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tsahal - Page 4

  • Humains, trop humains... Réflexions après le carnage d’Itamar

    En chaque homme juif se trouve profondément enfouie la tendance à interpréter un malheur qui le frappe comme l’expiation d’une faute commise”.

    Theodor Lessing

    victime-terrorisme-israel-boys_ap-300x216.jpgLe terrible attentat d’Itamar pose à nouveau, dans toute son horreur, la question ancienne et sans cesse récurrente de la haine d’Israël. Depuis 2000 ans et plus que nos ennemis nous tuent, depuis des siècles de massacres, de pogroms, de persécutions, de bûchers de l’Inquisition et de bains de sang, la même question revient toujours sur nos lèvres : “Pourquoi ?” Curieusement, le peuple Juif qui n’a jamais connu de répit dans son histoire bimillénaire et qui est sans doute le peuple le plus expérimenté au monde en matière de souffrance, reste toujours aussi surpris et étonné face à ses ennemis. Pourquoi nous haïssent-ils ?

    La réponse juive traditionnelle à cette question est que Esaü (et Ishmaël) nous détestent depuis les origines de notre histoire, parce que nous sommes le peuple élu par D.ieu, destinataire de sa Torah. Plus précisément, comme l’explique le Rav Ben Ishaï – dont la fille, le gendre et trois petits-enfants ont été assassinés à Itamar – ils nous haïssent parce qu’ils veulent s’attaquer à D.ieu lui-même. Mais cette explication s’est souvent accompagnée d’une autre interprétation, opposée, voulant faire de nos ennemis l’instrument de la colère divine : s’ils nous haïssent, c’est parce que nous sommes coupables !

    Rejetant ces explications théologiques, le sionisme politique a lui aussi voulu répondre à cette question. Sa réponse a pris la forme d’un constat lucide et désabusé : la haine des Juifs est éternelle. Il ne nous sert donc à rien de vouloir nous assimiler parmi les nations. Recouvrons notre indépendance et nous pourrons nous défendre contre nos ennemis. C’est ce pessimisme lucide et ce refus de la passivité juive traditionnelle qui ont été les moteurs essentiels du mouvement sioniste. Pourtant, l’idée que la haine d’Israël pouvait n’être que passagère et que nous en étions les principaux responsables n’a pas disparu. Elle est même revenue sur le devant de la scène avec le processus d’Olso.

    lapaixmaintenant.jpgLe plus grand mensonge du “processus de paix” réside en effet dans la croyance, totalement irrationnelle et sans cesse démentie par les faits – croyance qui relève du faux messianisme de “La Paix maintenant”, aussi dangereux que le fut en son temps le sabbatéisme – que nos ennemis sont en train de changer. Comme s’il suffisait d’être humains et généreux et de leur faire des “concessions douloureuses” pour qu’ils cessent de nous haïr et de nous tuer… Or le carnage d’Itamar montre une fois de plus – une fois de trop – que nos ennemis ne changeront pas. Leur haine ne disparaîtra jamais, quoi que nous fassions. Car elle est éternelle, comme l’avaient bien compris les pères fondateurs du sionisme politique, et comme le disait un des dirigeants les plus lucides d’Israël, Itshak Shamir, dans son style imagé : “la mer sera toujours la mer et les Arabes seront toujours les Arabes”.

    Cessons de nous comporter en agneaux dans un monde de loups !

    Nos ennemis ne changeront pas. C’est donc à nous de changer ! Cessons de nous comporter en modèles d’humanisme, en agneaux dans un monde de loups. Devenons une fois pour toutes, comme l’exigeait Jabotinsky, une ‘race fière et cruelle’. Cessons de vouloir faire de Tsahal l’armée “la plus morale du monde” * et contentons-nous d’en faire l’armée la plus efficace pour défendre notre pays contre ses ennemis ! Retirons à la Cour suprême la compétence exhorbitante (et illégale) que se sont arrogée les juges Aharon Barak (ami personnel du Juif renégat Richard Goldstone) et Dorit Beinich, de prétendre dire aux officiers de Tsahal ce qu’ils ont le droit de faire et de ne pas faire dans leur mission sacrée de défense d’Israël.

