Avertir le modérateur

Livre - Page 5

  • Interview de Bernard Grasset - Rachel, une œuvre essentielle de la poésie hébraïque

    Rachel_Bluwstein_P1180707.JPGQui était Rachel Blaustein ?

    Bernard Grasset : Rachel Blaustein, connue sous le simple prénom de Rachel qu’elle avait choisi comme nom d’auteur en écho de l’épouse de Jacob, est une importante poétesse juive, née en 1890 en Russie et morte à Tel-Aviv en 1931. Issue d’une famille où se mêlaient une atmosphère religieuse (sa mère, Sophie, était fille de rabbin) et une atmosphère culturelle tournée vers la réflexion, l’art, la littérature (son frère aîné est philosophe, une de ses sœurs est musicienne), elle est partie pour la Palestine en 1909. Ce qui ne devait être qu’un court voyage bouleversera son existence. Alors qu’elle avait toujours rêvé d’être peintre, elle devient peu à peu paysanne. Pendant quelques années, à partir de 1913, elle apprend l’agronomie à l’Université de Toulouse. Après un séjour à Odessa au sein d’une institution éducative de bienfaisance envers les enfants de réfugiés juifs, elle repart en 1919 pour le Proche-Orient. Près du lac de Tibériade, dans le kibboutz de Degania, elle mène alors une vie de labeur et de ferveur. Atteinte de tuberculose, elle est contrainte de quitter le kibboutz. C’est à Tel-Aviv, rue Bograshov, dans une petite chambre face à la mer, qu’elle passe les dernières années de sa brève existence. Sur fond de souffrance, de mort et d’amour, elle a élaboré une œuvre essentielle de la poésie hébraïque contemporaine.

    Qu’est-ce qui caractérise sa poésie ?

    B-G : L’œuvre poétique de Rachel, composée de trois recueils, Regain, De loin et Nébo, se caractérise par l’alliance de la simplicité et de la profondeur, la sobriété et l’intensité, l’imprégnation biblique et le sens de la lumière. En même temps que Rachel parle de sa vie, elle peint la condition humaine. Elle ne triche pas avec les mots. L’univers biblique et l’univers moderne entrent en harmonie. La poésie de Rachel est une poésie du cœur, attachée à ce qui est le plus essentiel dans l’existence humaine, une poésie qui, comme à l’origine, se confond avec le chant.

    Rachel_Bluwstein.jpg


    Lire la suite

  • Recommencer ailleurs, un beau roman d’alyah de Sophie Stern

    rahels to,b.jpgL’alyah – la « montée » ou l’immigration en Israël – a certes bien changé depuis l’époque héroïque des pionniers des première, deuxième et troisième alyah ! En ces temps-là, le candidat à l’installation en Eretz-Israël abandonnait derrière lui sa famille et ses proches, sans être certain de jamais les revoir, comme ce fut le cas de l’écrivain Samuel-Joseph Agnon, qui laissa sa vieille mère en Galicie, comme le relate son biographe Dan Laor. L’alyah était alors synonyme de pauvreté, de privations, de maladies parfois fatales pour ceux qui, à l’instar de la poétesse Rahel, se consacraient corps et âme au travail de la terre.

    Aujourd’hui, l’alyah est plus confortable et moins risquée : Israël est un pays développé où rien ne manque (malgré les inégalités économiques) et où la qualité de vie n’a rien à envier à celle des pays occidentaux… Mais le choix de refaire sa vie ailleurs demeure une aventure pleine de surprises, comme en témoigne le roman de Sophie Stern, Recommencer ailleurs, récit d’alyah plein d’humour et de finesse.

    L’auteur, née en 1969, a grandi à Paris et s’est installée en 2008 en Israël. Son livre appartient au genre bien particulier des « romans d’alyah » ; en partie autobiographique, et mêlant avec bonheur fiction et introspection, il tente de répondre à la question fondamentale et mystérieuse : « pourquoi suis-je partie ? ».

     

    9917-pionniers-juifs-galillee-1913.jpg

    Pionniers Juifs en Galilée, 1913

    (Photo : site à Contre courant)

    +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

    **********************************************************************************************************************

    MARRE DE VIVRE DANS UN PAYS ANTISEMITE? ACHETEZ UN BIEN IMMOBILIER EN ISRAEL ET PREPAREZ L'AVENIR DE VOS ENFANTS!

    APPELEZ REBECCA DE JERUSALEM IMMOBILIER - 972 54 807 63 00

     

    (972)26786595 - (33)422130539

     


    Lire la suite

  • En souvenir d’Henri Wallon, par Liliane Lurçat

    liliane lurçat,henri wallon,psychologie"J'ai travaillé avec Henri Wallon pendant 11 ans, de décembre 1951 à décembre 1962, jusqu'à la veille de sa mort. J'avais 23 ans quand il m'a engagée, il en avait 72. Il était retraité, mis à la retraite d'office.

    Au cours de ces onze années de collaboration, j'ai travaillé sur ses recherches, et il m'a permis de commencer les miennes.

    A l'approche de sa mort, Henri Wallon  se désespérait du sort de la psychologie : « La psychologie française entre dans un tunnel » disait-il ; il ne s'était pas trompé.

    J'ai essayé de rester fidèle à sa manière de travailler, tout au long de ma vie professionnelle et au-delà. J'ai souvent lu et relu ses publications. Je n'ai jamais oublié mon vieux patron de recherches.


    A présent, c'est ma vie qui s'achève, longue, bousculée, traversée par des catastrophes, des drames subis et vécus. Ma vie se termine, ma discipline est entrée dans un tunnel, un cul de sac sans issue.

    liliane lurçat,henri wallon,psychologie

    Henri Wallon, pour son quatre-vingtième anniversaire, entouré d'Hélène Gratiot-Alphandéry, Irène Lézine, Germaine Bernyer, Lucette Merlette, et Liliane Lurçat (à droite)

    Lire la suite

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu