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29.12.2011

Prêts à tout pour taper sur le CRIF, par Victor Perez

portrait_richard_prasquier.jpgThierry Reboud, dans un article publié sur les sites ‘’bien pensants’’ que sont Médiapart et Rue89, a décidé de s’en prendre aux Juifs à travers le président du Crif Richard Prasquier. L’écrit en question, publié les 21 et 22 décembre, intitulé « Prasquier (CRIF) n'en rate pas une » (1) et « Prasquier et Hamouri : le Crif n'en rate pas une » (2) est fort instructif en ce sens car il rappelle indirectement, de façon subliminale au ‘’bon’’ quidam, lecteur de ces sites, que la communauté juive est soit mal représentée, soit est complice de la ‘’félonie’’ de l’association par ses prises de positions inconsidérées. (Les commentaires des internautes sur Médiapart sont édifiants à ce sujet).

 

En fait de quoi s’agit-il ?

 

Dans un éditorial intitulé « Salah Hamouri et Gilad Shalit » (3), Richard Prasquier avait repris comme introduction un extrait de la dépêche de l’agence Reuters informant sur les premières déclarations de Salah Hamouri à sa libération : « Ovadia Yosef mérite la mort ». Un éditorial rapidement repris, nous dira au passage Thierry Reboud, « sur de nombreux sites de soutien inconditionnel à la politique israélienne (juif.org, israel7.com, guysen.com, etc.) ». Presse indubitablement ‘’propagandiste’’, à le croire, car diffusant des termes attribués à tort, selon l’auteur, au ‘’palestinien’’ libéré.

 

Pour en démonter la réalité il cite à l’appui la dépêche de Reuters en date du mardi 20 décembre « Libre, le Franco-Palestinien Salah Hamouri reste inflexible » (4) où ne figurent point, effectivement, ces ‘’vœux’’ de bonne année 2012 pour le rabbin.

 

De surcroît, il reprend à son compte le communiqué du comité de soutien (5) à Salah Hamouri, qui assure n’avoir « jamais dit ni pensé cela. Il (Salah) a fait d’ailleurs une mise au point immédiatement en ce sens. Mais non seulement lui, mais les journalistes de l’agence Reuters qui l’ont interviewé, démentent aussi, enregistrement à l’appui, les propos attribués à Salah ».

 

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21.12.2011

La création de la Légion juive, première armée juive depuis l’Antiquité, Pierre Itshak Lurçat

Bien avant que le nom de Tsahal ne devienne synonyme de courage et d’exploits militaires, avant la création de la Haganah et de l’Irgoun – généralement considérés comme les prémisses de l’armée israélienne – des soldats juifs se sont battus, pour la première fois depuis l’Antiquité, sous un drapeau hébraïque. C’était en avril 1915, à Gallipoli, sur le front turc, pendant la fameuse bataille des Dardanelles qui se solda par un échec retentissant pour les armées alliées franco-britanniques. Mais pour le modeste bataillon juif qui prit part à ces opérations, dans le cadre du « Corps des muletiers de Sion », ce fut un épisode glorieux, prélude à la création d’un régiment juif qui prit part à la conquête de la Palestine (Eretz-Israël) par le général Allenby. Retour sur une page d’histoire oubliée.

Jabotinsky_gallery2_big.jpg

Dans son autobiographie, qui vient d’être publiée en français sous le titre « Histoire de ma vie »*, Vladimir Jabotinsky relate ainsi le rôle essentiel que joua la Légion juive dans l’histoire du sionisme : « Le modeste bataillon de Gallipoli parvint à percer la première brèche dans cette muraille.

Le bataillon juif fut mentionné par tous les journaux européens ; presque tous les correspondants de guerre qui parlaient de Gallipoli, lui consacrèrent une page ou un chapitre de leurs reportages, puis de leurs livres.

 

De manière générale, au cours de la première moitié de la guerre, le bataillon tint lieu d’unique manifestation qui rappelât au monde – et en particulier au monde militaire anglais – que le sionisme était « d’actualité » et qu’il était encore possible de le transformer en un facteur capable de tenir son rôle, même au milieu du vacarme des canons ».

