Avertir le modérateur

05/07/2016

Héros israéliens d’hier et d’aujourd’hui : le colonel John Henry Patterson, parrain de Yoni Nétanyahou

book.jpgIl y a quarante ans, le 4 juillet 1976, quatre avions Hercules C-130 de l’armée de l’air israélienne décollaient secrètement d’Israël et atterrissaient sur l’aéroport d’Entebbe, en Ouganda, où un avion Airbus d’Air France avait été détourné quelques jours plus tôt par des terroristes palestiniens. L’opération Entebbe venait de commencer. Au cours du raid mené par une centaine de soldats appartenant à plusieurs unités d’élites de Tsahal, 100 otages furent libérés et 3 autres furent malheureusement tués, tandis que le commandant de l’unité Sayeret Matkal, Yonathan (Yoni) Nétanyahou, était tué par les terroristes durant l’assaut.

 

Si tout le monde connaît le nom de Yoni, le héros d’Entebbe, peu de gens savent qu’il porte son prénom en souvenir d’un autre héros, le colonel John Henry Patterson, grand soldat et ami du peuple juif dont le nom est largement méconnu aujourd’hui. Ami personnel du professeur Bentsion Nétanyahou et de son épouse, il fut le parrain de leur fils aîné, auquel ses parents donnèrent le prénom de Yonathan en son honneur. Dans sa belle autobiographie, que j’ai eu le plaisir de traduire en français *, le dirigeant sioniste Vladimir Zeev Jabotinsky dresse le portrait suivant du colonel Patterson :

220px-John_Henry_Patterson.jpg

“Il était né à Dublin, mais était protestant et ne se considérait pas comme Irlandais au sens national. Il était auparavant ingénieur de profession. En 1896, il était occupé à édifier un pont pour le chemin de fer dans la partie de l’Afrique orientale qui s’appelle aujourd’hui le Kenya, pas très loin de “notre” Ouganda (vous trouverez ce pont à proximité du Kilimandjaro, au Nord-Est, à l’endroit où la voie ferrée reliant le port de Mombasa à Nairobi traverse le fleuve Tsavo). Et c’est là qu’il acquit sa réputation, parmi les grands chasseurs du monde entier, car tout seul, et seul blanc au milieu de centaines de porteurs noirs de la tribu des Swahili, qui ne connaissaient pas l’usage du fusil, il tua un couple de lions mangeurs d’hommes qui avaient dévoré plusieurs de ses ouvriers…

 

Cette action et ses autres exploits de chasseur, Patterson les a racontés dans un livre, Les mangeurs d’homme du fleuve Tsavo, qui est devenu une Bible, un guide pour les héritiers de Nemrod dans tout le monde anglophone… C’est de là que vient son amitié avec Theodor Roosevelt - le premier Roosevelt dans la liste des présidents américains - qui est lui aussi considéré comme un des plus fameux chasseurs de lions..

john henry patterson,yoni nétanyahou,entebbe


C’était un homme de grande taille, mince, élancé, aux yeux intelligents et rieurs et je compris immédiatement son accent anglais, la “magie irlandaise” et avec cela, une qualité caractéristique d’un protestant fils de protestants : ce chrétien se sentait chez lui dans le monde de la Bible hébraïque. Ehoud et Ifta’h, Gideon et Shimshon, David et Avner - à ses yeux étaient vivants, ils étaient des amis personnels, presque ses camarades et ses voisins du club de cavalerie de la rue Piccadilly. Je m’en réjouis, l’illusion biblique permet parfois de masquer l’absence de beauté de l’existence galoutique…”

john henry patterson,yoni nétanyahou,entebbe

Lire la suite

08/06/2016

Yom Yeroushalayim sur le Mont du Temple : entre humiliation et espoir, Pierre Lurçat

 

לשרה ותום

Jamais la situation n’a été aussi humiliante pour les Juifs qui montent sur le Har Habayit, le Mont du Temple, et jamais la nécessité de protéger le droit de culte des Juifs sur cet endroit, qui est le plus sacré du judaïsme, n’a été aussi évidente qu’aujourd’hui. Impressions ressenties le Yom Yeroushalayim, 5 juin 2016.

