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jerusalem - Page 5

  • Nouvel attentat au bulldozer à Jérusalem

    L'arme du crime : un bulldozer et un Coran!

    Encore un attentat au bulldozer, qui s'est bien terminé grace au sang-froid d'un chauffeur de taxi qui a abattu le terroriste. La police a retrouvé dans la cabine du bulldozer "l'arme du crime" : un Coran ouvert (on ne sait pas a quelle page). En réaction, le Hamas et l'AP ont rivalisé dans le mensonge et la démagogie : le Hamas a parlé de "réponse naturelle" aux destructions de maisons arabes à Jérusalem-Est, et le ministre de l'Information [sic] de l'Autorité palestinienne, Ryad al Malki, a évoqué pour sa part un simple "accident de la circulation"... (Au fait, quel politologue francais parlait encore récemment du "courageux président" de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas?) Faudra-t-il interdire le Coran??? P.I.L.

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    JERUSALEM - Un Palestinien aux commandes d'un bulldozer a embouti un véhicule de police pour l'utiliser comme bélier contre un autobus rempli de passagers, jeudi, sur une des principales artères de Jérusalem, avant d'être abattu.

    Un Palestinien aux commandes d'un bulldozer a embouti un véhicule de police pour l'utiliser comme bélier contre un autobus rempli de passagers, jeudi, sur une des principales artères de Jérusalem, avant d'être abattu. (Reuters/Darren Whiteside)

    Les passagers paniqués ont exigé de leur chauffeur qu'il s'arrête pour descendre de l'autobus, si bien qu'aucun d'entre eux n'a été blessé alors que les deux occupants du véhicule de police l'ont été légèrement.

    C'est à ce moment-là qu'un policier et un chauffeur de taxi se sont approchés du bulldozer et ont tiré sur son conducteur, un ouvrier du bâtiment du nom de Mareï Radaïdeh, âgé d'environ 25 ans et qui, selon des Palestiniens, vivait chez sa famille à Beït Hanina, un quartier de Jérusalem-Est.

    La police dit avoir trouvé après coup un exemplaire du Coran ouvert dans la cabine de l'engin. "Il semble s'agir d'un attentat terroriste d'après les éléments dont nous disposons actuellement", a déclaré son porte-parole, Micky Rosenfeld,

    Le ministre de l'Information de l'Autorité palestinienne, Ryad al Malki, a évoqué pour sa part un simple "accident de la circulation" tandis que le Hamas a parlé de "réponse naturelle" aux destructions de maisons arabes à Jérusalem-Est.

    Sur la bande d'une caméra vidéo surveillant la circulation automobile, on voit le bulldozer abaissant sa pelle avant de heurter la voiture de police en stationnement. Le bulldozer pousse alors le véhicule à travers le carrefour, le renversant et l'acculant contre l'autobus.

    Il s'agit du troisième incident de ce type en huit mois. Les deux précédents impliquaient aussi des habitants de la partie arabe de Jérusalem, annexée par Israël en 1967 et revendiquée par les Palestiniens comme la capitale de leur futur Etat.

  • Le « Birkat Cohanim » de Soukkot au Kottel - P.I. LURCAT

    Une fois n'est pas coutume, je republie ce texte de l'an dernier, en l'honneur de Soukkot, que nous celebrons demain soir.

    Le « Birkat Cohanim » - la « bénédiction pontificale » prononcée par les Cohanim lors de la répétition de la Amida – n’est pas seulement une bénédiction dite tous les jours dans toutes les synagogues du monde (lorsque des Cohanim sont présents bien entendu). C’est aussi une cérémonie particulière, empreinte de majesté, qui a lieu deux fois par ans au Kottel, au « mur occidental » du Temple de Jérusalem, à Soukkot et à Pessah.

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    Nombreux sont les jours de foule et de liesse populaire au Kottel, mais aucun n’atteint le degré de celui du Birkat Cohanim de Soukkot. Ce jour-là, des milliers de Juifs – et aussi de non Juifs - affluent de tous les coins du pays, comme aux temps où le Temple était en place et où Soukkot était une des trois fêtes de pèlerinage. On y trouve une foule bigarrée et très diverse – Juifs orthodoxes en habit de fête, caftan de soie et « Streimel » peu adapté aux dernières chaleurs de l’année, Juifs ashkénazes et orientaux, familles éthiopiennes et marocaines, Juifs traditionalistes et Juifs peu observants attirés par le caractère particulier de cette cérémonie.

