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VU DE JERUSALEM - Page 20

  • Evènement : Hassen Chalghoumi à Jérusalem

    3-chalghoumi.jpgC'est un évènement à  ne pas manquer : l'imam Chalghoumi rencontrera ce soir le public francophone à Jérusalem. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore, je reproduis ci-dessous le discours qu'il a prononcé récemment à Washington. P.I.L.

     

     

    Rencontre – débat avec l’Imam de Drancy 

    Hassen Chalghoumi

     

    Thème : Parcours, combat contre l’extrémisme 

    et rapprochement entre les peuples

     

    Jeudi 14 mai à 19:30

    Yad Ben Zvi (Auditorium), 12, rue Abarbanel – Jérusalem

     

    MEMRI – L’Observatoire du Moyen-Orient
    Avec L’Institut français de Jérusalem – Romain Gary

     

    Entrée libre

    Le discours ci-dessous a été prononcé à la conférence de MEMRI et de la Fondation Lantos sur l’antisémitisme et le négationnisme, à Washington le 14 avril 2015. Cette conférence annuelle se tient au Capitol Hill en présence d’éminentes personnalités de la classe politique. L’imam de Drancy Hassen Chalghoumi a prononcé son allocution en arabe, laquelle a été traduite en anglais et en français. - See more at: http://www.upjf.org/fr/7293.html#sthash.aaYGYrmu.dpuf

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  • Tsahal, armée la plus morale du monde ? - Pierre Itshak Lurçat

    Sans être un fervent lecteur du journal Ha'aretz – pain quotidien des élites israéliennes postsionistes – je dois reconnaître que le commentateur militaire Amos Harel a raison lorsqu'il écrit, au sujet de la réponse d'Israël aux accusations calomnieuses du rapport Goldstone, que "l'affirmation répétée comme un mantra selon laquelle Tsahal serait l'armée la plus morale du monde" est problématique. Non pas certes, comme le pense sans doute Harel, qu'elle soit fausse... Au contraire ! Où a-t-on vu dans le monde une armée qui envoie des SMS aux habitants des immeubles qu'elle s'apprête à bombarder ? Si cette invention israélienne avait pu être utilisée à Londres, à Dresde ou à Hiroshima, elle aurait épargné la vie de millions d'être humains pendant la Seconde Guerre mondiale.

     

    humains trop humains5.jpg

    Cette affirmation est problématique précisément parce qu'elle est vraie. Elle pose un problème important, sans doute crucial, qui est celui de la morale et de la guerre. Nous autres Juifs, avons une fâcheuse tendance à nous complaire dans la posture de la victime, cédant ainsi à une tendance inhérente à la tradition juive (ou judéo-chrétienne). Nous avons certes le droit de nous flatter d'avoir une armée composée de soldats au visage humain, et non de soudards, qui est aussi efficace – sinon plus – pour sauver des vies humaines au Népal que pour lutter contre le Hamas à Gaza. Mais cela ne doit pas nous faire perdre de vue que le but premier de Tsahal, comme de toute armée au monde, est de défendre et de protéger nos citoyens et notre Etat, et pas de gagner d'improbables concours de moralité…

     

    Cette problématique n'est pas nouvelle, loin s'en faut. Dans un article éclairant paru après la Deuxième Guerre du Liban dans la défunte revue Forum Israël, Eliezer Shargorodski avait montré comment les penseurs et dirigeants sionistes avaient depuis longtemps été écartelés entre deux conceptions de la morale. La première, d'inspiration judéo-chrétienne, abhorrait le recours à la force qu'elle considérait comme un danger mortel pour les "valeurs juives". Cette conception, autrefois très minoritaire, était défendue par des intellectuels juifs allemands renommés, comme Martin Buber et Hermann Cohen. Elle s'incarna dans un courant sioniste-pacifiste, dont les représentants furent à l'origine de la création de l'Université hébraïque de Jérusalem. Ces intellectuels poussèrent leur logique jusqu'à ses conséquences ultimes : Buber, un temps proche de Herzl, s'éloigna de lui pour soutenir la création d'un Etat binational, préférable selon lui à un Etat juif pour ne pas léser les droits des habitants arabes.

