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Islam - Page 3

  • Après Toulouse : ne pas se tromper de cible, Pierre Itshak Lurçat

     

    « Après Toulouse, les médias français ont-ils diabolisé Israël ? » Cette question autour de laquelle débattront plusieurs journalistes francophones ce soir, à Jérusalem, est une question importante qui mérite d’être posée. Mais une autre question, bien plus lourde d’enjeux, risque de ne pas être abordée dans ce débat – tout comme elle est le plus souvent occultée dans les nombreuses réactions qui se sont fait entendre au sein de la communauté juive en France depuis le terrible attentat contre l’école Ozar Hatorah – celle de l’islam en France.

     

    Il ne fait aucun doute que les médias ont diabolisé Israël, avant l’attentat et qu’ils portent une lourde responsabilité dans l’atmosphère empoisonnée qui entoure aujourd’hui les Juifs et Israël en France. Cela n’est pas nouveau, et je me souviens avoir participé avec le regretté Haim Azses à un séminaire de hasbara, à l’époque de la première Intifada (1988-1991) – période durant laquelle peu de gens se préoccupaient encore de ce sujet important, y compris parmi les grandes associations juives en France.

     

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    Photo © Irena Elster

     

     Plus tard, nous avons créé, avec des militants de nombreuses associations de toutes tendances, y compris ceux de la Ligue de Défense juive parisienne, le « Prix de la Désinformation » (en 2001) qui fut décerné successivement à Sara Daniel (Nouvel Observateur) pour un reportage sur des « viols » imaginaires attribués à des soldats israéliens, au journal Libération pour ses caricatures antisémites d’Ariel Sharon, à l’AFP pour l’ensemble de son œuvre, et enfin à France 2 et Charles Enderlin pour l’affaire Al-Dura (bien avant que Philippe Karsenty ne s’en empare, avec talent et persévérance).

     

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  • Les « Gaulois d’Al-Qaida » : les convertis à l’islam radical en France

    Les « Gaulois d’Al-Qaida » : les convertis à l’islam radical en France
    Les « Gaulois d’Al-Qaida » : les convertis à l’islam radical en France

     

    Parmi les islamistes radicaux interpellés vendredi dernier en France, figure Willy Brigitte, converti d'origine antillaise, représentatif de ces "Gaulois d'Al-Qaida", jeunes occidentaux convertis à l'islam radical dont le chercheur Paul Landau analyse le parcours dans son livre Pour Allah jusqu'à la mort. Extrait.

    Nous avons relaté dans un précédent chapitre l’itinéraire de Lionel Dumont, membre du « gang de Roubaix » qui a défrayé la chronique dans le nord de la France en 1995-1996. Dumont n’est cependant pas le seul Français converti à l’islam radical. Il existe plusieurs autres cas, pour la plupart moins bien connus, de convertis à l’islam radical en France, où ce phénomène est en progression. Ce sont ces « Gaulois d’Al-Qaida » que nous allons passer en revue à présent, en décrivant successivement les parcours des frères David et Jérôme Courtailler, de Pierre Richard Antoine Robert, des convertis d’origine antillaise Willy Brigitte, Johann Bonté et Jean-Marc Grandvisir et des convertis de la « filière toulousaine »...

    III - Les convertis antillais : Willy Brigitte, Johann Bonté et Jean-Marc Grandvisir

     

    Plusieurs convertis à l’islam radical en France ont des origines antillaises, ce qui illustre selon certains observateurs le phénomène des conversions en milieu afro-antillais, en augmentation depuis plusieurs années. Nous allons retracer les parcours de trois convertis à l’islam radical d’origine antillaise (ou dont un parent est d’origine antillaise) : Willy Brigitte, Johann Bonté et Jean-Marc Grandvisir.

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  • Les frères Merah et la filière toulousaine : les soupçons se confirment

    Les liens entre Mohammed Merah et la "filière toulousaine" de recrutement de djihadistes que nous évoquions dès la semaine dernière se confirment. Loin d'être le "psychophathe" ou le "loup solitaire" décrit par certains médias ou hommes politiques, Merah faisait apparemment partie d'une mouvance islamiste radicale et avait été en contact avec Olivier Corel, surnommé "l'émir blanc", l'imam autoproclamé d'une communauté musulmane d'Ariège autour duquel gravitaient de nombreux convertis à l'islam et jeunes musulmans attirés par le Djihad, comme le décrit Paul Landau dans son livre Pour Allah jusqu'à la mort. L'article du Parisien reproduit ci-dessous confirme les liens entre Merah et la filière toulousaine. P.I.L

     

    MERAH.jpgLes frères Merah connaissaient bien le cadre bucolique du hameau des Lanes où vit Olivier Corel, 65 ans, celui qu’on surnomme parfois « l’émir blanc ». Selon nos informations, et de source judiciaire, Mohamed Merah, 23 ans, et son frère Abdelkader se sont rendus dans sa ferme en janvier dernier pour régler le divorce religieux de ce dernier.

    Même le maire du village est au courant de la visite des deux frères.

    Olivier Corel, ce Français d’origine syrienne naturalisé en 1983, avait déjà été au centre d’une affaire de filière jihadiste vers l’Irak en 2007. Il est soupçonné d’avoir hébergé des islamistes radicaux voire de les encourager à partir au combat. Ce prédicateur avait été mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et placé sous contrôle judiciaire avant de bénéficier d’un non-lieu.

    Le nom d’Abdelkader Merah apparaissait déjà aussi à l’époque. Mais l’émir, qui nous a reçus sur le pas de sa porte, dit s’attendre « bientôt à la venue de la police », et bien « connaître le juge antiterroriste Marc Trévidic » mais assure être « confiant ». Les enquêteurs, eux, n’excluent pas des complicités dans le passage à l’acte de Mohamed Merah et vont remonter jusqu’à tous ceux qui ont eu un contact avec lui. L’émir est dans l’embarras, mais ne nie pas connaître les frères Merah. « Quand on frappe à ma porte, je l’ouvre à quiconque. Je suis un fils de Bédouin et nous avons la tradition de l’accueil et de l’hospitalité », répond Olivier Corel, polo sombre et pantalon bouffant, quand on l’interroge sur les frères Merah. A l’annonce de la de Mohamed Merah, le prêcheur avoue « n’avoir rien à dire sur ce qu’il a fait » et ne le condamne pas d’emblée.

    Barbe rousse épaisse avec quelques pointes poivre et sel, les yeux perçants, Olivier s’appelait autrefois Abdulilah quand il est arrivé en le 1er janvier 1973 pour des études de pharmacie qu’il a abandonnées. Un homme qui fait référence au Coran en permanence et le définit comme « le livre de la vérité absolue au-dessus de la loi des hommes ». Il avoue sur un ton aimable n’avoir « jamais lu la Bible ni la Thorah, car dit-il, je suis né musulman » mais admet « être allé à l’école dans un village chrétien en Syrie » à Talkalakh. « Ce n’est pas à moi de juger ce que cet homme a fait. Je n’ai pas à répondre là-dessus. Je ne suis pas un spécialiste de la jurisprudence du Jihad », lâche-t-il. « Je n’ai rien à cacher », assure-t-il. Dans sa ferme où il s’est installé depuis 1990, il élève quelques pigeons et cailles mais a aussi deux juments. Sa fille de14 ans ne va pas à l’école et est éduquée à la maison. Tous les trois mois, l’inspection académique contrôle son niveau de connaissance lors d’une réunion en mairie.

    Marchand ambulant de poterie, Olivier Corel, dit « vivre une retraite tranquille » avec son épouse, Nadia, qui ne se montre pas. Seule concession un peu gênée, Olivier Corel, lâche que « le Coran ne prêche pas de tuer les enfants » ni de « tuer des soldats désarmés » avant de se dire fatigué par une longue matinée passée à couper du bois.

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/olivier-l-emir-blanc-a-recu-chez-lui-mohamed-merah-23-03-2012-1919933.php

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