Les soldats du ZMC devant le Kottel.jpg

 

Jabotinsky, Trumpeldor et les « Muletiers de Sion »

 

En réalité, le Corps des muletiers de Sion (Zion Mule Corps, connu sous l’abréviation ZMC) fut la création de trois hommes, trois personnages exceptionnels qui mériteraient chacun de faire l’objet d’un article entier. Le premier, le plus connu des trois, est évidemment Jabotinsky lui-même, enfant terrible du sionisme russe, écrivain talentueux devenu un dirigeant politique, orateur hors-pair, fondateur du mouvement sioniste révisionniste et du Betar. De toutes les réalisations qu’il accomplit au cours de son existence mouvementée, la Légion juive est sans doute une des plus importantes et « Jabo » est passé à la postérité en tant que soldat juif, tout autant que pour son œuvre politique. [...]

 

Par Pierre Itshak Lurçat – Photos archives

Retrouvez la suite de l’article dans Israël Magazine N°130.
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14.12.2011

Haggi Ben Artsi : "Retrouver l'esprit d'héroïsme de Hannoukah", Pierre Itshak Lurçat

Le Dr Haggi Ben Artsi, frère de Sarah Nétanyahou bien connu pour son opposition virulente aux compromis de Bibi, m'avait accordé cette interview il y a tout juste deux ans pour ISRAEL MAGAZINE. Elle n'a rien perdu de son actualité... P.I.L

 

Haggi Ben Artsi 1.JPGJ'ai rencontré pour la première fois le Dr Haggi Ben Artsi lors de la veillée de Hochana Rabba (dernier jour de Souccot) organisée par l'association Almagor, qui défend les familles des victimes du terrorisme et s'oppose à la libération de terroristes *. J'avais souvent entendu parler de lui, comme d'un éducateur hors-pair et comme d'un militant. Mais aux yeux du grand public, Ben Artsi est surtout connu comme étant le beau-frère du Premier Ministre : il est en effet le frère de Sarah Nétanyahou. Haggi Ben Artsi a accepté, en exclusivité pour Israël Magazine, de dire tout ce qu'il pense, au sujet des négociations en vue de libérer Gilad Shalit, de l'attidude de l'Europe envers Israël et, bien entendu, de son célèbre beau-frère.

 

 

 

Le Dr Ben Artsi enseigne la Bible et l'histoire juive à l'université Bar Ilan. Nous nous rencontrons au collège d'enseignement supérieur Lifchitz à Jérusalem, où il donne des cours aux élèves enseignants. Il m'accueille avec quelques mots de français, souvenir de ses études au lycée, juste avant la guerre des Six Jours, qui ont pris fin brutalement après le fameux discours du général De Gaulle sur le "peuple sûr de lui et dominateur", lorsque le professeur de français de Ben Artsi a déclaré qu'il interrompait ses cours, en signe de protestation. Cette anecdote donne le ton de notre entretien : Ben Artsi est un homme érudit qui ne mâche pas ses mots et qui ne manque pas d'humour. Il est né en 1950 et a grandi à Tivon, près de Haïfa. Il a étudié  à la yechiva et a combattu lors de la guerre de Kippour.

 

 

Ben Artsi n'aime pas trop parler de lui, ni de sa famille, préférant entrer dans le vif du sujet : l'affaire Gilad Shalit et son action pour empêcher la libération de centaines de terroristes, qui risque de causer des dizaines d'attentats et des centaines de victimes... Il se sent investi d'une mission personnelle à ce sujet, comme il l'a expliqué le soir d'Hochana Rabba, lors de la veillée d'Almagor qui se tenait en face de la résidence du Premier Ministre. Ben Artsi a interpellé à de nombreuses reprises Bibi sur ce sujet, allant jusqu'à organiser tout seul une contre-manifestation devant son bureau à Jérusalem ! Je lui demande pourquoi ce sujet lui tient tellement à cœur, et en quoi il considère que Bibi a trahi ses convictions politiques à cet égard.

 

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