     

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    [...]

    LIRE LA SUITE DANS LE DERNIER NUMERO D'ISRAEL MAGAZINE.

    * Voir notre article, “Tsahal, l’armée “la plus morale du monde”, Ashdod Aujourd’hui, février 2010.

  • Antijudaïsme : Tsahal accusé de vols d'organes par un grand quotidien suédois – P.I.Lurçat

     

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    "Les soldats de Tsahal enlèvent des enfants palestiniens pour les tuer et leur enlever leurs organes..." Cette accusation digne des rumeurs de crime rituel au Moyen-Age ne figure pas dans une publication antisémite confidentielle, ni dans un journal iranien ou syrien, mais dans le grand quotidien de gauche suédois, Aftonbladet.... Cette "information" qui a soulevé une vague d'indignation en Israël, appelle plusieurs commentaires. Premièrement, le phénomène n'est pas entièrement nouveau. Nous assistons depuis plusieurs années au retour de ce que Pierre-André Taguieff appelle les grands "mythes répulsifs" concernant le peuple juif, démonisé et déshumanisé, que ce soit par des accusations de cruauté, de racisme, de crime rituel ou de cannibalisme. L'article suédois [publie dans la rubrique "Kultur" - cela ne s'invente pas...] illustre de manière paroxysmique ce retour des mythes antijuifs, tout comme l'affaire Al-Dura.

     

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    Deuxième remarque : dans cette nouvelle affaire, les accusations antisémites traditionelles utilisent comme substrat le climat anti-israélien qui est souvent, hélas, nourri par des groupuscules et organisations en Israël même. La campagne actuelle de démonisation de Tsahal, qui a redoublé de vigueur depuis l'opération contre le Hamas à Gaza, s'appuie largement sur des accusations de "crimes de guerre" portées par des associations et des personnalités ultrapacifistes israéliennes, qui n'hésitent pas à se fonder sur des témoignages douteux ou de simples rumeurs pour ternir l'image de Tsahal et pour faire avancer leur agenda politique. L'affaire Aftonbladet (qui rappelle l'accusation de viols contre Tsahal, publiée il y a quelques années par le Nouvel Observateur, sous la plume de Sarah Daniel), montre que ces accusations infondées donnent du grain à moudre aux pires ennemis d'Israël et du peuple juif.

    P.I.Lurçat

     

    L'article original publié par Aftonbladet (extrait)

     

     

     

  • Premières leçons de la guerre contre le Hamas - Pierre I. Lurçat

    Alors que la guerre contre le Hamas déclenchée par Israël pendant la fête de Hannoukah entre dans sa troisième semaine, il est certes encore trop tôt pour dresser un bilan, même provisoire, mais on peut déjà tenter de tirer quelques leçons, qui concernent notamment les aspects militaires, psychologiques, politiques et médiatiques de l'opération "Plomb fondu".

    I. Aspects militaires : un succès pour Tsahal

    Du point de vue strictement militaire, cette guerre apparaît d'ores et déjà  comme un succès indéniable de Tsahal. Même si le Hamas n'était pas totalement détruit (objectif difficile à atteindre) et s'il conservait, à l'issue des opérations en cours, la capacité de nuire et d'envoyer des missiles, il en sortira cependant très diminué : plus de 400 membres de l'organisation islamiste ont déjà  été éliminés, parmi lesquels plusieurs de ses dirigeants, ses infrastructures civiles et militaires ont été gravement endommagées, et sa capacité de riposte s'est avérée très réduite jusqu'à maintenant. Mais c'est surtout sur le plan psychologique que le Hamas a subi une défaite importante et que Tsahal a déjà remporté une victoire, qui efface très largement l'échec cuisant de la Deuxième Guerre du Liban.

