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netanyahou - Page 5

  • "Koula sheli" - La légitimité d'Israël ne se partage pas, Pierre Itshak Lurçat

    "L'État hébreu est confronté à une campagne de délégitimation tout autour de la planète. La dernière chose dont nous avons besoin, c'est d'une tentative de boycott au sein même d'Israël", a déclaré le Premier ministre Nétanyahou en ouverture du Conseil des ministres il y a quinze jours, faisant allusion à l'appel au boycott du centre culturel d'Ariel, signé par des artistes et gens de théâtre parmi les plus célèbres du pays.

     

    Amos_Oz.jpgM. Nétanyahou a bien évidemment raison. L'appel au boycott lancé par les artistes, et soutenu par des écrivains comme Amos Oz ou David Grossman contribue à la délégitimation d'Israël sur la scène internationale et il constitue un véritable "coup de poignard dans le dos", de la part d'une frange non négligeable des élites intellectuelles et culturelles de l'État juif, en proie à une offensive internationale visant à le priver de toute légitimité.

     

    [photo : Amos Oz]

     

    Il n'est pas anodin que cet appel au boycott ait été rendu public deux jours avant le terrible attentat qui a coûté la vie à quatre civils israéliens, sur une route proche de Hébron : il y a, à cet égard, une véritable convergence de tirs entre les terroristes du Hamas et les intellectuels de gauche. Ces derniers disent, en substance, à leurs frères juifs de Judée-Samarie, "vous n'avez pas le droit de vivre au-delà de cette ligne [la fameuse "ligne verte"] tandis que les premiers disent, encore plus radicalement, "vous n'avez pas le droit de vivre".

     

     

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    Attentat palestinien : une convergence de tirs entre le Hamas et les intellectuels de gauche

    Ceci nous amène à la question cruciale, que l'on peut énoncer ainsi : est-il possible de défendre la légitimité d'Israël sur une partie seulement de son territoire ? Peut-on, comme Amos Oz, A.B. Yehoshua ou D. Grossman, et les autres signataires de l'appel au boycott contre les Juifs d'Ariel, affirmer que la présence juive est légitime à Tel-Aviv et à l'ouest de Jérusalem, mais qu'elle ne l'est pas à Ariel, à Hébron ou dans les quartiers orientaux de la capitale juive ?

     

    Les événements des vingt – voire des quarante – dernières années montrent que la réponse à cette question est négative. Toutes les tentatives pour obtenir une reconnaissance arabe et internationale de nos droits sur une partie d'Eretz-Israël, sur une étroite bande de terre longeant la Méditerranée, au prix du renoncement au cœur historique de notre patrie, c'est-à-dire à la Judée et à la Samarie (sans parler de Gaza), se sont soldées par une série d'échecs cuisants et sanglants.

     

    Les compromis renforcent nos ennemis

     

    Car en vérité, plus nous nous disons prêts à des concessions et à des "compromis douloureux", plus nos ennemis redoublent dans leurs efforts pour contester notre légitimité sur chaque parcelle de la terre d'Israël, comme l'a montré l'expérience tragique des années 2000, quand les concessions d'Oslo et de Camp David ont conduit directement à la Deuxième Intifada et – plus encore – l'amère aventure du "retrait unilatéral de Gaza", dont le "génial" architecte, Ariel Sharon, avait promis qu'il apporterait la paix et la sécurité et redorerait le blason d'Israël sur la scène internationale.

     

     

    synagogue goush katif.jpeg

    Ce dernier épisode est sans doute le plus instructif quant à la psychologie de nos ennemis, arabes notamment. Le retrait de Gaza, soutenu par d'éminents commentateurs et "géopoliticiens" (dont je tairai le nom par charité) n'a non seulement pas amélioré la situation stratégique et politique d'Israël, mais il a, bien au contraire, entraîné une dégradation irréversible de l'image d'Israël aux yeux de ses ennemis et du monde entier. Lorsque les Arabes palestiniens, à Gaza et à Ramallah, ont assisté, le sourire aux lèvres, au spectacle affligeant de soldats juifs chassant leurs frères de leurs maisons et détruisant les localités florissantes du Goush Katif, ils ont compris que la meilleure manière de détruire Israël était encore de confier le travail aux Israéliens eux-mêmes…

     

    Le refus obstiné de Mahmoud Abbas de reconnaître le caractère juif de l'État d'Israël n'est pas seulement la marque de son intransigeance et de sa tactique démoniaque pour exiger des concessions avant même d'entamer les négociations. Il est aussi l'expression d'une conception enracinée dans la culture politique arabo-musulmane, qu'aucun "processus de paix" occidental n'a pu modifier jusqu'à ce jour. En vertu de cet atavisme séculaire, le monde arabo-musulman refuse de reconnaître toute souveraineté juive en terre d'Islam, parce que les Juifs ne sont pas acceptés comme un peuple mais considérés comme une simple religion.

