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VU DE JERUSALEM - Page 15

  • Les conditions d’exercice de la profession d’agent immobilier en Israël

    Depuis 1996, la profession d’agent immobilier en Israël est réglementée par une loi et par plusieurs règlements pris pour son application (en 1997 et 2004 notamment). D’autre part, la jurisprudence des tribunaux continue de régir certaines questions, concernant notamment les conditions d’exercice ou le droit de l’agent à sa commission.

    La loi de 1996 (« Loi sur les agents immobiliers ») définit l’activité d’agence (tivou’h bé-mékarkayine) comme étant le fait de « faire se rencontrer deux parties ou plus, contre rémunération, en vue de la conclusion d'une transaction immobilière ».

    L’article 2 de la loi énonce le principe essentiel de l’interdiction d’exercice de la profession en l’absence de carte professionnelle, et l’interdiction connexe depublier une annonce ou de se présenter comme étant agent immobilier ou de créer l'impression que l'on est agent immobilier, si l'on n'est pas titulaire d'une licence [art. 2 (ב)].

    Cependant, cette interdiction ne concerne pas les personnes ou sociétés qui publient des petites annonces ou des listes de biens, dans toutes sortes de médias, lorsqu'elles ne se présentent pas comme étant agents immobiliers.

    Peut-on exercer sans détenir de carte professionnelle ?

    A la différence de la situation en France, la carte professionnelle est personnelle et nominative : on ne peut dès lors travailler « sur la carte » d’un tiers, y compris un membre de sa famille, voire son conjoint, comme c’est le cas en France, où l’on peut être salarié d’une personne titulaire de la carte professionnelle.

    En Israël, il faut détenir sa carte professionnelle à son nom pour exercer, que l’on exerce à son propre compte ou dans une agence. Comme le précise l’article 13 de la Loi, « nul ne pourra embaucher une autre personne dans l’activité de courtage immobilier, si cette dernière ne détient pas de licence professionnelle conformément à la loi ».

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  • « Al Aqsa en danger ! » : une calomnie nazie palestinienne, par Pierre Lurçat

    לפני, באהבה

    On ne saurait comprendre les événements actuels en Israël, que les médias s’obstinent à qualifier de « troisième Intifada », sans les relier aux événements fondateurs survenus dans notre région il y a presque quatre-vingt-dix ans, époque où ont été posées les bases idéologiques de l’affrontement israélo-arabe. C’est en effet au début des années 1930 que la mosquée Al-Aqsa et Jérusalem deviennent des éléments centraux de l’opposition arabe au sionisme, et qu’apparaît un slogan mensonger qui a fait couler depuis des rivières de sang : « Al Aqsa est en danger ! »

    Ce slogan a été entendu à de nombreuses reprises ces dernières semaines, tant dans la bouche des prédicateurs et chefs radicaux du Hamas et du mouvement islamiste arabo-palestinien, que dans celle des dirigeants du Fatah et de l’Autorité palestinienne, tous unis dans la même détestation d’Israël et du peuple juif. Mais son invention remonte à une époque déjà lointaine *, où se sont mis en place les principaux acteurs et paramètres de l’affrontement actuel.

    170px-Muslim_Brotherhood_Emblem.jpgJ’ai décrit dans mon livre Le Sabre et le Coran ** l’implication des Frères musulmans égyptiens dans la question palestinienne, par l’intermédiaire du Mufti de Jérusalem, Hadj Amin Al-Husseini. Celui-ci a joué un rôle clé dans l’établissement d’une « alliance germano-islamique », qui n’était pas de pure circonstance : le père fondateur du mouvement national palestinien était en effet un nazi convaincu, qui a passé plusieurs années à Berlin pendant la Deuxième Guerre mondiale, diffusant des émissions de propagande à destination des pays musulmans et œuvrant avec acharnement pour convaincre le régime nazi d’inclure les Juifs de Palestine dans la « Solution finale ».

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  • Le premier Rachi sur la Torah: une leçon de politique internationale

    NB Je republie cet article à la mémoire de mon père, François Lurçat, dont le Yahrzeit aura lieu ce shabbat, 27 Tichri, parashat Berechit qu'il aimait beaucoup. Que sa mémoire soit bénie! P.I.L

     

    Roch Hachana, Yom Kippour, Soukkot et Simhat Torah sont déjà dernière nous, et nous reprenons le cycle de l’année juive, recommencement qui s’avère chaque fois plein de nouveauté et de fraîcheur… Lorsque nous lirons demain, à la synagogue, la parachat Berechit, nous serons une fois de plus émerveillés par la description de la Création du Ciel et de la Terre, des astres et des « deux grands luminaires », des animaux de toutes les espèces, et enfin, de l’homme, joyau de la Création, créé à l’image de Dieu…

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    PHOTO : SARAH LURCAT

     

    Pourtant, l’objet de la première Paracha de la Torah n’est pas tant de nous conter l’histoire de la Création, que de situer le cadre dans lequel se déroulent l’aventure humaine et celle du Peuple d’Israël en particulier. La Genèse n’est pas un livre de cosmologie, comme on pourrait le croire à première lecture (et comme le pensent ceux qui s’efforcent, souvent à mauvais escient, de « concilier la Torah et la science »). L’objet premier de Berechit est d’expliquer les liens entre Israël et sa Terre,  entre Israël et les nations du monde.

     

    C’est ce que nous apprend le premier Rachi sur la Torah, que nous relisons chaque année avec le même étonnement. Commentant le premier verset de la Torah (« Au Commencement, Dieu créa le ciel et la terre »), Rachi explique : « Au commencement : Rabbi Isaac enseigne : la Torah aurait dû commencer par ‘ce mois sera pour vous’ qui est la première mitsva donnée à Israël, et pourquoi commence-t-elle par ‘Au commencement’ ? Parce qu’il est dit (Psaumes CXI, 5) : ‘La puissance de ses hauts faits, Il l'a révélée à son peuple, en lui donnant l’héritage des nations’. Si les nations accusent Israël en disant : vous êtes des voleurs car vous avez conquis la terre des 7 peuples (de Canaan), ils répondront : la terre appartient à Dieu, c’est Lui qui l’a créée, et Il l’a donnée à qui est droit à Ses yeux. Par sa volonté Il l’a donnée à eux, par Sa volonté Il l’a reprise et nous l’a donnée ».

     
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    Coucher de soleil sur Sichem (Samarie) - photo Itshak LURCAT

     

     

     

    Extraordinaire prescience de Rachi, qui décrit précisément, il y a presque mille ans ( !), du fond de l'exil de Tsarfat,  les événements que nous vivons aujourd’hui ! Voici que les nations du monde viennent maintenant, après le Retour miraculeux du Peuple Juif sur sa Terre, l’accuser de l’avoir volée ! Et leurs médias nous accusent quotidiennement d’être des « colons » sur notre terre et dans notre capitale, en Judée et en Samarie, à Jérusalem et à Hébron ! Aux nations et à leurs dirigeants, il convient de répondre ce qu’écrivait Rachi il y a mille ans, qui est toujours vrai et qui constitue sans doute la meilleure réponse, meilleure que tous les arguments juridiques, historiques ou moraux : cette Terre, c’est Dieu qui nous l’a donnée.

    Itshak Lurçat

    (article paru en 2008)

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