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    A quelques mètres du Kottel, côté hommes et côté femmes, on distribue des verres d’eau minérale pour éviter tout incident, tant la foule est nombreuse et la chaleur intense. Un jeune Juif haredi fait réciter la bénédiction sur des herbes odoriférantes, comme à la sortie du shabbat dans certaines synagogues, et un peu plus loin, un autre fait réciter la bénédiction du Loulav, avec un Etrog de taille imposante qui doit peser facilement trois ou quatre kilos… Des Juifs orthodoxes sont en pleine conversation avec des policiers du « Yassam », l’unité anti-émeutes. Il règne une atmosphère spéciale, de fête religieuse mais aussi de rassemblement populaire, sans doute un peu comme l’atmosphère qui devait régner à l’époque du Temple.

     

    Le « Birkat Cohanim », la bénédiction des prêtres, a lieu deux fois de suite, dans la répétition de la Amida de l’office du matin, puis dans celle du « Moussaf », la prière supplémentaire des jours de fête et de demi fête. La prière est dite dans un haut-parleur, puisque l’utilisation de l’électricité est permise à Hol Hamoed, et la voix qui retentit avec une prononciation ashkénaze est entendue sur toute l’esplanade et encore au-delà. Lorsqu’on arrive au moment attendu du Birkat Cohanim, la foule se tait et écoute dans un silence religieux la bénédiction dite par les prêtres… « Soit loué, Eternel, notre Dieu, Roi de l’Univers, qui nous a sanctifiés par la sainteté d’Aaron et nous a ordonné de bénir Ton Peuple Israël avec amour.

    Que l’Eternel te bénisse et te préserve !

    Que l’Eternel t’éclaire de Sa face et te soit favorable !medium_SUKKOT_5768-5.JPG

    Que l’Eternel tourne Sa Face vers toi et te donne la paix » !

     

    J’écoute moi aussi, la tête inclinée, et je sens que cette bénédiction est différente de toutes les autres, prononcées à la synagogue. Nous ne sommes pas ici dans un lieu de culte, même si le Kottel peut être comparé à une immense synagogue en plein air, où les fidèles viennent prier chaque jour et sont certains de trouver « minyan » à toute heure de la journée. Les Juifs réunis aujourd’hui à Jérusalem ne constituent pas une simple assemblée de fidèles, car ils représentent le peuple Juif dans toutes ses composantes diverses et souvent opposées, réunies dans cette occasion rare et solennelle.

     

    Chaque religion – se plaisait à dire le rabbin Léon Ashkénazi « Manitou » - parle de ce qui lui fait défaut : les chrétiens d’amour car ils en ont souvent été dépourvus, surtout à l’égard de leurs frères aînés ; les Musulmans de paix, car ils ont répandu leur foi à la pointe de l’épée ; et nous autres Juifs, parlons souvent d’unité, « ahdout », car notre peuple qui est un des plus modestes par sa dimension est aussi un des plus divisés. Mais cette division apparente et bien réelle (qu’on en juge par le nombre de partis à la Knesset, qui sont loin de représenter l’ensemble des opinions au sein du peuple d’Israël), ne saurait masquer l’unité profonde qui existe malgré tout, et que l’on ressent en certains occasions particulières. La bénédiction des Cohanim de Soukkot en est une.

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    Dans ces rares moments où le « Klal Israël » - la collectivité d’Israël - est réuni par la prière ou par la liesse populaire, on ressent intensément le fait que le destin d’Israël est différent de celui des autres peuples, et qu’il échappe aux lois habituelles de l’histoire. En ce jour de Soukkot 5768, alors que les menaces existentielles se font toujours plus pressantes, les mots de la bénédiction des prêtres ne s’adressent pas seulement aux Juifs présents ici, à Jérusalem, ou à ceux auxquels les présents s’unissent par leurs pensées et leurs prières, mais à tout Israël, comme un seul homme, venu demander aux Cohanim de le bénir pour échapper aux dangers qui le guettent. Que l’Eternel te bénisse et te préserve ! Que l’Eternel t’éclaire de Sa face et te soit favorable ! Que l’Eternel tourne Sa Face vers toi et te donne la paix !

    (Texte paru initialement sur le site www.upjf.org) PHOTOS ORIGINALES PIERRE ITSHAK LURCAT (C)

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