19.08.2011
Eurabia et La fondation Anna Lindh

Dans une interview qui date du 7 decembre, l’historienne Bat Ye’or1 interrogée par Paul Landau parle de la fondation Anna Lindh. Une fondation au coeur du système d’islamisation de l’Europe qui ne manque pas de ressources puisqu’elle se vante sur son site Internet ici, d’être financée par plus de quarante États euro-méditerranéens.
Paul Landau : Une récente polémique a opposé “Riposte Laïque” à la journaliste militante Caroline Fourest, qui siège au Conseil de la Fondation Anna Lindh pour le “dialogue entre les cultures”. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est véritablement cette Fondation, pourquoi elle a été créée et quels sont ses objectifs ?
Bat Ye’or : La Fondation Anna Lindh (FAL) appartient au système transnational de gouvernance mis en place par l’Union Européenne. Depuis 2004 ce système s’est beaucoup développé et compte parmi ses plus importantes réalisations l’Alliance des Civilisations. Comment décrire ces organisations monstrueuses qui formatent la pensée des Occidentaux, de la naissance à la mort et dans tous les secteurs ? Vladimir Boukovsky a désigné ce système par le nom d’« UERSS » (EUSSR en anglais).
A l’instar du régime communiste, qui invoquait des objectifs humanitaires et pacifiques pour confisquer les libertés des peuples, ces systèmes de gouvernance transméditerranéenne et transnationale affichent des buts d’une haute tenue morale et d’une éthique politique irréprochable : état de droit, démocratie, droits de l’homme, établir la paix, l’amour et la compréhension entre les peuples, notamment entre Occidentaux et musulmans.
Modifier les perceptions jugées racistes et intolérantes à l’égard de l’islam afin de préserver la paix et la sécurité en Méditerranée
Pour parvenir à ce but fort louable, la Fondation Anna Lindh développe une stratégie visant à culpabiliser les Européens, à modifier leurs perceptions jugées racistes et intolérantes à l’égard de l’islam afin de préserver la paix et la sécurité en Méditerranée par le maintien des flux migratoires, le métissage des populations, le multiculturalisme et le gommage des identités culturelles et nationales.
La Fondation est donc au coeur du système d’Eurabia. Elle se définit comme un Réseau de réseaux et regroupe quarante Etats euroméditerranéens. Elle coordonne leurs réseaux nationaux et « fédère des centaines d’organisations civiles et institutionnelles », comme l’explique son site. Son Réseau compte des centaines d’ONG, d’universités, « associations, institutions publiques ou privées, de fondations sans but lucratif, de collectivités territoriales, toutes coordonnées par le chef de file de chaque réseau national ». Les Etats membres et la Commission Européenne assurent son financement.
L’organe suprême qui gère les orientations de la politique stratégique de la Fondation est le Conseil consultatif dont les recommandations sont transmises au Conseil des Gouverneurs, au Directeur et aux réseaux nationaux. A la tête de cette hiérarchie de la pensée unique siège le Président de la Fondation. Caroline Fourest est l’un des membres élus du Conseil Consultatif.
Les activités de la Fondation embrassent tous les secteurs culturels, artistiques, éducatifs, les programmes d’enseignement et les médias afin de conditionner, uniformiser et formater la pensée des Européens. La Fondation Anna Lindh est à l’origine de la pensée unique et du politiquement correct, qui emprisonnent la pensée et étouffent la critique dans ses myriades de réseaux. C’est elle qui fournit la nourriture intellectuelle qui alimente les peuples de l’Union européenne. Tout ce qui s’oppose à sa vision est éliminé par le boycott et le silence.
Paul Landau : Pouvez-vous nous rappeler qui est Anna Lindh ?
Bat Ye’or : Le nom pour une telle Fondation ne pouvait être mieux choisi, on le doit à Javier Solana, le grand concepteur de la politique méditerranéenne et de la gouvernance internationale de l’UE.
Ce nom est celui du ministre des Affaires étrangères suédois dont la haine à l’égard d’Israël, selon les termes de l’ambassadeur d’Israël en Suède, Zvi Mazel « peut être seulement décrite comme pathologique. Sous son leadership, la Suède fut le pays de l’UE qui publia le plus grand nombre de condamnations unilatérales d’Israël ». Cette observation explique le choix du nom, de la personne, de la politique et de l’esprit de la FAL. Anna Lindh, comme Solana, nourrissait une admiration enthousiaste pour Arafat qui, comme on le sait, expérimenta sur les Israéliens toutes les formes de terrorisme aujourd’hui perpétrées en Occident et dans les pays musulmans.
