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25/02/2013

Pourim 1953 : Quand Staline préparait une nouvelle Shoah…

 STALINE.jpgLes journaux de ce shabbat sont remplis d’analyses politiques sur les tentatives de formation d’un nouveau gouvernement, mais c’est un tout autre sujet qui a retenu notre attention. Dans Makor Rishon, Amnon Lord revient en effet sur un épisode mal connu de l’histoire contemporaine, celui de la tentative d’annihilation du judaïsme soviétique par Staline, à la veille de sa mort, en mars 1953. Le supplément littéraire de Ha’aretz, de son côté, consacre un grand et passionnant article à ces pionniers du « Bataillon du travail » qui ont défriché la terre et construit les routes d’Eretz-Israël, avant de retourner en URSS, où ils connurent une fin tragique. Extraits.

« Staline est mort à Pourim, il y a soixante ans. Ou plus précisément aux environs de Pourim, le 5 mars 1953. Il est mort en pleine campagne de haine antisémite en Union soviétique : les persécutions contre les écrivains juifs et l’exécution de 13 d’entre eux, en août 1952, et le complot des blouses blanches en janvier 1953.

La raison pour laquelle j’évoque Staline est qu’aujourd’hui précisément, en pleine campagne idéologique antisioniste et anti-israélienne, il semble que le dictateur soviétique projette encore son ombre menaçante sur le peuple Juif et sur la politique de l’Occident…

Après la mort de Staline, le poète Avraham Shlonsky adressa une lettre au peuple soviétique endeuillé, écrivant que « la foule populaire en Israël avait suivi avec émotion et avec une profonde tristesse le cercueil de l’immortel Staline… »

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21/02/2013

"Le Lion de Tel-Haï" - Portrait de Joseph Trumpeldor par Jabotinsky

A l'occasion du "Yom Tel-Haï" - la journée du souvenir des héros de Tel-Haï - qui sera commémorée demain en Israël, le journal Ha'aretz publiait récemment dans son supplément littéraire un article passionnant sur la correspondance de Joseph Trumpeldor. Dans une lettre émouvante adressée à son père, le héros de Port Arthur relate sa blessure et son amputation, ajoutant ces mots: "J'espère que mon bras droit, avec lequel j'écris la présente lettre, me servira fidèlement et rendra jaloux ceux qui ont leurs deux mains..." (20 janvier 1905). On constatera en lisant le portait de Trumpeldor dressé par Jabotinsky ci-dessous, que ces mots allaient s'avérer prémonitoires... Que soit béni le souvenir du héros de Tel-Haï! P.I.L

 

TRUMPELDOR.jpgJe le trouvai chez lui : avec sa physionomie d'homme du Nord, si je l'avais rencontré dans la rue je l'aurais peut-être pris pour un Ecossais ou un Suédois. Sa taille était plus élevée que la moyenne ; mince, les cheveux couleur d'écorce et courts, peignés avec l'attention d'un homme ordonné et modeste ; sans barbe ni moustache ; les lèvres pâles et minces, arborant un sourire tranquille. Il parlait un russe limpide, même s'il était légèrement atteint de cette maladie de la langue « chantée » à laquelle les habitants d'Eretz-Israël ont du mal à échapper. Son hébreu s’écoulait goutte à goutte, lentement, pauvre en vocabulaire mais cependant précis ; une fois je l'entendis essayer de parler yiddish – le yiddish des monts du Caucase ? Crainte et frisson... Son niveau culturel pourra peut-être être décrit en utilisant le mot de « maskil », dans son ancienne acception, celle de la génération d'autrefois : c'était un érudit, instruit en littérature russe, connaissant des œuvres que je n'ai jamais feuilletées de ma vie : livres de droit, de morale et de recherche, écrits par des auteurs russes célèbres il y a deux générations, dont le souvenir est oublié depuis l'aube de notre époque, comme Potebnia et d'autres du même genre ; mais il les avait lus et n'avait pas oublié le contenu de ses lectures. Jusqu'à ce jour, j'ignore s'il faisait partie de ceux que nous avons la détestable habitude de qualifier, selon notre concept juif, du nom de « sagaces ». Peut-être pas.

 

 

beitar.jpg

Jabotinsky et un groupe de Betarim sur la tombe de Trumpeldor


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17/02/2013

Humains, trop humains... Réflexions après le carnage d’Itamar, P.I.Lurçat

Je remets en ligne ces réflexions parues après l'attentat terrible d'Itamar il y a deux ans, en ce triste anniversaire. P.I.L

En chaque homme juif se trouve profondément enfouie la tendance à interpréter un malheur qui le frappe comme l’expiation d’une faute commise”.

Theodor Lessing

victime-terrorisme-israel-boys_ap-300x216.jpgLe terrible attentat d’Itamar pose à nouveau, dans toute son horreur, la question ancienne et sans cesse récurrente de la haine d’Israël. Depuis 2000 ans et plus que nos ennemis nous tuent, depuis des siècles de massacres, de pogroms, de persécutions, de bûchers de l’Inquisition et de bains de sang, la même question revient toujours sur nos lèvres : “Pourquoi ?” Curieusement, le peuple Juif qui n’a jamais connu de répit dans son histoire bimillénaire et qui est sans doute le peuple le plus expérimenté au monde en matière de souffrance, reste toujours aussi surpris et étonné face à ses ennemis. Pourquoi nous haïssent-ils ?

La réponse juive traditionnelle à cette question est que Esaü (et Ishmaël) nous détestent depuis les origines de notre histoire, parce que nous sommes le peuple élu par D.ieu, destinataire de sa Torah. Plus précisément, comme l’explique le Rav Ben Ishaï – dont la fille, le gendre et trois petits-enfants ont été assassinés à Itamar – ils nous haïssent parce qu’ils veulent s’attaquer à D.ieu lui-même. Mais cette explication s’est souvent accompagnée d’une autre interprétation, opposée, voulant faire de nos ennemis l’instrument de la colère divine : s’ils nous haïssent, c’est parce que nous sommes coupables !

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