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israel - Page 3

  • Israël face au Hamas : Samson enchaîné, Pierre Itshak Lurçat

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    NB Je remets en ligne cette analyse qui n'a rien perdu de son actualité, hélas! P.I.L

    Alors que l’opération « Colonne de nuée » vient de s’achever en queue de poisson, par un illusoire cessez-le-feu hâtivement conclu par Israël, apparemment sous la pression internationale, on peut d’ores et déjà tirer quelques leçons de ce nouveau round d’affrontement avec le Hamas.

    Les prouesses technologiques de l’armée et des sociétés de défense israéliennes, qui ont abouti au système « Kipat Barzel » (« Dôme d’acier ») ont heureusement permis de réduire le nombre de victimes en Israël, malgré la quantité de missiles tirés depuis Gaza, mais ce fait indiscutable ne doit pas nous empêcher de regarder la réalité en face : Israël est aujourd’hui constamment sur la défensive, même quand son aviation attaque à Gaza, et la capacité du Hamas d’atteindre la plaine côtière et le cœur de Tel-Aviv constitue indéniablement, quoiqu’en disent nos dirigeants, une immense victoire symbolique et psychologique pour nos ennemis !

    Dans le bruit incessant des commentaires des médias israéliens (trop souvent péremptoires et défaitistes) qui ont accompagné les hostilités, on a pu entendre quelques observations pertinentes, et notamment celle d’un chercheur du Centre d’études moyen-orientales d’Ariel, le Dr Eyal Levin, dont les travaux portent sur la « résilience nationale » (‘hossen léoumi) : « Le système Dôme d’acier n’exprime pas notre résilience nationale, mais au contraire notre faiblesse », a-t-il dit en substance. Et le député Likoud Yariv Levin a ajouté fort à propos que pour savoir ce qu’était la résilience nationale, il fallait regarder jadis les habitants du Goush Katif…

     

     

    La situation actuelle, dans laquelle une organisation terroriste islamiste qui a assis sa domination sur une bande de terre réduite parvient à terroriser et à faire vivre dans des bunkers plus d’un million de citoyens israéliens, sans que l’armée « la plus puissante du monde » ne puisse faire cesser définitivement les tirs de roquettes, illustre la réalité paradoxale dans laquelle Israël s’est enfermé depuis plus de deux décennies (c’est-à-dire depuis la 1ère Guerre du Golfe), réalité que l’on peut décrire par une métaphore : celle de Samson enchaîné...

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  • Shimon Pérès : un intrigant politique au sommet de l’Etat, par Pierre Itshak Lurçat

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    NB Je remets en ligne cet article à l'occasion de l'anniversaire de l'incurable intrigant, Shimon Pérès, dont la célébration grandiose convient mieux aux régimes totalitaires qu'à la démocratie israélienne. P.I.L

    Au printemps 2000, une militante juive américaine proche de la droite israélienne m’avait chargé d’enquêter à Paris sur un éventuel patrimoine immobilier occulte du candidat à la présidence de l’Etat d’Israël, Shimon Pérès, en vue de tenter d’empêcher son élection à la fonction suprême… En fin de compte, l’enquête s’avéra inutile, car Pérès fut battu par Moshé Katsav. « Il n’y a pas loin du Capitole à la roche tarpéienne », dit l’adage latin : Katsav est aujourd’hui en prison, tandis que Pérès a fini par accéder à la présidence, où il jouit d’une popularité jamais atteinte au cours de sa longue carrière politique… Le « looser » éternel est devenu, au crépuscule de sa vie, l’homme politique le plus apprécié des Israéliens, si l’on en croit les sondages, mais aussi des médias internationaux.

    Pourtant ceux qui escomptaient que Pérès renonce à la politique politicienne, une fois élushimon peres,israel,netanyaou,elections 22 janvier,osirak,new york times président, et qu’il sache se tenir au-dessus de la mêlée pour représenter dignement Israël sur la scène internationale se sont lourdement trompés : non seulement Pérès n’a pas renoncé aux manœuvres politiques dont il a toujours eu le secret, mais il est demeuré, aujourd’hui plus que jamais, « l’incurable intrigant » que dénonçait Itshak Rabin il y a déjà plusieurs décennies *. En réalité, Shimon Pérès incarne actuellement, comme l’écrit Jonathan S. Tobin dans la revue conservatrice américaine Commentary, le « seul opposant véritable » à Nétanyahou, et le seul espoir pour l’opposition israélienne d’empêcher la prochaine victoire électorale du Likoud-Béteinou, ou du moins de diminuer son ampleur.


    Pour s’en rendre compte, il faut lire la longue interview que Pérès a donnée – à dix jours des élections, avec une intention politique évidente – au journaliste Ronen Bergman dans les colonnes du New York Times, le quotidien américain le plus influent dont l’opposition systématique au gouvernement de Nétanyahou n’est un secret pour personne. (SUITE CI DESSOUS)

     

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  • Yair Stern, le poète combattant du Lehi, par Pierre Itshak Lurçat

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    Le 25 Shevat marque le "Yarhzeit" d'Avraham Stern, dit "Yaïr", un des plus grands héros de la Renaissance nationale juive en Eretz-Israël, tombé sous les balles anglaises. Je remets en ligne ce compte-rendu publié l'an dernier du beau film réalisé par son fils. Le lecteur  francophone qui veut en savoir plus sur le LEHI ("groupe Stern") pourra lire le beau livre de Gerold Frank, "Le groupe Stern attaque", paru chez Robert Laffont en 1964. יהיה זכרו בּרוך Que la mémoire de ce grand combattant soit bénie! P.I.L

    A l’occasion du 70e anniversaire de la mort d’Avraham (Yair) Stern, assassiné par la police britannique à Tel-Aviv le 12 février 1942, la 1e chaîne de télévision israélienne a diffusé hier soir un documentaire exceptionnel sur la figure légendaire du combattant de l’ombre, fondateur et dirigeant du Lehi, réalisé par son fils. Ce dernier, qui porte le prénom de guerre de Yair, a voulu à travers ce film suivre les traces de ce père qu’il n’a pas connu. Ancien directeur général de la télévision israélienne, Stern est en effet né en 1942, quelques mois seulement après la disparition tragique du chef du Lehi. Cet élément confère à son film une dimension supplémentaire : plus qu’un documentaire historique, il s’agit d’un film initiatique relatant la recherche par un fils des traces de son père, illustre combattant qu’il n’a connu qu’à travers les témoignages de ceux qui l’ont côtoyé, et au premier plan, de sa mère, Roni.

     

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    Récépissé d'inscription de Yair Stern à l'université de Florence, 1934

    Le film nous emmène de Pologne en Eretz-Israël, puis en Italie, jusqu’au dénouement tragique, dans une petite rue du quartier de Florentine à Tel-Aviv. Né en Pologne en 1907, le jeune Avraham Stern monte en Israël à l’âge de 17 ans et étudie, d’abord au lycée Gymnasia Ivrit de Jérusalem, puis à l’université hébraïque (qui est à l’époque une institution encore modeste). Très vite, il se révèle un étudiant doué, passionné de littérature, de poésie et de lettres classiques. 

     

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