     

    Or l'attitude défaitiste de ceux qui, en Israël même, prônent le renoncement à la Judée-Samarie et à la moitié de Jérusalem, ne fait que conforter nos ennemis dans leurs positions irrédentistes. Car si les Juifs eux-mêmes refusent d'assumer leurs droits souverains à Hébron ou à Ariel, cela veut dire – pensent unanimement Abbas et ses adversaires du Hamas – qu'ils n'ont aucun droit ni à Jérusalem, ni même à Tel-Aviv…. Plus Israël se dit prêt à des "concessions douloureuses", plus il apparaît aux yeux de ses ennemis comme un État fantoche et un usurpateur venu occuper illégalement la terre de Palestine, partie inséparable du "Dal al-Islam".

     

    Jabotinsky.jpgDans ces conditions, le seul espoir ténu pour parvenir un jour à une paix hypothétique – dans 20, 50 ou 100 ans – est de clamer haut et fort à la face de nos ennemis arabes et du monde entier : "cette terre est à nous, et nous n'y renoncerons jamais". Eretz-Israël est tout entière à nous, 'koula sheli', selon les mots fameux du poème de Jabotinsky que M. Netanyahou a sans doute entendu de la bouche de son propre père, Bentsion Netanyahou… Le partage historique de la Palestine mandataire a déjà eu lieu en 1922, lors de la création de l'État transjordanien hachémite. Un nouveau partage ne peut amener la paix, mais au contraire, de nouvelles guerres et effusions de sang, comme le montre l'histoire du Moyen-Orient depuis 60 ans. La légitimité d'Israël ne se partage pas ; le destin des Juifs de Tel-Aviv et de Haïfa est inextricablement lié à celui des Juifs d'Ariel, de Sichem et de Hébron. Prions pour que nos dirigeants aient enfin le courage et la lucidité de tenir un tel langage, au lieu de nous bercer des mortelles illusions de la "paix" d'Obama et d'Abbas.

    Gmar hatima tova !

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  • Mohammed Sifaoui va publier une BD contre Israel

    SIFAOUI BARBU.jpgAprès BEN LADEN et AHMADINEJAD, Mohammed SIFAOUI s'attaque a un sujet different,  sans doute encore plus porteur du point de vue commercial, celui du Premier MInistre israélien NETANYAOU. Quel est le point commun entre le chef terroriste d'Al-Qaida, le dirigeant extrémiste iranien et le Premier ministre de l'Etat démocratique d'Israel? Aucun, en apparence, sinon la haine féroce que voue Sifaoui… a NETANYAHOU Triste evolution de l'auteur de bandes dessinées, qui affiche de plus en plus ouvertement sa detestation d'ISRAEL et de ses hommes politiques! PIL

     

    http://www.bdencre.com/interview-flash.html?2010/06/23/3186-rencontre-avec-mohamed-sifaoui-scenariste-de-ben-laden-devoile-et-ahmadinejad-atomise

    BDE : Le choix des sujets ne doit pas vous faire recevoir que des lettres de fans, comptez-vous en rester là ou souhaitez-vous aborder d’autres thèmes, toujours sur ce principe d’enquête et de BD satirique ?
    MS : Oui mais c’est une vieille histoire. Les extrémistes, tous les extrémistes, ne m’aiment pas et je le leur rends bien. Toujours de manière civilisée et démocratique, cela dit. Je suis honoré d’avoir les fans que j’ai : des laïques, des démocrates, des féministes, des humanistes, etc.
    Les autres, militants fachos ou excités islamistes, ne m’intéressent pas. Ceux-là, je les combats en tant que citoyen engagé contre les obscurantismes.
    Alors oui je veux aborder d’autres thèmes : les extrémistes juifs par exemple. Parce que là aussi il y a un problème. La chape de plomb et le terrorisme intellectuel n’ont jamais été mon truc et, en tant que militant antiraciste, je ne cèderai jamais au chantage de « l’islamophobie » brandi par des intégristes musulmans ou celui de « l’antisémitisme » brandi très souvent par des excités de la « cause israélienne ». J’aimerais bien trouver un éditeur qui accepte de me publier une BD enquête sur Benjamin Netanyahu… Le petit Netanyahu comme je l’appelle parce que c’est un chef d’État qui est un véritable extrémiste nationaliste, et qui porte un costume trop grand pour lui, notamment dans le cadre du conflit qu’il a à gérer. Il est d’autant plus intéressant à traiter de manière satirique qu’il est flanqué d’un premier ministre, Liberman, membre de l’extrême droite israélienne et ancien videur de nuit. Je pense surtout qu’il est entrain de vider la diplomatie israélienne de toute intelligence… Ce serait donc sympa de faire quelque chose sur ces zozos…

  • "Processus de paix" et perspectives de guerre - Pierre Itshak Lurçat

     tanktef.jpg"Si vis pacem, para bellum" : l'adage latin n'a rien perdu de sa vérité dans notre région, surtout depuis que la bande de Gaza est devenue le fief du Hamas, alors que le front Nord se réchauffe et que la menace iranienne se fait toujours plus pressante. L'armée de Défense d'Israël se prépare actuellement à des scénarios de guerres sur trois, voire quatre fronts : Gaza au Sud, Hezbollah et Syrie au Nord, Iran à l'Est, et une nouvelle "Intifada" en Judée-Samarie... Il ne s'agit nullement d'un scénario – catastrophe sorti d'un placard de l'état-major, mais d'une éventualité tout à fait plausible, à laquelle les soldats de Tsahal se préparent activement.

