hui désuète – dans ce qu'elle a de plus démodé mais aussi de meilleur – que fut le franco-judaïsme. Or rien n'est plus contraire à l'esprit du franco-judaïsme que l'idée selon laquelle les religions pourraient s'exhiber en public – comme le font les Musulmans à Paris tous les vendredis, transformant des rues entières en mosquées – et causer des nuisances, sonores ou autres, à leurs concitoyens par l'appel public à la prière du haut des minarets. J'ai du mal à croire que M. Bernheim, Juif érudit et Français cultivé, ignore tout cela... En rejetant le vote d'une majorité de citoyens suisses, de concert avec les élites politiques et médiatiques en France, il accrédite aussi l'idée fausse et dangereuse que les Juifs appartiendraient aux élites et seraient coupés du peuple, donnant ainsi raison à ceux qui critiquent la lutte exclusive contre l'antisémitisme d'organisations et de personnalités juives, qui restent étonnamment muettes face au racisme antiblanc et anti-occidental qui sévit aujourd'hui en France et en Europe...

Le rabbin Bernheim serait bien inspiré de lire les ouvrages du juriste musulman suisse Sami Aldeeb, farouche opposant aux minarets qui, en conclusion de son livre sur l'avenir des Musulmans en Europe, donne en exemple les Juifs qui ont accédé à la citoyenneté en acceptant les lois de l'Etat. Car c'est bien de cela qu'il s'agit aujourd'hui, en Suisse comme en France : les Musulmans doivent choisir entre la charia et la loi des pays où ils vivent. La question des minarets n'est qu'un aspect restreint de cette question beaucoup plus large, comme l'ont bien compris des millions de citoyens suisses, et comme refuse de le voir notre éminent rabbin. En conclusion, la prise de position de MM. Prasquier et Bernheim ne sert ni les intérêts de la France et de l'Europe, ni ceux des Musulmans en Occident, ni ceux des Juifs et d'Israël.
* In Judaïsm, XVII, 1968, repris dans Le retour de l'islam, Gallimard 1985.
** Voir sur ce sujet le livre fort instructif de Matthias Kuntzel, Djihad et haine des Juifs, éditions de l'Oeuvre 2009.
19:02 Publié dans Islamisation | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : islam, islamisation, suisse, minarets, crif, prasquier
10.11.2009
Révélations sur la collusion entre la police et les musulmans à Barbès
EXCELLENT ARTICLE DE NOS AMIS DE RIPOSTE LAIQUE A LIRE ET A DIFFUSER!
Je m'étonnais naivement dans ces colonnes, il y a quelques semaines, de l'affaire du boycott anti-israélien auquel avait collaboré la municipalité du 18e arrondissement de Paris... Aujourd'hui tout est clair! Le 18e arrondissement est devenue terre d'islam et son maire, M. Daniel VAILLANT, est un dhimmi qui applique en France les lois de la Charia (ou de la République islamique). P.I.L.
Depuis cinq semaines, Riposte Laïque dénonce les prières musulmanes qui ont lieu chaque vendredi dans les rues du quartier Barbès. Ces jours-là, le boulevard Barbès, la rue des Poissonniers et la rue Léon sont occupés par les musulmans, et leurs trottoirs interdits aux non-musulmans pendant toute la prière des musulmans. La rue Polonceau et la rue Myrha, quant à elles, sont totalement confisquées sur plus de 100 mètres : barrées à chaque extrémité par les islamistes des mosquées Polonceau et Myrha, les véhicules et les piétons sont empêchés de les emprunter, et les habitants de ces rues ne peuvent plus ni entrer ni sortir de chez eux pendant toute la durée de la prière. (1)
Nous avons rapporté que cette situation intolérable dure depuis plus de 10 ans, et nous nous sommes élevés contre l’inaction coupable des autorités françaises – aussi bien de la Mairie du 18e arrondissement et de la Mairie de Paris que de la Préfecture de Paris et du gouvernement français – qui laissent un quartier entier de Paris être dirigé par les musulmans.
Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’apporter des révélations choquantes sur la collusion entre la police et les musulmans à Barbès. Car la situation est bien plus grave que ce que nous dénoncions lors des semaines passées : en effet, non seulement la police n’agit pas contre les musulmans bloqueurs de rues, mais encore elle soutient ces derniers contre les non-musulmans, et les laisse délibérément contrôler tout le quartier Myrha-Polonceau pendant la prière du vendredi.
Les barrières bloquant la rue Myrha.
