01/05/2013
L’idée du « Yovel » dans la pensée sociale de Zeev Jabotinsky
A Richard Sitbon, pour la parution de son livre "L'économie selon la Bible"
« Vous sanctifierez cette cinquantième année, en proclamant dans le pays, la liberté pour tous ceux qui l’habitent : cette année sera pour vous le Jubilé » (Lévitique 25-10).
Dans la paracha que nous lirons samedi matin dans les synagogues figure le fameux verset du Lévitique qui définit l’institution du « Yovel », le Jubilé.
La redistribution égalitaire des terres lors de la cinquantième année est une des conceptions sociales les plus originales de la Bible hébraïque, devenue pour beaucoup de commentateurs un symbole de l’esprit de justice inhérent à la tradition juive. Paradoxalement, c’est un des plus grands penseurs du sionisme laïc, Vladimir Zeev Jabotinsky, qui a remis au goût du jour cette institution tombée en désuétude depuis l’époque biblique, dont il a fait la pierre angulaire de ses conceptions sociales et économiques.
Avant d’aborder succinctement la pensée économique et sociale de Jabotinsky, il convient de faire une remarque préliminaire concernant la place qu’occupe la Bible dans la pensée sioniste moderne. Beaucoup a été dit sur le caractère utopique de la société juive décrite par Herzl, le « Visionnaire de l’Etat », dans son ouvrage programmatique, L’Etat juif et dans son roman politique Altneuland. Homme du dix-neuvième siècle, Herzl croyait au progrès nécessaire de l’humanité, et son utopie est le fruit des conceptions de son époque (Paul Giniewski le compare judicieusement à Jules Verne, autre grand utopiste).
21:44 Publié dans Jabotinsky, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jabotinsky, yovel, herzl, sionisme
29/04/2013
Après la condamnation de BHL pour diffamation envers le Bloc identitaire : Interview de Me David Dassa-Le Deist
Je connais David Dassa – Le Deist depuis plus de vingt ans. Depuis lors, j’ai suivi avec attention son parcours : avocat, universitaire, il est devenu un pénaliste brillant qui s’est notamment fait connaître en défendant avec succès des militaires et des gendarmes et en remportant la première victoire judiciaire contre Charles Enderlin et France 2, dans la procédure que ceux-ci avaient intentée contre moi il y a quelques années. Il vient d’accrocher un nouveau trophée à son palmarès, en la personne de l’inimitable BHL, condamné pour diffamation pour avoir qualifié le Bloc identitaire de « groupuscule néonazi qui avait tenté d’assassiner Jacques Chirac le 14 juillet 2002 ».
P.I. Lurçat : Vous venez de remporter une victoire judiciaire importante en faisant condamner BHL pour diffamation du Bloc identitaire, contre l’avis du Parquet qui avait demandé la relaxe. Pouvez-vous rappeler brièvement les faits ?
D. Dassa Le Deist : Dans son "bloc-note" du 23 décembre 2010, tenu comme chaque semaine dans les colonnes du journal Le Point Bernard-Henri Lévy revenait sur les assises contre l'islamisation organisées à Paris en décembre 2010 par le Bloc identitaire. Ce colloque, qui avait été très suivi par la presse (plus de cent journalistes présents), avait connu un franc succès. Bernard-Henri Lévy qualifia à cette occasion le Bloc identitaire comme étant « le groupuscule néonazi qui avait tenté d'assassiner Jacques Chirac le 14 juillet 2002 ». C'est cette dernière imputation qui a fait l'objet de la plainte du Bloc identitaire et qui a été jugée diffamatoire par le tribunal correctionnel de Paris, valant à BHL une condamnation.
P.I.L. Le Bloc identitaire s’est fait connaître il y a quelques mois en organisant l’occupation symbolique de la mosquée de Poitiers. Trop souvent, il est associé à « l’extrême-droite » et victime de désinformation de la part des médias français. Comment le définiriez-vous ?
D.D.L.D. Cette outrance relève d'un procédé archiconnu, largement utilisé par la gauche bien-pensante et que grand philosophe Leo Strauss a parfaitement théorisé comme étant la technique de la « réductio ad hiltlerum » : assimiler au nazisme pour mieux l'ostraciser tout mouvement ou personne qui pose clairement les questions de l'identité nationale, de l'impact des cultures extra européennes et de l'islamisation.

LEO STRAUSS
16:03 Publié dans Interview, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bhl, bloc identitaire, david dassa
28/04/2013
Un voyage à Méron en 1923, par le rav Nathan Milikovsky
Dans le récit que l’on lira ci-dessous, le rav Milikovsky*, militant et orateur sioniste renommé, relate dans un discours prononcé à Brooklyn en 1928 son voyage en Galilée, cinq ans auparavant, alors qu’il avait été nommé directeur de l’école juive de Tsefat. Plus encore que la description fidèle des lieux et de l’atmosphère propre à Eretz-Israël à cette époque, c’est l’esprit qui en ressort, cet esprit haloutsique (pionnier), empli d’amour pour le pays et de confiance en l’avenir, qui donne à ce texte son intérêt historique et littéraire. P. I. L.
« J’avais accepté à cette époque la direction de l’école de Tsefat (Safed), et voici que je reçois un appel téléphonique du Dr Luria, directeur du département de l’Education en Eretz-Israël, qui me demande de veiller à ce que les enfants juifs habitant à Peki’in, à une heure de Tsefat, aient eux aussi une école et un instituteur connaissant son travail.
L'antique synagogue de Pekiin
Le lendemain je me préparai au voyage, accompagné de mon ami, l’instituteur de notre école, M. Bernstein, natif de Tsefat, qui parlait couramment l’arabe (N.d.T. La connaissance de l’arabe était très répandue à l’époque parmi les Juifs vivant en Eretz-Israël, y compris les ashkénazes.) Nous étions accompagnés de M. Lévi, jeune Juif sépharade qui était candidat au poste d’instituteur de Peki’in. Lorsque j’eus fini mon travail à l’école, vers 14h30, nous partîmes tous les trois de Tsefat, montant des chevaux arabes, avec une monture supplémentaire en cas de besoin.
Nous gravîmes les montagnes entourant Tsefat et contemplâmes le cimetière, qui comprend tellement de tombes de personnages illustres du passé, Guéonim et Tsaddikim, dont la nostalgie de la Délivrance s’exprimait par le jeûne et la prière… Voici la tombe du Ari Hakadosh, et voici celle de Rabbi Yossef Caro, auteur du Choul’han Arou’h, et encore d’autres, et d’autres…
12:01 Publié dans Histoire, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