La Fondation Anna Lindh travaille en synergie avec l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI, 56 pays musulmans)
La FAL travaille en synergie avec l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI, 56 pays musulmans), et cette collaboration explique les modifications dans l’enseignement, la culture, les politiques et les orientations des médias dans l’UE. La FAL est un gouffre à milliards et bien que son siège soit à Alexandrie, elle n’a pas réussi à empêcher les attaques, les meurtres et les humiliations intolérables dont souffrent les Coptes, ainsi que les destructions de leurs biens et de leurs possessions dans divers villages d’Egypte.
En Turquie - pays qui aime donner des leçons de tolérance et où on aurait pu croire que les pauvres résidus des populations chrétiennes pré-islamiques, pourraient enfin jouir d’un peu de paix après les charniers du XXe siècle - les chrétiens du Tour Abdin (Mardin, Turquie) se voient contester la possession de leur antique monastère (4e siècle). Dans tout le monde arabe et particulièrement en Egypte, la littérature haineuse, loin de diminuer, a augmenté. C’est sans doute la FAL qui a formaté toute la désinformation concernant la riposte israélienne d’autodéfense contre les missiles lancés de Gaza durant sept ans sur la population civile israélienne.
Lire le reste de l’interview sur Riposte Laïque où elle parle notamment du vote suisse contre les minarets.
11:56 Publié dans Antisemitisme, Islamisation, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : eurabia, anna lindh, caroline fourest
07.12.2010
Le tournant eurabien de Caroline Fourest
Une intellectuelle engagée au service d'Eurabia
Certains lecteurs se sont étonnés du dernier article de Caroline Fourest dans Le Monde, intitulé "Israël contre Obama", dans lequel la chroniqueuse du quotidien du soir attaque l'Etat hébreu, avec une virulence inédite sous sa plume, employant des expressions telles que "fanatisme" ou "violence disproportionnée" que n'aurait pas reniées Tariq Ramadan lui-même... Pour comprendre cette évolution, il faut lire l'analyse éclairante que vient de publier Radu Stoenescu dans Riposte Laïque. Analysant la récente joute télévisée entre Fourest et Ramadan, Stoenescu remarque que la militante des droits des homosexuels s'est montrée dogmatique et peu convaincante face au prédicateur islamiste, concentrant toutes ses attaques sur le thème réducteur des opinions de Ramadan sur l'homosexualité, au lieu d'exposer publiquement son projet politique.
La malhonnêteté intellectuelle de Caroline Fourest
L'explication profonde de cette attitude, révèle Stoenescu, tient au fait que Mme Fourest travaille depuis plusieurs mois pour une institution européenne très marquée politiquement, la Fondation Anna Lindh. Avant de montrer les implications de ce fait capital, je voudrais faire une parenthèse personnelle. J'avais moi-même constaté depuis longtemps l'insuffisance du raisonnement de Caroline Fourest concernant l'islam politique, et la malhonnêteté de son attitude intellectuelle. En effet, lorsque j'ai publié mon premier livre – Le Sabre et le Coran, portant sur le même sujet que celui de Fourest, à savoir la famille Ramadan – j'ai été étonné de constater que mon manuscrit, remis au printemps 2005, a "dormi" dans un tiroir chez mon éditeur jusqu'à la rentrée de septembre, alors qu'il portait sur un sujet d'actualité brûlante... La raison de cette mise au placard me fut donnée bien plus tard, lors d'une rencontre avec la chercheuse Fiametta Venner (auteure d'un livre documenté sur l'UOIF).
Celle-ci ayant été attaquée en diffamation par le CBSP (Comité de Bienfaisance et de Soutien aux Palestiniens), pour avoir révélé dans son livre les liens entre le CBSP et le Hamas, je lui proposai de nous rencontrer lors d'un de mes passages en France pour lui remettre des documents, réunis par les autorités israéliennes depuis plusieurs années, établissant de manière indiscutable le fait que le CBSP était l'organe de collecte du Hamas en France. Au détour de notre conversation, mon interlocutrice me révéla ingénument que Caroline Fourest avait voulu empêcher la parution de mon livre, en suggérant à son éditeur de m'attaquer pour plagiat ! Celle-ci renonça finalement à son projet mais obtint (par des moyens que j'ignore) que mon éditeur retarde la parution de mon livre sur Ramadan, pour ne pas lui porter ombrage...
