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Islam

  • Des “loups solitaires” de Daesh et de l’incapacité conceptuelle de l’Occident à penser l’islam radical, Pierre Lurçat

    “Plus que jamais, Daech continue d'inspirer des «loups solitaires radicalisés»” : le titre du Figaro au lendemain de l’assassinat d’un couple de policiers français et de l’attentat meurtrier d’Orlando - tous deux commis par des terroristes musulmans se réclamant de l’Etat islamique - nous apprend sans doute plus sur le regard que portent les médias et les élites françaises sur le phénomène djihadiste, qu’il ne nous renseigne sur la nature véritable de l’islam radical.

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    La presse française se caractérise aujourd’hui par son uniformité et par la pauvreté du débat sur les sujets essentiels que sont l’islam et l’offensive qu’il mène contre l’Occident depuis plusieurs décennies. Au-delà même des clichés et des raccourcis journalistiques *, l’emploi d’expressions comme “loups solitaires” ou “auto-radicalisation” témoigne d’une incapacité conceptuelle à appréhender la réalité politique et historique de l’islam radical.

     

    Quand deux terroristes arabes palestiniens ont tiré à bout portant sur des civils israéliens attablés à un café à Sarona, quartier de commerce et de loisirs au coeur de Tel-Aviv, l’AFP a écrit que cet attentat ne visait pas des civils à une table de café, mais le quartier général de Tsahal, la “Kyria”, qui se trouve à quelques centaines de mètres de Sarona. Le fait que les terroristes palestiniens n’aient jamais eu la moindre intention de s’en prendre aux soldats de la Kyria n’y change rien : pour l’AFP, il était essentiel de disculper les auteurs de l’attentat (tout comme il était important pour la diplomatie française d’adopter le narratif arabe mensonger sur Jérusalem à l’UNESCO).

     

    daesh,etat ilslamique,islam radical,djihad,kepelOn peut bien entendu déplorer l’hypocrisie et la veulerie de cette politique du quai d’Orsay et de l’AFP, qui n’a rien de nouveau. Pourtant, la France, les Etats-Unis et l’Occident en général sont aujourd’hui en première ligne, face à la nouvelle vague de l’islam conquérant. Ce que les Israéliens ont prédit depuis des lustres, en répétant que le combat d’Israël contre le Fatah, le Hamas et le Hezbollah préfigurait celui du monde libre contre le totalitarisme vert, est aujourd’hui en train de se réaliser sous les yeux incrédules des Occidentaux, anesthésiés par des décennies de propagande et d’auto-intoxication.

     

    L’effet le plus néfaste de cette propagande aura sans doute été d’endormir les Occidentaux eux-mêmes, plus encore que d’infester les esprits de millions d’ennemis d’Israël à travers le monde. Car ce sont les élites françaises elles-mêmes qui succombent aujourd’hui à leurs propres mensonges. Quand un islamologue français réputé, auteur d’un ouvrage important sur le djihad, paru il y a une vingtaine d’années, publie aujourd’hui des livres renvoyant dos-à-dos l’islam radical et la droite américaine **, cela illustre le phénomène d’auto-intoxication et de trahison intellectuelle, dont nous n’avons pas eu d’illustration aussi flagrante depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

     

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  • Alain Finkielkraut et le nouveau « Statut des Juifs » à la télévision française

    « En arrivant sur le plateau de l’émission Des paroles et des actes, j’avais la peur au ventre », confie Alain Finkielkraut à Elisabeth Lévy sur RCJ, au lendemain de l’émission au cours de laquelle il a été violemment pris à partie par une militante islamiste, présentée mensongèrement comme une simple enseignante. « Pour le bien de la France, taisez-vous ! », a intimé la « prof d’anglais de Noisy-le-Sec » à l’académicien, sous le regard narquois et complaisant d’un David Pujadas, qui semble jouir de chaque instant. Au-delà du spectacle médiatique et de la recherche de l’audimat consubstantielle à la mise en scène télévisuelle, l’émission diffusée jeudi 21 janvier est emblématique en ce qu’elle révèle, une fois de plus, de l’état de la France actuelle et de la situation des Juifs en France aujourd’hui, ou plus précisément de leur nouveau statut dans les médias.

