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17/07/2008

LES LIVRES DE LA RENTREE

Quelques livres que vous pourrez lire en septembre, pour vous mettre l'eau a la bouche...

Armand LAFERRERE, L'Amerique est-elle un danger pour le monde? (J-C. LATTES)

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La politique étrangère américaine est souvent présentée en France comme une source d'instabilité : les Etats-Unis seraient « ivres de puissance », « méprisants des institutions internationales », « assoiffés de pétrole », « indifférents à l'environnement », « chrétiens fanatiques » et agressifs envers les autres cultures…Une image différente apparaît pourtant, quand on examine la réalité : celle d'une puissance indispensable à… la stabilité du monde. Bien souvent en effet, la présence mondiale des Etats-Unis empêche ou limite de nombreux conflits, et améliore le fonctionnement des marchés. Mais surtout, elle donne aux idéaux démocratiques la force qui assure leur survie.
Dissocier le vrai du faux de chaque idée reçue, en donnant enfin à chacun des outils clairs et vérifiables (faits, chiffres, réflexions, exemples concrets) pour démontrer que l’Amérique échappe aux clichés, tel est l’objectif de ce livre. 

 L’Ordre des jours de Gérald Tenenbaum

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ROMAN. En librairie le 28 août 2008 (HELOISE D'ORMESSON)

1946. Dans une petite ville lorraine, Solange espère le retour d’Isy, son père déporté. Au Lutetia, elle retrouve Max, compagnon d’Isy à Auschwitz. Max affirme qu’Isy ne reviendra pas, mais visiblement, il en sait plus long. Tout en essayant de percer ses secrets, Solange travaille avec lui dans une entreprise de vente ambulante. Elle y rencontre Simon, lui aussi enfant de déportés. Un amour se tisse entre eux, en partie assombri par l’impuissance de Simon. Les années passent. Simon part chercher en Indochine la guerre qu’il n’a pas pu mener et, en filigrane, la virilité qui lui manque. Solange, elle, se rend en Israël où elle apprend la vérité sur la mort de son père, assassiné après la guerre en Pologne. Grâce à des camarades de combat, Simon apprend l’existence d’une liste d’anciens miliciens ayant participé aux pogroms d’Europe centrale. Solange le convainc de subtiliser ce document…
Auteur de deux romans, dont Le Geste (EHO, 2005), d’une pièce de théâtre, Trois pièces faciles (L’Harmattan), de contes et de nouvelles, Gérald Tenenbaum est professeur de mathématiques à l’université Henri Poincaré. Il vit à Nancy.

A SUIVRE...

19/05/2008

Le dernier Taguieff en librairie

La parution d'un livre de Pierre-André TAGUIEFF est toujours un événement! Son dernier livre, intitulé La Judéophobie des Modernes, Des Lumières au Jihad mondial, ne décevra pas ses lecteurs fideles. Un extrait a été publié sur ce site. Notons aussi que Taguieff aborde dans ce livre, avec lucidité et courage, la désormais célebre affaire Al-Dura, en montrant comment les images diffusées par FRANCE 2 et son correspondant ont participé a la création d'un nouveau mythe antijuif, celui du "soldat juif tueur d'enfant palestinien", qui s'inscrit dans la continuité directe du mythe du "Juif tueur d'enfants chrétiens" au Moyen-Age. (Voir cet autre extrait publie par M. Macina sur le site Debriefing.org)

 
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Présentation du livre par l'éditeur (Odile Jacob) :
S’appuyant sur une documentation considérable, Pierre-André Taguieff nous montre ici comment la judéophobie, quelle que soit sa forme historique, fonctionne sur la base de récits d’accusation, organisés comme des mythes, par lesquels les Juifs sont déshumanisés de diverses façons. L’histoire globale de la judéophobie qu’il nous livre permet de saisir la permanence, la récurrence des stéréotypes antijuifs, mais aussi leur surprenante capacité d’adaptation et de diffusion planétaire, depuis l’antijudaïsme antique jusqu’à l’antisionisme radical qui s’est internationalisé depuis la fin du xxe siècle. Si les Juifs ont longtemps été mis en accusation par l’Occident chrétien, c’est, en effet, l’Occident judéochrétien qui se trouve désormais mis en accusation par ses ennemis, tant intérieurs qu’extérieurs.
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Historien des idées, philosophe et politologue, Pierre-André Taguieff est directeur de recherche au CNRS. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont La Force du préjugé, Les Fins de l’antiracisme ou, plus récemment, Prêcheurs de haine.

10/05/2008

60 ans après son Indépendance, l'Etat juif contesté par ses propres élites, I.Lurçat

Yoram Hazony, L’Etat juif. Sionisme, postsionisme et destins d’Israël

Le livre de Yoram Hazony, paru il y a un an en français (traduit par Claire Darmon), est sans doute un des ouvrages les plus importants parus ces dernières années sur le thème d’Israël et du sionisme. L’auteur, qui dirige le Centre Shalem à Jérusalem, tente de répondre à la question suivante : « comment l’idéal de l’Etat juif qui, quarante ans auparavant, était un axiome politique et moral pour presque tous les Juifs du monde… a pu être si rapidement ruiné au sein du leadership culturel de l’Etat juif lui-même ? » Ou en d’autres termes, comment les élites israéliennes ont-elles trahi l’idéal sioniste ?

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 La réponse à cette question cruciale, Hazony la trouve notamment au sein de l’intelligentsia et de l’université israélienne, qui ont toujours abrité de nombreux intellectuels hostiles au sionisme politique, avant même la création de l’Etat juif. C’est en effet un petit groupe de professeurs juifs allemands, réunis autour de Martin Buber, qui ont fondé en 1925 l’université hébraïque de Jérusalem, laquelle a formé plusieurs générations d’intellectuels et de politiciens israéliens. Pour comprendre l’importance de cette institution dans la vie politique israélienne, on se contentera de citer les chiffres suivants : 25% des membres de la Knesset ont étudié à l’université hébraïque, ainsi que douze des quinze juges actuels à la Cour suprême, et quatre anciens Premiers ministres… On aurait du mal à trouver une université aussi influente en France ou ailleurs.

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Yoram Hazony (photo P.I.Lurçat)

 

Pour Buber et ses amis du Brith Shalom, l’idéal d’une entente judéo-arabe passait avant la réalisation des aspirations nationales juives en terre d’Israël. C’est pourquoi ils s’opposèrent au programme sioniste et prônèrent, anticipant sur les intellectuels postsionistes actuels, la création d’un Etat binational. Un facteur clé du succès du Brith Shalom et du courant postsioniste réside, selon Hazony, dans le peu d’intérêt porté au combat intellectuel par les tendances dominantes du sionisme, de droite comme de gauche. Alors que le sionisme travailliste mettait l’accent sur le développement agricole et les implantations juives, les partisans du sionisme « révisionniste » de Menahem Begin se consacraient à la lutte armée contre l’Angleterre (et contre les Arabes). Mais ni l’un ni l’autre n’ont su évaluer l’importance essentielle du combat d’idées, laissant le champ libre aux partisans de l’Etat binational.

Itshak Lurçat

Editions de l’Eclat, 2007, 478 pages, 30 euros.

(Article paru dans VISION D'ISRAEL, premier magazine culturel francophone israelien)

 
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