Si je révèle aujourd'hui cette anecdote personnelle, c'est parce qu'elle en dit long – me semble-t-il – sur les procédés intellectuels de Mme Fourest. Plus qu'un simple sujet de recherche, Tariq Ramadan lui a servi de tremplin pour entamer sa carrière. Et de fait, elle a réussi un "beau parcours"... La journaliste-militante est aujourd'hui chroniqueuse au Monde et à France Culture, enseignante à Sciences Po et membre de la Fondation Anna Lindh. Or cette fondation n'est pas, comme on pourrait le croire, un simple organisme de recherche, mais un acteur politique aux moyens financiers considérables et aux visées bien précises... Acteur central du "Partenariat euro-méditerranéen", la Fondation Anna Lindh est en fait, comme l'a montré Bat Ye'or dans son livre Eurabia *, le cheval de Troie de l'islamisation culturelle et politique de l'Europe.
Annihiler toute vélléité de résistance
De même que l'URSS recrutait autrefois des intellectuels prestigieux en Occident (comme Ernest Hemingway) pour défendre la politique de la "patrie du socialisme", l'Union européenne recrute aujourd'hui des intellectuels – par le biais de la Fondation Anna Lindh – pour défendre le projet politique euro-méditerranéen. Et si Mme Fourest pourfend aujourd'hui le "fanatisme" israélien et s'abstient de dénoncer le projet politique de Tariq Ramadan – préférant le contredire uniquement sur le sujet très réducteur de l'homosexualité – c'est parce qu'elle est devenue une intellectuelle au service du projet euro-méditerranéen. Ce projet n'est d'ailleurs pas du tout incompatible – loin s'en faut – avec celui de Ramadan : il est en fait le second versant de l'entreprise islamiste de conquête de l'Europe. Tandis que Ramadan et les autres prédicateurs de l'islam conquérant s'emploient à islamiser et à réislamiser les populations européennes, Caroline Fourest et ses collègues de la Fondation Anna Lindh s'emploient de leur côté à annihiler toute vélléité de résistance de la part de ces mêmes populations, en s'en prenant par exemple à Riposte Laïque, qui constitue le principal pôle de résistance citoyenne face à l'islamisation de la France...
Mme Fourest dévoile au détour d'une phrase de sa tribune du Monde son nouvel engagement politique eurabien, lorsqu'elle écrit que "les alliances changent de camp" [sic] et que "l'illusion d'un choc entre bloc musulman et bloc occidental a vécu..." Effectivement, les alliances "changent de camp" ! Caroline Fourest a depuis longtemps abandonné le camp du combat contre l'islam politique conquérant, pour rejoindre celui de "l'alliance des civilisations" et du "partenariat euro-méditerranéen". Ces deux expressions, caractéristiques du novlangue technocrate eurabien, désignent en fait l'alliance forgée entre l'Union européenne et les pays arabo-musulmans, au lendemain du choc pétrolier de 1973, contre Israël et contre les Etats-Unis [voir le livre Eurabia sur ce sujet] L'intellectuelle militante des droits de l'homme, recrutée par la puissante Fondation Anna Lindh, est ainsi devenue une fonctionnaire d'Eurabia.
* Bat Ye'or, Eurabia, l'axe euro-arabe, éd. Jean-Cyrille Godefroy 2006.
20:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : caroline fourest, eurabia
24.11.2009
Le tournant eurabien de Caroline Fourest - Paul Landau
Je reproduis l'article de Paul Landau paru sur l'excellent site Riposte Laique.