1) Un accord secret entre l’imam de la mosquée Myrha et le commissaire du 18e arrondissement de Paris :
Le 21 septembre 2009, France Ô a diffusé à 20h35 un reportage intitulé "Mosquées de Paris" (rediffusé le mardi 22 septembre à 15h15), dans lequel un passage est consacré à la mosquée de la rue Myrha et au blocage de la rue du même nom. (2)
Dans ce reportage, l’imam actuel de la mosquée de la rue Myrha (mosquée Khalid Ibn Walid), Hamza Sallah, déclare ceci :
– Il y a une quinzaine d’années, donc, j’ai demandé au commissaire de l’époque, si mes souvenirs sont bons c’était monsieur Maucourant, qui était divisionnaire ici dans le 18, et je lui ai posé la question, je lui ai dit « moi, il faut que vous me fermiez la rue, je ne veux pas d’incidents », donc il a fait… donc ensemble nous avons pris la décision de fermer la rue, à midi, pendant l’heure des prières, où on met des barrières, mais ce n’est pas suffisant. »
Dans le même reportage, Hamou Bouakkaz, adjoint au maire de Paris, chargé de la démocratie locale et de la vie associative, élu conseiller de Paris le 16 mars 2008, membre du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés, apporte les précisions suivantes :
– Les arrangements comme ça avec le commissariat du coin, c’est des arrangements qui sont portés par personne, si le commissaire s’est pas couvert, et… le commissaire demain on veut le changer, l’arrangement il est foutu… Aujourd’hui, c’est un modus vivendi qui paraît rationnel… Si l’arrangement, ça fait 17 ans qu’il dure, pourquoi ne pas le formaliser dans une convention officielle ? Parce que faudra écrire des choses que les gens veulent pas écrire. Ils veulent pas écrire que ils vont mettre des barrières pour que la pratique du culte se fasse, qu’ils vont empêcher les voitures de passer… parce que sinon, ils, comment dire, ils banaliseraient, ils autoriseraient une occupation illicite du domaine public. »
Ainsi, un accord secret a été passé entre la police et les musulmans de Barbès, il y a déjà une quinzaine d’années, au terme duquel la police laisse les musulmans bloquer la rue Myrha chaque vendredi pendant la prière ! Blocage qui, de l’aveu même de l’adjoint au maire de Paris, constitue une occupation illicite du domaine public ! Ainsi, dans le quartier islamisé de Barbès, la police cautionne-t-elle un comportement illégal !
En 2004, le commissaire divisionnaire Roland Maucourant, artisan de cet accord secret avec les musulmans du 18e arrondissement, a été remplacé par le commissaire divisionnaire Alain Gibelin, sans que rien ne change sur le terrain : le commissaire Gibelin accepte donc lui aussi que les musulmans bloquent les rues du quartier Barbès chaque vendredi pour leur prière ! (3)
2) Complicité des policiers avec les musulmans bloqueurs de rues :
Au début de l’extrait du reportage de France Ô sur les "Mosquées de Paris", on peut voir une voiture de police, arrêtée devant les barrières de la rue Myrha, dont les occupants discutent paisiblement avec les musulmans bloqueurs. Toute personne qui s’est trouvée dans le quartier Myrha-Polonceau le vendredi a pu constater que les policiers ne prennent aucune mesure pour libérer les rues confisquées par les musulmans : l’auteur a vu, le vendredi 9 octobre, des policiers verbaliser des voitures au début de la rue de Laghouat, à seulement 20 mètres des barrières de la rue Myrha ! Ainsi, au moment-même où des rues entières sont volées par des musulmans en plein centre de Paris, les policiers, au courant de ce délit, ne trouvent-ils rien de plus urgent à faire que de continuer leur train-train quotidien, sans intervenir pour mettre fin à cette occupation illicite du domaine public !
Mais il y a plus grave : le vendredi 23 octobre 2009, au croisement de la rue Myrha et de la rue Léon, l’auteur a entendu un policier déclarer, depuis la fenêtre de son fourgon arrêté devant les barrières, à une femme qui s’apprêtait à traverser la rue Léon couverte de tapis de prières surmontés de musulmans, ceci :
– Non c’est pas à vous là quand même, non c’est pas à vous maintenant ! » (4)
La femme ainsi apostrophée par le policier lui répondit : « Ben tout ça c’est bien beau, mais je travaille aussi », puis elle se lança dans un exercice d’équilibriste pour franchir la rue Léon en marchant dans les interstices de bitume entre les tapis.
Le policier, à la fenêtre du fourgon, vient de déclarer à cette femme qu’elle n’a pas à traverser la rue Léon pendant que les musulmans y prient !
Ainsi, des policiers du 18e arrondissement admonestent-ils des non-musulmans qui veulent simplement pouvoir se déplacer dans le domaine public ! Ainsi des policiers du 18e arrondissement prennent-ils fait et cause pour les musulmans bloqueurs de rues !
Et il ne s’agit pas là d’un cas isolé : des femmes qui s’étaient fait refouler de la rue Myrha par les employés de la mosquée, et qui voulaient porter plainte auprès des policiers, se sont vu répondre par ceux-ci : « Mais c’est normal, c’est la grande prière ! » (5)
3) Les policiers laissent les musulmans gérer la circulation à leur place :
Au commencement de la rue des Poissonniers, sur le boulevard Barbès, c’est une autre scène qui a lieu chaque vendredi : des employés de la mosquée, portant sur le bras gauche un brassard orange marqué "Sécurité", règlent la circulation à la place de la police.
Un membre de la police musulmane parallèle, réglant la circulation au début de la rue des Poissonniers.
SUITE (ET PHOTOS) SUR LE SITE RIPOSTE LAIQUE
10:06 Publié dans Islamisation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : islamisation, barbes, daniel vaillant, dhimmi de l'islam
01.06.2009
L'islamisation de l’Europe : Conversions, subversion et soumission
FRANCE-ISRAËL
Alliance Général Kœnig
Paul LANDAU
Ecrivain et chercheur spécialiste des mouvements islamistes
qui présentera et dédicacera son dernier ouvrage
Enquête sur les convertis à l'islam radical
Editions du Rocher
Mardi 16 juin 2009
à 20h30
Salon Amphi Pereire
100 Bld Pereire 75017 Paris
Métro
: Pereire – ligne 3 – RER : Ligne C
PAF : 12 € - PAF par couple : 20 €
Nombre de places limitées – réservation demandée - Entrée libre pour les étudiants
Inscriptions au 01 47 20 79 50
16:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : islamisation, europe, paul landau, conference
30.04.2009
Des mosquées à n’en plus finir en France et en Europe ! (M. Vidal)
Je reproduis l'article de Maurice Vidal de l'excellent site RIPOSTE LAIQUE qui aborde un sujet sensible et quasiment tabou : l'islamisation de la France, sous couvert de "droit au respect" et d'exercice du culte musulman. Et qui pose LA question : "Quand les mosquées seront la Charte de la nouvelle Europe, que sera donc l’Europe ?"
