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VU DE JERUSALEM - Page 8

  • Des “loups solitaires” de Daesh et de l’incapacité conceptuelle de l’Occident à penser l’islam radical, Pierre Lurçat

    “Plus que jamais, Daech continue d'inspirer des «loups solitaires radicalisés»” : le titre du Figaro au lendemain de l’assassinat d’un couple de policiers français et de l’attentat meurtrier d’Orlando - tous deux commis par des terroristes musulmans se réclamant de l’Etat islamique - nous apprend sans doute plus sur le regard que portent les médias et les élites françaises sur le phénomène djihadiste, qu’il ne nous renseigne sur la nature véritable de l’islam radical.

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    La presse française se caractérise aujourd’hui par son uniformité et par la pauvreté du débat sur les sujets essentiels que sont l’islam et l’offensive qu’il mène contre l’Occident depuis plusieurs décennies. Au-delà même des clichés et des raccourcis journalistiques *, l’emploi d’expressions comme “loups solitaires” ou “auto-radicalisation” témoigne d’une incapacité conceptuelle à appréhender la réalité politique et historique de l’islam radical.

     

    Quand deux terroristes arabes palestiniens ont tiré à bout portant sur des civils israéliens attablés à un café à Sarona, quartier de commerce et de loisirs au coeur de Tel-Aviv, l’AFP a écrit que cet attentat ne visait pas des civils à une table de café, mais le quartier général de Tsahal, la “Kyria”, qui se trouve à quelques centaines de mètres de Sarona. Le fait que les terroristes palestiniens n’aient jamais eu la moindre intention de s’en prendre aux soldats de la Kyria n’y change rien : pour l’AFP, il était essentiel de disculper les auteurs de l’attentat (tout comme il était important pour la diplomatie française d’adopter le narratif arabe mensonger sur Jérusalem à l’UNESCO).

     

    daesh,etat ilslamique,islam radical,djihad,kepelOn peut bien entendu déplorer l’hypocrisie et la veulerie de cette politique du quai d’Orsay et de l’AFP, qui n’a rien de nouveau. Pourtant, la France, les Etats-Unis et l’Occident en général sont aujourd’hui en première ligne, face à la nouvelle vague de l’islam conquérant. Ce que les Israéliens ont prédit depuis des lustres, en répétant que le combat d’Israël contre le Fatah, le Hamas et le Hezbollah préfigurait celui du monde libre contre le totalitarisme vert, est aujourd’hui en train de se réaliser sous les yeux incrédules des Occidentaux, anesthésiés par des décennies de propagande et d’auto-intoxication.

     

    L’effet le plus néfaste de cette propagande aura sans doute été d’endormir les Occidentaux eux-mêmes, plus encore que d’infester les esprits de millions d’ennemis d’Israël à travers le monde. Car ce sont les élites françaises elles-mêmes qui succombent aujourd’hui à leurs propres mensonges. Quand un islamologue français réputé, auteur d’un ouvrage important sur le djihad, paru il y a une vingtaine d’années, publie aujourd’hui des livres renvoyant dos-à-dos l’islam radical et la droite américaine **, cela illustre le phénomène d’auto-intoxication et de trahison intellectuelle, dont nous n’avons pas eu d’illustration aussi flagrante depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

     

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  • Yom Yeroushalayim sur le Mont du Temple : entre humiliation et espoir, Pierre Lurçat

     

    לשרה ותום

    Jamais la situation n’a été aussi humiliante pour les Juifs qui montent sur le Har Habayit, le Mont du Temple, et jamais la nécessité de protéger le droit de culte des Juifs sur cet endroit, qui est le plus sacré du judaïsme, n’a été aussi évidente qu’aujourd’hui. Impressions ressenties le Yom Yeroushalayim, 5 juin 2016.

     

    Israël ne peut pas devenir « l’Etat de tous ses citoyens », un Etat comme les autres qui serait mû uniquement par les ressorts de l’économie et de la politique, et coupé de la source de Sainteté qui est le Mont du Temple. Le débat véritable et urgent qui devrait se tenir sur ce sujet crucial n’est pas tant celui de savoir si nous avons le droit – ou plutôt le devoir – de reconstruire le Temple, que celui de savoir ce que pourra devenir le Temple, une fois reconstruit. Redeviendra-t-il le lieu de sacrifices, comme autrefois, selon les mots de la prière (חדש ימנו כקדם), ou bien devrons-nous y instaurer un culte différent, peut-être même entièrement nouveau, qui ne ressemblera ni aux sacrifices d’antan ni aux prières actuelles dans les synagogues, instaurées après la destruction du Second Temple ?

