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Politique - Page 4

  • Comment vaincre face à un ennemi inhumain? Réflexions après l'attentat d'Otniel, Pierre Lurçat

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    En chaque homme juif se trouve profondément enfouie la tendance à interpréter un malheur qui le frappe comme l’expiation d’une faute commise”.

    Theodor Lessing

    Le terrible attentat d’Otniel pose à nouveau, dans toute son horreur, la question ancienne et sans cesse récurrente de la haine d’Israël. Depuis 2000 ans et plus que nos ennemis nous tuent, depuis des siècles de massacres, de pogroms, de persécutions, de bûchers de l’Inquisition et de bains de sang, la même question revient toujours sur nos lèvres : “Pourquoi ?” Curieusement, le peuple Juif qui n’a jamais connu de répit dans son histoire bimillénaire et qui est sans doute le peuple le plus expérimenté au monde en matière de souffrance, reste toujours aussi surpris et étonné face à ses ennemis. Pourquoi nous haïssent-ils ?

    La réponse juive traditionnelle à cette question est que Esaü (et Ishmaël) nous détestent depuis les origines de notre histoire, parce que nous sommes le peuple élu par D.ieu, destinataire de sa Torah. Plus précisément, comme l’explique le Rav Ben Ishaï – dont la fille, le gendre et trois petits-enfants ont été assassinés à Itamar* – ils nous haïssent parce qu’ils veulent s’attaquer à D.ieu lui-même. Mais cette explication s’est souvent accompagnée d’une autre interprétation, opposée, voulant faire de nos ennemis l’instrument de la colère divine : s’ils nous haïssent, c’est parce que nous sommes coupables !

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  • Le terrifiant secret : La guerre de l’islam radical contre l’Occident et l’information étouffée, Pierre Lurçat

    le-terrifiant-secret-la-solution-finale-et-l-information-etouffee-de-walter-laqueur-900060066_ML.jpgDans un livre paru en France en 1981 consacré à l’historiographie de la Shoah (1), l’historien américain Walter Laqueur abordait, parmi d’autres sujets essentiels, celui de savoir à quel moment et comment a été connue l’existence de la “Solution finale”. Une des questions troublantes qu’il posait est celle de comprendre pourquoi la Shoah était un “terrifiant secret” : beaucoup savaient qu’elle était en train de se dérouler mais refusaient, chacun pour ses raisons spécifiques, à la fois psychologiques et politiques, d’assumer ce savoir.

     

    La même question peut être posée aujourd’hui face à la guerre que l’islam radical (2) a déclarée à l’Occident en général et à la France en particulier. Pourquoi cette guerre est-elle demeurée dans une large mesure un secret terrifiant, que beaucoup préfèrent taire ou ne pas voir? Cette question se pose, en premier lieu, concernant les responsables politiques français, qui étaient informés que d’autres attentats se préparaient mais n’ont pas voulu alerter l’opinion publique. Elle se pose également à l’égard des services de renseignement et de lutte antiterroriste français, qui savaient pertinemment que des attentats massifs risquaient de se produire, mais dont les mises en garde n’ont pas été écoutées, ou n’ont pas été suivies d’effet.


    Elle se pose enfin concernant les médias français, dont plusieurs ont titré, au lendemain des attentats du 13 novembre : “Maintenant c’est la guerre”, comme si cette guerre avait commencé la veille et pas depuis plusieurs années… A de nombreux égards, les médias ont joué un rôle inverse de celui qu’ils doivent remplir : ils ont anesthésié le public au lieu de l’informer, ont voulu l’endormir au lieu de le réveiller, pour des raisons idéologiques. On donnera un seul exemple, caricatural : celui de cet article paru quelques semaines avant les attentats dans Libération, expliquant doctement qu’Allahou Akbar n’était pas un cri de guerre, mais ce que “les musulmans murmurent à l’oreille des nouveaux-nés” (3). Ce dernier exemple illustre le double refus des politiques, des médias et d’une partie de la population française face à la guerre déclarée à la France par l’islam radical : refus d’écouter et refus de comprendre.

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  • Le premier Rachi sur la Torah: une leçon de politique internationale

    NB Je republie cet article à la mémoire de mon père, François Lurçat, dont le Yahrzeit aura lieu ce shabbat, 27 Tichri, parashat Berechit qu'il aimait beaucoup. Que sa mémoire soit bénie! P.I.L

     

    Roch Hachana, Yom Kippour, Soukkot et Simhat Torah sont déjà dernière nous, et nous reprenons le cycle de l’année juive, recommencement qui s’avère chaque fois plein de nouveauté et de fraîcheur… Lorsque nous lirons demain, à la synagogue, la parachat Berechit, nous serons une fois de plus émerveillés par la description de la Création du Ciel et de la Terre, des astres et des « deux grands luminaires », des animaux de toutes les espèces, et enfin, de l’homme, joyau de la Création, créé à l’image de Dieu…

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    PHOTO : SARAH LURCAT

     

    Pourtant, l’objet de la première Paracha de la Torah n’est pas tant de nous conter l’histoire de la Création, que de situer le cadre dans lequel se déroulent l’aventure humaine et celle du Peuple d’Israël en particulier. La Genèse n’est pas un livre de cosmologie, comme on pourrait le croire à première lecture (et comme le pensent ceux qui s’efforcent, souvent à mauvais escient, de « concilier la Torah et la science »). L’objet premier de Berechit est d’expliquer les liens entre Israël et sa Terre,  entre Israël et les nations du monde.

     

    C’est ce que nous apprend le premier Rachi sur la Torah, que nous relisons chaque année avec le même étonnement. Commentant le premier verset de la Torah (« Au Commencement, Dieu créa le ciel et la terre »), Rachi explique : « Au commencement : Rabbi Isaac enseigne : la Torah aurait dû commencer par ‘ce mois sera pour vous’ qui est la première mitsva donnée à Israël, et pourquoi commence-t-elle par ‘Au commencement’ ? Parce qu’il est dit (Psaumes CXI, 5) : ‘La puissance de ses hauts faits, Il l'a révélée à son peuple, en lui donnant l’héritage des nations’. Si les nations accusent Israël en disant : vous êtes des voleurs car vous avez conquis la terre des 7 peuples (de Canaan), ils répondront : la terre appartient à Dieu, c’est Lui qui l’a créée, et Il l’a donnée à qui est droit à Ses yeux. Par sa volonté Il l’a donnée à eux, par Sa volonté Il l’a reprise et nous l’a donnée ».

     
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    Coucher de soleil sur Sichem (Samarie) - photo Itshak LURCAT

     

     

     

    Extraordinaire prescience de Rachi, qui décrit précisément, il y a presque mille ans ( !), du fond de l'exil de Tsarfat,  les événements que nous vivons aujourd’hui ! Voici que les nations du monde viennent maintenant, après le Retour miraculeux du Peuple Juif sur sa Terre, l’accuser de l’avoir volée ! Et leurs médias nous accusent quotidiennement d’être des « colons » sur notre terre et dans notre capitale, en Judée et en Samarie, à Jérusalem et à Hébron ! Aux nations et à leurs dirigeants, il convient de répondre ce qu’écrivait Rachi il y a mille ans, qui est toujours vrai et qui constitue sans doute la meilleure réponse, meilleure que tous les arguments juridiques, historiques ou moraux : cette Terre, c’est Dieu qui nous l’a donnée.

    Itshak Lurçat

    (article paru en 2008)

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