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Politique - Page 2

  • Israël face à la menace intérieure - Conférence Jeudi 17 novembre 2016 à 19h45 au Moadon, 66 rue Laugier 75017

    Le Jeudi 17 novembre 2016 à 19h45 au Moadon, 66 rue Laugier 75017

    je présenterai mon nouveau livre :

    La trahison des clercs d’Israël,
    paru chez La Maison d’édition (www.lamaisondedition.com)

    En présence de l’éditeur Philippe Karsenty

    P.A.F. 10 euros

     

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  • De Camp David à Oslo : comment le faux-messianisme de la paix s'est imposé en Israël, Pierre Lurçat

    (Extrait de mon livre La trahison des clercs d'Israël, qui vient de paraître chez La Maison d'Edition)

    "la trahison des clercs d'israël",osloLe soir fatidique du samedi 4 novembre 1995, des millions d’Israéliens ont entendu la voix grave d’Eytan Haber, directeur du cabinet de Rabin, déclarant dramatiquement à la radio : « Memshelet Israël modia be-tadema…» (« Le gouvernement israélien annonce avec stupéfaction…»). Le pays traversait alors des semaines d’angoisse et de colère, marquées par des attentats presque quotidiens et par le sentiment, partagé par de nombreux Israéliens, que le gouvernement d’Itshak Rabin et de Shimon Pérès était insensible aux victimes juives, civils innocents qui étaient comme sacrifiés sur l’autel de la « paix », devenue une sorte de Moloch exigeant chaque semaine son tribut sanglant.

     

    Cette période est déjà lointaine, et un narratif bien différent s’est imposé dans les médias français et internationaux et aussi, dans une certaine mesure, en Israël même, en vertu duquel on entend présenter les accords d’Oslo comme une occasion manquée pour la paix au Moyen-Orient, qui aurait été perdue lorsque les balles de l’assassin de Rabin ont « tué le processus de paix ». Ce narratif est mensonger parce que le processus d’Oslo n’est pas mort à Tel Aviv. Non seulement il s’est poursuivi après l’assassinat de Rabin, mais il a même perduré bien au-delà, aucun Premier ministre, y compris Benjamin Nétanyahou, n’ayant eu le courage de dire une fois pour toutes qu’Oslo était mort et que les accords cent fois violés par la partie palestinienne étaient nuls et abrogés.

     

    Le souci de vérité et d’exactitude oblige toutefois à reconnaître que le « processus de paix » - avec son cortège de morts, de mensonges et la réécriture concomitante de l’histoire en adoptant le point de vue palestinien, pour mieux faire accepter l’intronisation d’Arafat, puis de Mahmoud Abbas en « chefs d’État » – n’est pas né à Oslo. Yossi Beilin a certes été l’architecte des accords d’Oslo, avec son mentor Shimon Pérès et quelques autres, qui ont manipulé l’opinion publique israélienne, en faisant fi de l’opposition interne au parti travailliste et de la volonté du Premier ministre Rabin lui-même, demeuré jusqu’à son dernier souffle hostile aux conceptions de son rival historique.

     

     

    Mais le socle idéologique et psychologique sur lequel reposent les accords n’est pas apparu du jour au lendemain, comme la création ex nihilo d’une poignée d’universitaires et d’idéologues coupés des réalités du Moyen-Orient. En vérité, force est de reconnaître que le faux messianisme de la paix qui a triomphé à Oslo était déjà en germe dans la société israélienne et dans l’esprit de ses dirigeants depuis longtemps, et notamment depuis la guerre de Kippour. Les choix fatidiques de 1993 sont en grande partie la suite logique des événements dramatiques de l’automne 1973, et c’est le traumatisme de Kippour qui a mené à celui d’Oslo et à ses suites.

    "la trahison des clercs d'israël",oslo

     

    Le premier à avoir compris, dans le camp arabe, la transformation qu’avait subie l’État d’Israël au lendemain de la « guerre d’octobre » fut Anouar Al-Sadate. Un certain discours le présente aujourd’hui, à l’instar de Rabin, comme un « faucon devenu colombe ». Mais ce raccourci journalistique est faux et trompeur, pour l’un comme pour l’autre. Il faut relire le dernier discours de Rabin à la Knesset pour comprendre qu’il n’a jamais renié son passé ; et il faut relire le discours de Sadate à Jérusalem , pour comprendre qu’il est lui aussi resté fidèle à ses engagements et à sa vision, conforme à la doctrine politique de l’Égypte établie depuis la Révolution des officiers libres en 1952. Le plus farouche ennemi d’Israël, admirateur d’Hitler dans sa jeunesse , ne s’est pas transformé du jour au lendemain en ami des Juifs : il a tout simplement compris que la meilleure façon de vaincre Israël était de se servir de la paix comme d’un cheval de Troie pour affaiblir et diviser l’opinion israélienne, et pour obtenir par la négociation ce que les armées arabes n’avaient pu remporter sur les champs de bataille.

     

  • Vient de paraître : La trahison des clercs d’Israël

    Contrairement aux idées communément admises, il apparaît que les intellectuels juifs pacifistes ont gagné la bataille des idées. Autrefois ultra-minoritaires, leurs conceptions politiques – au premier rang desquelles la formule fétiche : « Deux États pour deux peuples » –  ont été largement adoptées par tous les gouvernements israéliens successifs depuis plus de 20 ans, y compris par celui de Benjamin Netanyahou.

    Quelles sont les causes de ce rapprochement idéologique, passé largement inaperçu en Occident, où l’on se plaît à dénoncer « l’extrême-droitisation » du gouvernement israélien ? Comment la victoire de l’idéologie pacifiste se traduit-elle dans les domaines cruciaux que sont les médias, l’armée ou la justice en Israël ? Ce livre tente de répondre à ces questions, et montre du doigt la responsabilité des intellectuels juifs pacifistes dans la dénonciation actuelle d’Israël en tant qu’État fauteur de guerre.

    Ce livre démonte les ressorts du discours critique moral, qui prétend imposer à Israël un comportement exemplaire face à ses ennemis. En adoptant des normes éthiques extrêmes dans sa lutte contre le terrorisme, Israël s’affaiblit lui-même mais il désarme aussi l’Occident tout entier qu’il contraint à la retenue dans sa guerre contre le terrorisme, notamment celui de l’Etat islamique.

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    L’auteur

    Né à Princeton (États-Unis), Pierre Lurçat vit entre Paris et Jérusalem. Avocat et écrivain, passionné par le sionisme et l’histoire d’Israël, il a traduit l’autobiographie de Jabotinsky. Il est l’auteur de plusieurs livres, parmi lesquels des Préceptes de vie issus de la Sagesse juive, et deux essais sur l’islam radical : Le Sabre et le Coran, et Pour Allah jusqu’à la mort (éditions du Rocher).

    180 pages

    En librairie le 10 octobre 2016
    Disponible dès maintenant ici.

    http://lamaisondedition.com/trahison-clercs-disrael/

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