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sionisme - Page 2

  • Qui êtes-vous, Ronen Shoval ? par Sarah Lurçat

    Rencontre avec le fondateur du mouvement « Im Tirtsu », qui se présente aux élections au sein du parti Habayit Hayehudi. Sarah Lurçat : Ronen, racontez-nous comment vous avez commencé votre carrière politique? Je suis né à Ramat Hasharon, et je vis aujourd’hui à Efrat dans le Goush Etzion. J’ai grandi dans une famille laïque avec des valeurs sionistes et un lien fort avec le judaïsme et l’héritage juif. J’ai étudié à l’école démocratique de Jaffa, et déjà là-bas, je sentais que j’étais seul contre tous. Par exemple, j’étais le seul à m’opposer aux accords d’Oslo, qui ont conduit à une montée du terrorisme à travers le pays et qui ont fait couler beaucoup de sang juif.

    Qui êtes-vous, Ronen Shoval ? par Sarah Lurçat
    À la lumière des diverses menaces qui pèsent sur l’Etat d’Israël et le peuple juif, de l’actuelle montée de l’antisémitisme et de la menace de l’Islam radical en Europe, j’ai décidé de servir le public et le peuple d’Israël.
    Au cours de l’expulsion du Goush Katif, j’ai créé un mouvement étudiant destiné à empêcher l’expulsion. Ensemble, nous avons organisé une grève de la faim contre le décret de désengagement du Goush Katif. C’est là-bas que j’ai rencontré ma chère femme, Hamotel. La grève a été interrompue à la demande du président. La décision de l’expulsion du Goush Katif m’a beaucoup touché. Soudain, j’ai réalisé que les décisions de personnes vivant aujourd’hui façonnent les manuels d’histoire de demain. Je ne pouvais pas rester assis à regarder l’expulsion se produire. Malheureusement et malgré des luttes difficiles, elle s’est réalisée.
    En 2006, après la seconde guerre du Liban, j’ai fondé le mouvement sioniste « Im Tirtsou ». Le mouvement a pour but de renforcer le caractère et la conscience sioniste de l’Etat d’Israël, face à des organisations antisionistes qui tentent de nuire à l’avenir d’Israël en tant que foyer national du peuple juif. Aujourd’hui, « Im Tirtsou » est le principal mouvement sioniste en Israël, avec des dizaines de branches dans toutes les universités en Israël et des centaines de militants à travers le pays.
    En 2013 j’ai terminé mon rôle en tant que directeur du mouvement « Im Tirtsou » et j’ai complété mon doctorat en philosophie politique juive à la Sorbonne à Paris. Dans le passé, j’ai aussi été membre de l’Agence Juive et de l’Organisation Sioniste Mondiale. Aujourd’hui j’ai décidé que c’était mon tour de me battre pour Israël à la Knesset.

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  • « Aimer, souffrir et aimer encore » : Rahel la poétesse, 1890-1931

    A l'amie retrouvée


    "Même pauvre, allant humblement,
    Le cœur meurtri par l’exil,
    Te trahirai-je, oublierai-je
    L’amour du printemps de ma vie ?"

     

    תמונה-אהבת-רחל.jpgLa troupe du Teatron ha-Ivri (théâtre hébraïque) a mis en scène une pièce racontant la vie de la poétesse Rahel, sous le titre « Ahavat Ra’hel » : l’amour de Rahel. Le résultat est une très belle pièce, donnant un aperçu saisissant de la vie courte et tragique de la grande poétesse, servi par une excellente interprétation. Les scènes de la vie de Rahel sont entrecoupées de chansons dont les paroles sont certains de ses poèmes les plus fameux, qui ont inspiré les plus grands chanteurs israéliens.

    Née le 20 septembre 1890 à Saratov, en Russie, Rachel Blaustein est la petite-fille (par sa mère) d’un rabbin de Kiev. Son père, Isser-Leib, a été enrôlé de force dans l’armée du Tsar, où il a servi 25 ans, avant d’être libéré et de devenir un commerçant aisé, père d’une famille nombreuse. Rahel grandit dans une atmosphère juive traditionnelle associée à l’intérêt pour la littérature et la musique. A quinze ans, elle écrit ses premiers poèmes en russe.

