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psychologie

  • Combattre le désarmement moral d’Israël, Pierre Lurçat

                       “Atarot brûle, Motsa brûle encore…

                       Des brigands arabes ont incendié la banlieue de Jérusalem, Talpiot, et ont dévasté la maison de l’écrivain Agnon”.

     

    (Theodor Lessing, La haine de soi juive [1930])

     

    theodor lessing,haine de soi juive,elior azariaLe philosophe juif allemand Theodor Lessing, en visite en Palestine mandataire en 1931, assista aux émeutes arabes et aux incendies criminels déclenchés, à cette époque déjà, par les Arabes palestiniens contre les localités juives. Un an auparavant, il avait rédigé son livre le plus fameux, La haine de soi juive, dans lequel il analysait la maladie juive de l’auto-dénigrement et la tendance à rechercher en soi les causes de tous les malheurs infligés aux Juifs au cours de l’histoire. Lessing y décrivait six cas de Juifs atteints de haine de soi caractérisée, sous sa forme la plus aiguë, qui les conduisit presque tous au suicide.

     

    Le plus célèbre parmi eux est Otto Weininger, qui se suicida un an après s’être converti au protestantisme. Selon une des explications, Weininger aurait voulu échapper définitivement à sa condition juive, ayant expliqué dans son livre que le christianisme était « la plus haute expression de la foi », tandis que le judaïsme était à ses yeux la « forme extrême de la couardise… ». Il attribuait à l’influence juive la décadence de son époque, ce qui explique que les nazis eurent utilisé certains extraits de son œuvre dans leur propagande.

     

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    Ce n’est pas un hasard si la plupart des cas de Juifs atteints de haine de soi analysés à l’époque par Lessing étaient Allemands. C’est en effet de ce pays que sont venus les courants intellectuels les plus auto-destructeurs pour le judaïsme et pour Israël : de la “Science du judaïsme” (Wissenschat des Judentums) au judaïsme réformé, et jusqu’au pacifisme juif des années de l’après guerre de 1914. Quatre-vingt-ans après la parution de son livre, le diagnostic de Lessing demeure toujours aussi actuel. Alors que les ennemis d’Israël  - Etat et peuple - sont toujours aussi déterminés dans leur haine meurtrière, certains intellectuels juifs cèdent toujours aussi facilement au penchant facile de l’auto-accusation, de l’auto-flagellation ou du dénigrement d’Israël et du judaïsme. Les clercs juifs actuels ne se convertissent certes plus au protestantisme, comme à l’époque de Lessing, mais ils embrassent d’autres religions ou sectes politiques, comme le trotskisme, l’antisionisme, le “libéralisme” américain ou l’hyper-pacifisme.

     

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  • Le terrifiant secret : La guerre de l’islam radical contre l’Occident et l’information étouffée, Pierre Lurçat

    le-terrifiant-secret-la-solution-finale-et-l-information-etouffee-de-walter-laqueur-900060066_ML.jpgDans un livre paru en France en 1981 consacré à l’historiographie de la Shoah (1), l’historien américain Walter Laqueur abordait, parmi d’autres sujets essentiels, celui de savoir à quel moment et comment a été connue l’existence de la “Solution finale”. Une des questions troublantes qu’il posait est celle de comprendre pourquoi la Shoah était un “terrifiant secret” : beaucoup savaient qu’elle était en train de se dérouler mais refusaient, chacun pour ses raisons spécifiques, à la fois psychologiques et politiques, d’assumer ce savoir.

     

    La même question peut être posée aujourd’hui face à la guerre que l’islam radical (2) a déclarée à l’Occident en général et à la France en particulier. Pourquoi cette guerre est-elle demeurée dans une large mesure un secret terrifiant, que beaucoup préfèrent taire ou ne pas voir? Cette question se pose, en premier lieu, concernant les responsables politiques français, qui étaient informés que d’autres attentats se préparaient mais n’ont pas voulu alerter l’opinion publique. Elle se pose également à l’égard des services de renseignement et de lutte antiterroriste français, qui savaient pertinemment que des attentats massifs risquaient de se produire, mais dont les mises en garde n’ont pas été écoutées, ou n’ont pas été suivies d’effet.