     

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  • « Pro Armenia » : voix juives en faveur des victimes du génocide arménien, Pierre I. Lurçat

     

    I - Eitan Belkind, témoin du génocide arménien

     

    L’histoire des peuples n’est pas celle des Etats, avait coutume de dire le général Michel Darmon, à propos des relations entre la France et Israël. Cette réflexion vaut également au sujet des relations entre Israël et l’Arménie, d’autant plus que cette dernière n’a accédé que très récemment à l’indépendance. Si la question du génocide arménien et sa non reconnaissance officielle par Israël empoisonne jusqu’à ce jour les relations entre les deux pays, elle se trouve par contre au cœur des relations étroites que plusieurs figures juives ont entretenu avec la question arménienne…

    belkind.jpgParmi les témoignages directs du génocide arménien figure celui d’Eitan Belkind *, un des fondateurs du réseau d’espionnage pro-anglais en Palestine, le NILI. Né en 1897 à Rishon-le-Tsion, d’une famille originaire de Russie, il avait étudié au lycée Herzéliya de Tel-Aviv. En 1912, âgé de quinze ans seulement, il se rendit à Constantinople pour s’enrôler dans l’école navale. Lorsque la guerre éclata, il fut accepté à l’école des Cadets et obtint le rang d’officier, attaché au siège de la Quatrième Armée qui était installé à Damas, sous le commandement de Djamal Pasha.

    En mars 1915, lorsqu’une invasion de sauterelles frappa la Palestine, l’armée turque chargea Aharon Aharonson de combattre ce fléau. Belkind lui fut rattaché et se rendit à Jérusalem. Son rôle de tout premier plan dans la lutte contre les sauterelles lui valut plusieurs décorations militaires, dont le Croissant de fer turc et la Croix de fer allemande. A la même époque toutefois, Belkind fonde le NILI, aux côtés d’Aharon et Sarah Aharonson et d’Avshalom Feinberg. Plus tard, il sera membre de l’Etsel. Nous reviendrons sur la figure étonnante de Belkind dans un prochain article. Voici son témoignage, traduit de l’anglais par Georges Festa. P.I.L.

    * (Ce témoignage figure sur le site du Musée arménien du génocide, http://www.genocide-museum.am/eng/eye_witnesses1.php)

     

    Un témoin des massacres arméniens : « Voilà comment ça s’est passé » par Eitan Belkind


    « La majorité des Juifs d’Israël, le vieux Yishouv, de même que les nouveaux arrivants, avaient conservé leurs passeports non turcs, afin d’être protégés par les Capitulations de l’empire ottoman. Les Capitulations étaient des privilèges accordés aux citoyens européens résidant en Turquie en échange d’une aide apportée par les nations européennes à l’empire qui se désagrégeait.

    Durant la guerre, les forces militaires turques ne purent accepter le fait que des dizaines de milliers de gens, issus de pays hostiles, ayant une nationalité étrangère, vivent en Israël (les nouveaux arrivants provenaient principalement de l’empire russe, qui combattait les Turcs). Les Turcs exigèrent que les Juifs acquièrent la nationalité ottomane ou quittent Israël. Les Bilouim (les premiers immigrés en Palestine, venus de Russie) et d’autres fondateurs de la première Alya, dirigés par Eliezer Ben-Yehuda, lancèrent un appel public aux Juifs, les encourageant à adopter la nationalité ottomane. Toutefois, très peu leur répondirent, car la plupart des Juifs craignaient qu’une fois obtenus leurs passeports turcs, ils seraient enrôlés dans l’armée turque, ce qu’ils redoutaient le plus. Beaucoup de Juifs préférèrent s’exiler d’Israël, plutôt que de servir dans l’armée turque.

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