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VU DE JERUSALEM - Page 7

  • Pièges et dangers de l'achat d'un bien immobilier en Israël, par Me Pierre Lurçat

    L’affaire Island, relatée dans un récent article de la presse juive francophone *, illustre une des principales difficultés rencontrées par les acquéreurs de biens immobiliers en Israël : celle de ne pas être trompé sur la nature des droits qu’ils acquièrent et sur la portée juridique des contrats qu’ils signent.

     

    Dans cette affaire, les acquéreurs avaient cru acheter des appartements dans un immeuble en bord de mer à Nétanya. Lors de la livraison du projet, en août 2010, ils ont découvert à leur stupéfaction que l’immeuble d’habitation s’était transformé en suite hôtelière et que leurs droits de propriété sur les appartements s’étaient volatilisés, pour faire place à un simple droit de jouissance et d’occupation d’une suite, similaire aux droits de time-sharing sur des appartements de vacances…

     

    Cette affaire est emblématique des difficultés et des pièges rencontrés dans l’acquisition d’un bien immobilier, que nous allons passer en revue dans le présent article.

     

    Comment lire un contrat dans une langue qu’on ne maîtrise pas?

     

    L’obstacle de la langue est le premier - et souvent le principal - obstacle à l’achat d’un bien immobilier en Israël. La Loi sur la protection du consommateur de 1981 (ci-après : la “Loi”) considère que l’abus du fait que le consommateur ignore la langue dans laquelle est conclue la transaction constitue une “influence déloyale”, interdite par la Loi et sanctionnée sur le plan civil et pénal (d’une peine d’un an de prison et d’une amende, selon l’article 23 de la Loi).

     

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  • Héros israéliens d’hier et d’aujourd’hui : le colonel John Henry Patterson, parrain de Yoni Nétanyahou

    book.jpgIl y a quarante ans, le 4 juillet 1976, quatre avions Hercules C-130 de l’armée de l’air israélienne décollaient secrètement d’Israël et atterrissaient sur l’aéroport d’Entebbe, en Ouganda, où un avion Airbus d’Air France avait été détourné quelques jours plus tôt par des terroristes palestiniens. L’opération Entebbe venait de commencer. Au cours du raid mené par une centaine de soldats appartenant à plusieurs unités d’élites de Tsahal, 100 otages furent libérés et 3 autres furent malheureusement tués, tandis que le commandant de l’unité Sayeret Matkal, Yonathan (Yoni) Nétanyahou, était tué par les terroristes durant l’assaut.

     

    Si tout le monde connaît le nom de Yoni, le héros d’Entebbe, peu de gens savent qu’il porte son prénom en souvenir d’un autre héros, le colonel John Henry Patterson, grand soldat et ami du peuple juif dont le nom est largement méconnu aujourd’hui. Ami personnel du professeur Bentsion Nétanyahou et de son épouse, il fut le parrain de leur fils aîné, auquel ses parents donnèrent le prénom de Yonathan en son honneur. Dans sa belle autobiographie, que j’ai eu le plaisir de traduire en français *, le dirigeant sioniste Vladimir Zeev Jabotinsky dresse le portrait suivant du colonel Patterson :

    220px-John_Henry_Patterson.jpg

    “Il était né à Dublin, mais était protestant et ne se considérait pas comme Irlandais au sens national. Il était auparavant ingénieur de profession. En 1896, il était occupé à édifier un pont pour le chemin de fer dans la partie de l’Afrique orientale qui s’appelle aujourd’hui le Kenya, pas très loin de “notre” Ouganda (vous trouverez ce pont à proximité du Kilimandjaro, au Nord-Est, à l’endroit où la voie ferrée reliant le port de Mombasa à Nairobi traverse le fleuve Tsavo). Et c’est là qu’il acquit sa réputation, parmi les grands chasseurs du monde entier, car tout seul, et seul blanc au milieu de centaines de porteurs noirs de la tribu des Swahili, qui ne connaissaient pas l’usage du fusil, il tua un couple de lions mangeurs d’hommes qui avaient dévoré plusieurs de ses ouvriers…

     

    Cette action et ses autres exploits de chasseur, Patterson les a racontés dans un livre, Les mangeurs d’homme du fleuve Tsavo, qui est devenu une Bible, un guide pour les héritiers de Nemrod dans tout le monde anglophone… C’est de là que vient son amitié avec Theodor Roosevelt - le premier Roosevelt dans la liste des présidents américains - qui est lui aussi considéré comme un des plus fameux chasseurs de lions..