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    A cet égard, la guerre actuelle apparaît de plus en plus comme la "revanche" de Tsahal, après l'échec subi à l'été 2006 face au Hezbollah et à ses patrons iraniens et syriens. En effet, si l'échelon politique israélien (et le Premier ministre Ehoud Olmert en premier lieu) n'avaient à l'époque pas voulu tirer les conclusions du rapport Winograd, l'armée, elle, a visiblement travaillé sans relâche, depuis deux ans, pour tirer les leçons de ses défaillances et pour combler les lacunes apparues au grand jour lors de la guerre du Liban. La liste – non exhaustive – ci-dessous illustre les leçons tirées par Tsahal :
    - Logistique et approvisionnement : les graves carences ont été comblées et le spectacle désolant de soldats privés de nourriture et d'équipement de base ne s'est pas reproduit.
    - Définition des objectifs : Tsahal a soigneusement défini ses objectifs, ("porter un rude coup au Hamas et améliorer la situation des habitants du Sud du pays"), sans fixer la barre trop haut. Ces objectifs, modestes mais réalistes, sont pour l'instant en voie d'être atteints.
    - Coordination tactique entre les différentes armes : à l'exception du cruel incident qui a coûté la vie à plusieurs soldats, atteints par un tir ami, elle s'avère excellente.
    - Présence des officiers supérieurs sur le terrain : Tsahal a retrouvé sa grande tradition – illustrée par le fameux commandement "Aharaï", "suivez-moi !" – de l'exemple donné par les officiers, de tous grades, sur le terrain. Le chef d'état-major Gaby Ashkénazi et le commandant de la région Sud, Yoav Galant,  se sont notamment illustrés par leur présence effective sur le terrain, suivant de près les opérations au jour le jour et d'heure en heure, au lieu de les suivre de loin sur un écran "plasma", confortablement installés au fond du "bor" (salle d'état-major à Tel-Aviv)...

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    - Frappes aériennes et renseignement : la réussite impressionnante des frappes menées pendant la première semaine des combats a été comparée par certains observateurs à la destruction de l'aviation égyptienne, aux premières heures de la guerre des Six Jours. Ce succès reposait sur la précision et l'exactitude des renseignements. Contrairement à la propagande du Hamas, souvent relayée par des médias occidentaux peu scrupuleux, le ratio entre les cibles militaires atteintes et les victimes collatérales dans la population civile (400 / 900 au jour où ces lignes sont écrites) est sans doute un des plus élevés jamais atteints dans une guerre de ce type, et l'Opération "Plomb fondu" deviendra certainement, à cet égard, un exemple qui sera étudié dans les écoles militaires.

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    II. Aspects psychologiques : la confiance retrouvée de Tsahal

    Mais c'est surtout sur le plan de la guerre psychologique que cette campagne militaire – quelle qu'en soit l'issue finale – s'avère d'ores et déjà  une victoire incontestable. Le Hamas s'est en effet préparé pendant longtemps à une éventuelle invasion de Gaza par Tsahal, minant les routes et piégeant les maisons. Mais il semble qu'il ne pensait pas que cette possibilité deviendrait une réalité, intoxiqué par sa propre propagande et croyant que Tsahal n'oserait pas entrer avec des forces terrestres à Gaza... Les soldats de Tsahal eux-mêmes, d'après les premiers témoignages que la presse commence à publier, redoutaient d'entrer à Gaza, après avoir entendu pendant des mois les médias israéliens claironner que le Hamas s'était préparé et qu'il les attendait de pied ferme... Le succès de la première semaine d'opérations au sol a de ce point de vue brisé le "mythe" de Gaza. Le Hamas, plus encore que le Hezbollah en 2006, a été défait dans tous les affrontements directs (qu'il a presque toujours cherché à éviter) et les "combattants" du Mouvement de la Résistance islamique se sont montrés sous leur vrai visage : celui de lâches qui se cachent derrière femmes et enfants, trouvent refuge dans des mosquées et des hôpitaux et mettent les civils en première ligne...

