12.07.2009
Jeunes Juifs en colere et juifs de salon
Merci aux organisations juives qui ont rendu public le communiqué courageux que je reproduis ci-dessous. Cette attitude lucide et noble contraste avec celle du CRIF, dont un dirigeant (dont je tairai le nom par charité) a appelé la police a "sanctionner" les jeunes militants juifs, oubliant son propre passé de militant, et l'époque ou il maniait avec dextérité la barre de fer...
Le communiqué courageux de l'UPJF et des CCJ contraste aussi avec l'article méprisable de Mme Elisabeth Lévy, qui se vante dans son "Salon" d'avoir plus en commun avec Pascal Boniface ou avec les époux Zemor et autres ennemis du peuple Juif, qu'avec les jeunes militants de la LDJ!!! Les Juifs de salon n'ont jamais apprécié les Juifs fiers du Betar et de la LDJ, ce n'est pas nouveau. Mais l'histoire a donné et donnera encore raison a ces derniers. Tel-Hai! P.I.L
| L’UPJF, L’UNION DES CCJ, LE LIBI, L’UNION DES JURISTES JUIFS DE FRANCE ET LE FOSF APPELLENT A LA CLEMENCE POUR 5 JEUNES MILITANTS JUIFS |
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L’émotion est grande dans la communauté juive à l'approche du dénouement du procès des assassins d’Ilan Halimi.
Les sanctions seront-elles à la hauteur d'une affaire qui a été l’un des points culminants de la vague d'antisémitisme qu’a connu notre pays depuis une décennie maintenant ? Ce climat détestable qui perdure dans certaines villes et dans certains quartiers se justifie parfois par la critique irraisonnée de l’Etat d’Israël. Les affaires de boycott par des organisations antisionistes des produits israéliens dans les grandes surfaces alimentent cette atmosphère délétère et plongent notamment la jeunesse juive française dans l'angoisse et la perplexité de leur avenir en France. Cet antisémitisme à peine voilé, s'il reste minoritaire s'insinue dans les esprits faibles ou complaisants .Il constitue le symptôme d'une France qui peine à siffler la fin de la récréation et réaffirmer le caractère laïc et démocratique de notre république.
C'est dans ce contexte qu'il convient non pas d'excuser mais de comprendre comment cinq jeunes gens ont cru bon intervenir dans une librairie de propagande anti- israélienne à Paris .Ils sont aujourd'hui face à une procédure judiciaire pour répondre de leurs actes ou, précisons-le, nulle violence contre des personnes n'est à déplorer . Rappelons à cet égard que les activistes des opérations anti israéliennes illégales dans les magasins Carrefour se sont rendus coupable d’agissements beaucoup plus graves. Ont-ils été inquiétés par la justice et la police de notre pays ?
Dans le même temps, la petite Shani, jeune fille juive du 19ème arrondissement, est venue allonger la trop longue liste des victimes de l'antisémitisme en France .Ces agressions physiques ou verbales quasi quotidiennes à Paris ou en banlieue peuvent expliquer l'exaspération d'une frange de la jeunesse juive qui connait son histoire et n'aimerait pas qu'elle se répète.
Les citoyens juifs français continuent de croire à la justice et espèrent qu'elle ne sera pas trop sévère à l'endroit de cinq jeunes gens qui ont eu sans doute tort de ne plus croire en elle. |
22:09 Publié dans Antisemitisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : justice, ilan halimi, ldj
27.04.2009
Procès des assassins d'Ilan Halimi z.l. : les Barbares sont toujours parmi nous...
Alors que le procès du "gang des Barbares" s'ouvre cette semaine devant la cour d'assises de Paris, il est édifiant de visionner ce reportage consacré à la cité de Bagneux dont sont issus les tortionnaires et les assassins d'Ilan Halimi z.l.
Le jeune journaliste de France 24 y fait parler des habitants et des "jeunes" de la cité, qui se murent dans le silence ou qui protestent contre la "stigmatisation" dont ils se disent victimes... Ce reportage instructif m'a fait penser à la Pologne d'après la Shoah. Même silence, mêmes accusations, même retournement de la situation... Les braves Polonais du village d'Oswiecim ne savaient pas ce qui se passait juste sous leur nez, dans le camp d'Auschwitz... Les braves gens de la cité de Bagneux ne savaient pas ce qui se passait dans l'appartement et dans la cave de leur immeuble, où Ilan z.l. a été torturé et martyrisé pendant 24 jours...
