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10/01/2013

David Haivri, la nouvelle voix des Juifs de Samarie

 

david haivri, samarie,Mon entretien avec David Haivri – que je connais depuis plusieurs années, ayant participé avec lui à des visites en Samarie * – commence par un quiproquo : sur la foi d’un article de presse, je l’interroge sur son illustre « ancêtre », Léon Trotski… Il s’avère que David Haivri (Axelrod) a un homonyme, qui vit également en Samarie et qui est le descendant du célèbre dirigeant soviétique… Haivri a lui aussi un lien familial avec un personnage non moins illustre : le rabbin Meir Kahana. Il est en effet marié à la sœur de la belle-fille de ce dernier, Talya Kahana, assassinée par des terroristes arabes avec son mari Binyamin, en 2002. Mais il est surtout connu du grand-public israélien en raison de son activité militante, qui ne date pas d’hier. Habitant de Kfar Tapoua’h, localité juive de Samarie ayant la réputation d’être une des plus à droite de la région, Haivri a ainsi été actif lors de la campagne contre l’expulsion des Juifs de Gaza en 2005, au sein du mouvement Revava dont il est le fondateur.

Il a aussi écrit un livre revendiquant d’instaurer la pleine souveraineté israélienne sur le mont du Temple, lieu le plus sacré du judaïsme considéré comme un baril de poudre par les services de sécurité. Mais Haivri, âgé de 44 ans et père d’une famille nombreuse, s’est quelque peu assagi depuis l’époque de sa jeunesse militante. Il assume aujourd’hui des fonctions de responsabilité au sein du « Bureau de liaison de Samarie », dont il est le directeur, et sert ainsi de porte-parole des habitants juifs de Samarie auprès des médias internationaux – anglophones surtout – et des hommes politiques en visite dans la région. C’est à ce titre qu’il a participé récemment à une délégation très remarquée en Europe, qui a rencontré des hommes politiques européens situés à droite de l’échiquier politique de leurs pays respectifs (notamment en Allemagne et en Belgique) en vue d’empêcher la création d’un Etat palestinien.

 

 

On a pu comparer Jabotinsky aux plus grands noms de la littérature russe. Admirateur juvénile de Shakespeare et de Pouchkine, traducteur de Baudelaire et de Poe, profondément imprégné des cultures russe et latine, cet enfant terrible du sionisme ne perd jamais ce regard tendre et sévère, plein de justesse, qu’il a pour décrire ses rencontres avec des personnages publics (Herzl, Weizmann, Delcassé, Herbert Samuel) ou bien des inconnus. Malgré la parution récente en France de ses deux romans, Les Cinq et Samson, aux Éditions des Syrtes (2006), Jabotinsky demeure mal connu du public français. Son autobiographie permettra de découvrir de l’intérieur un personnage hors du commun et de comprendre en profondeur la source d’un courant politique si nécessaire et si mal compris de la vie israélienne aujourd’hui.

Histoire de ma vie de Vladimir Zeev JabotinskyEditeur : Les Provinciales

 david haivri,samarie,de winter

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05/01/2013

Combattre la ‘palestinisation’ des universités israéliennes, un enjeu crucial, Pierre Itshak Lurçat

 

Universités israéliennes, antisionisme, Jénine, ArielCe shabbat, alors que les journaux sont emplis de sondages et de pronostics, à deux semaines des élections, Dror Eidar et Ben Dror Yémini reviennent sur un aspect différent, mais essentiel du combat politique et idéologique : celui qui se déroule au sein des universités en Israël

« Des milliers d’étudiants israéliens sont dégoûtés par la ‘palestinisation’ des sciences sociales et refusent la réécriture de l’histoire du sionisme et la dissimulation des découvertes archéologiques considérables… » écrit Dror Eidar ce shabbat dans Israel Hayom. Ce qu’il appelle palestinisation des sciences sociales est un phénomène sans doute peu connu des amis d’Israël dans le monde, qui tentent souvent de combattre la dé-légitimation de l’Etat juif, sans savoir que beaucoup des principaux acteurs de cette dé-légitimation agissent à l’intérieur même de l’université et du monde académique israélien…

Si l’on veut un exemple récent de ce phénomène, il nous est fourni par Dror Ben Yemini dans les colonnes de Makor Rishon ce shabbat, à propos du film de propagande « Jénine Jénine », qui a été récemment projeté aux étudiants du collège Beit Berl par la professeur Mikhal Hakham, connue pour ses opinions d’extrême-gauche (elle soutient le Hamas et le boycott universitaire d’Israël !).

