28.01.2009
Qui expliquera à Franck Ribery qu’un terrain de football n’est pas une mosquée ? - Pierre Cassen
Je reproduis l'excellent article de Pierre Cassen, publie sur le site RIPOSTE LAIQUE :
Dans un article intitulé « Les prières de Ribery ont-elles leur place dans un stade », (1) j’avais expliqué que l’attitude prosélyte de l’international français, faisant ses prières avant le coup d’envoi, était contraire à l’esprit du sport et aux principes laïques de notre pays. Je m’étonne encore que personne, ministre des Sports, président de la Fédération française de football ou sélectionneur, ne le rappelle à l’ordre, quand il joue pour l’équipe nationale.
Manifestement, à lire l’interview qu’il a accordée à un journal italien, le garçon persiste et signe : nous aurons droit à ses prières, nul ne l’empêchera, dit-il, avant chaque match de football (2). Le parcours de ce joueur brillant, issu d’un milieu populaire, aujourd’hui idole des supporters du Bayern de Munich, est révélateur d’un ensemble de phénomènes nouveaux auquel est confrontée la société française.

Chaque sportif, comme chaque citoyen, a la parfaite liberté de croire, ou de ne pas croire, et cela relève de sa sphère privée. Mais à partir du moment où il affiche publiquement son engagement religieux, on est en droit de l’interroger : a-t-il été contraint à cette conversion, pour pouvoir épouser une musulmane ? Or, dans l’interview, il se refuse à répondre à cette question, ce qui prouve que la réponse est probablement oui, et confirme la pression que subissent de nombreux citoyens de nationalité française pour épouser un conjoint musulman : pas de conversion à la religion d’amour et de paix, pas de mariage !
Ses deux filles s’appellent Hizya et Chahinaz. Franck Ribery vient d’aller faire un pèlerinage à La Mecque. (3) Est-il excessif de dire que ce joueur est en train de devenir un militant musulman, prêt à utiliser sa renommée internationale pour faire de la propagande pour sa religion, en imposant ses prières à ses équipiers, à ses adversaires, et au stade entier ?
Faut-il signaler que l’équipe de France était, dans le dernier euro, celle qui comptait le plus de joueurs musulmans ? (4) Cela pourrait demeurer un choix privé… si la vie quotidienne du groupe n’en était transformée, devant s’habituer à des rites particuliers, à des comportements alimentaires spécifiques, et à des démonstrations de plus en plus visibles.
Ces derniers temps, même Thierry Henry, la vedette de l’équipe, meilleur buteur de tous les temps de l’équipe de France, a fait connaître son intérêt pour l’islam (5).
C’est donc dans ce contexte que Franck Ribery annonce que nous devrons continuer à subir ses prières, dans les stades, et ajoute, avec toute la subtilité dont il est capable : « Quand je récite mes prières, je me fous de ce que les gens en pensent ». Une nouvelle version de « Le voile c’est mon choix, c’est ma liberté ». On a su expliquer aux jeunes filles, en France, que l’école de la République nécessitait d’en préserver la neutralité, et de ne pas y exhiber leur voile. Qui expliquera à Ribery et à ses amis qu’il y a une différence entre un terrain de football et une mosquée ?
Devons-nous nous attendre, dans un contexte où La Marseillaise est sifflée par des citoyens nés en France dès que notre pays rencontre un pays d’Afrique du Nord, où les internationaux français sont conspués dès qu’ils touchent le ballon (sauf les convertis à l’islam), à ce que Ribery fasse des émules ? Un autre français, qui joue en Espagne, Frédéric Kanouté, qui ne cache pas son militantisme pour l’islam, à, lui, retiré son maillot, lors des événements de Gaza, pour exhiber un tea-shirt exprimant sa solidarité à la Palestine.
Dernièrement, l’international William Gallas exprimait son malaise, au lendemain de la pitoyable élimination de l’équipe de France, au dernier euro, devant le fossé qui se creusait entre générations. Il y décrivait l’arrogance de beaucoup de jeunes joueurs, déjà milliardaires à vingt ans, et leur absence de respect pour les anciens. (6)
Faut-il s’attendre à différents phénomènes de communautarisation, dans cette équipe où, outre les problèmes jeunes et anciens, on assiste à la montée d’un clan cimenté par la conversion à l’islam d’un nombre de plus en plus important de joueurs, qui, tels Ribery, imposent leurs pratiques à l’ensemble ?
Peut-on compter sur la Fédération Française de Football pour effectuer quelques élémentaires rappels à l’ordre républicain ? A voir son ridicule dernier clip, (7) surfant sur la vague Obama, ce n’est pas d’elle que peut venir ce sursaut.
Dix ans après le titre de champion du monde, on est bien loin de l’équipe de France de 1998, derrière laquelle tout le monde se reconnaissait. Aimé Jacquet n’aurait jamais accepté cela, et Zidane n’aurait jamais imposé une prière aux spectateurs. Faudra-t-il que les spectateurs en arrivent à siffler Ribery, dès qu’il touche un ballon, pour lui signifier ce qu’ils pensent de son attitude ?
