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18/11/2015

Hébreu juridique : le vocabulaire du droit constitutionnel israélien

 

VOCABULAIRE DE DROIT CONSTITUTIONNEL (I)

 

Loi fondamentale                               hok-yessod                                         חוק יסד

Liberté d’activité                               hofesh ha-issouk                                חופש העיסוק

Principes fondamentaux                    ekronot yessod                                   עקרונות יסוד

Dignité humaine                                kevod ha-adam                                  כבוד האדם

Rigidité                                              nokshout                                            נוקשות

Parlement                                           beit ha-nivharim (livhor = élire)       בית הנבחרים

Système électoral                              shitat habe’hirot                                שיטת הבחירות

Immunité parlementaire                    hassinout havré ha-Knesset   חסינות חברי הכנסת

Commission d’enquête                      vaadat ‘hakira                                    ועדת חקירה

Contrôleur de l’Etat                           mévaker ha-medina                           מבקר המדינה

Composition du gouvernement         herkev ha-memshala                         הרכב הממשלה

Dissolution de la Knesset                  pizour ha-knesset (léfazer = dissoudre)

                                                                                                                      פיזור הכנסת

Pouvoir exécutif                                reshout ha-mevatsat                          רשות המבצעת

Continuité du gouvernement             retsifout ha-memshalah                  רציפות הממשלה

Economie nationale                           meshek ha-medina                          משק המדינה

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La Menorah face à la Knesset

 

Passer les équivalences pour devenir avocat en Israël

 

Vous êtes avocat en France ou étudiant en droit, titulaire d’un master, et souhaitez passer les équivalences du barreau israélien.

Vous devez pour cela passer les « examens du Barreau pour juristes de l’étranger », qui portent sur 8 matières ;

- Hébreu juridique

- Droit et procédure pénale

- Droit de la propriété

- Procédure civile et éthique professionnelle

- Droit constitutionnel et administratif

- Droit des obligations et droit du travail

- Droit commercial

- Droit de la famille et des successions

 

Pour vous préparer avec succès à ces examens, je vous propose des cours et un accompagnement personnalisé, fondés sur une expérience de plusieurs années de la formation au droit israélien et de la traduction juridique.

Contactez-moi par courriel à pierre22@012.net.il

Les cours sont dispensés à Paris. Possibilité de cours à votre cabinet.

 

Pierre Lurçat

Avocat au Barreau de Tel-Aviv

17:51 Publié dans Droit, hebreu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hébreu juridique

21/04/2015

Une étincelle d'hébreu - Michpa'hat ha-Chekhol - La 'famille du deuil'

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Ce petit article est dédié à la mémoire de Chalom Yohaï Cherki, lâchement assassiné à Jérusalem la semaine dernière, veille de Yom Hashoah. Hachem Yikom Damo!



"Michpa'hat ha-Chekhol" – avant d'expliquer cette expression tellement caractéristique de la réalité israélienne, attardons-nous sur le mot "chekhol". Il désigne la perte des enfants et apparaît pour la premièe fois dans la Torah, au Livre de Béréchit, dans la parachat Toledot. Quand Rebecca enjoint à son fils Jacob d'échapper à la vengeance d'Esau – juste après l'épisode de la bénédiction 'dérobée' par Jacob à son frère aîné – Rebecca justifie ainsi son conseil : "Pourquoi m'exposer à vous perdre tous deux à la fois ?" (למה אשכל גם שניכם יום אחד?).

Le verbe ש.כ.ל signifie donc perdre ses enfants, et il a pris une signification plus précise, en Israël : celle de perdre ses fils – et par extension, des membres de sa famille – à la guerre (et dans les attentats). On parle ainsi de "michpa'hot chakoulot" et de "horim chakoulim" pour désigner les familles et les parents de soldats tombés dans les guerres d'Israël ou victimes du terrorisme arabe.

 

L'expression "michpa'hat ha-Chekhol" – littéralement, la famille du "chekhol", est difficilement traduisible en français. Il s'agit à proprement parler de la "famille de ceux qui ont perdu des fils". Cette réalité difficile à expliquer apparaît au grand jour le Yom Hazikaron – le jour du Souvenir des soldats tombés au champ d'honneur – quand Israël tout entier se recueille et partage la douleur des familles endeuillées. Ce jour-là, il peut nous sembler que la "famille du Chekhol" englobe tous les citoyens d'Israël (pas seulement juifs, car les soldats tombés dans les guerres d'Israël sont aussi druzes, bédouins, chrétiens...).

 

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17/04/2014

« Aimer, souffrir et aimer encore » : Rahel la poétesse, 1890-1931

A l'amie retrouvée


"Même pauvre, allant humblement,
Le cœur meurtri par l’exil,
Te trahirai-je, oublierai-je
L’amour du printemps de ma vie ?"

 

תמונה-אהבת-רחל.jpgLa troupe du Teatron ha-Ivri (théâtre hébraïque) a mis en scène une pièce racontant la vie de la poétesse Rahel, sous le titre « Ahavat Ra’hel » : l’amour de Rahel. Le résultat est une très belle pièce, donnant un aperçu saisissant de la vie courte et tragique de la grande poétesse, servi par une excellente interprétation. Les scènes de la vie de Rahel sont entrecoupées de chansons dont les paroles sont certains de ses poèmes les plus fameux, qui ont inspiré les plus grands chanteurs israéliens.

Née le 20 septembre 1890 à Saratov, en Russie, Rachel Blaustein est la petite-fille (par sa mère) d’un rabbin de Kiev. Son père, Isser-Leib, a été enrôlé de force dans l’armée du Tsar, où il a servi 25 ans, avant d’être libéré et de devenir un commerçant aisé, père d’une famille nombreuse. Rahel grandit dans une atmosphère juive traditionnelle associée à l’intérêt pour la littérature et la musique. A quinze ans, elle écrit ses premiers poèmes en russe.

A l’âge de 19 ans, elle se rend en visite en Eretz-Israël avec une de ses sœurs, et décide d’yimages.jpg rester. Après avoir travaillé dans les vergers de Rehovot, elle se fixe dans la kvoutsa de Kinneret, où elle apprend le travail de la terre dans la ferme-école de Hannah Meisel. Au bout de deux ans, elle part en France, étudier l’agronomie à l’université de Toulouse, où elle est la seule femme et la seule juive, jusqu’à l’arrivée de Rahel Yanait Ben-Zvi.

Quand la guerre éclate, elle est contrainte de regagner la Russie, où elle connaît la pauvreté et la maladie, enseignant à des enfants juifs réfugiés à Odessa. C’est seulement après la Première Guerre mondiale qu’elle peut revenir en Eretz-Israël, sur le Rossland, premier navire en partance de Russie en 1919, qui marque le début de la Troisième Alyah.


Elle s’installe tout d’abord à Degania, mais ne peut y rester une fois qu’elle apprend être atteinte de la tuberculose. (C’est lors de ce tournant tragique de sa brève existence que démarre la belle pièce du Teatron ha-Ivri). Elle s’installe alors brièvement à Jérusalem (rue des Prophètes), en 1925, puis à Tel-Aviv où elle vit dans la pauvreté en donnant des leçons d’hébreu et de français. Elle y meurt le 16 avril 1931 à l’âge de 40 ans.

 

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La tombe de Rahel à Kinneret

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