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Jabotinsky - Page 6

  • Jabotinsky, prophète de la « Révolution sociale » biblique en Israël ? Pierre Itshak Lurçat

    Figure-6-Zeev-Jabotinsky-200x300.jpgUn aspect oublié de la pensée du Roch Betar

    S’il est un domaine dans lequel l’Etat d’Israël et le sionisme ont, pour l’instant, échoué, ce n’est pas comme l’affirment les tenants du faux messianisme de « La Paix Maintenant », celui des relations entre Israël et le monde arabe… Car l’instauration de relations pacifiques avec nos voisins ne dépend pas des sacrifices faits par Israël sur l’autel du « processus de paix ».

    Non, le domaine où le sionisme a véritablement échoué est tout autre : il peut se résumer dans cette information terrible qui a été publiée cette semaine ; 860 000 enfants israéliens vivent en-dessous du seuil de pauvreté ! On peut bien entendu, comme beaucoup de commentateurs plus ou moins sincères, se « consoler » en regardant la moitié pleine du verre : Israël est un pays développé dont la croissance dépasse celle de biens d’autres Etats occidentaux et dont la situation économique est meilleure que celle de pays plus riches et plus anciens… Mais aucun de ces arguments ne peut effacer cette réalité dérangeante : l’Etat juif est aujourd’hui le pays de l’OCDE où les écarts entre riches et pauvres sont les plus grands.

    herzl.jpgAinsi, loin de créer un Etat qui serait un modèle de justice sociale, le mouvement sioniste a abouti à un Etat qui est aujourd'hui un des plus inégalitaires du monde occidental... Contrairement à une idée reçue, l’idéal social inhérent au mouvement sioniste n’était pas l’apanage des partis sionistes socialistes de différentes tendances. Il était en réalité partagé par de nombreux courants sionistes, et notamment par le sionisme religieux et aussi par le fondateur même du sionisme politique, Theodor Herzl. Mais le penseur sioniste qui a développé les idées économiques et sociales les plus originales dans ce domaine est, peu de gens le savent, le « Roch Betar », Vladimir Zeev Jabotinsky.

    Jabotinsky avait passé ses années de jeunesse en Italie (sa « patrie spirituelle ») et il étudia à Rome, où il fut exposé aux conceptions socialistes, notamment par le biais de son professeur Antonio Labriola, comme il le relate dans son autobiographie : 

    Toutes mes conceptions relatives aux problèmes nationaux, de l'État et de la société se sont forgées au cours de ces années, sous l'influence italienne ; c'est là-bas que j'ai appris à aimer l'architecture, la sculpture et la peinture... À l'université, mes maîtres étaient Antonio Labriola et Enrico Feri. J'ai conservé la croyance en la justesse du régime socialiste, qu'ils ont semée dans mon cœur, comme quelque chose allant de soi, jusqu'à ce qu'elle soit détruite de fond en comble par l'expérience rouge en Russie.

     

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    Rome au début des années 1900


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  • Bentsion Nétanyahou et le combat politique pour la création de l’État juif, par Pierre Itshak Lurçat

    Bentsion.jpgA l’occasion de l’année du décès du professeur Bentsion Nétanyahou, père du Premier ministre et historien de renommée internationale, le centre Begin de Jérusalem organisait hier une soirée d’hommage, sous le titre : « Bentsion Nétanyahou, de la réflexion à l’action ». La première partie était consacrée à un exposé passionnant du professeur Rafael Medoff, sur « la campagne américaine de B. Nétanyahou pour la création d’un État juif dans les années 1940 », dont nous voudrions rendre compte succinctement.

    Directeur de l’institut Wyman de recherche sur l’antisémitisme à Washington, Rafael Medoff a publié plusieurs livres sur la période des années 1940 aux États-Unis, et notamment A Race Against Death: Peter Bergson, America, and the Holocaust, qui relate le combat du « groupe Bergson » pour alerter l’opinion publique américaine sur l’anéantissement des Juifs en Europe. Peter Bergson et Bentsion Nétanyahou appartenaient aux mêmes cercles sionistes révisionnistes et ont mené plusieurs combats communs, même si leurs priorités étaient différentes : le premier se focalisait sur la lutte pour tenter de sauver les Juifs d’Europe, tandis que le second se consacrait au combat politique pour la création d’un État juif en Eretz-Israël.

    Rafael Medoff a commencé son exposé en rappelant que c’était Nétanyahou qui avait convaincu Jabotinsky (dont il était à l’époque le secrétaire) de quitter Londres, siège du mouvement sioniste révisionniste avant la guerre, pour gagner l’Amérique, où le fondateur du Bétar devait mourir subitement en août 1940. Aux États-Unis, le mouvement sioniste jabotinskien parvient à rallier de nombreuses personnes, y compris des hommes politiques de tous bords, à la cause pour laquelle Jabotinsky avait œuvré toute sa vie : la création d’un État juif et d’une armée juive indépendante. ... SUITE

     

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    Bentsion et Bibi Netanyahou sur la tombe de Jabotinsky


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  • "Le Lion de Tel-Haï" - Portrait de Joseph Trumpeldor par Jabotinsky

    A l'occasion du "Yom Tel-Haï" - la journée du souvenir des héros de Tel-Haï - qui sera commémorée demain en Israël, le journal Ha'aretz publiait récemment dans son supplément littéraire un article passionnant sur la correspondance de Joseph Trumpeldor. Dans une lettre émouvante adressée à son père, le héros de Port Arthur relate sa blessure et son amputation, ajoutant ces mots: "J'espère que mon bras droit, avec lequel j'écris la présente lettre, me servira fidèlement et rendra jaloux ceux qui ont leurs deux mains..." (20 janvier 1905). On constatera en lisant le portait de Trumpeldor dressé par Jabotinsky ci-dessous, que ces mots allaient s'avérer prémonitoires... Que soit béni le souvenir du héros de Tel-Haï! P.I.L

     

    TRUMPELDOR.jpgJe le trouvai chez lui : avec sa physionomie d'homme du Nord, si je l'avais rencontré dans la rue je l'aurais peut-être pris pour un Ecossais ou un Suédois. Sa taille était plus élevée que la moyenne ; mince, les cheveux couleur d'écorce et courts, peignés avec l'attention d'un homme ordonné et modeste ; sans barbe ni moustache ; les lèvres pâles et minces, arborant un sourire tranquille. Il parlait un russe limpide, même s'il était légèrement atteint de cette maladie de la langue « chantée » à laquelle les habitants d'Eretz-Israël ont du mal à échapper. Son hébreu s’écoulait goutte à goutte, lentement, pauvre en vocabulaire mais cependant précis ; une fois je l'entendis essayer de parler yiddish – le yiddish des monts du Caucase ? Crainte et frisson... Son niveau culturel pourra peut-être être décrit en utilisant le mot de « maskil », dans son ancienne acception, celle de la génération d'autrefois : c'était un érudit, instruit en littérature russe, connaissant des œuvres que je n'ai jamais feuilletées de ma vie : livres de droit, de morale et de recherche, écrits par des auteurs russes célèbres il y a deux générations, dont le souvenir est oublié depuis l'aube de notre époque, comme Potebnia et d'autres du même genre ; mais il les avait lus et n'avait pas oublié le contenu de ses lectures. Jusqu'à ce jour, j'ignore s'il faisait partie de ceux que nous avons la détestable habitude de qualifier, selon notre concept juif, du nom de « sagaces ». Peut-être pas.

     

     

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    Jabotinsky et un groupe de Betarim sur la tombe de Trumpeldor


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