    « Le Juif errant, c’est moi ; le détenu famélique au pyjama rayé, c’est moi ; moi le torturé de l’Inquisition, moi Dreyfus à l’île du Diable »

    « Le Juif errant, c’est moi ; le détenu famélique au pyjama rayé, c’est moi ; moi le torturé de l’Inquisition, moi Dreyfus à l’île du Diable »

     

    Finkielkraut, récemment accueilli sous la coupole de l’Académie française, s’attendait peut-être à être attaqué, et à devoir se défendre ; sans doute s’était-il préparé tant bien que mal (car il n’est jamais très à l’aise dans l’arène télévisuelle) à subir une attaque venant de l’auditoire. Mais son souci principal, comme il l’a avoué avec une certaine candeur au micro d’Elisabeth Lévy, n’était pas tant celui de se défendre, que de ne pas faire de « faux pas ». Il a ainsi parlé de sa crainte de voir « gravées pour l’éternité dans le marbre liquide d’Internet des paroles malheureuses, approximatives ou excessives » (allusion à ses propos sur l’équipe nationale de football, notamment).

    Face au philosophe, craignant le faux-pas et pesant ses mots, l’organisateur de l’émission avait invité une prof de banlieue militante – Wiam Barhoumi – qui, elle, ne mâchait pas ses mots. Son intervention ressemblait plus au réquisitoire d’un procureur devant un tribunal de la Charia, qu’à une question ingénue d’une enseignante de banlieue. Usant d’une rhétorique islamo-gauchiste subversive bien rodée, elle revendiquait pour les seuls musulmans le droit de parler de l’islam (ce qui fait d’elle, objectivement, une islamiste). Ce n’est évidemment pas un hasard si elle a choisi de s’en prendre nommément à trois intellectuels Juifs, trois noms que rien ne réunit, sinon leur appartenance au peuple Juif : Zemmour, Lévy et Finkielkraut. Elle déniait donc aux non-musulmans, mais surtout aux Juifs (dhimmis parmi les dhimmis) le droit de parler et de participer au débat national français.

    En avouant après l’émission son « soulagement » au micro de RCJ, de n’avoir « rien dit dont j’ai éternellement à rougir » (c’est-à-dire de n’avoir pas prononcé de paroles jugées racistes ou islamophobes, ce qui aurait « ajouté une casserole à celles que je traîne déjà », comme il l’a expliqué), Alain Finkielkraut a montré qu’il avait peut-être mal évalué la signification de son invitation à « Des Paroles et des Actes ». Car ce n’était pas seulement Finkielkraut le philosophe, ni Finkielkraut l’académicien, qui était convié à se défendre, face aux coups de boutoir d’une militante rompue à la rhétorique victimaire et agressive caractéristique du discours islamiste.

    C’était aussi et surtout Finkielkraut le Juif, comme cela est apparu à plusieurs moments de l’émission, de manière très parlante et symbolique (comme lorsque Cohn-Bendit et Finkielkraut ont échangé quelques mots en hébreu sous le regard interloqué de David Pujadas). C’est Finkielkraut le Juif qui était sommé de se taire par une jeune musulmane, laquelle revendiquait le monopole de la parole sur l’islam pour les seuls musulmans.

    Alain Finkielkraut a bien compris que l’antisémitisme était désormais invité en « prime time » à la télévision française, sans susciter la moindre condamnation ou réserve de la part de Pujadas. Peut-être ne s’attendait-il pas à devenir à lui seul l’incarnation du Juif sur un plateau de télévision. Il avait pourtant écrit, dans un de ses premiers livres, Le Juif imaginaire, ces mots qui résonnent aujourd’hui avec un écho prémonitoire : « Le Juif errant, c’est moi ; le détenu famélique au pyjama rayé, c’est moi ; moi le torturé de l’Inquisition, moi Dreyfus à l’île du Diable ».

    Le Juif imaginaire qui croyait – et qui croit encore, apparemment – à la France, se retrouve ainsi incarner, contre son gré (un peu comme le capitaine Dreyfus, devenu un héros malgré lui), le Juif bien réel, en proie aux attaques verbales des nouveaux Français, ceux qui voudraient interdire de parole les non-musulmans au nom de leur conception totalitaire et impérialiste de l’Oumma.