Voilà pourquoi « il paraît souhaitable que des lieux officiels et « ouverts » soient créés » afin que les musulmans puissent adorer leur Dieu sans se cacher, quitte à ce que les municipalités aident « de manière indirecte ces lieux de culte à se créer en toute visibilité ».
Ainsi parle Philippe de Longevialle, président du Modem de l’Isère – qui incarne, à l’égard de l’islam, la position de la plupart des maires de France.
Evidemment, ce monsieur est en accord avec sa conscience d’élu : agissant en fonction des demandes de la population dont il a la charge, il respecte le jeu démocratique. Et l’on comprend soudainement pourquoi la laïcité est lettre morte à Mayotte, où la population est musulmane à 90 % ! Certes, ce monsieur avoue contourner la loi de 1905, dont l’article 2 stipule que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte », mais ce n’est pas grave : faute avouée est à moitié pardonnée ! Et puis, tout le monde sait qu’en favorisant un islam de tolérance, on en limite un autre, dont on dit qu’il est radical. Ce faisant, on oublie que le second n’existerait pas sans le premier... mais passons : le confort mental mérite bien quelques simplifications !

Il reste que de nombreuses questions demeurent. Comment se fait-il, par exemple, qu’il faille surveiller les imams ? Surveillons-nous les rabbins, les prêtres ou les pasteurs ? Surveillons-nous les Témoins de Jéhovah, les Mormons, les évangélistes, les bouddhistes, les Adventistes du Septième Jour ? La laïcité leur est-elle un problème ? En conséquence, comment se fait-il qu’elle en soit un pour les musulmans, et pire, pour nos élus eux-mêmes sitôt qu’ils se trouvent confrontés à des musulmans ? Par quelle aberration la solution à ce problème ne vise-t-elle qu’à éviter la colère de ces derniers ? Pourquoi cette colère effraie-t-elle nos élus au point de n’être expliquée que par la sempiternelle « marginalisation d’une population en voie de radicalisation », pour reprendre les propos de Louis Marie Joguet, vice-président du Modem-Vendée et maire de la commune de Mallièvre ? Que peut, par ailleurs, signifier le terme de « marginalisation » appliqué à une population qui, en France, atteindra vingt millions d’âmes avant 2020 ? Plus encore, comment mettre sur un pied d’égalité l’identité de la République laïque et celle d’un ordre politico-religieux étranger à nos valeurs ? Et si nous savons qu’il y a là une dangereuse antinomie, pourquoi nous y enfonçons-nous toujours plus ? Pourquoi soutenir avec Pierre le Guérinel, président du Modem des Yvelines, que « la loi de 1905 ne concerne pas, à proprement parler, la laïcité – qui relève d’un autre domaine – mais la séparation des pouvoirs » (sic !) ?
Bref, pourquoi déshabiller Marianne ? Pour la revêtir plus aisément d’une burqa ?
A coups de billevesées aussi énormes, il semble bien que cela soit possible. Et d’ailleurs, qu’est-ce qui ne serait pas possible pour des élus de cet acabit ? L’inconvénient, c’est que lorsque tout est possible, les scénarios catastrophes le sont aussi, et, n’en déplaise à quiconque, la France des mosquées en est un !
Comment ? Les musulmans n’ont-ils pas le droit d’avoir leurs lieux de culte ? Chaque religion n’a-t-elle pas ce droit-là ?
Oui, mais il serait peut-être utile de se demander ce que cultive le culte, car si le « culte » est un « hommage rendu à la divinité », cet hommage dépend de la divinité honorée.
On l’aura compris : tous les cultes ne véhiculent pas le même message, car ils n’honorent pas tous le même Dieu. Il suffit donc qu’un Dieu promette le feu éternel à ceux qui n’obéissent point à sa Parole (Sourate 4, verset 14), ou établisse l’inégalité des sexes (Sourate 4, verset 34), pour que son lieu de culte devienne ipso facto un problème ! Et ce problème ira en s’aggravant tant que nos élus ne seront pas capables de le penser comme problème.
Pourtant, il y a urgence : alors que Vincent Delahaye, maire de Massy, inaugure solennellement le panneau du permis de construire d’une mosquée-minaret gigantesque, une association musulmane, membre de l’Union des Organisations Islamiques de France, écrit dans son bulletin mensuel que « des gens modestes, sortis du désert d’Arabie avec comme seule puissance celle de leur foi, ont pu conquérir le monde » ! Alors que le ministère de l’Intérieur nous apprend que les pouvoirs publics apportent désormais 30 % des fonds nécessaires à l’édification des lieux de culte musulmans, un nombre considérable d’élus persistent à fouler aux pieds les lois de la République en finançant la construction de mosquées. Alors que l’invraisemblable vient de se produire dans l’enceinte des Nations Unies, où une séance de travail a débuté par la prière musulmane ( !), nous continuons à ancrer l’Europe dans l’islam en en matérialisant la présence par la construction de mosquées.
Mais ne comprendrons-nous jamais qu’il y a dans cette exigence musulmane de constructions de mosquées la volonté affichée de notre éradication culturelle ? Quand les mosquées seront la Charte de la nouvelle Europe, que sera donc l’Europe ? Les minarets ne sont-ils pas déjà les marqueurs idéologiques d’une Europe revue et corrigée par les musulmans ? Quelle autre religion exige sans cesse la construction de lieux de culte ? Quelle autre religion se pense en termes d’implantation territoriale ? Comment pouvons-nous avoir des yeux et ne pas voir ? Si encore nous modérions l’islam en le sortant des « caves » ! Mais c’est l’inverse qui est vrai : plus l’islam est visible, plus il est fort. Plus il est fort, plus il entend être visible ! Faut-il rappeler ce qu’est l’islam en terre d’Islam ? N’est-ce pas en terre d’Islam qu’il a la visibilité maximale ? N’est-ce pas là qu’il applique la charia dans ce qu’elle a d’incompatible avec le monde occidental, comme le montrent la répudiation, la polygamie, le voile, les châtiments corporels, la lapidation ou la décapitation ?
L’absence de modération de l’islam ne provient pas de ce qu’il serait relégué dans des « caves » : elle provient de son texte fondateur. Or, ce texte n’est pas rectifiable : il est la « rectitude » même, c’est-à-dire la « droiture », et cette « droiture » vaut en tout temps et en tout lieu, car elle émane de Dieu ! Pour le musulman, la religion ne saurait être un concept : c’est le réel en acte. Faire un pas sur cette terre, c’est marcher dans le champ d’Allah. La France, comme l’Europe, appartient à ce champ ! Voilà ce que nos responsables politiques n’ont toujours pas saisi, ou s’entêtent à ne pas vouloir saisir ! Voilà le sens des demandes permanentes de mosquées en France et en Europe !
Maurice Vidal
20:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : islam, islamisation, france
29.09.2008
Conférence de Geert Wilders à NY sur l’Alliance des patriotes
"La guerre contre Israël n’est pas une guerre contre Israël. C’est une guerre contre l’Occident. C’est le djihad. Israël reçoit tout simplement les coups qui nous sont destinés à nous tous. Si il n’y avait pas eu d’Israël, l’impérialisme islamique aurait trouvé d’autres lieux où déployer son énergie et sa volonté de conquête. Grâce aux parents d’Israël qui envoient leurs enfants à l’armée et restent éveillés la nuit, les parents en Europe et en Amérique peuvent dormir en paix et rêver, inconscients de la menace qui se profile".
L'homme qui parle ainsi n'est pas un homme politique israélien, ni meme juif. Il s'appelle Geert Wilders, il est député du Parti de la liberté au Parlement néerlandais et c'est une des rares voix lucides et courageuses en Europe aujourd'hui.
[Reproduit du site Point de Bascule]
dimanche 28 septembre 2008, par Annie Lessard, Marc Lebuis
« C’est difficile d’être optimiste face à l’islamisation de l’Europe. Nous sommes en train de perdre. Le pire, c’est la trahison des élites. Les milieux universitaires, les artistes, les médias, les syndicats, les églises, le monde des affaires, l’establishment politique au grand complet couchent avec l’islam et nous demandent de renoncer à nos libertés en chantant Kumbaya. Nos élites dilapident notre précieux héritage en transigeant avec les mollahs et les imams, ce que nos enfants ne nous pardonneront jamais. Mais il y a espoir. Des mouvements de base d’organisent. La nouvelle Alliance des patriotes en sera l’épine dorsale ».
Traduction de la conférence donnée le 25 septembre dernier par Geert Wilders, député du Parti de la liberté au Parlement néerlandais, pour le Hudson Institute à l’hôtel Four Seasons de New York. Le texte original du discours est affiché sur le site Jihadwatch. Geert Wilders a présenté la nouvelle Alliance des patriotes, et annoncé la conférence des parlementaires européens qui se réunira à Jérusalem en décembre 2008 sous le thème Facing Jihad, dont nous avons parlé dans notre brève du 5 septembre.
Chers amis,
Grand merci de m’avoir invité. C’est fantastique d’être au Four Seasons. Je viens d’un pays qui n’a qu’une saison, la saison des pluies qui commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre. Lorsque nous avons trois jours ensoleillés de suite, le gouvernement déclare une urgence nationale. Alors Four Seasons, c’est nouveau pour moi.
C’est génial d’être à New York. Quand je vois les gratte-ciel et les tours à bureaux, je pense à ce qu’a dit Ayn Rand : « Le ciel de New York et la volonté de l’homme rendue visible ». Bien sûr, sans les Hollandais vous ne seriez nulle part, vous chercheriez encore comment acheter cette île des Indiens. Mais nous sommes heureux de l’avoir fait pour vous. Et en toute honnêteté, vous avez fait un bien meilleur boulot que ce que nous aurions possiblement fait.
Je viens en Amérique porteur d’une mission. Ça ne va pas bien dans le vieux continent. Un énorme danger menace, et il est très difficile d’être optimiste. Nous pourrions être dans la phase finale de l’islamisation de l’Europe. Ce n’est pas seulement un danger clair et immédiat pour l’avenir de l’Europe elle-même, c’est aussi une menace pour l’Amérique et la survie même de l’Occident. Le danger que je perçois à l’horizon est celui d’une Amérique seule. Les États-Unis comme le dernier bastion de la civilisation occidentale, face à une Europe islamique. Dans une génération ou deux, les États-Unis se demanderont : qui a perdu l’Europe ? Des patriotes de toute l’Europe risquent leur vie chaque jour pour empêcher ce scénario de devenir réalité.
