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  • DINER DU CRIF, Sarkozy : viendra, viendra pas?

    A 48 heures du dîner du CRIF, plusieurs médias francais annoncent que la présence du président de la République est "incertaine"... Du coté du CRIF toutefois, on se veut rassurant. Sarkozy viendra. Le suspense va sans doute durer encore jusqu'à lundi... Nicolas Sarkozy veut apparemment se faire "désirer". Nous reviendrons dans un prochain post sur la signification politique du dîner du CRIF, devenu ces dernieres années un véritable événement politico-mondain, qui donne lieu chaque année à des polémiques (cette année, plusieurs associations et groupes antisémites, dont EUROPALESTINE et le "Collectif Cheikh Yassine" (sic, cela existe!), appellent à une manifestation contre le CRIF) A suivre.

     

    Nicolas Sarkozy (Reuters)
    (c) Reuters Nicolas Sarkozy (Reuters)
    Le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) organisé lundi soir ne figure pas à l'agenda officiel du président de la République rendu public, vendredi 27 février, par l'Elysée.
    Interrogé par nouvelobs.com, le service de presse de l'Elysée a déclaré que la présence du chef de l'Etat à cet événement était "encore incertaine". "Nous ne transmettons que des informations certaines. Il suffit que la présence du chef de l'Etat soit confirmée demain pour qu'elle soit affichée sur son agenda", a ajouté le service de presse qui n'a invoqué "aucune raison particulière" à cette incertitude.
    De son côté, le Crif confirme que Nicolas Sarkozy sera présent et qu'il prononcera une allocution vers 21h15. "Il n'y a pas de raison de s'inquiéter", a assuré le service de presse du Crif à nouvelobs.com.


    "Le drame du XXe siècle…"


    Nicolas Sarkozy avait été l'an dernier le premier président de la République invité d'honneur de ce dîner annuel, honneur habituellement réservé au Premier ministre. Le président du Crif Richard Prasquier avait confirmé fin janvier, après une rencontre à l'Elysée, que le chef de l'Etat renouvellerait sa visite.
    En 2008, Nicolas Sarkozy avait déclenché une vive polémique en déclarant lors de ce dîner : "Le drame du XXe siècle n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence".
    Nicolas Sarkozy doit ouvrir lundi matin la conférence internationale sur le soutien à l'économie palestinienne pour la reconstruction de Gaza à Charm el-Cheikh en Egypte. Il assistera à 17h à Levallois (Hauts-de-Seine) à un hommage à la mémoire de Cécile Vannier, morte dans un attentat commis au Caire. (avec AP)
  • Guerre a Gaza : la diplomatie française et les Juifs

    Du "peuple sûr de lui et dominateur" à la réaction "disproportionnée" d'Israël

    La diplomatie française et les Juifs

     

    Pierre Itshak Lurçat

     

     

    La fameuse déclaration du général De Gaulle sur le "peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur" avait en son temps fait couler beaucoup d'encre et suscité d'innombrables réactions. Raymond Aron avait exprimé sa profonde déception et, pour la première fois de sa carrière d'intellectuel et de journaliste français, il avait réagi en Juif. Le dessinateur Tim (Louis Mitelberg de son vrai nom) avait lui aussi exprimé le sentiment de nombreux Juifs (et non Juifs) à l'époque, en représentant un déporté juif squelettique dans un camp de concentration, avec le sous-titre "sûr de lui et dominateur"...

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    On imagine aisément comment  un dessinateur talentueux comme Tim aurait pu illustrer la récente déclaration du président Nicolas Sarkozy... Le philosophe André Glucksmann a expliqué pourquoi il était absurde de qualifier de "disproportionnée" la réaction israélienne, concluant son article par cette belle maxime : "il n'est pas disproportionné de vouloir survivre". Car c'est bien de cela qu'il est question, aujourd'hui comme hier. L'armée de Défense d'Israël se bat pour notre survie, face à une formidable coalition qui comprend, outre le Hamas et le Hezbollah, la Syrie, l'Iran, et aussi une grande partie des médias et de l'opinion publique internationale, qui soutiennent nos ennemis, considérant que la destruction de l'Etat juif serait une "solution" pratique au conflit du Moyen-Orient, et non pas, comme le pensait Aron, un "scandale qui lui ôterait la force de vivre..."

     

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    Plusieurs éditorialistes israéliens ont ironisé sur le voyage éclair de M. Sarkozy dans notre région, officiellement destiné à obtenir un cessez-le-feu, mais qui relevait plus de la diplomatie voyante et frénétique qui le caractérise, que d'une mission de bons offices véritable et sincère. M. Sarkozy, par ses déclarations renvoyant dos-à-dos Israël, Etat démocratique membre de la communauté des nations, et le Hamas, organisation terroriste islamiste, a en effet dilapidé le capital de sympathie dont il jouissait aux yeux des Israéliens et d'une large partie des Juifs à travers le monde.

     

    En réalité, le président français a surtout fait la preuve que, nonobstant toutes ses déclarations d'amitié pour l'Etat juif, sa politique étrangère demeurait fidèle aux principes qui guident le quai d'Orsay depuis de nombreuses décennies. Celle-ci – la fameuse "politique arabe de la France" – a récemment fait l'objet d'un ouvrage passionnant de l'historien britannique David Pryce-Jones 1. Il montre, par une analyse documentée et convaincante, que les acteurs du "Quai" ont été très souvent motivés par des préjugés antisémites virulents, qui guidaient leurs prises de position envers le mouvement sioniste (avant 1948) puis envers l'Etat d'Israël. Comme cet ambassadeur de France à Varsovie qui, dans les années 1930, affirmait qu'en Pologne, "le seul moyen contre les Juifs paraît être le pogrome"...