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    Psychologiquement, cette victoire militaire a effacé l'échec du Liban, redonné confiance à Tsahal dans ses propres capacités et dans celles de ses chefs et montré au pays – et accessoirement, au monde entier – que l'armée de Défense d'Israël était redevenue Tsahal, c'est-à-dire une armée capable de se battre avec force et détermination et de vaincre, y compris dans le cadre d'un conflit asymétrique 1. C'est en effet un lieu commun de la pensée militaire et stratégique contemporaine qui a volé en éclats ces deux dernières semaines : celui qui voudrait qu'un Etat  démocratique soit impuissant face à une "guérilla" (c'est-à-dire un mouvement insurrectionnel ou terroriste, comme le Hamas à Gaza ou Al-Qaida en Irak). La réalité est tout autre : Tsahal est en train de montrer qu'elle est capable de vaincre le Hamas, et sans doute de l'écraser, pour peu que le gouvernement lui en donne l'ordre et lui laisse le temps et les moyens nécessaires... Ce qui nous amène aux aspects politiques et médiatiques de ce conflit.

     

     

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    II. Aspects politiques et médiatiques : questions et incertitudes

    Depuis 1948, Israël a gagné presque toutes les guerres sur les champs de batailles. Mais c'est sur le terrain politique et diplomatique que les choses se sont révélées les plus difficiles. Les interventions de la communauté internationale, Etats-Unis, Russie et Europe principalement, ont souvent empêché Israël de transformer ses victoires militaires en victoires diplomatiques et ont parfois privé Tsahal des fruits de sa victoire. A cet égard, il est bien évidemment trop tôt pour juger de ce que sera l'issue de la présente guerre et savoir si Israël parviendra à transformer sur le plan politique l'essai qu'il est en passe de remporter sur le champ de bataille de Gaza. Aucun scénario ne peut être exclu à ce stade : poursuite des opérations jusqu'à l'écrasement quasi-total du Hamas, ou conclusion plus ou moins rapide d'un cessez-le-feu dans des conditions plus ou moins favorables à Israël... Il convient de souligner que la durée de la guerre (plus de 2 semaines) est déjà exceptionnelle, ce qui témoigne du choix fort opportun du moment de son déclenchement (entre l'élection et l'entrée en fonctions du nouveau président américain).

    Sur le front médiatique, beaucoup de commentateurs affirment qu'Israël a de nouveau "perdu la guerre"... Il convient de se montrer circonspect pour évaluer cet aspect, certes important, mais dont les enjeux sont délicats à apprécier. La guerre médiatique entre Israël et les palestiniens est devenue depuis plusieurs années un conflit asymétrique, dans lequel Israël est aujourd'hui le protagoniste le plus faible. Dans la guerre actuelle, le Hamas dispose en effet de nombreux avantages, parmi lesquels on peut citer l'utilisation cynique des civils comme "boucliers humains" et des victimes civiles, pour émouvoir l'opinion publique et la retourner contre Israël, et aussi la présence de populations musulmanes importantes – en Europe notamment – qui servent de caisse de résonance à la propagande du mouvement islamiste et donnent l'illusion que la majorité des habitants des pays occidentaux sont hostiles à Israël. L'examen attentif des manifestations de soutien au Hamas qui ont eu lieu ces derniers jours montre cependant que les participants étaient pour la plupart des musulmans ou des membres des partis d'extrême-gauche alliés de l'islam radical.

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    Conclusion

    En conclusion, en nous gardant d'émettre de jugement définitif, à ce stade, sur l'issue du conflit et sur ses conséquences, nous pouvons toutefois constater que Tsahal a tiré les leçons de la guerre du Liban. Les deux premières semaines d'opérations ont montré de manière éclatante que, malgré l'érosion de sa force de dissuasion depuis plusieurs années et malgré l'ethos "postsioniste" qui a gagné de larges secteurs de l'establishment israélien – notamment dans les médias, l'université et la justice – Israël reste un pays fort, déterminé à triompher de ses ennemis et prêt à payer le prix de sa survie. 


    1. Voir sur ce sujet l'article du général Yaakov Amidror, "Winning Counterinsurgency War : The Israeli Experience", www.jcpa.org.

     

    Copyright © 2008 JCPA

    PUBLIE SUR LE SITE DU C.A.P.E. (Centre des Affaires publiques et de l’Etat de Jérusalem)

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