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  • La France et Israël face à l’Iran : amitié ou Real Politik ?

     

    HOLLANDE ISRAEL.jpgLa visite de François Hollande en Israël et la position française dans le dossier iranien ont fait couler beaucoup d’encre, et la politique française a fait l’objet de commentaires dithyrambiques, certains observateurs n’hésitant pas à parler du retour de la « grande amitié franco-israélienne… 1 ». Pourtant, la réalité est sans doute différente, comme l’explique Fazit Rabina dans un long article publié ce shabbat dans Makor Rishon, dont nous traduisons de larges extraits. P.I.L.

    L’intérêt français, par Fazit Rabina

    Les Français ont freiné l’accord américain avec l’Iran, pas seulement par souci pour Israël : eux qui ont soutenu les sanctions contre l’Iran, au prix de la fermeture de leurs usines automobiles, craignent que les Américains ne préparent le terrain en vue du jour où les sanctions seront levées, en éloignant leurs concurrents

    Une source parisienne ayant des relations politiques et économiques étendues au Moyen-Orient affirme que les motifs [de la position française face à l’Iran, N.d.T.] sont essentiellement économiques…

    « Un des secteurs qui a le plus souffert au cours des dernières années est l’industrie automobile française. Lors des élections présidentielles, François Hollande a fait des promesses de soutenir l’industrie française, et l’industrie automobile en particulier. Ce n’a pas été le cas. Pas seulement en raison de la crise économique, mais aussi en raison des pressions américaines, qui ont entraîné notamment la cessation des exportations par Peugeot de pièces détachées automobiles en Iran ». De fait, selon les chiffres publiés par Peugeot au début 2013, la cessation de la vente des pièces détachées en Iran a entraîné une perte de 11 000 emplois au moins.

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  • Si lointains et si proches... nos frères juifs éthiopiens - La fête du "Segd" à Jérusalem - Itshak Lurçat

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    Je remets en ligne ce reportage photo à l'occasion de la fête du Segd qui a lieu aujourd'hui à Jérusalem. Hag Saméah! P.I.L

     

    Hier matin (lundi) je me suis rendu sur la promenade qui fait face aux remparts de la Vieille ville de Jérusalem, un des plus beaux sites de Jérusalem, à deux pas de chez moi. Des milliers de Juifs éthiopiens étaient venus, comme chaque année, fêter le "Segd" ("prosternation") – fête qui revêt un caractère à la fois religieux et national [sa signification a évolué depuis les récentes vagues d'émigration des Juifs éthiopiens en Israël, et son sens traditionnel s'est enrichi d'un nouveau sens].

     

     

    SEGED 3 PHOTO P.LURCAT.JPGAu-delà de son aspect religieux, cette fête est aussi un grand rassemblement – sans doute le plus important de l'année – pour la communauté juive éthiopienne en Israël, et un moment de joie et de recueillement tout à la fois. A l'instar de nombreuses fêtes juives en Israël, le Segd a en effet une double inspiration, ancienne et moderne, mêlant allégresse et tristesse, un peu comme Yom Ha'atsmaout qui succède au Yom Hazikaron, ou comme Yom Kippour, qui a pris un sens nouveau en Israël depuis 1973.

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    A travers ces quelques photographies prises à la hâte, j'ai voulu montrer le visage multiple de la communauté juive éthiopienne en Israël aujourd'hui : celui de générations différentes dans leur habillement – les jeunes, civils ou militaires – côtoyant leurs aînés au costume traditionnel. Il y a quelque chose d'émouvant dans ces visages qui nous sont à la fois si proches et si lointains, tout comme ce judaïsme éthiopien – ces frères éloignés que nous avons retrouvés après des siècles de séparation. En les voyant, je pensai à André Neher, qui décrivait dans un de ses livres l'émotion ressentie en découvrant le judaïsme sépharade dans les années 1950. Je pensai aussi, en contemplant ces visages, au beau livre Asteraï * – relatant l'épopée des Juifs éthiopiens – dont j'ai récemment rendu compte dans les colonnes d'Israël Magazine.