    Paradoxalement, c’est au moment même où Alain Finkielkraut atteint la consécration de sa carrière intellectuelle, en entrant à l’Académie française, et où il s’apprête à siéger parmi les « Immortels », c’est à ce moment précis qu’il éprouve le plus durement dans sa chair de mortel, la condition du Juif aujourd’hui en France et la solitude irréductible d’Israël parmi les Nations.

     

    Pierre Lurçat © UPJF.ORG

     

    http://www.upjf.org/fr/7809.html

     

     

    Face au philosophe, craignant le faux-pas et pesant ses mots, l’organisateur de l’émission avait invité une prof de banlieue militante – Wiam Barhoumi – qui, elle, ne mâchait pas ses mots. Son intervention ressemblait plus au réquisitoire d’un procureur devant un tribunal de la Charia, qu’à une question ingénue d’une enseignante de banlieue. Usant d’une rhétorique islamo-gauchiste subversive bien rodée, elle revendiquait pour les seuls musulmans le droit de parler de l’islam (ce qui fait d’elle, objectivement, une islamiste). Ce n’est évidemment pas un hasard si elle a choisi de s’en prendre nommément à trois intellectuels Juifs, trois noms que rien ne réunit, sinon leur appartenance au peuple Juif : Zemmour, Lévy et Finkielkraut. Elle déniait donc aux non-musulmans, mais surtout aux Juifs (dhimmis parmi les dhimmis) le droit de parler et de participer au débat national français.

    En avouant après l’émission son « soulagement » au micro de RCJ, de n’avoir « rien dit dont j’ai éternellement à rougir » (c’est-à-dire de n’avoir pas prononcé de paroles jugées racistes ou islamophobes, ce qui aurait « ajouté une casserole à celles que je traîne déjà », comme il l’a expliqué), Alain Finkielkraut a montré qu’il avait peut-être mal évalué la signification de son invitation à « Des Paroles et des Actes ». Car ce n’était pas seulement Finkielkraut le philosophe, ni Finkielkraut l’académicien, qui était convié à se défendre, face aux coups de boutoir d’une militante rompue à la rhétorique victimaire et agressive caractéristique du discours islamiste.

    C’était aussi et surtout Finkielkraut le Juif, comme cela est apparu à plusieurs moments de l’émission, de manière très parlante et symbolique (comme lorsque Cohn-Bendit et Finkielkraut ont échangé quelques mots en hébreu sous le regard interloqué de David Pujadas). C’est Finkielkraut le Juif qui était sommé de se taire par une jeune musulmane, laquelle revendiquait le monopole de la parole sur l’islam pour les seuls musulmans.

    Alain Finkielkraut a bien compris que l’antisémitisme était désormais invité en « prime time » à la télévision française, sans susciter la moindre condamnation ou réserve de la part de Pujadas. Peut-être ne s’attendait-il pas à devenir à lui seul l’incarnation du Juif sur un plateau de télévision. Il avait pourtant écrit, dans un de ses premiers livres, Le Juif imaginaire, ces mots qui résonnent aujourd’hui avec un écho prémonitoire : « Le Juif errant, c’est moi ; le détenu famélique au pyjama rayé, c’est moi ; moi le torturé de l’Inquisition, moi Dreyfus à l’île du Diable ».

    Le Juif imaginaire qui croyait – et qui croit encore, apparemment – à la France, se retrouve ainsi incarner, contre son gré (un peu comme le capitaine Dreyfus, devenu un héros malgré lui), le Juif bien réel, en proie aux attaques verbales des nouveaux Français, ceux qui voudraient interdire de parole les non-musulmans au nom de leur conception totalitaire et impérialiste de l’Oumma.

    Paradoxalement, c’est au moment même où Alain Finkielkraut atteint la consécration de sa carrière intellectuelle, en entrant à l’Académie française, et où il s’apprête à siéger parmi les « Immortels », c’est à ce moment précis qu’il éprouve le plus durement dans sa chair de mortel, la condition du Juif aujourd’hui en France et la solitude irréductible d’Israël parmi les Nations.

     

    Pierre Lurçat © UPJF.ORG

     

    http://www.upjf.org/fr/7809.html

     

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    « Le Juif errant, c’est moi ; le détenu famélique au pyjama rayé, c’est moi ; moi le torturé de l’Inquisition, moi Dreyfus à l’île du Diable »

    « Le Juif errant, c’est moi ; le détenu famélique au pyjama rayé, c’est moi ; moi le torturé de l’Inquisition, moi Dreyfus à l’île du Diable »

     

    Finkielkraut, récemment accueilli sous la coupole de l’Académie française, s’attendait peut-être à être attaqué, et à devoir se défendre ; sans doute s’était-il préparé tant bien que mal (car il n’est jamais très à l’aise dans l’arène télévisuelle) à subir une attaque venant de l’auditoire. Mais son souci principal, comme il l’a avoué avec une certaine candeur au micro d’Elisabeth Lévy, n’était pas tant celui de se défendre, que de ne pas faire de « faux pas ». Il a ainsi parlé de sa crainte de voir « gravées pour l’éternité dans le marbre liquide d’Internet des paroles malheureuses, approximatives ou excessives » (allusion à ses propos sur l’équipe nationale de football, notamment).

    Face au philosophe, craignant le faux-pas et pesant ses mots, l’organisateur de l’émission avait invité une prof de banlieue militante – Wiam Barhoumi – qui, elle, ne mâchait pas ses mots. Son intervention ressemblait plus au réquisitoire d’un procureur devant un tribunal de la Charia, qu’à une question ingénue d’une enseignante de banlieue. Usant d’une rhétorique islamo-gauchiste subversive bien rodée, elle revendiquait pour les seuls musulmans le droit de parler de l’islam (ce qui fait d’elle, objectivement, une islamiste). Ce n’est évidemment pas un hasard si elle a choisi de s’en prendre nommément à trois intellectuels Juifs, trois noms que rien ne réunit, sinon leur appartenance au peuple Juif : Zemmour, Lévy et Finkielkraut. Elle déniait donc aux non-musulmans, mais surtout aux Juifs (dhimmis parmi les dhimmis) le droit de parler et de participer au débat national français.

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  • Le terrifiant secret : La guerre de l’islam radical contre l’Occident et l’information étouffée, Pierre Lurçat

    le-terrifiant-secret-la-solution-finale-et-l-information-etouffee-de-walter-laqueur-900060066_ML.jpgDans un livre paru en France en 1981 consacré à l’historiographie de la Shoah (1), l’historien américain Walter Laqueur abordait, parmi d’autres sujets essentiels, celui de savoir à quel moment et comment a été connue l’existence de la “Solution finale”. Une des questions troublantes qu’il posait est celle de comprendre pourquoi la Shoah était un “terrifiant secret” : beaucoup savaient qu’elle était en train de se dérouler mais refusaient, chacun pour ses raisons spécifiques, à la fois psychologiques et politiques, d’assumer ce savoir.

     

    La même question peut être posée aujourd’hui face à la guerre que l’islam radical (2) a déclarée à l’Occident en général et à la France en particulier. Pourquoi cette guerre est-elle demeurée dans une large mesure un secret terrifiant, que beaucoup préfèrent taire ou ne pas voir? Cette question se pose, en premier lieu, concernant les responsables politiques français, qui étaient informés que d’autres attentats se préparaient mais n’ont pas voulu alerter l’opinion publique. Elle se pose également à l’égard des services de renseignement et de lutte antiterroriste français, qui savaient pertinemment que des attentats massifs risquaient de se produire, mais dont les mises en garde n’ont pas été écoutées, ou n’ont pas été suivies d’effet.


    Elle se pose enfin concernant les médias français, dont plusieurs ont titré, au lendemain des attentats du 13 novembre : “Maintenant c’est la guerre”, comme si cette guerre avait commencé la veille et pas depuis plusieurs années… A de nombreux égards, les médias ont joué un rôle inverse de celui qu’ils doivent remplir : ils ont anesthésié le public au lieu de l’informer, ont voulu l’endormir au lieu de le réveiller, pour des raisons idéologiques. On donnera un seul exemple, caricatural : celui de cet article paru quelques semaines avant les attentats dans Libération, expliquant doctement qu’Allahou Akbar n’était pas un cri de guerre, mais ce que “les musulmans murmurent à l’oreille des nouveaux-nés” (3). Ce dernier exemple illustre le double refus des politiques, des médias et d’une partie de la population française face à la guerre déclarée à la France par l’islam radical : refus d’écouter et refus de comprendre.

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