 

Israël ne peut pas devenir « l’Etat de tous ses citoyens », un Etat comme les autres qui serait mû uniquement par les ressorts de l’économie et de la politique, et coupé de la source de Sainteté qui est le Mont du Temple. Le débat véritable et urgent qui devrait se tenir sur ce sujet crucial n’est pas tant celui de savoir si nous avons le droit – ou plutôt le devoir – de reconstruire le Temple, que celui de savoir ce que pourra devenir le Temple, une fois reconstruit. Redeviendra-t-il le lieu de sacrifices, comme autrefois, selon les mots de la prière (חדש ימנו כקדם), ou bien devrons-nous y instaurer un culte différent, peut-être même entièrement nouveau, qui ne ressemblera ni aux sacrifices d’antan ni aux prières actuelles dans les synagogues, instaurées après la destruction du Second Temple ?

 

1525035_10151756715916682_588206289_n.jpgA cette question immense, nous ne pouvons évidemment pas répondre aujourd’hui, Une chose pourtant est certaine, à mes yeux comme aux tiens : le Temple est le cœur de notre identité nationale et religieuse et la clé de notre possibilité de vivre sur cette terre que le monde entier nous dispute, comme l’avaient bien compris les Pères fondateurs du mouvement sioniste et de l’Etat d’Israël. Ceux qui se bercent de l’illusion qu’on pourrait renoncer au Temple et brader son emplacement, pour calmer les appétits de nos ennemis, sont oublieux des leçons de notre histoire ancienne et récente ; ils sont prêts à sacrifier ce que nous avons de plus sacré contre des promesses illusoires et des traités de paix qui ne valent pas l’encre avec laquelle ils sont écrits.

 

Je ne t’ai pas dit, hier, quand vous êtes redescendus, Tom et toi, du Har Habayit et que nous nous sommes rencontrés devant la synagogue de la Hourva reconstruite, au milieu de la foule en liesse du Yom Yeroushalayim, combien j’étais fier de votre courage et de votre ténacité ! Car il faut bien du courage pour se rendre là-haut, malgré les imprécations hostiles de nos ennemis et les gestes non moins hostiles des policiers (notre police !), qui traitent sans ménagement les Juifs venus faire acte de présence sur ce lieu sacré. Ceux-ci ne viennent pourtant ni par goût de la provocation, ni pour satisfaire un vague sentiment mystique ou religieux, mais comme shli’him, comme représentants de tout notre peuple (même si beaucoup d’entre nous sont encore totalement inconscients de ce que le Temple signifie pour Israël).

1858952762.jpg

De gauche à droite: Dan Beeri, Yehuda Etsion, Yoram Ginzburg et Neeman (Photo Makor Rishon)

Lire la suite

15/05/2016

“Mourir jeune ? Non, je ne voulais pas!” - Hannah Senesh (1921-1943)

Héros israéliens d’hier et d’aujourd’hui

maxresdefault.jpg

Tout le monde connaît la chanson tirée du fameux poème “Eli, Eli” de Hannah Senesh, la héroïne parachutée en Yougoslavie pour organiser la résistance au sein des communautés juives pour le compte du Palma’h, capturée et exécutée à l’âge de 23 ans par les nazis. Dans un autre poème écrit en mai 1942 à Nahalal, elle écrit avec une sorte de prescience, qu’on retrouve souvent dans les chansons écrites par des soldats israéliens morts au champ d’honneur, qu’elle ne veut pas mourir jeune… Je dédie cette traduction à toutes les familles endeuillées des soldats israéliens francophones qui se sont rendues la semaine dernière sur la tombe de leurs chers disparus et pour qui le deuil ne s’est pas arrêté le soir de Yom Hazikaron, car il ne prend jamais fin.  Pierre Lurçat

 

 

“Mourir?

 

Mourir… jeune… Mourir… Non, non je ne voulais pas…

J’aimais le soleil chaud

La lumière, le chant, l’étincelle d’un regard,

Et je ne voulais ni la destruction ni la guerre.

Non. Je ne voulais pas.

 

Mais si je suis condamnée aujourd’hui à vivre

dans l’effusion de sang, dans la terrible destruction,

Je dis : Béni soit Dieu pour le privilège,

de vivre, et pour celui de mourir, quand l’heure sera venue,,

Sur ta terre, ô mon pays, ô ma patrie”.

 

NEW-648052394390107.jpg

Lire la suite

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu