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ilan halimi

  • Procès des assassins d'Ilan Halimi z.l. : les Barbares sont toujours parmi nous...

    Alors que le procès du "gang des Barbares" s'ouvre cette semaine devant la cour d'assises de Paris, il est édifiant de visionner ce reportage consacré à la cité de Bagneux dont sont issus les tortionnaires et les assassins d'Ilan Halimi z.l.

     

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    Ilan Halimi z.l.

     

    Le jeune journaliste de France 24 y fait parler des habitants et des "jeunes" de la cité, qui se murent dans le silence ou qui protestent contre la "stigmatisation" dont ils se disent victimes... Ce reportage instructif m'a fait penser à la Pologne d'après la Shoah. Même silence, mêmes accusations, même retournement de la situation... Les braves Polonais du village d'Oswiecim ne savaient pas ce qui se passait juste sous leur nez, dans le camp d'Auschwitz... Les braves gens de la cité de Bagneux ne savaient pas ce qui se passait dans l'appartement et dans la cave de leur immeuble, où Ilan z.l. a été torturé et martyrisé pendant 24 jours...

     

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    LA CITE DES BARBARES A BAGNEUX

     

    Ilan Halimi z.l. est mort victime du "gang des Barbares", mais aussi victime de la passivité de tous ces "braves gens" qui n'ont rien vu et rien entendu pendant 24 jours, comme le raconte la maman d'Ilan, Ruth Halimi, dans le livre-témoignagne émouvant qu'elle vient de publier. On apprend dans le reportage de France 24 qu'un nouvel enlèvement a eu lieu après l'assassinat d'Ilan Halimi. On y apprend aussi que pour la plupart des personnes interrogées, ce qui compte n'est pas de désigner et de punir les coupables, mais surtout de retrouver leur sérénité et d'oublier le passé. Les barbares, eux, sont toujours là. Itshak Lurçat

  • La vérité sur la mort d'Ilan Halimi

    L'article de Libération reproduit ci-dessous insiste sur les critiques portées par Ruth Halimi, dans le livre qu'elle publie aujourd'hui, contre la police. En réalité, ces critiques mettent en cause non seulement la police, mais l'attitude de l'échelon politique tout entier, qui n'a pas su prendre la mesure de la gravité de l'événement et combattre l'antisémitisme, avant, pendant et meme apres l'assassinat d'Ilan Halimi (HYD)... L'antisémitisme, en France aujourd'hui, que les médias comme Libération s'efforcent toujours de minimiser ou de "contextualiser" ("l'importation du conflit israélo-palestinien", importé notamment par ceux qui collectent des fonds pour le Hamas, comme l'UOIF et le CBSP auquel Youssouf Fofana donnait de l'argent, ou par ceux qui prétendent boycotter les produits agricoles israéliens vendus chez CARREFOUR) cet antisémitisme tue! P.I.L 

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    Article de LIBERATION

    La mère d'Ilan Halimi met en cause les erreurs de la police

     Ruth Halimi, la mère d’Ilan Halimi, le jeune homme juif séquestré pendant 24 jours avant d’être assassiné, met en cause les méthodes d’enquête de la police dans un livre publié aujourd'hui.

    Intitulé «24 jours, la vérité sur la mort d’Ilan Halimi», ce livre écrit en collaboration avec la romancière Emilie Frèche retrace les angoisses de cette mère depuis l’enlèvement de son fils le 20 janvier 2006, jusqu’à la découverte le 13 février de son corps torturé au bord d’une route de banlieue.

    Tenue au silence par la police judiciaire (qui n’alerte ni les médias ni les commissariats) la famille d’Ilan recevra près de 700 appels téléphoniques des auteurs de ce rapt sanglant, dont Youssouf Fofana et 27 autres membres présumés du «gang des Barbares» répondront devant la cour d’assises des mineurs de Paris à partir du 29 avril.

    Erreurs en série des enquêteurs

    Première erreur des enquêteurs, selon la mère d’Ilan: «ils n’envisagent pas un seul instant» que le preneur d’otage, appelant d’Abidjan, puisse faire des allers-retours entre la France et la Côte d’Ivoire, trajets que Youssouf Fofana effectuera deux fois durant le rapt.

    Ils «ne pensent ni à examiner les vols en partance vers Abidjan, ni à informer la police des frontières», regrette-t-elle, dénonçant aussi leur «grosse erreur» de ne pas «croire un instant» que le ravisseur finira par tuer. «Ils se sont dramatiquement mépris sur le profil de cet homme».

    Durant le rapt, raconte-t-elle, Youssouf Fofana est interpellé à Paris pour un contrôle, mais «comme les officiers n’ont pas été informés de l’affaire qui mobilise tout le quai des Orfèvres, ils laissent repartir ce parfait suspect !»

    Dans le même registre, elle regrette aussi une arrestation ratée dans un cybercafé du XIVe arrondissement (la police investit une mauvaise adresse) ou les policiers de Bagneux qui ne reconnaissent pas un cliché du suspect, alors que trois semaines plus tôt, il «passait pourtant une nuit dans leur geôle» pour possession d’arme blanche.

    Dans le livre, elle énumère les «fausses pistes» comme celles d’un cabaret de strip-tease ou du milieu du rap qui fera perdre du temps. Selon elle, les enquêteurs n'ont pas pris en compte de la «haine antisémite» du ravisseur.

    «24 jours, la vérité sur la mort d’Ilan Halimi», Seuil, 190 pages, 17,80 euros.

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