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Judaisme - Page 5

  • Les Nétouré Karta : une secte antisioniste ultraminoritaire et malfaisante

    netoure karta,antisionisme,ahmadinejadDerrière les images choquantes de Juifs orthodoxes habillés en noir, donnant l'accolade au président iranien Ahmadinejad, lors d'une conférence négationniste sur la Shoah à Téhéran, se trouvent les "Nétouré Karta", groupuscule juif extrémiste qui se désigne du nom de "gardiens de la Cité", mais dont toute l'action politique et médiatique est fondée sur une haine viscérale de l'Etat juif, qui l'a conduit à pactiser avec les pires ennemis d'Israël et du peuple juif à l'époque contemporaine. Quelles sont l'histoire et l'idéologie de cette secte ultraminoritaire, mais très active, et quelle place occupe-t-elle au sein du monde juif orthodoxe?

     

    "Nétouré Karta" : ce nom signifie en araméen les "gardiens de la Cité", d'après une citation du Talmud. Ils sont apparus en 1938, à la suite d'une scission au sein de l'Agoudath Israël. En effet, à partir des années 1930, le parti politique juif orthodoxe créé en Pologne en 1912 a été amené à tempérer progressivement son opposition au sionisme, en raison de la montée du nazisme en Allemagne et aussi de l'apparition du mouvement Poalé Agoudath Israël (branche ouvrière de l'Agouda), beaucoup plus pragmatique.

     

    L'évolution du judaïsme orthodoxe vers une attitude plus pragmatique se traduit par l'instauration d'une collaboration avec les institutions sionistes, notamment pour organiser l'alyah des communautés juives d'Europe de l'Est. Lors de la proclamation de l'Indépendance de l'Etat d'Israël, l'Agouda entre dans le gouvernement provisoire. Depuis cette date, le parti juif orthodoxe a toujours maintenu sa politique de participation au pouvoir, tout en se définissant comme "non sioniste".

     

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  • "Torat Hamelekh" : une tentative pour redonner à Tsahal les moyens de vaincre

    תורת_המלך.jpg« Torat Hamele’h » - la « Loi du Roi ». Le titre mystérieux de ce livre traitant de loi juive  a fait la Une de l’actualité en Israël pendant des semaines, pourtant presque personne, en dehors des étudiants de la yéchiva « Od Yossef ‘Haï », n’a pris la peine de le lire ou de se renseigner sur son contenu véritable, pas même les journalistes qui ont écrit sur ce sujet (je ne parle pas, évidemment, des journalistes des médias français, qui écrivent à longueur de journée des mensonges pour calomnier Israël). Et pourtant, s’ils avaient pris la peine de faire cet effort, ils auraient découvert que le livre Torat Hamele’h n’est pas un livre scandaleux, voire « raciste », à interdire mais au contraire un livre passionnant à lire et à faire lire ! Quant aux rabbins qui ont donné leur imprimatur, ils mériteraient sans doute, au lieu d’être accusés et traînés dans la boue, de recevoir le prix Israël… En exclusivité pour Israël Magazine, nous avons lu Torat Hamele’h et nous vous révélons son contenu authentique.

     

    Dans son beau livre Le bouclier de David, notre regretté confrère Paul Giniewski relatait un entretien qu’il avait eu avec le grand rabbin de Tsahal, le rav Chlomo Goren, à la fin des années 1950. Ce dernier lui avait expliqué comment il parvenait à concilier la hala’ha (loi juive) et les exigences de la vie militaire au sein de Tsahal, et avait cité à ce propos le grand décisionnaire et philosophe juif Maïmonide, qui écrivait que « quand l’armée pénètre et conquiert le territoire ennemi, elle peut manger de la viande non cachère lorsqu’elle a faim et ne trouve rien d’autre à manger… ». Cette loi, explique le rabbin Goren, se fonde sur le principe essentiel voulant que la Torah est une « loi de vie », faite pour l’homme. Ce principe a des conséquences multiples, qui vont bien au-delà des questions de cacherout.

     

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    Le Rav Goren sonnant du Shoffar sur le Mont du Temple en 1967

    Pendant des siècles, il est vrai, la loi juive n’a guère abordé le domaine du droit de la guerre, qui est resté en friche depuis l’époque du Talmud et jusqu’au vingtième siècle, avec l’exception notable du grand Maïmonide. Ce n’est qu’avec le retour d’Israël sur sa terre et la création d’une armée juive que les décisionnaires ont recommencé à se pencher sur ces questions cruciales. C’est dans ce contexte que s’inscrit le livre Torat Hamele’h, écrit par des rabbins à destination d’un public versé dans l’étude de la Torah. Le livre s’ouvre par un chapitre portant sur l’interdiction de tuer un non-Juif. Contrairement à une accusation trop répandue chez les ennemis d’Israël, en effet – et parfois diffusée par des Juifs ignorants ou malveillants – l’interdiction du meurtre dans la Torah s’applique indistinctement aux Juifs et aux non-Juifs.

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  • Retour sur l'affaire Prasquier, par Luc Rosenzweig

    Richard Prasquier, CRIF, Marine Le PenClaude Askolovitch est un journaliste en vue dans le microcosme. Il était, jusqu’à ces derniers jours, grand reporter au Point après avoir éditorialisé au Journal du dimanche et fait ses classes au Nouvel Obs et à Marianne. Il ne manque pas d’espace pour s’exprimer, d’autant plus qu’il est fréquemment invité dans divers talk-shows à la radio ou à la télé. Cette notoriété, qu’il doit à son talent et son entregent, devrait l’inciter à mesurer ses propos,  et à ne manier l’insulte qu’avec d’infinies précautions et surtout lorsqu’il y a  vraiment matière à s’indigner.

    La charge au bazooka contre le président du CRIF Richard Prasquier publiée par Marianne2 se veut inspirée par la bonne conscience d’un antifascisme de bon aloi, mais s’exprime dans une forme que n’aurait pas reniée les polémistes de la droite d'avant-guerre. Le titre d’abord : «  La morale du Crif s’arrête aux portes du ghetto ». On peut tout à fait, en tant que juif, être en désaccord avec les prises de positions du CRIF, ne pas se sentir représenté par lui et le clamer haut et fort. Nombreux sont ceux qui font un usage immodéré cette possibilité, et trouvent sans difficulté des médias complaisants pour les relayer, en dépit de leur statut ultra-minoritaire parmi les juifs de France. Mais ramener au «  ghetto » et à toutes les images dévalorisantes attachées à ce concept l’organisation de représentation politique du judaïsme français, pluraliste et diverse dans toutes ses instances, est une insulte à la raison et au bon sens.

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