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    C’était un homme de grande taille, mince, élancé, aux yeux intelligents et rieurs et je compris immédiatement son accent anglais, la “magie irlandaise” et avec cela, une qualité caractéristique d’un protestant fils de protestants : ce chrétien se sentait chez lui dans le monde de la Bible hébraïque. Ehoud et Ifta’h, Gideon et Shimshon, David et Avner - à ses yeux étaient vivants, ils étaient des amis personnels, presque ses camarades et ses voisins du club de cavalerie de la rue Piccadilly. Je m’en réjouis, l’illusion biblique permet parfois de masquer l’absence de beauté de l’existence galoutique…”

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  • Pourquoi le vote du Brexit est une bonne nouvelle pour Israël, Pierre Lurçat


    2091Churchill.jpgDans un petit opuscule écrit en pleine guerre *, alors qu’il se trouve à Londres pour le compte de l’Agence juive, Albert Cohen parle avec empathie de ces Anglais silencieux “qui chérissaient la liberté et la justice parce qu’ils avaient lu le Livre…”. Relisant ces lignes au lendemain du vote du Brexit, on ne peut s’empêcher d’établir un parallèle entre l’Angleterre d’alors - celle de 1940, du Blitz sur Londres et de la résistance acharnée contre le nazisme - et celle d’aujourd’hui qui vient de dire un non retentissant à l’Union européenne.  

    La plupart des commentateurs français déplorent le vote anglais et y voient une réaction populiste, lourde de conséquences pour la stabilité et l’avenir du Vieux continent, navire en perdition dont l’Angleterre vient de se séparer, en larguant les amarres qui la rattachaient - de manière sans doute artificielle et contraire à son histoire et à sa volonté profonde - à l’Europe continentale.

     

    Mais en tant que Juif, on ne peut qu’être frappé de la concomitance de ce vote avec l’accueil triomphal réservé par l’Union européenne à Bruxelles au dirigeant corrompu de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, reçu comme un chef d’Etat pour prononcer devant un auditoire conquis d’avance un discours de haine contre Israël et le peuple Juif, accusé - comme au Moyen-Age - d’empoisonner les puits, sans qu’aucun député européen n’élève la moindre protestation.

     

    Il est évidemment peu probable que les Anglais qui ont rejeté, dans leur grande majorité, l’Union européenne, aient eu à l’esprit l’attitude hostile de l’UE envers Israël lorsqu’ils ont voté, tout comme l’Angleterre de Churchill s’est battue contre Hitler pour ses raisons propres et non par amour des Juifs (même si Churchill lui-même était favorable au mouvement sioniste). Les Anglais qui ont voté le Brexit n’ont pas seulement rejeté une Europe devenue synonyme de bureaucratie et de réglementations abusives. Ils ont aussi voulu renouer avec leur histoire millénaire, étrangère au rêve européen, essentiellement franco-allemand.

     

    L’Union européenne actuelle, qui est devenue un acteur hostile à Israël sur la scène internationale, a peu à voir avec le projet né au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Elle ressemble plus à l’Eurabia - entité politique décrite par Bat Ye’or, gagnée par l’idéologie palestiniste et par le rejet de ses racines judéo-chrétiennes - qu’à l’Europe pacifiée promise par Jean Monnet. Dans ces circonstances, on peut légitimement considérer que le vote anglais est une bonne nouvelle pour Israël.

     

    Bat Ye'or Eurabia.jpg

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