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Heroisme juif - Page 5

  • Israël face au Hamas : Samson enchaîné, Pierre Itshak Lurçat

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    NB Je remets en ligne cette analyse qui n'a rien perdu de son actualité, hélas! P.I.L

    Alors que l’opération « Colonne de nuée » vient de s’achever en queue de poisson, par un illusoire cessez-le-feu hâtivement conclu par Israël, apparemment sous la pression internationale, on peut d’ores et déjà tirer quelques leçons de ce nouveau round d’affrontement avec le Hamas.

    Les prouesses technologiques de l’armée et des sociétés de défense israéliennes, qui ont abouti au système « Kipat Barzel » (« Dôme d’acier ») ont heureusement permis de réduire le nombre de victimes en Israël, malgré la quantité de missiles tirés depuis Gaza, mais ce fait indiscutable ne doit pas nous empêcher de regarder la réalité en face : Israël est aujourd’hui constamment sur la défensive, même quand son aviation attaque à Gaza, et la capacité du Hamas d’atteindre la plaine côtière et le cœur de Tel-Aviv constitue indéniablement, quoiqu’en disent nos dirigeants, une immense victoire symbolique et psychologique pour nos ennemis !

    Dans le bruit incessant des commentaires des médias israéliens (trop souvent péremptoires et défaitistes) qui ont accompagné les hostilités, on a pu entendre quelques observations pertinentes, et notamment celle d’un chercheur du Centre d’études moyen-orientales d’Ariel, le Dr Eyal Levin, dont les travaux portent sur la « résilience nationale » (‘hossen léoumi) : « Le système Dôme d’acier n’exprime pas notre résilience nationale, mais au contraire notre faiblesse », a-t-il dit en substance. Et le député Likoud Yariv Levin a ajouté fort à propos que pour savoir ce qu’était la résilience nationale, il fallait regarder jadis les habitants du Goush Katif…

     

     

    La situation actuelle, dans laquelle une organisation terroriste islamiste qui a assis sa domination sur une bande de terre réduite parvient à terroriser et à faire vivre dans des bunkers plus d’un million de citoyens israéliens, sans que l’armée « la plus puissante du monde » ne puisse faire cesser définitivement les tirs de roquettes, illustre la réalité paradoxale dans laquelle Israël s’est enfermé depuis plus de deux décennies (c’est-à-dire depuis la 1ère Guerre du Golfe), réalité que l’on peut décrire par une métaphore : celle de Samson enchaîné...

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  • Rencontres israéliennes - Le rav Yehouda Ben-Ishaï : une leçon de Émounah, par Pierre I. Lurçat

    Rav-Ben-Ishai-3-photo-P-I-Lurcat.jpgLe rav Yehouda Ben-Ishaï me reçoit dans son petit bureau, aménagé au rez-de-chaussée de l’immeuble où il habite, dans le quartier de Talpiot ha-yéshana, à Jérusalem. Rabbin bien connu du public francophone et enseignant respecté depuis 30 ans au Mahon Meir, il est devenu un personnage public dans des circonstances tragiques, après le terrible attentat d’Itamar au cours duquel ont été assassinés, il y aura bientôt trois ans, sa fille Ruth, son gendre Udi et trois de leurs enfants. Je le connais depuis longtemps, ayant suivi ses cours au sein de la communauté Émounah, mais c’est aujourd’hui en tant que journaliste que je le rencontre, pour aborder les sujets les plus brûlants et les plus personnels.

    Je l’interroge tout d’abord sur sa famille et son enfance en Algérie. « Mes parents sont originaires d’Oran. Mon grand-père paternel venait de Tlemcen ; je porte son nom. La famille de ma mère habitait le sud de l’Algérie. J’étais très lié, dans mon enfance, à mon grand-père maternel ; c’est lui qui m’a enseigné les fondements de la foi juive. Des émissaires d’Israël se rendaient dans son village. Je me souviens qu’il m’emmenait à la synagogue, et des longs séjours chez lui, pendant les vacances.

