04.10.2009
Soukkot, temps de notre joie - Itshak Lurçat
Pourquoi Soukkot est-elle la seule de nos fêtes qui est désignée traditionnellement comme le "temps de notre joie" [zeman sim'haténou] ? Voici la réponse de Rabbi Chnéour Zalman de Lady ("l'Admour Hazaken"), qui est largement commentée par le Rav Adin Steinsaltz et Josy Eisenberg dans leur beau livre Le Chandelier d'Or.
Il est écrit : "Lorsqu'Israël était enfant, je l'ai aimé". Et aussi, "Ephraim, fils chéri, enfant avec lequel je joue" (Osée).
Lorsque l'enfant est petit, et dépourvu de compréhension, le père se livre avec lui à mille jeux et facéties et prend plaisir aux mêmes jeux que son enfant... C'est la même chose, en haut, pour l'ensemble des âmes d'Israël. Elles sont encore à l'état d'enfance à Roch Hachana et Kippour, et s'humilient en confessant qu'elles sont sans mérite aucun. Aussi cet Eveil d'En-bas (privé de bonnes actions) ne pourrait pas provoquer l'Eveil d'en-haut, n'était-ce le bon plaisir du jeu d'En-haut, au-delà de toute compréhension, tout comme le père qui ne fait que jouer avec son enfant. Et cela se produit à Soukkot, où s'épanchent les makifim... car l'amour est de l'ordre du makif. Et de là procède la grande joie de Soukkot, appelée "Temps de notre joie"...
Rabbi Chnéour Zalman, Livre 1806.
14:33 Publié dans Fetes juives | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : soukkot, chneour zalman