C’est dans ce contexte que Dror Eidar salue la décision du ministre de l’Education, Gidéon Sar, de faire du centre universitaire d’Ariel en Samarie une université à part entière, décision qui peut selon lui jouer un rôle important dans le rééquilibrage de la vie intellectuelle en Israël, trop souvent polluée par les représentants de la tendance antisioniste…

 

On a pu comparer Jabotinsky aux plus grands noms de la littérature russe. Admirateur juvénile de Shakespeare et de Pouchkine, traducteur de Baudelaire et de Poe, profondément imprégné des cultures russe et latine, cet enfant terrible du sionisme ne perd jamais ce regard tendre et sévère, plein de justesse, qu’il a pour décrire ses rencontres avec des personnages publics (Herzl, Weizmann, Delcassé, Herbert Samuel) ou bien des inconnus. Malgré la parution récente en France de ses deux romans, Les Cinq et Samson, aux Éditions des Syrtes (2006), Jabotinsky demeure mal connu du public français. Son autobiographie permettra de découvrir de l’intérieur un personnage hors du commun et de comprendre en profondeur la source d’un courant politique si nécessaire et si mal compris de la vie israélienne aujourd’hui.

Histoire de ma vie de Vladimir Zeev JabotinskyEditeur : Les Provinciales

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31/12/2012

Les années parisiennes de Vladimir Zeev Jabotinsky

 

Jabotinsky, Paris, sionisme, traductionOn connaît l'épisode fameux de la dégradation du capitaine Dreyfus, en 1895, et le rôle central qui lui est généralement attribué dans l'élaboration de la doctrine du fondateur du sionisme politique, Theodor Herzl, alors correspondant à Paris de la Neue Freie Presse. Beaucoup moins connu, en revanche, est le séjour parisien du célèbre dirigeant sioniste, Vladimir Jabotinsky. C'est en effet à Paris que celui-ci fonda l'Union sioniste révisionniste (Hatzohar) – ancêtre du Likoud – dans l'arrière-salle du café du Panthéon. Paris fut le siège de l'Union sioniste révisionniste entre 1925 et 1935, et la France occupa aussi une place centrale dans l'activité politique, journalistique et littéraire du dirigeant sioniste.

 Deux remarques préliminaires : la première est que Jabotinsky a passé presque toute sa vie à voyager, non pas pour son plaisir, mais pour son travail de journaliste, puis de dirigeant sioniste. Il était, observe Joseph Nedava, un "citoyen du monde" au plein sens du terme, parvenant à se sentir chez lui dans tous les pays qu'il visitait, notamment grâce à ses prodigieuses capacités linguistiques. Cette description doit être tempérée, en ajoutant que Jabotinsky ne se reconnaissait qu'une "patrie spirituelle" – l'Italie, pays où se forma sa conscience politique – et que ses regards furent toute sa vie tournés vers Sion, même s'il n'y vécut que quelques années. D'autre part, il avait appris le français dans sa jeunesse, grâce à un cousin, comme il le confie dans son autobiographie.

 

Dans quelles circonstances s'installe-t-il à Paris ? Les raisons sont à la fois politiques et familiales, comme on le comprend en lisant ses différents biographes (son Autobiographie, rédigée en hébreu, s'interrompt malheureusement après la Première Guerre mondiale, Jabotinsky n'ayant pas eu le loisir de l'achever, puisqu'il est décédé subitement aux États-Unis en 1940). Après son arrestation par les autorités britanniques, en raison de son rôle dans la défense du yichouv contre les pogromes arabes de 1920, il est emprisonné à la forteresse d'Acco. Mais la vague de protestations, en Eretz-Israël (où les prisonniers juifs reçoivent notamment le soutien du grand rabbin Abraham Itshak Hacohen Kook) et dans le monde, contraint les Anglais à libérer Jabotinsky, qui est expulsé d'Israël. Il décide alors de s'installer en Europe, avec sa femme et son fils Eri.

 

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