18.03.2009
Comment Israël a perdu la guerre psychologique contre le terrorisme
Alors que les médias israéliens parlent sans cesse de l'échange de "prisonniers" avorté (pour l'instant) avec le Hamas, il est intéressant de lire le point de vue de Meir Indor, dirigeant de l'Association Almagor qui défend les victimes du terrorisme palestinien et s'oppose fermement a tout échange incluant la libération de terroristes, dont la plupart reprendront immanquablement leurs activités criminelles. P.I.L.
Pour Meir Indor, l’événement décisif qui l’a amené à s’occuper des victimes du terrorisme remonte à 1986, lors de la fameuse « transaction Djibril » - l’échange de quelques soldats israéliens contre un millier de terroristes. Jusqu’alors, Israël n’avait jamais cédé aux exigences des terroristes, préférant lancer des opérations de sauvetage risquées, parfois au prix d’échecs retentissants comme celui de Maalot, plutôt que de négocier. Cette politique a pris fin avec l’affaire Djibril, qui a joué un rôle funeste dans le déclenchement de la première Intifada. Indor a compris, bien des années plus tard, que c’était la pression des familles des soldats qui avait brisé la détermination du gouvernement. Ahmed Djibril lui-même a relaté qu’il avait fait monter les enchères, lorsqu’il avait réalisé que l’opinion publique israélienne était prête à payer très cher pour le retour des soldats. Parmi les terroristes libérés figuraient plusieurs dirigeants, dont le cheikh Yassine, fondateur du Hamas.
Depuis cette date, les terroristes palestiniens ont compris qu’ils pouvaient faire plier Israël, en se servant de l’opinion et des médias israéliens pour faire pression sur le gouvernement. Curieusement, cet aspect fondamental de la guerre terroriste – faire peur, influencer et « terroriser » l’ennemi – est très peu présent dans le débat public en Israël aujourd’hui. C’est sans doute sur ce terrain essentiel que l’Etat juif, dont les unités de lutte antiterroriste comptent parmi les plus efficaces au monde, a perdu la guerre psychologique contre le Hamas et les autres organisations terroristes. « La société israélienne tout entière est devenue l’otage du Hamas », affirme Meir Indor, qui rappelle que la peur est l’arme principale des terroristes depuis toujours. C’est d’ailleurs précisément pour cela qu’il a nommé son organisation Almagor, qui veut dire « sans crainte »... [Extrait de l'article "Rencontres israéliennes avec Meir Indor" - Copyright © 2009 Israelmag-Online]
Cet article a été publié le mardi 07 octobre 2008 - Copyright © 2009 Israelmag-Online
SOUTENEZ ISRAEL MAGAZINE, FLEURON DE LA PRESSE FRANCOPHONE ISRAELIENNE!!!

08:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : israel, terrorisme, hamas, gilad shalit