    Elle se pose enfin concernant les médias français, dont plusieurs ont titré, au lendemain des attentats du 13 novembre : “Maintenant c’est la guerre”, comme si cette guerre avait commencé la veille et pas depuis plusieurs années… A de nombreux égards, les médias ont joué un rôle inverse de celui qu’ils doivent remplir : ils ont anesthésié le public au lieu de l’informer, ont voulu l’endormir au lieu de le réveiller, pour des raisons idéologiques. On donnera un seul exemple, caricatural : celui de cet article paru quelques semaines avant les attentats dans Libération, expliquant doctement qu’Allahou Akbar n’était pas un cri de guerre, mais ce que “les musulmans murmurent à l’oreille des nouveaux-nés” (3). Ce dernier exemple illustre le double refus des politiques, des médias et d’une partie de la population française face à la guerre déclarée à la France par l’islam radical : refus d’écouter et refus de comprendre.

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  • Meir Indor : « La société israélienne tout entière est devenue l’otage du Hamas »

     Rencontre avec Meir Indor, fondateur de l’association Almagor, par Pierre Itshak Lurçat

     

    Meir Indor 3.jpgRencontrer Meir Indor, c’est retrouver le goût de ce qu’on appelait autrefois le « bel Israël »… Au-delà même de son combat mené depuis 20 ans, dans le cadre de l’association Almagor, pour défendre les victimes du terrorisme, Indor incarne en effet les valeurs de courage, de modestie et d’opiniâtreté qui étaient jadis synonymes de sionisme. Lieutenant-colonel de réserve, ancien membre de plusieurs unités d’élites, il aurait pu, après sa carrière militaire, se lancer dans les affaires ou dans la politique, comme tant d'autres. Mais Meir Indor a préféré se consacrer au renforcement d’Israël, d’abord en fondant Sar-El (le fameux « volontariat civil ») puis en créant Almagor, association des victimes du terrorisme qui lutte sans relâche contre la libération de terroristes arabes, sujet qui est hélas, d’une brûlante actualité…

     

    Meir Indor me reçoit dans les bureaux de l’association qu’il dirige – situés dans un local très modeste – près de la station centrale des bus à Jérusalem. Almagor existe depuis 1986, et est active dans quatre domaines principaux : social, juridique, politique et médiatique. L’objet principal de l’association est de servir d’intermédiaire entre les familles de victimes du terrorisme et les personnes et institutions qui leur viennent en aide. Plus de 1300 familles sont inscrites auprès d’Almagor et reçoivent une assistance. Mais comme me l’explique Meir, l’aspect essentiel n’est pas tant l’aide financière – car les victimes du terrorisme reçoivent une pension des Assurances nationales – que le soutien moral et psychologique. Almagor emploie 5 personnes et fait appel à de nombreux volontaires, dont le « turnover » est élevé, car le travail avec les familles des victimes est très éprouvant.

     

    Meir Indor est né en 1947 à Kyriat Ata. Ses deux parents, rescapés de la Shoah, sont originaires de Pologne, issus de familles hassidiques. Ils se sont mariés à Chypre, où ils avaient été internés par les Anglais. Meir a fait toute sa carrière dans Tsahal, dans l’infanterie, les Renseignements, les garde-frontière et dans l’unité Rimon. Il avait dissimulé ses problèmes d’asthme aux médecins militaires, pour ne pas qu’on lui baisse son profil… Lorsqu’il se met à parler de ses souvenirs de l’armée et des guerres qu’il a faites, il est intarissable. Il me raconte comment il a été blessé à Beit Lahiya, dans la bande de Gaza, en 1972. Alors qu’il attendait l’hélicoptère qui devait l’évacuer, et perdait son sang, il s’est mis à chanter un « nigoun » - une mélodie hassidique – pour rester conscient. Pendant la guerre du Kippour, en plein territoire syrien, il eut la surprise de voir débouler un volontaire anglais, au volant d’une Coccinelle, qui venait sur le front distribuer des chaussettes aux soldats de Tsahal ! (Cette anecdote est aussi rapportée par le rabbin Haim Sabato dans son livre « Tiyoum Kavanot » traduit en français sous le titre "Lunes d'automne").

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