Pierre Cassen
(1) http://www.ripostelaique.com/Les-prieres-de-Ribery-ont-el...
(2) http://algerienews.football.fr/2009/01/24/455-franck-ribr...
(3) http://www.paris-hallal.com/blog/index.php/2009/01/16/rib...
(4) http://www.algerie-dz.com/forums/sports/87907-musulmans-d...
(5) http://www.paris-hallal.com/blog/index.php/2008/12/22/thi...
(6) http://sansure.over-blog.com/article-25029637-6.html
(7) http://www.dailymotion.com/video/x83cy0_equipe-de-france-...
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17:54 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note | Tags : football, converti, islam
15.08.2008
Le fils d’un dirigeant du Hamas, converti au christianisme, interviewé dans Haaretz et sur Fox News
C’est le journal Haaretz qui avait le premier publié l’information : le fils d’un important dirigeant du Hamas en Judée Samarie, Massab Yousef, s’est converti au christianisme et vit désormais aux Etats-Unis. Dans une longue interview au journaliste Avi Issaharof, Yousef parle de sa famille, de son enfance, de son séjour en prison, de la cruauté des membres du Hamas et de la corruption de ses dirigeants, et de sa conversion. Quinze jours plus tard, Massab Yousef donne une interview à la télévision américaine Fox News, où il parle à visage découvert.
Les médias francophones n’ont pratiquement pas parlé de cette conversion spectaculaire, à l’exception d’un court article sur Aroutz 7. C’est pourquoi nous donnons ci-dessous des extraits plus conséquents de la longue interview au supplément d’Haaretz.
Massab Yousef, aujourd’hui âgé de 30 ans, a grandi dans une famille très pratiquante. Son père, le sheikh Hassan Yousef, est un des principaux dirigeants du mouvement islamiste palestinien, le Hamas, en Judée Samarie (Cisjordanie).
La corruption du Hamas
« En 1996, alors que j’étais âgé de 18 ans, j’ai été arrêté par Tsahal, car j’étais à la tête de l’association islamique de mon lycée, qui était liée au Hamas. Au cours de 16 mois de détention en prison, j’ai découvert le visage véritable du Hamas. C’est une organisation fondamentalement mauvaise. C’est à la prison de Megiddo que j’ai découvert la vérité sur le Hamas. Ses dirigeants bénéficiaient d’un traitement de faveur, plus de nourriture et de visites. Ces gens n’ont pas de morale, mais ils ne sont pas idiots comme ceux du Fatah, qui volent ouvertement et dont la corruption est visible au grand jour… Les dirigeants du Hamas reçoivent de l’argent par des voies détournées, le placent dans des lieux secrets et mènent aux yeux de tous une vie modeste… »
Les tortures
« Il suffit qu’ils soupçonnent quelqu’un de donner des informations au Shin Beth [les services de sécurité israéliens] pour qu’ils lui fassent subir des tortures cruelles : ils lui brûlent du plastique sur le corps, lui mettent des allumettes enflammées entre les orteils, lui rasent la tête pour l’humilier… »
Massab et Israël
Massab Yousef raconte au journaliste de Haaretz qu’il aime écouter la musique israélienne, surtout Eyal Golan. Mais son chanteur préféré est… Leonard Cohen ! De son exil californien, Massab a la nostalgie de sa famille, de ses frères et soeurs, et de sa ville palestinienne, mais aussi d’Israël, dont il a appris à apprécier la culture et la liberté : « donne le bonjour à Israël, qui me manque », lance-t-il au journaliste de Haaretz.
Le Hamas, l’islam et la paix
« Vous autres, les Juifs, devez savoir que jamais, au grand jamais, vous ne ferez la paix avec le Hamas. L’islam, en tant qu’idéologie qui lui sert de guide, ne leur permet pas de conclure un accord de paix avec les Juifs. La tradition [musulmane] enseigne que le prophète Mahomet a combattu les Juifs, aussi ils doivent poursuivre le combat jusqu’à la mort… Du point de vue du Hamas, la paix avec Israël est contraire à la sharia et au Coran, car les Juifs n’ont pas le droit de rester en Palestine ».
Le retrait israélien de Gaza
Pour Massab Yousef, tout signe israélien de faiblesse encourage le Hamas et les Palestiniens à poursuivre leur combat et notamment les attentats-suicides. « Les failles dans votre capacité de résistance nous ont encouragé et ont prouvé que les attentats-suicides étaient une arme efficace. Le plan de retrait d’Ariel Sharon [de Gaza] était une grande victoire, découlant de nos opérations. Une des meilleures preuves à nos yeux de la crise de la société israélienne découlant des attentats suicides était le phénomène de l’insoumission dans Tsahal… C’est pourquoi nous avons poursuivi les attentats… la seule chose qui a mis fin [provisoirement] aux attentats était la riposte de Tsahal contre les chefs du Hamas.
Traduction de l’hébreu et intertitres, Pierre I. Lurçat
16:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : hamas, converti, islam