Mon court exposé se compose de 4 parties.
Je vais d’abord décrire la situation sur le terrain en Europe. Je vais ensuite parler brièvement de l’islam. Enfin, si vous êtes encore ici, je vais dire quelques mots du film que vous venez de voir. Pour terminer, je vais vous parler d’une conférence à Jérusalem.
Europe - Un état des lieux
L’Europe que vous connaissez est en train de changer. Vous avez probablement vu les grands points de repères. La Tour Eiffel, Trafalgar Square, les constructions antiques de Rome et peut-être les canaux d’Amsterdam. Ils sont toujours là, et ils ne semblent pas avoir changé depuis 100 ans.
Mais dans toutes ces villes, parfois à quelques pâtés de maison de votre destination touristique, il y a un autre monde, un monde que très peu de visiteurs voient - et qui n’apparaît pas dans votre guide touristique. C’est le monde de la société parallèle créée par la migration massive des musulmans. À travers toute l’Europe, une nouvelle réalité s’affirme : des quartiers complètement musulmans où très peu de citoyens de souche résident, ou sont même vus. S’ils sont vus, ils pourraient le regretter. Cela vaut aussi pour la police.
C’est le monde des foulards islamiques, des femmes déambulant sous des tentes informes avec des poussettes et une ribambelle d’enfants. Leurs maris, ou propriétaires d’esclaves si vous préférez, marchent trois pas en avant. Avec des mosquées un peu partout. Les magasins ont des enseignes que vous et moi ne pouvons lire. Il vous sera difficile de trouver une quelconque activité économique. Ces ghettos musulmans sont contrôlés par des fanatiques religieux. Ces quartiers sont musulmans, et ils poussent comme des champignons dans toutes les villes à travers l’Europe. Ce sont les fondations d’un contrôle territorial d’une part croissante de l’Europe, rue par rue, quartier par quartier, ville par ville.
Il y a maintenant des milliers de mosquées dans toute l’Europe, avec des congrégations plus nombreuses que dans les églises. Dans chaque ville européenne, il est prévu de construire des méga mosquées qui surplomberont n’importe quelle église dans la région. Le message est clair : nous dominons.
La population de nombreuses villes européennes est déjà à 25% musulmane : prenez seulement Amsterdam, Marseille et Malmö en Suède. Dans de nombreuses villes, la majorité des moins de 18 ans sont musulmans. Paris est maintenant encerclé par des quartiers musulmans. Mohammed est le nom le plus populaire chez les garçons dans de nombreuses villes. Dans certaines écoles primaires d’Amsterdam, la ferme ne peut plus être mentionnée parce que cela signifierait aussi de mentionner le porc, ce qui serait une insulte pour les musulmans. Beaucoup d’écoles en Belgique et au Danemark ne servent plus que de la nourriture halal à tous les élèves. À Amsterdam, une ville autrefois tolérante, les gays sont agressés presque exclusivement par des musulmans.
Les non musulmanes entendent régulièrement « pute, pute ». Les antennes paraboliques ne pointent pas vers des stations de TV locales, mais vers des stations du pays d’origine. En France, les enseignants sont invités à éviter les auteurs considérés comme offensants pour les musulmans, y compris Voltaire et Diderot. Il en va de même de plus en plus pour Darwin. Dans de nombreux cas, l’histoire de l’Holocauste ne peut plus être enseignée en raison des sensibilités musulmanes. En Angleterre, des tribunaux de la charia font maintenant officiellement partie du système juridique britannique.
De nombreux quartiers en France sont des zones interdites aux femmes non voilées. La semaine dernière, un homme est presque mort après avoir été roué de coups par des musulmans à Bruxelles parce qu’il buvait de l’alcool pendant le Ramadan. Les Juifs fuient la France en nombre record à cause de la pire vague d’antisémitisme depuis la Seconde Guerre mondiale. Le français est maintenant couramment parlé dans les rues de Tel-Aviv et de Netanya en Israël. Je pourrais continuer éternellement avec de telles histoires. Des histoires sur l’islamisation.
Un total de 54 millions de musulmans vit aujourd’hui en Europe. L’Université de San Diego a récemment calculé que pas moins de 25% de la population européenne sera musulmane dans à peine 12 ans. Bernard Lewis a prédit une majorité musulmane avant la fin du siècle. Ce ne sont que des chiffres. Et les chiffres ne seraient pas une menace si les immigrants musulmans avaient un fort désir de s’intégrer. Mais il y a peu de manifestation d’une telle volonté.
Le Pew Research Center a signalé que la moitié des Français musulmans considèrent que leur loyauté à l’islam passe avant leur loyauté à la France. Un tiers des Français musulmans ne s’opposent pas à des attentats-suicide. Le British Centre for Social Cohesion a indiqué que le tiers des étudiants musulmans britanniques sont en faveur d’un califat mondial. Une étude néerlandaise a signalé que la moitié des musulmans néerlandais disent « comprendre » les attaques du 11/9.
Les musulmans exigent ce qu’ils appellent le « respect ». Et voilà comment nous leur manifestons du respect. Nos élites sont prêtes à faire des concessions. À capituler. Dans mon propre pays, nous sommes passés d’une demande par un membre du cabinet à reconnaître les fêtes musulmanes comme des jours fériés officiels, à des déclarations d’un autre membre du cabinet que l’islam fait partie de la culture néerlandaise, à l’affirmation par le Procureur général démocrate-chrétien qu’il est prêt à accepter la charia aux Pays-Bas s’il y a une majorité musulmane. Nous avons des membres du cabinet avec des passeports marocains et turcs.
