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VU DE JERUSALEM - Page 14

  • Les conditions d’accès à la profession d’agent immobilier en Israël, par Pierre Lurçat

    Pour de nombreux nouveaux immigrants venant de France, l’immobilier représente un secteur attractif, dans lequel ils peuvent trouver un travail facilement, sans aucune condition de niveau d’étude ou diplôme préalable, sous réserve d’obtenir leur carte professionnelle. Quelles sont les conditions d’accès à la profession d’agent immobilier et les règles légales et déontologiques applicables à cette profession ? Second volet d’une série d’articles sur ce sujet.

    L’article 5 de la Loi sur les agents immobiliers de 1996 énonce les conditions d’accès à la profession, qui sont au nombre de six.

    (1) être citoyen ou résident israélien, ou titulaire d'un permis de travail ;

    (2) être âgé de 18 ans au moins ;

    (3) ne pas avoir fait faillite ;

    (4) ne pas avoir été condamné pour un délit dont la gravité ou les circonstances le rendent inapte à exercer le métier d’agent immobilier ;

    (5) avoir fini de purger sa peine, en cas de condamnation à une peine de prison, au moins 6 mois avant le dépôt de la demande ;

    (6) avoir réussi l'examen.

    La première condition signifie qu’il n’est pas nécessaire d’être Israélien pour travailler comme agent immobilier en Israël : on peut travailler avec un statut de résident étranger, sous réserve d’avoir obtenu un permis de travail. Les conditions (1) à (5) sont remplies par la plupart des candidats à l’examen d’agent immobilier, qui constitue le seul véritable obstacle à l’accès à la profession pour les nouveaux immigrants francophones.

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  • A propos du cardinal Lustiger : faut-il célébrer un Juif apostat au nom du «dialogue judéo-chrétien » ? Pierre Itshak Lurçat

    lustiger,crif,christianisme,dialogue judéo-chrétienDans sa très belle autobiographie, « Al tishla’h yade’ha el-hanaar » (parue en France sous le titre Loulek), le rabbin Israël Meir Lau relate comment il fut invité, alors qu’il était grand-rabbin d’Israël, à participer à une rencontre avec le cardinal Lustiger, un soir de Yom Ha-Shoah, et pourquoi il refusa. « Il a déserté les rangs de son peuple dans les heures les plus sombres et les plus difficiles », écrit le rav Lau au sujet du cardinal Lustiger, en l’honneur duquel on a inauguré il y a deux ans un mémorial à Abou Gosh, sur l’initiative du CRIF.

    Le rav Lau est bien placé pour parler du sujet : car lui aussi a connu les heures sombres de la Shoah, mais son itinéraire est diamétralement opposé à celui de Lustiger. Tandis que ce dernier désertait les rangs du peuple Juif, le jeune Israël Meir, séparé de ses parents à l’âge de cinq ans, survivait à Buchenwald, puis montait en Israël et entamait des études rabbiniques pour respecter l’ultime promesse faite à son père, avant que ce dernier ne disparaisse dans les camps d’extermination.

    On ne saurait imaginer deux destins plus radicalement différents que celui du jeune Loulek, fait de courage et de fidélité, et celui du jeune Aharon Lustiger, pour lequel l’hébreu possède un mot bien particulier : « méchoumad », généralement traduit en français par apostat. La racine ש.מ.דsur laquelle est construit ce mot désigne à la fois la persécution religieuse contre les Juifs et la conversion forcée. Et le verbe correspondant peut signifier, sous ses différentes formes, tantôt être exterminé, tantôt se convertir…

    Cette convergence sémantique n’est évidemment pas le fruit du hasard : aux yeux de notre Tradition, qui véhicule l’expérience millénaire des Juifs en terre chrétienne ou musulmane, la conversion est synonyme de destruction et de mort. Comme l’écrit le rav Lau, « la voie choisie par le cardinal Lustiger conduit à ce qu’il ne reste plus personne pour dire le kaddish… ».

     

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    L'Eglise et la Synagogue (aux yeux bandés)

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  • Les pères fondateurs du sionisme et la Reconstruction du Temple : Théodor Herzl

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    La recrudescence de violences anti-juives à Jérusalem et en Israël remet au coeur de l'actualité le Mont du Temple et la place qu'il occupe dans la pensée politique juive moderne. Face à la tentation (inhérente à la vie politique juive et israélienne depuis les débuts du sionisme) de vouloir occulter, voire renoncer à Jérusalem, qui procède à la fois d'un rejet de nos racines et d'une réaction inappropriée aux accusations délirantes de nos ennemis (affirmant qu'Israël voudrait détruire les mosquées sur le Mont du Temple), il est utile de redonner au Temple et à Jérusalem la place qu'ils occupent au sein de notre histoire récente.

    Une des idées fausses les plus répandues au sujet du sionisme politique consiste à croire que les pères fondateurs du sionisme et de l’Etat d’Israël auraient été des Juifs totalement assimilés, voire des ennemis déclarés du judaïsme, voulant créer un Etat coupé de tout élément juif, purement laïc et occidental. (Ces fausses conceptions ont été propagées notamment par des rabbins antisionistes, y compris, malheureusement, au sein du public francophone, où la jeune génération est souvent ignorante des réalités historiques du sionisme et prend pour argent comptant les calomnies au sujet de nos grands hommes.)

    Or, rien n’est plus éloigné de la réalité, si l’on prend la peine de se pencher sur les textes et sur la vie des fondateurs du mouvement de libération nationale du peuple Juif.  Non seulement ceux-ci n’étaient pas hostiles au judaïsme en tant que tel, mais ils ont presque tous mis l’accent sur un élément essentiel de la Renaissance nationale juive : la Reconstruction du Temple de Jérusalem. Le présent article donne un aperçu de la question du Temple chez trois penseurs et acteurs importants de la Renaissance nationale juive : Theodor Herzl, Zeev Jabotinsky et Avraham Stern.

    1. Theodor Herzl, le Visionnaire de l’Etat

    Comme l’a montré le Dr Georges Weisz dans son ouvrage essentiel, Herzl, une nouvelle lecture, la figure du fondateur du sionisme politique a été malheureusement déformée et parfois caricaturée par une historiographie souvent idéologiquement orientée, tendant à faire de Herzl un Juif entièrement coupé de la Tradition.

    La lecture de son roman de politique fiction écrit en 1902, Altneuland, montre que l’Etat juif envisagé par Herzl était marqué par une double influence occidentale et juive, qui s’exprime notamment dans les deux édifices qu’il envisage au cœur de la Nouvelle Jérusalem, capitale du futur Etat juif : le Palais de la paix et le Temple.

     

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