     

    Le parti-pris antisioniste de Sarkozy

     

    On ne peut évidemment soupçonner le président Sarkozy d'antisémitisme, au sens courant du terme. Mais sa déclaration sur la "disproportion" de la réaction israélienne relève pour le moins d'un parti-pris antisioniste. Car comment interpréter autrement le refus d'accorder à Israël le droit élémentaire, dont disposent tous les Etats, de protéger ses citoyens, en usant de la force militaire et de tous les moyens dont il dispose ? Glucksmann a bien montré tout l'absurde d'une telle position. "Quelle serait, écrit-il, la juste proportion qu'il lui faudrait respecter pour qu'Israël mérite la faveur des opinions ? L'armée israélienne devrait-elle ne pas user de sa suprématie technique et se borner à utiliser les mêmes armes que le Hamas, c'est-à-dire la guerre des roquettes imprécises, celle des pierres, voire à son libre gré la stratégie des attentats-suicides, des bombes humaines et du ciblage délibéré des populations civiles ?

     

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    Aucun Etat au monde ne réagirait aux attaques contre ses civils dont Israël a été victime par des moyens militaires "proportionnés". Ni la Russie, ni les Etats-Unis, ni même la France, ce petit pays vertueux qui donne des leçons de morale au monde entier et dont la ministre de l'Intérieur convoque ensemble Juifs et Musulmans pour les morigéner, quand des synagogues sont incendiées par des islamistes (des "jeunes", en novlangue politique correcte). Refuser à Israël le droit dont disposent tous les Etats – celui de se défendre, de répliquer militairement aux attaques, y compris par des rispostes 'disproportionnées' et avec tous ses moyens militaires – c'est considérer Israël comme le "Juif des Etats", pour reprendre l'expression très pertinente de Paul Giniewski 2 .

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    La riposte de Tsahal, au bout de huit années de tirs de missiles ininterrompus contre les villes du Néguev, a un seul tort, aux yeux des Israéliens : celui d'avoir trop tardé. Et son objectif principal, avant même la cessation des tirs de Qassam, ou l'écrasement du Hamas, est de restaurer la force de dissuasion d'Israël, largement entamée, face à nos ennemis aux ambitions génocidaires de Téhéran, Beyrouth ou Gaza. Si la réaction de notre armée, dans toute son indispensable brutalité, a pu montrer au Hamas et à ses alliés et protecteurs que nous avons conservé intacte – malgré la politique désastreuse d'Oslo, malgré les retraits du Sud-Liban et de Gaza – notre volonté de survie, alors cette guerre est déjà une victoire, n'en déplaise à Messieurs Kouchner, Sarkozy et à tous ceux qui n'aiment voir en Israël que la figure christique du Juif souffrant et sans défense, et non celle d'un peuple souverain revenu sur sa Terre ancestrale.

     

    1. David Pryce-Jones, Un siècle de trahison, la diplomatie française et les Juifs, Denoël 2007.

    2. Voir notamment son dernier livre paru, Israël et l'Occident, obscurités et clartés, Cheminement 2008.

  • Guerre au Hamas : nous n'avons pas à nous excuser de vaincre

    Israël a fort heureusement rejeté aujourd'hui les offres de "trêve" faites par la France (tout comme le Hamas, d'ailleurs, ce qui semble avoir échappé aux médias français). En déclarant que "la priorité", est "la fin des hostilités et le retour de la trêve", la diplomatie française montre bien de quel côté elle se situe dans le conflit entre Israël et le Hamas. Il semble que le quai d'Orsay ait adopté le vocabulaire du Hamas, qualifiant de "trêve" la situation dans laquelle les Arabes bombardent nos villes et nos soldats s'abstiennent de riposter...

     

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    Une "trêve" avec le Hamas?

     

    Sarkozy, l'ami d'Israël... ou du Hamas ?

     

    L'association France-Israël regrette que le président français ait qualifiée l'intervention israélienne de "disproportionnée" et ait "renvoyé dos-à-dos une nation démocratique agressée et un agresseur islamiste"... Michel Gurfinkiel, de son côté, explique cette attitude par l'influence des conseillers de Sarkozy et par celle de la communauté musulmane de France, dont le poids électoral est de plus en plus important. Et la communauté juive ? Elle se fait remarquer jusqu'à présent surtout par le silence et les balbutiements de ses dirigeants. Le CRIF a déploré les "victimes civiles" palestiniennes, et l'ex-grand rabbin de France, Joseph Sitruk, entonne quasiment le même refrain en affirmant que "nous ne sommes jamais heureux de voir le sang couler, fût-il celui de nos ennemis".

     

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    Certes, les Juifs ne boivent pas le sang de leurs ennemis, comme le font les islamistes (qui pratiquent toujours les sacrifices humains, comme le rappelle Laurent Murawiec dans son dernier livre, The Mind of Jihad). Mais cela ne veut pas dire que nous soyons tristes de voir leur sang couler ! Il semble que certains dirigeants juifs de France confondent notre Torah et le "Nouveau testament". L'immense majorité des Israéliens s'est réjouie en apprenant, à l'issue du shabbat de Hannoukah, que notre aviation avait enfin bombardé Gaza et qu'elle y avait fait beaucoup de victimes parmi nos ennemis. Nous n'avons pas à nous excuser de vaincre, et d'ailleurs cela ne nous rendra pas plus sympathiques aux yeux de nos ennemis ou des goyim en général, amis ou ennemis. Souhaitons que nos frères juifs de France retrouvent eux aussi l'esprit de Guevoura des Makkabim et manifestent avec fierté leur attachement à Israël et à son armée dans les rues de Paris.

    Pierre Itshak Lurçat

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