Une intellectuelle engagée au service d’Eurabia
Certains lecteurs se sont étonnés du dernier article de Caroline Fourest dans Le Monde, intitulé "Israël contre Obama", dans lequel la chroniqueuse du quotidien du soir attaque l’Etat hébreu, avec une virulence inédite sous sa plume, employant des expressions telles que "fanatisme" ou "violence disproportionnée" que n’aurait pas reniées Tariq Ramadan lui-même... Pour comprendre cette évolution, il faut lire l’analyse éclairante que vient de publier Radu Stoenescu dans Riposte Laïque. Analysant la récente joute télévisée entre Fourest et Ramadan, Stoenescu remarque que la militante des droits des homosexuels s’est montrée dogmatique et peu convaincante face au prédicateur islamiste, concentrant toutes ses attaques sur le thème réducteur des opinions de Ramadan sur l’homosexualité, au lieu d’exposer publiquement son projet politique.
La malhonnêteté intellectuelle de Caroline Fourest
L’explication profonde de cette attitude, révèle Stoenescu, tient au fait que Mme Fourest travaille depuis plusieurs mois pour une institution européenne très marquée politiquement, la Fondation Anna Lindh. Avant de montrer les implications de ce fait capital, je voudrais faire une parenthèse personnelle. J’avais moi-même constaté depuis longtemps l’insuffisance du raisonnement de Caroline Fourest concernant l’islam politique, et la malhonnêteté de son attitude intellectuelle. En effet, lorsque j’ai publié mon premier livre – Le Sabre et le Coran, portant sur le même sujet que celui de Fourest, à savoir la famille Ramadan – j’ai été étonné de constater que mon manuscrit, remis au printemps 2005, a "dormi" dans un tiroir chez mon éditeur jusqu’à la rentrée de septembre, alors qu’il portait sur un sujet d’actualité brûlante... La raison de cette mise au placard me fut donnée bien plus tard, lors d’une rencontre avec la chercheuse Fiametta Venner (auteure d’un livre documenté sur l’UOIF).

Celle-ci ayant été attaquée en diffamation par le CBSP (Comité de Bienfaisance et de Soutien aux Palestiniens), pour avoir révélé dans son livre les liens entre le CBSP et le Hamas, je lui proposai de nous rencontrer lors d’un de mes passages en France pour lui remettre des documents, réunis par les autorités israéliennes depuis plusieurs années, établissant de manière indiscutable le fait que le CBSP était l’organe de collecte du Hamas en France. Au détour de notre conversation, mon interlocutrice me révéla ingénument que Caroline Fourest avait voulu empêcher la parution de mon livre, en suggérant à son éditeur de m’attaquer pour plagiat ! Celle-ci renonça finalement à son projet mais obtint (par des moyens que j’ignore) que mon éditeur retarde la parution de mon livre sur Ramadan, pour ne pas lui porter ombrage...
Si je révèle aujourd’hui cette anecdote personnelle, c’est parce qu’elle en dit long – me semble-t-il – sur les procédés intellectuels de Mme Fourest. Plus qu’un simple sujet de recherche, Tariq Ramadan lui a servi de tremplin pour entamer sa carrière. Et de fait, elle a réussi un "beau parcours"... La journaliste-militante est aujourd’hui chroniqueuse au Monde et à France Culture, enseignante à Sciences Po et membre de la Fondation Anna Lindh. Or cette fondation n’est pas, comme on pourrait le croire, un simple organisme de recherche, mais un acteur politique aux moyens financiers considérables et aux visées bien précises... Acteur central du "Partenariat euro-méditerranéen", la Fondation Anna Lindh est en fait, comme l’a montré Bat Ye’or dans son livre Eurabia *, le cheval de Troie de l’islamisation culturelle et politique de l’Europe.

Annihiler toute vélléité de résistance
De même que l’URSS recrutait autrefois des intellectuels prestigieux en Occident (comme Ernest Hemingway) pour défendre la politique de la "patrie du socialisme", l’Union européenne recrute aujourd’hui des intellectuels – par le biais de la Fondation Anna Lindh – pour défendre le projet politique euro-méditerranéen. Et si Mme Fourest pourfend aujourd’hui le "fanatisme" israélien et s’abstient de dénoncer le projet politique de Tariq Ramadan – préférant le contredire uniquement sur le sujet très réducteur de l’homosexualité – c’est parce qu’elle est devenue une intellectuelle au service du projet euro-méditerranéen. Ce projet n’est d’ailleurs pas du tout incompatible – loin s’en faut – avec celui de Ramadan : il est en fait le second versant de l’entreprise islamiste de conquête de l’Europe. Tandis que Ramadan et les autres prédicateurs de l’islam conquérant s’emploient à islamiser et à réislamiser les populations européennes, Caroline Fourest et ses collègues de la Fondation Anna Lindh s’emploient de leur côté à annihiler toute vélléité de résistance de la part de ces mêmes populations, en s’en prenant par exemple à Riposte Laïque, qui constitue le principal pôle de résistance citoyenne face à l’islamisation de la France...