    A l’âge de 19 ans, elle se rend en visite en Eretz-Israël avec une de ses sœurs, et décide d’yimages.jpg rester. Après avoir travaillé dans les vergers de Rehovot, elle se fixe dans la kvoutsa de Kinneret, où elle apprend le travail de la terre dans la ferme-école de Hannah Meisel. Au bout de deux ans, elle part en France, étudier l’agronomie à l’université de Toulouse, où elle est la seule femme et la seule juive, jusqu’à l’arrivée de Rahel Yanait Ben-Zvi.

    Quand la guerre éclate, elle est contrainte de regagner la Russie, où elle connaît la pauvreté et la maladie, enseignant à des enfants juifs réfugiés à Odessa. C’est seulement après la Première Guerre mondiale qu’elle peut revenir en Eretz-Israël, sur le Rossland, premier navire en partance de Russie en 1919, qui marque le début de la Troisième Alyah.


    Elle s’installe tout d’abord à Degania, mais ne peut y rester une fois qu’elle apprend être atteinte de la tuberculose. (C’est lors de ce tournant tragique de sa brève existence que démarre la belle pièce du Teatron ha-Ivri). Elle s’installe alors brièvement à Jérusalem (rue des Prophètes), en 1925, puis à Tel-Aviv où elle vit dans la pauvreté en donnant des leçons d’hébreu et de français. Elle y meurt le 16 avril 1931 à l’âge de 40 ans.

     

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    La tombe de Rahel à Kinneret

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  • Etat juif ou monstre froid (II) : Grandeur et déchéance d’Ariel Sharon, par Pierre Itshak Lurçat

    ARiel Sharon, Gaza, Goush Katif, hamas, sionisme, Netanyahou

    לתמר היקרה, עלי והצליחי!

    Si l’itinéraire d’Ariel Sharon a quelque chose à nous enseigner, au-delà des discours convenus et simplistes, et de la nostalgie pour le héros des guerres d’Israël, c’est que « la roche tarpéienne est proche du Capitole », ou en d’autres termes, que la voie est courte qui mène de la construction de yishouvim en Judée-Samarie à la destruction de ceux de Gaza, par le même homme, bâtisseur * devenu un destructeur, soldat intrépide, puis homme politique indomptable et ambitieux, transformé en « bulldozer fou », à la fin de son glorieux parcours.

    Beaucoup a déjà été écrit au sujet d’Ariel Sharon, depuis qu’il est tombé dans un coma profond, et les médias israéliens ont commencé à faire son éloge funèbre bien avant qu’il soit mort et enterré. Pourtant, il est certain que « l’examen de conscience » auquel la société israélienne s’était engagée, après l’expulsion du Goush Katif, n’a pas été réalisé depuis 8 ans. On peut même se demander si l’excès de mansuétude dont font preuve les médias israéliens envers celui qui était jadis honni et vilipendé par la gauche, ne vise pas à préparer l’opinion à un nouvel épisode destructeur d’expulsion, similaire à celui de Gaza, en Judée-Samarie cette fois et sur l’ordre de Nétanyahou… (Certains observateurs avertis évoquent la possibilité que Bibi crée un nouveau parti-coquille, comme le fit Sharon avec Kadima, pour échapper à l’opposition interne au Likoud.)

    ARiel Sharon, Gaza, Goush Katif, hamas, sionisme, Netanyahou

    Ariel Sharon et Tsippi Livni, fondateurs du parti Kadima en 2005


    Si l’expression nietzschéenne de « monstre froid » (voir notre article « Etat juif ou monstre froid ») a un sens à propos de l’Etat d’Israël, c’est bien à la période où Ariel Sharon dirigeait notre pays qu’elle peut s’appliquer. Jamais, en effet, l’Etat juif ne s’est conduit avec une telle froideur criminelle que lors du « désengagement » de Gaza (ce terme faisant partie de ce novlangue spécialement inventé pour l’occasion, dont on retrouve des échos aujourd’hui avec la libération de terroristes assassins par le gouvernement de Bibi Nétanyahou, délicatement requalifiée de « battement » ou péima en hébreu…) et de la destruction des localités juives du Goush Katif.

    Non pas, certes, que notre Etat ait été un modèle d’humanité dans ses premières décennies… Il n’a jamais été « tallith shé-koulo tehélet », un tallith sans tache : rappelons, à titre d’exemple, l’affaire des enfants du Yémen… Mais à l’époque, l’Etat juif avait au moins l’excuse d’être encore jeune et soumis à des menaces existentielles constantes, qui pouvaient parfois faire passer au second plan les exigences de l’éthique et de la justice sociale !

     

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    Sharon en 1973, au temps de sa grandeur


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