    Lorsque mes grands-parents ont quitté l’Algérie pour la France, avant 1962, je suis parti avec eux et mes parents nous ont rejoints plus tard. C’est ainsi que je suis arrivé en France, à l’âge de 11 ans. De manière presque miraculeuse, j’ai rejoint les rangs du mouvement de jeunesse sioniste, le Bné-Akiva, à Nice où nous habitions alors. Mon ‘madri’h’ était le rav Aviner.

    Plus tard j’ai fait la ha’hchara (année de préparation) en Israël dans le cadre du Bné-Akiva, au kibboutz Ein Hanatsiv, puis deux ans de service militaire dans l’unité du Nahal. Je suis ensuite rentré en France, toujours dans le cadre du Bné-Akiva, pour être le responsable du groupe local parisien. C’est à cette époque que j’ai connu le rav Manitou (Léon Ashkénazi), et que j’ai suivi son enseignement.

    Je suis revenu en Israël en 1972, à 22 ans et j’ai terminé mes études universitaires, en sciences sociales. Je me suis marié en pleine guerre de Kippour. J’ai participé à la guerre, d’abord sur le canal de Suez, puis dans le Nord. Lorsque la guerre a éclaté, je me trouvais dans la synagogue du rav Mordehai Eliahou, mon maître ». (Sa photo est accrochée au-dessus du bureau).

    « Après la guerre, j’ai commencé à étudier dans le Kollel qui se réunissait dans la maison du rav Kook, à Jérusalem. Mais c’est seulement après avoir achevé mes études générales que j’ai entrepris d’étudier la Torah de manière systématique, à Mevasseret Tsion, puis auprès du rav Tsvi Yehouda Kook. Il entretenait avec ses élèves des rapports presque paternels… Ses opinions étaient très tranchées, tant en matière de Émounah (P.I.L Mot difficilement traduisible, généralement traduit par « foi ») que sur les questions brûlantes. C’était un véritable guide spirituel… »

     

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    Le rav Tzvi Yehouda Kook entre le rav Ovadia Yossef et le rav Neriah



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  • Yair Stern, le poète combattant du Lehi, par Pierre Itshak Lurçat

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    Le 25 Shevat marque le "Yarhzeit" d'Avraham Stern, dit "Yaïr", un des plus grands héros de la Renaissance nationale juive en Eretz-Israël, tombé sous les balles anglaises. Je remets en ligne ce compte-rendu publié l'an dernier du beau film réalisé par son fils. Le lecteur  francophone qui veut en savoir plus sur le LEHI ("groupe Stern") pourra lire le beau livre de Gerold Frank, "Le groupe Stern attaque", paru chez Robert Laffont en 1964. יהיה זכרו בּרוך Que la mémoire de ce grand combattant soit bénie! P.I.L

    A l’occasion du 70e anniversaire de la mort d’Avraham (Yair) Stern, assassiné par la police britannique à Tel-Aviv le 12 février 1942, la 1e chaîne de télévision israélienne a diffusé hier soir un documentaire exceptionnel sur la figure légendaire du combattant de l’ombre, fondateur et dirigeant du Lehi, réalisé par son fils. Ce dernier, qui porte le prénom de guerre de Yair, a voulu à travers ce film suivre les traces de ce père qu’il n’a pas connu. Ancien directeur général de la télévision israélienne, Stern est en effet né en 1942, quelques mois seulement après la disparition tragique du chef du Lehi. Cet élément confère à son film une dimension supplémentaire : plus qu’un documentaire historique, il s’agit d’un film initiatique relatant la recherche par un fils des traces de son père, illustre combattant qu’il n’a connu qu’à travers les témoignages de ceux qui l’ont côtoyé, et au premier plan, de sa mère, Roni.

     

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    Récépissé d'inscription de Yair Stern à l'université de Florence, 1934

    Le film nous emmène de Pologne en Eretz-Israël, puis en Italie, jusqu’au dénouement tragique, dans une petite rue du quartier de Florentine à Tel-Aviv. Né en Pologne en 1907, le jeune Avraham Stern monte en Israël à l’âge de 17 ans et étudie, d’abord au lycée Gymnasia Ivrit de Jérusalem, puis à l’université hébraïque (qui est à l’époque une institution encore modeste). Très vite, il se révèle un étudiant doué, passionné de littérature, de poésie et de lettres classiques. 

     

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