Mme Fourest dévoile au détour d’une phrase de sa tribune du Monde son nouvel engagement politique eurabien, lorsqu’elle écrit que "les alliances changent de camp" [sic] et que "l’illusion d’un choc entre bloc musulman et bloc occidental a vécu..." Effectivement, les alliances "changent de camp" ! Caroline Fourest a depuis longtemps abandonné le camp du combat contre l’islam politique conquérant, pour rejoindre celui de "l’alliance des civilisations" et du "partenariat euro-méditerranéen". Ces deux expressions, caractéristiques du novlangue technocrate eurabien, désignent en fait l’alliance forgée entre l’Union européenne et les pays arabo-musulmans, au lendemain du choc pétrolier de 1973, contre Israël et contre les Etats-Unis [voir le livre Eurabia sur ce sujet] L’intellectuelle militante des droits de l’homme, recrutée par la puissante Fondation Anna Lindh, est ainsi devenue une fonctionnaire d’Eurabia.
Paul Landau
* Bat Ye’or, Eurabia, l’axe euro-arabe, éd. Jean-Cyrille Godefroy 2006.
16:10 Publié dans Islamisation | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : caroline fourest, ramadan, eurabia
17.03.2009
Durban : Madame Fourest se fout du monde - Alain Rubin
Je reproduis l'article d'Alain Rubin sur l'excellent site de RIPOSTE LAIQUE. Extrait : "Madame Fourest se fout du monde. J’imagine que pour être si affirmative, elle doit régulièrement prendre ses petits déjeuners avec les chefs de la nomenklatura bruxelloise". Effectivement, son statut de prof à Sciences Po et de chroniqueuse du Monde ne place pas Mme Fourest en bonne position pour critiquer l'islamisation de la France et de l'Europe... Et elle nous explique doctement que "Ce n’est pas par racisme que Israël a commis des crimes de guerre!". De quels crimes de guerre parle-t-elle??? On voit que le discours de Soeur Fourest n'est finalement pas tellement different de celui de Frere Tariq... Plus généralement, son attitude participe de cette tendance commune à beaucoup d'intellectuels en France, qui renvoient toujours dos-a-dos les protagonistes du conflit israélo-arabe, ou qui veulent toujours donner des gages "d'objectivité", au prix d'entorses à la vérité... Caroline Fourest condamne le Hamas, mais aussi les soi-disant "crimes de guerre" israéliens. Tout comme Frédéric Encel qui, pour mieux attaquer le Hamas, loue le "courageux président Mahmoud Abbas"... Le statut d'intellectuel médiatique en France vaut bien quelques mensonges!
DURBAN II
Le conte à dormir debout de Madame Fourest pour justifier la participation française à Durban II
lundi 16 mars 2009, par Alain Rubin
Des amis viennent de me faire parvenir un texte de Madame Fourest, paru dans Le Monde du 14 mars. Elle s’y emploie à nous expliquer qu’il ne faut surtout pas boycotter le cirque de Durban2. L’Union européenne veille, nous écrit-elle.
Nous ne serions pas menacés par une véritable tentative, d’envergure internationale, de l’islamisme, visant à donner le pouvoir à la charia et à ses hommes de mains, ses polices en religion, dans tous les pays, au moyen des processus onusiens.
Il n’y aurait pas vraiment à être préoccupé, si l’on en croit Madame Fourest. Rien de grave en vérité, rien en tout cas, au point de boycotter Durban 2, et rien justifiant de contre-attaquer en refusant de cautionner la prétendue lutte contre le racisme mettant un signe égal entre racisme et opposition à la charia.
Non, à en croire Madame Fourest, on aurait seulement à redouter quelques dérives, pas vraiment alarmantes, face auxquelles notre vaillante Union européenne nous promet de faire obstacle, avec la pugnacité coutumière qu’on lui connaît.
11:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : durban, caroline fourest