Les exigences des musulmans sont appuyées par des comportements illégaux, allant de la petite délinquance et de la violence aveugle, par exemple contre les ambulanciers et les conducteurs de bus, aux émeutes à petite échelle. Paris a connu des soulèvements dans les banlieues à faibles revenus. Certains préfèrent n’y voir que des incidents isolés, mais j’appelle cela une Intifada musulmane. J’appelle les auteurs de ces actes des « colons ». Parce que c’est ce qu’ils sont. Ils ne viennent pas pour s’intégrer dans nos sociétés, ils viennent pour intégrer notre société dans leur Dar-al-Islam. Par conséquent, ils sont des colons.
Une grande partie de la violence de rue dont j’ai parlé est dirigée exclusivement contre les non-musulmans, forçant un grand nombre de personnes à quitter leur quartier, leur ville, leurs pays.
Les politiciens hésitent à prendre position contre cette charia insidieuse. Ils croient en l’égalité de toutes les cultures. En outre, plus prosaïquement, les musulmans sont désormais un bloc de votes à ne pas ignorer.
Nos nombreux problèmes avec l’islam ne peuvent être expliqués par la pauvreté, la répression ou le passé colonial européen, comme l’affirme la gauche. Ça n’a pas non plus quelque chose à voir avec les Palestiniens ou les troupes américaines en Irak. Le problème, c’est l’islam lui-même.
Islam 101
Permettez-moi de vous donner un bref cours d’islam 101. La première chose que vous devez savoir au sujet de l’islam est l’importance du Coran. Le Coran est la parole même d’Allah, révélée par un ange à Mahomet, le prophète. C’est là que le problème commence. Chaque mot dans le Coran est la parole d’Allah, et n’est donc pas ouverte aux débats ou à l’interprétation. Il est valable pour tous les musulmans et pour tous les temps. Par conséquent, il n’y a pas une telle chose que l’islam modéré. Bien sûr, il y a beaucoup de musulmans modérés. Mais un islam modéré, ça n’existe pas.
Le Coran appelle à la haine, à la violence, à la soumission, au meurtre et au terrorisme. Le Coran demande aux musulmans de tuer les non-musulmans, de terroriser les non-musulmans et de s’acquitter de leur devoir de faire la guerre : le djihad violent. Le djihad est un devoir pour chaque musulman, l’islam est appelé à gouverner le monde - par l’épée. Le Coran est clairement anti-sémite, décrivant les Juifs comme des singes et des porcs.
La deuxième chose que vous devez savoir est l’importance de Mahomet le prophète. Son comportement sert d’exemple à tous les musulmans et ne peut pas être critiqué. Si Mahomet avait été un homme de paix, disons un mélange de Gandhi et de Mère Teresa, il n’y aurait pas de problème. Mais Mahomet était tout à la fois un chef de guerre, un tueur en série, un pédophile, et un polygame. La tradition islamique nous raconte comment il a combattu, comment il a tué ses ennemis et a même fait exécuter des prisonniers de guerre. Mahomet lui-même a exterminé la tribu juive de Banu Qurayza. Il a donné des conseils sur l’esclavage mais n’a jamais conseillé de libérer les esclaves. L’islam n’a pas d’autre morale que la propagation de l’islam. Si c’est bon pour l’islam, c’est bon. Si c’est mauvais pour l’islam, c’est mauvais. Il n’y a pas de zone grise ni une autre face.
Le Coran comme parole authentique d’Allah, et Mahomet comme le modèle de l’homme parfait, sont les deux plus importantes facettes de l’islam.
Ne laissez personne vous tromper au sujet de l’islam comme religion. Bien sûr, il y a un dieu, et un au-delà, et 72 vierges. Mais dans son essence l’islam est une idéologie politique. Il s’agit d’un système qui fixe des règles détaillées pour la société et la vie de chaque personne. L’islam veut dicter tous les aspects de la vie. Islam signifie « soumission ». L’islam n’est pas compatible avec la liberté et la démocratie, parce que ce qu’il cherche est la charia. Si vous voulez comparer l’islam à quelque chose, comparez-le au communisme ou au national-socialisme, ce sont toutes des idéologies totalitaires.
C’est ce que vous devez savoir au sujet de l’islam pour comprendre ce qui se passe en Europe. Pour des millions de musulmans, le Coran et la vie de Mahomet ne datent pas de 14 siècles, mais sont une réalité quotidienne, un idéal qui guide tous les aspects de leur vie. Maintenant vous savez pourquoi Winston Churchill appelle l’islam « la force la plus rétrograde qui existe dans le monde », et pourquoi il a comparé à Mein Kampf au Coran.
Ce qui m’amène à mon film, Fitna.
Je suis un député et non un réalisateur. Mais je sentais que j’avais le devoir moral d’éduquer au sujet de l’islam. Le devoir de préciser que le Coran est au coeur même de ce que certains appellent le terrorisme, mais qui en réalité, est le djihad. Je voulais montrer que les problèmes de l’islam sont au cœur de l’islam plutôt qu’à sa périphérie.