     

    1525035_10151756715916682_588206289_n.jpgA cette question immense, nous ne pouvons évidemment pas répondre aujourd’hui, Une chose pourtant est certaine, à mes yeux comme aux tiens : le Temple est le cœur de notre identité nationale et religieuse et la clé de notre possibilité de vivre sur cette terre que le monde entier nous dispute, comme l’avaient bien compris les Pères fondateurs du mouvement sioniste et de l’Etat d’Israël. Ceux qui se bercent de l’illusion qu’on pourrait renoncer au Temple et brader son emplacement, pour calmer les appétits de nos ennemis, sont oublieux des leçons de notre histoire ancienne et récente ; ils sont prêts à sacrifier ce que nous avons de plus sacré contre des promesses illusoires et des traités de paix qui ne valent pas l’encre avec laquelle ils sont écrits.

     

    Je ne t’ai pas dit, hier, quand vous êtes redescendus, Tom et toi, du Har Habayit et que nous nous sommes rencontrés devant la synagogue de la Hourva reconstruite, au milieu de la foule en liesse du Yom Yeroushalayim, combien j’étais fier de votre courage et de votre ténacité ! Car il faut bien du courage pour se rendre là-haut, malgré les imprécations hostiles de nos ennemis et les gestes non moins hostiles des policiers (notre police !), qui traitent sans ménagement les Juifs venus faire acte de présence sur ce lieu sacré. Ceux-ci ne viennent pourtant ni par goût de la provocation, ni pour satisfaire un vague sentiment mystique ou religieux, mais comme shli’him, comme représentants de tout notre peuple (même si beaucoup d’entre nous sont encore totalement inconscients de ce que le Temple signifie pour Israël).

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    De gauche à droite: Dan Beeri, Yehuda Etsion, Yoram Ginzburg et Neeman (Photo Makor Rishon)

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  • Les conditions d’accès aux métiers de la finance en Israël, par Pierre Lurçat

    Les conditions d’accès aux métiers de la finance en Israël sont régies par les règlements de 1997 sur l’exercice des professions de conseil en investissement, de vendeur de produits d’investissement et de gestionnaire de portefeuille (pour plus d’informations sur les différences entre ces trois professions, votre notre précédent article : “Les métiers de la finance en Israël”). Les règlements de 1997 énumèrent les conditions d’accès aux professions de la finance et les modalités des examens afférents.

     

    Conditions d’obtention d’une licence de conseil en investissement ou de vendeur de produits d’investissements

    Le demandeur doit remplir les conditions suivantes :

    1. Etre âgé de 18 ans révolus. Il est néanmoins possible d’entamer le processus d’obtention de la licence avant 18 ans, mais la demande de licence ne pourra être demandée avant l’âge de 18 ans.
    2. Etre résident israélien (ou établir la preuve de sa capacité de respecter les conditions de la loi)
    3. Ne pas avoir été condamné pour une infraction (parmi les infractions économiques et générales énumérées dans la Loi sur le conseil en investissement).
    4. Réussir les 5 examens suivants :
    5. Examen en droit boursier et éthique professionnelle
    6. Examens sur les 3 matières fondamentales (statistique et financement, économie et comptabilité) ou obtenir une dispense (voir ci-après).
    7. Examen professionnel A, après avoir réussi (ou obtenu une dispense) les matières fondamentales, et l’examen en droit boursier et éthique professionnelle.
    8. Avoir achevé un stage de 6 mois (le stage peut être entamé dès la réussite des matières fondamentales).

     

    Conditions d’obtention d’une licence de gestionnaire de portefeuille

    Le candidat devra remplir les conditions énumérées ci-dessus aux alinéas 1 à 3, et :

    1. Réussir les 6 examens suivants :

    - les 5 examens mentionnés à l’alinéa 4 ci-dessus

    • Examen professionnel B, après avoir réussi (ou été dispensé) les matières fondamentales et l’examen en droit boursier et éthique professionnelle.
    1. Avoir achevé un stage de 9 mois.

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