     

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    Et que fait notre gouvernement à Jérusalem, pendant ce temps ? Au moment où ces lignes sont écrites, le Premier ministre Binyamin Nétanyahou annonce un réchauffement du "processus de paix", tandis que son ministre de la Défense continue de livrer une bataille sans merci à l'ennemi intérieur auquel il a déclaré la "guerre" : les habitants juifs de Judée-Samarie... Selon l'analyse de Yoav Sorek dans Makor Rishon, les plans de "paix" du gouvernement Bibi-Barak iront beaucoup plus loin que ceux d'Ariel Sharon ou d'Ehoud Olmert. Il s'agirait ni plus ni moins que de revenir aux frontières de 1967 – avec de légères rectifications – en créant un État palestinien judenrein en Judée-Samarie et en divisant Jérusalem, dont la partie Est deviendrait la capitale de l'État arabe. Ce plan impliquerait également l'expulsion de dizaines de milliers d'habitants juifs de leurs maisons et la destruction de dizaines de localités juives florissantes au cœur d'Eretz Israël, alors que les yichouvim les plus peuplés seraient intégrés aux "blocs d'implantations" annexés par Israël.

     

     

     

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    Un tel projet funeste, s'il devait voir le jour, aurait des conséquences désastreuses, tant intérieures qu'extérieures, pour l'État juif. Sur le plan intérieur, cela signifierait une nouvelle crise, comme celle ayant suivi la destruction du Goush Katif, mais sur une échelle encore plus grande. Sur le plan extérieur, cela voudrait dire qu'Israël, non content d'avoir laissé le Hamas prendre le pouvoir à Gaza, créérait de ses propres mains un nouvel État terroriste en Judée-Samarie, officiellement dirigé par l'AP, mais qui pourrait tomber très rapidement sous la coupe du Hamas. Les missiles palestiniens menaceront dans cette perspective non plus seulement les villes du Sud d'Israël, mais aussi celles du centre – de Jérusalem à la plaine côtiere – et c'est en fait l'ensemble du territoire israélien qui serait placé à portée des missiles du Hamas, du Hezbollah ou du Fata'h...

     

    On frémit en pensant qu'un tel cauchemar pourrait bientôt devenir réalité, alors même que ce gouvernement a été porté au pouvoir par l'électorat de droite, précisément pour mettre fin aux errements des précédents gouvernements Sharon et Olmert, et pour dissiper une fois pour toutes les mortelles illusions du "processus de paix", entamé à Oslo il y a plus de quinze ans ! Le phénomène récurrent de dirigeants du Likoud élus par un électorat de droite qui, une fois arrivés au pouvoir, appliquent une politique de gauche et violent impunément toutes les promesses faites à leurs électeurs n'est pas seulement une atteinte au bon fonctionnement de la démocratie, mais il contient aussi le risque d'un désintérêt total des électeurs pour la politique.

     

    Actualité de Zeev Jabotinsky

     

    L'année 2010 est celle du 70e anniversaire du décès du dirigeant sioniste Vladimir Zeev Jabotinsky, fondateur du mouvement sioniste révisionniste et du Bétar, créateur de la Légion juive (ancêtre de Tsahal), orateur et écrivain talentueux. Dans un de ses textes les plus célèbres, "Le mur de fer" – paru en 1923 dans le journal russe Rassviet – Jabotinsky analysait avec une grande clairvoyance la question des rapports entre Juifs et Arabes en Eretz Israël, et affirmait notamment qu'il était illusoire de vouloir parvenir à un accord avec les Arabes sur le droit des Juifs à vivre et à édifier un État dans leur patrie historique.

     

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    La seule voie vers la paix, écrivait Jabotinsky il y a presque 90 ans, est d'édifier un "mur de fer" infranchissable, qui fera renoncer nos ennemis à tout espoir de se débarrasser de nous. Il ne s'agissait évidemment pas, dans l'esprit du Roch Bétar, de construire une "barrière de sécurité" et de renoncer au cœur de notre patrie historique ! Car rien n'était plus étranger à ses conceptions que l'idée de séparation, chère aux transfuges du parti Kadima, que le gouvernement Bibi-Barak est en train de faire sienne. Aux yeux de Jabotinsky, la seule voie vers la paix et la coexistence est celle d'un État juif souverain et fort, de la mer au Jourdain. La voix de Jabotinsky  - dont l'écho ne résonne plus depuis bien longtemps, hélas, dans les réunions du parti politique qui a dilapidé son héritage – mérite d'être entendue, aujourd'hui plus que jamais.

    Pierre Itshak Lurçat

     

     

    (Article paru dans Ashdod Aujourd'hui, publication du groupe ISRAEL MAGAZINE)

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