Dès qu’il a été rendu public, mon projet de film a provoqué tout un émoi aux Pays-Bas et dans toute l’Europe. Il y a d’abord eu une tempête politique, avec des leaders gouvernementaux sur l’ensemble du continent en état de pure panique. Le niveau d’alerte terroriste aux Pays-Bas a été relevé en raison de possibles attaques ou d’une révolte de notre population musulmane. La branche néerlandaise de l’organisation islamique Hizb ut-Tahrir a déclaré que les Pays-Bas étaient dus pour un attentat. Il y a eu une série d’incidents à l’échelle internationale. Les Talibans ont menacé d’organiser d’autres attaques contre les troupes néerlandaises en Afghanistan, et un site Web lié à Al-Qaida a publié le message que je devais être tué, tandis que différents muftis au Moyen-Orient ont déclaré que je serais responsable de toutes les effusions de sang qui suivraient la projection du film.
En Afghanistan et au Pakistan, le drapeau néerlandais a été brûlé à plusieurs reprises. J’ai été brûlé en effigie. Le président indonésien a annoncé que je ne serais plus jamais admis en Indonésie, tandis que le Secrétaire général des Nations Unies et l’Union européenne ont lâchement publié des déclarations dans le même sens que celles faites par le gouvernement néerlandais. Je pourrais continuer ainsi de suite. C’était une honte totale, une capitulation.
Une pléthore de problèmes juridiques a également suivi, et ce n’est pas encore la fin. Présentement, la Jordanie me poursuit. Juste la semaine dernière, il y a eu de nouveaux rapports d’agences de sécurité sur un niveau accru d’alerte terroriste aux Pays-Bas en raison de Fitna.
La conférence de Jérusalem
J’aimerais maintenant dire quelques mots au sujet d’Israël. Parce que, très bientôt, nous nous réunirons dans sa capitale. La meilleure façon pour un politicien en Europe de perdre des voix est de dire quelque chose de positif au sujet d’Israël. Le public a accepté de tout cœur la version palestinienne, et considère Israël comme l’agresseur. Je vais quand même continuer à parler en faveur d’Israël. Pour moi, prendre la défense d’Israël est une question de principe. J’ai vécu dans ce pays et je l’ai visité des dizaines de fois. Je soutiens Israël. Tout d’abord, parce que c’est la patrie des Juifs après deux mille ans d’exil jusqu’à et y compris Auschwitz, d’autre part parce que c’est une démocratie, et ensuite parce que Israël est notre première ligne de défense.
Samuel Huntington l’écrit de manière judicieuse : « L’islam a des frontières sanglantes ». Israël est situé précisément sur cette frontière. Ce petit pays est situé sur la ligne de faille du djihad, frustrant l’avancée territoriale de l’islam. Israël fait face à la ligne de front du djihad, tout comme le Cachemire, le Kosovo, les Philippines, la Thaïlande du Sud, le Darfour au Soudan, le Liban, et la province d’Aceh en Indonésie. Israël est tout simplement en travers du chemin, comme l’était Berlin Ouest pendant la guerre froide.
La guerre contre Israël n’est pas une guerre contre Israël. C’est une guerre contre l’Occident. C’est le djihad. Israël reçoit tout simplement les coups qui nous sont destinés à nous tous. Si il n’y avait pas eu d’Israël, l’impérialisme islamique aurait trouvé d’autres lieux où déployer son énergie et sa volonté de conquête. Grâce aux parents d’Israël qui envoient leurs enfants à l’armée et restent éveillés la nuit, les parents en Europe et en Amérique peuvent dormir en paix et rêver, inconscients de la menace qui se profile.
Nombreux sont ceux en Europe qui plaident en faveur de l’abandon d’Israël pour répondre aux griefs de nos minorités musulmanes. Mais si Israël, Dieu nous en garde, devait être perdu, cela n’apporterait aucun réconfort à l’Occident. Cela ne signifierait pas que nos minorités musulmanes changeraient soudainement leur comportement et accepteraient nos valeurs. Au contraire, la fin d’Israël serait un énorme encouragement pour les forces de l’islam.
Ils verraient, à juste titre, la disparition d’Israël comme la preuve que l’Occident est faible, et voué à l’échec. La fin d’Israël ne signifierait pas la fin de nos problèmes avec l’islam, mais seulement le début. Ce serait le signe du début de la bataille finale pour la domination du monde. S’ils peuvent avoir Israël, ils peuvent tout avoir. Par conséquent, ce n’est pas que l’Occident a des intérêts en Israël. Il est Israël.
Il est très difficile d’être optimiste face à l’islamisation croissante de l’Europe. Tous les courants sont contre nous. Sur tous les fronts, nous sommes en train de perdre. La dynamique démographique favorise l’islam. L’immigration musulmane est encore une source de fierté au sein des partis libéraux au pouvoir. Les milieux universitaires, les artistes, les médias, les syndicats, les églises, le monde des affaires, l’establishment politique au grand complet s’est converti à la théorie suicidaire du multiculturalisme.
Des soi-disant journalistes se portent volontaires pour étiqueter quiconque critique l’islamisation comme étant un « extrémiste de droite » ou un « raciste ». L’ensemble de l’establishment a pris partie pour notre ennemi. Tous les gauchistes, les libéraux et les démocrates-chrétiens couchent maintenant avec l’islam. C’est la chose la plus douloureuse à voir : la trahison de nos élites. À cette période dans l’histoire de l’Europe, nos élites sont censées faire preuve de leadership. Se porter à la défense de siècles de civilisation. Défendre notre patrimoine. Rendre hommage à nos valeurs judéo-chrétiennes éternelles qui ont fait de l’Europe ce qu’elle est aujourd’hui. Mais il y a très peu de signes d’espoir au niveau gouvernemental.