     

    SEGED 8 PHOTO P.LURCAT.JPGL'histoire des Juifs éthiopiens en Israël n'est pas seulement – comme pourrait le faire croire une vision purement sociologique – celle d'une acculturation ou d'une intégration, difficile et parfois cruelle. Elle est aussi, et avant tout, celle d'une transformation, vécue par toutes les communautés juives qui sont montées en Israël depuis le début du sionisme politique : la redécouverte de notre identité hébraïque, ou comme disait Manitou, la transformation des Juifs venus des quatre coins du monde en Israéliens, c'est-à-dire en hébreux. C'est le sens profond et messianique du Rassemblement des exilés – le kibboutz galouyiot.

     

     

    Itshak Lurçat

     

     * VOIR Le premier roman israélien éthiopien traduit en France sur mon blog LETTRES D'ISRAEL.

     

     

     

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     J’ai le grand plaisir d’annoncer la parution de mon nouveau livre, « Jour de Sharav à Jérusalem » (éditions L’Eléphant – Jérusalem).

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    COMMENT TROUVER LE LIVRE

    - Sur Amazon

    - A la librairie Kohav de Jérusalem (bientôt en rayon)

    - En envoyant un chèque de 16 euros ou de 75 NIS (port compris) à P. Lurçat, Shalom Yehuda 16/16 Jérusalem, ISRAEL 93395

     

  • Jabotinsky, prophète de la « Révolution sociale » biblique en Israël ? Pierre Itshak Lurçat

    Figure-6-Zeev-Jabotinsky-200x300.jpgUn aspect oublié de la pensée du Roch Betar

    S’il est un domaine dans lequel l’Etat d’Israël et le sionisme ont, pour l’instant, échoué, ce n’est pas comme l’affirment les tenants du faux messianisme de « La Paix Maintenant », celui des relations entre Israël et le monde arabe… Car l’instauration de relations pacifiques avec nos voisins ne dépend pas des sacrifices faits par Israël sur l’autel du « processus de paix ».

    Non, le domaine où le sionisme a véritablement échoué est tout autre : il peut se résumer dans cette information terrible qui a été publiée cette semaine ; 860 000 enfants israéliens vivent en-dessous du seuil de pauvreté ! On peut bien entendu, comme beaucoup de commentateurs plus ou moins sincères, se « consoler » en regardant la moitié pleine du verre : Israël est un pays développé dont la croissance dépasse celle de biens d’autres Etats occidentaux et dont la situation économique est meilleure que celle de pays plus riches et plus anciens… Mais aucun de ces arguments ne peut effacer cette réalité dérangeante : l’Etat juif est aujourd’hui le pays de l’OCDE où les écarts entre riches et pauvres sont les plus grands.

    herzl.jpgAinsi, loin de créer un Etat qui serait un modèle de justice sociale, le mouvement sioniste a abouti à un Etat qui est aujourd'hui un des plus inégalitaires du monde occidental... Contrairement à une idée reçue, l’idéal social inhérent au mouvement sioniste n’était pas l’apanage des partis sionistes socialistes de différentes tendances. Il était en réalité partagé par de nombreux courants sionistes, et notamment par le sionisme religieux et aussi par le fondateur même du sionisme politique, Theodor Herzl. Mais le penseur sioniste qui a développé les idées économiques et sociales les plus originales dans ce domaine est, peu de gens le savent, le « Roch Betar », Vladimir Zeev Jabotinsky.

    Jabotinsky avait passé ses années de jeunesse en Italie (sa « patrie spirituelle ») et il étudia à Rome, où il fut exposé aux conceptions socialistes, notamment par le biais de son professeur Antonio Labriola, comme il le relate dans son autobiographie : 

    Toutes mes conceptions relatives aux problèmes nationaux, de l'État et de la société se sont forgées au cours de ces années, sous l'influence italienne ; c'est là-bas que j'ai appris à aimer l'architecture, la sculpture et la peinture... À l'université, mes maîtres étaient Antonio Labriola et Enrico Feri. J'ai conservé la croyance en la justesse du régime socialiste, qu'ils ont semée dans mon cœur, comme quelque chose allant de soi, jusqu'à ce qu'elle soit détruite de fond en comble par l'expérience rouge en Russie.

     

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    Rome au début des années 1900


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