Ilan Halimi z.l. est mort victime du "gang des Barbares", mais aussi victime de la passivité de tous ces "braves gens" qui n'ont rien vu et rien entendu pendant 24 jours, comme le raconte la maman d'Ilan, Ruth Halimi, dans le livre-témoignagne émouvant qu'elle vient de publier. On apprend dans le reportage de France 24 qu'un nouvel enlèvement a eu lieu après l'assassinat d'Ilan Halimi. On y apprend aussi que pour la plupart des personnes interrogées, ce qui compte n'est pas de désigner et de punir les coupables, mais surtout de retrouver leur sérénité et d'oublier le passé. Les barbares, eux, sont toujours là. Itshak Lurçat
13:54 Publié dans Antisemitisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : ilan halimi, gang des barbares, nazisme, bagneux
02.04.2009
La vérité sur la mort d'Ilan Halimi
L'article de Libération reproduit ci-dessous insiste sur les critiques portées par Ruth Halimi, dans le livre qu'elle publie aujourd'hui, contre la police. En réalité, ces critiques mettent en cause non seulement la police, mais l'attitude de l'échelon politique tout entier, qui n'a pas su prendre la mesure de la gravité de l'événement et combattre l'antisémitisme, avant, pendant et meme apres l'assassinat d'Ilan Halimi (HYD)... L'antisémitisme, en France aujourd'hui, que les médias comme Libération s'efforcent toujours de minimiser ou de "contextualiser" ("l'importation du conflit israélo-palestinien", importé notamment par ceux qui collectent des fonds pour le Hamas, comme l'UOIF et le CBSP auquel Youssouf Fofana donnait de l'argent, ou par ceux qui prétendent boycotter les produits agricoles israéliens vendus chez CARREFOUR) cet antisémitisme tue! P.I.L
Article de LIBERATION
La mère d'Ilan Halimi met en cause les erreurs de la police
Ruth Halimi, la mère d’Ilan Halimi, le jeune homme juif séquestré pendant 24 jours avant d’être assassiné, met en cause les méthodes d’enquête de la police dans un livre publié aujourd'hui.
Intitulé «24 jours, la vérité sur la mort d’Ilan Halimi», ce livre écrit en collaboration avec la romancière Emilie Frèche retrace les angoisses de cette mère depuis l’enlèvement de son fils le 20 janvier 2006, jusqu’à la découverte le 13 février de son corps torturé au bord d’une route de banlieue.
Tenue au silence par la police judiciaire (qui n’alerte ni les médias ni les commissariats) la famille d’Ilan recevra près de 700 appels téléphoniques des auteurs de ce rapt sanglant, dont Youssouf Fofana et 27 autres membres présumés du «gang des Barbares» répondront devant la cour d’assises des mineurs de Paris à partir du 29 avril.
Erreurs en série des enquêteurs
Première erreur des enquêteurs, selon la mère d’Ilan: «ils n’envisagent pas un seul instant» que le preneur d’otage, appelant d’Abidjan, puisse faire des allers-retours entre la France et la Côte d’Ivoire, trajets que Youssouf Fofana effectuera deux fois durant le rapt.
Ils «ne pensent ni à examiner les vols en partance vers Abidjan, ni à informer la police des frontières», regrette-t-elle, dénonçant aussi leur «grosse erreur» de ne pas «croire un instant» que le ravisseur finira par tuer. «Ils se sont dramatiquement mépris sur le profil de cet homme».
Durant le rapt, raconte-t-elle, Youssouf Fofana est interpellé à Paris pour un contrôle, mais «comme les officiers n’ont pas été informés de l’affaire qui mobilise tout le quai des Orfèvres, ils laissent repartir ce parfait suspect !»
Dans le même registre, elle regrette aussi une arrestation ratée dans un cybercafé du XIVe arrondissement (la police investit une mauvaise adresse) ou les policiers de Bagneux qui ne reconnaissent pas un cliché du suspect, alors que trois semaines plus tôt, il «passait pourtant une nuit dans leur geôle» pour possession d’arme blanche.
Dans le livre, elle énumère les «fausses pistes» comme celles d’un cabaret de strip-tease ou du milieu du rap qui fera perdre du temps. Selon elle, les enquêteurs n'ont pas pris en compte de la «haine antisémite» du ravisseur.
«24 jours, la vérité sur la mort d’Ilan Halimi», Seuil, 190 pages, 17,80 euros.
16:33 Publié dans Antisemitisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : ilan halimi, police, antisemitisme, antisionisme