Sarkozy, Merkel, Brown et Berlusconi reconnaissent probablement la gravité de la situation en privé. Mais lorsque la petite lumière rouge s’allume, ils fixent la caméra et nous disent que l’islam est une religion de paix, et que nous devrions tous essayer de nous entendre gentiment et chanter Kumbaya. Ils participent volontiers à ce que le Président Reagan a si justement appelé « la trahison de notre passé, la dilapidation de notre liberté ».
Si il y a un espoir pour l’Europe, il vient du peuple et non des élites. Le changement ne peut venir que d’initiatives populaires. Il doit venir des citoyens eux-mêmes. Pourtant, ces patriotes devront confronter l’ensemble de l’establishment politique, juridique et médiatique.
Au cours des dernières années, il y a eu quelques signes, modestes mais encourageants, d’une renaissance de l’esprit européen des origines. Peut-être que les élites tournent le dos à la liberté, mais pas le public. Dans mon pays, les Pays-Bas, 60% de la population voit l’immigration de masse des musulmans comme l’erreur politique numéro un depuis la Seconde Guerre mondiale. Et un autre 60% voit l’islam comme la plus grande menace à notre identité nationale. Je ne pense pas que l’opinion publique aux Pays-Bas soit très différente de celle des autres pays européens.
Contre toute attente, il y a une augmentation du nombre de partis patriotiques qui s’opposent au djihad. Mon propre parti a fait ses débuts il y a deux ans, avec 5% des voix. Il est maintenant à 10% dans les sondages. Il en va de même de tous les partis aux vues similaires en Europe. Ils militent contre l’establishment libéral et gagnent du terrain sur la scène politique, un électeur à la fois.
Pour la première fois, ces partis patriotiques vont maintenant se réunir et échanger leurs expériences. Ce pourrait être le début de quelque chose de gros. Quelque chose qui pourrait changer la carte de l’Europe pour les décennies à venir. Ce pourrait aussi être la dernière chance de l’Europe.
En décembre 2008, une conférence aura lieu à Jérusalem. Grâce au professeur Aryeh Eldad, un membre de la Knesset, nous serons en mesure de regarder Fitna à la Knesset et de discuter du djihad. Nous organisons cet événement en Israël pour mettre l’accent sur le fait que nous sommes tous dans le même bateau en même temps, et qu’Israël fait partie de notre patrimoine commun. Les participants seront sélectionnés. Aucune organisation raciste ne sera admise. Et nous n’admettrons que les partis qui sont solidement démocratiques.
Cette conférence sera le début d’une Alliance des patriotes européens. Cette alliance sera l’épine dorsale de tous les organismes et partis politiques qui s’opposent au djihad et à l’islamisation. Je sollicite votre appui à cette Alliance.
Cette initiative pourrait est cruciale pour l’Amérique et l’Occident. L’Amérique peut s’accrocher au rêve que grâce à sa situation géographique, elle est à l’abri du djihad et de la charia. Mais il y a sept ans, jour pour jour, il y avait encore de la fumée sortant de Ground Zero à la suite d’attentats qui ont réduit ce rêve à néant. Pourtant, il existe un danger encore plus grand que des attaques terroristes, c’est le scénario de l’Amérique comme le seul rempart.
Les lumières pourraient s’éteindre sur l’Europe plus vite que vous pouvez imaginer. Une Europe islamique, c’est une Europe sans liberté ni démocratie, une économie en déroute, un cauchemar intellectuel, et une perte de puissance militaire pour l’Amérique alors que ses alliés se transformeront en ennemis, des ennemis avec des bombes atomiques. Avec une Europe islamique, il reviendrait à l’Amérique seule de préserver l’héritage de Rome, d’Athènes et de Jérusalem.
Chers amis, la liberté est le bien le plus précieux. Ma génération n’a jamais eu à se battre pour cette liberté, elle nous a été offerte sur un plateau d’argent par des personnes qui se sont battues pour elle au prix de leur vie. À travers toute l’Europe, des cimetières américains nous rappellent les jeunes garçons qui ne sont jamais rentrés à la maison, et dont nous chérissons la mémoire.
Cette liberté n’appartient pas à ma génération, nous en sommes seulement les dépositaires. Nous devons léguer cette liberté durement conquise aux enfants de l’Europe dans l’état dans lequel elle nous a été transmise. Nous ne pouvons pas la compromettre en transigeant avec des mollahs et des imams. Les générations futures ne nous le pardonneraient jamais. Nous ne pouvons dilapider nos libertés. Nous n’avons tout simplement pas le droit de le faire.
Ce n’est pas la première fois que notre civilisation est menacée. Nous avons connu des dangers avant. Nous avons été trahis par nos élites avant. Elles ont déjà pris partie pour nos ennemis. Et pourtant, la liberté a gagné.
Nous ne vivons pas une époque où on peut pratiquer l’apaisement, la capitulation, la renonciation ou l’abandon. Ce ne sont pas des temps où on peut prendre exemple sur M. Chamberlain. Nous vivons des temps où il faut se rappeler les leçons de M. Churchill et les paroles qu’il a prononcées en 1942 :
« N’abandonnez jamais. N’abandonnez jamais. Jamais, au grand jamais, n’abandonnez jamais en rien, si ce n’est pour l’honneur et le bon sens. Ne cédez jamais à la force. Ne cédez jamais à l’apparente puissance écrasante de l’ennemi. »
10:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : islamisation, europe, resistance, trahison des elites
















